[Klee & Elis] “Je suis le héros de cette histoire, je n’ai pas besoin d’être sauvé. (...en théorie)” [0.0]

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Lun 20 Fév 2017 - 21:49
Je suis le héros de cette histoire, je n'ai pas besoin d'être sauvé. (...en théorie)
Klee & Elis
Il n'avait peut-être pas vraiment le coup de main après tout. Il déteste toujours autant ce geste, voler. Un mouvement furtif, quelque peu rapide, avec cet espèce de cape à la capuche qui cachait suffisamment son visage. Une excuse balancée si on le repérait, et une disparition précipitée dans ces ruelles qu'il avait appris à connaître par cœur, impasse à droite, course à gauche, et le virage serré qui lui permettra de se mettre vivement à l'abri si on le poursuivait un peu trop. Il avait déjà volé deux pains ronds la semaine dernière dans la boulangerie de l'Épi d'Or, ne serait-ce que par respect, il changera cette fois ci. Une bouteille de jus de litchi à la main, sirotant les dernière gouttes en râlant intérieurement. Il allait peut-être devoir s'en réapprovisionner aussi...
« Ca dit que ça aime pas voler et se contente de chourer du pain mais sa bonne volonté à des limites. Hein, monsieur litchi ? »
Ronchonnement. Sa paille n'aspirait plus que de l'air dans un bruit désagréable, maintenant.
« Bah, si c'était pas du jus de litchi ce serait de l'eau hein... L'un ou l'autre, faut bien que je boive.
— Oui, mais le litchi ça coûte plus ch-
— D'accord, d'accord, c'est bon. »
Ne jamais entamer de débat du style avec Kina. Elle était encore plus insupportable que le boulanger de l'Épi d'Or. Soit, un autre jour, le jus de litchi. En attendant, il regardera les noyaux de ces petits fruits et se demandera comment on fait pour en faire une plantation, et où, surtout. Quand on avait pas de maison, la rues de la ville entière nous appartenait, mais on devait tout partager. Le jour où il avait tenté de planter quelques fruits pour arrêter de voler, il avait vite fait de retrouver des enfants arracher les jeunes pousses pour en fait ce genre de "gâteau" de gamins, vous savez, ceux faits avec de la boue, des fleurs, des plantes et des cailloux, touillés avec un bâton. Il n'était resté qu'une simple carotte. Et Kina s'était bien foutue de lui. Alors que c'était la première à répéter toute la journée qu'elle avait hérité d'un humain bien moche, tant il était si pâle et n'avait que la peau sur les os. Tsss.

Au croissant de lune. On prenait, on payait, on partait. Klee rabattit sa capuche sur la tête, Kina dans un râlement l'attendait à l'entrée, étirant ses petites pattes devant elle avant de s'allonger sur le sol. On lui avait foutu pour lié un gars qui passait ses journées à réciter ses livres, grogner qu'il avait plus de litchi ou s'amuser avec un couteau. Et elle n'avait même pas droit à un lit pour dormir. Quoi ? Klee ça lui convenait ptêt, de vivre et dormir dans la rue, mais elle rêvait d'une douce couette surplombant un matelas bien douiller, se glisser entre les deux, sa tête reposant sur un oreiller bien chaud, au coin d'un feu ou d'un radiateur, un feu de préférence, la douce odeur de poêle qui viendrait frotter ses narines... Les yeux fermés emportaient ses pensées dans des rêveries qui se stoppèrent net. Insulte criée à l'intérieur. Le bruit sourd d'un coup donné. Merde.

Le jeune aux cheveux écarlates avait sorti le couteau, mais plus dans un geste de protection qu'autre chose. Une plaie sur le poing fermé de celui qu'on appellerait « boulanger » s'il ne ressemblait pas à un mammouth, ses grosses mains fermées semblaient être en acier, sûrement une autre mutation embêtante. Dans un sourire quelque peu nerveux, Klee fit un bond en arrière, il ne ferait pas le poids, il le savait. Il avait choisit la mauvaise, de boulangerie.
« Oï, du calme, vous allez un peu l- »
Mettre les mains en l'air en signe de trève avait été une mauvaise idée. Rapide malgré sa carrure, le mammouth lui avait mit le deuxième poing dans le ventre. La douleur lui pris les tripes, s’immisçant dans les côtes du jeune homme. Bon, il l'avait peut-être mérité, mais bon, s'il n'était pas naturellement résistant, des coups comme ça auraient pu l'envoyer au tapis, voire à l'hôpital, le vieux devait vraiment pas aimer qu'on lui pique ses pains. Question de réflexe, il se contenta de serrer les dents, et sa lame, il la planta dans le poing même du boulanger, si on partait du principe que l'acier qui formait sa main devait être plus fragile au niveau des jointures pour permettre à ses articulations de se mouver, alors il devrait réussir à le blesser suffisamment, le temps de prendre ses jambes à son cou.
« Oh mon dieu, encore un Philia psychopathe... Appelez quelqu'un, vite ! »
Il avait réussi son coup, le cri rauque de l'homme le lui prouvait bien de toute manière. Avançant comme il le pouvait, malgré la douleur au ventre qui se faisait méchamment sentir. Tseuh. Kina lui hurlait dans les oreilles quelques chose qu'il ne saisissait pas trop, trop plongé dans ses réflexions. Impasse à droite, virage à gauche, et...
« MAIS P*TAIN T'ECOUTE QUAND ON TE PARLE ? »
Aïe. Les oreilles. Elle voyait pas qu'il essayait de réfléchir avec un cerveau non-consentant là ?
« Quoi encore ? Je- »
Il s'arrêta en voyant le regard paniqué du fennec. Ses oreilles en arrière, ses feulements qui semblaient plus craintifs qu'agressifs. Décidément il était allé bien trop lentement, le mammouth était derrière lui, et c'est sûrement pas quelques plaies au doigts qui allait l'arrêter. Les yeux rouges de fureur, on aurait dit un taureau prêt à se lancer pour embrocher le jeune.
« Faut pas se mettre dans un état pour du pain mon gars... Tu devrais retourner à ta boulangerie ou y'en aura d'autres, des conn*rds comme moi, qui viendront se servir. »
Oui, il était en mauvaise posture. Oui, son truc avec le couteau ne marchera pas deux fois. Oui, il avait encore mal au ventre et en plus avait faim donc était pas forcément en état de combattre. Mais non, il ne s'arrêtait pas. Et il allait prendre cher pour ça. Parce que bizarrement, peu de gens interviennent quand un Philia se fait défoncer, peu importe son âge, peu importe sa taille. S'il a ce petit tatouage, on peut s'acharner sur lui. Et le mammouth était sûrement plus un psychopathe en manque de sang qui avait trouvé une bonne excuse pour se défouler qu'un boulanger ordinaire.

Bon... Plus qu'à espérer s'en sortir vivant. Sortant son couteau malgré tout, sourire en coin qui ne le quittera pas, parce être dans une mauvaise posture est une chose, mais être dans une posture en se soumettant à l'autre était encore pire. L'anima tremblait non loin de là, angoissée. Pas assez rapide, coup dans la joue, et voilà qu'il saignait déjà. Et ce n'était que le début, l’afflux de coups de la brute commençait à peine qu'il ne pouvait certes anticiper, mais pas esquiver. Il se contentait de reculer, tentant de trouver une ouverture, pas pour attaquer, mais pour fuir surtout. Mais au lieu de ça, tel le pire des boulets, il trébucha sur on-ne-sait-quoi, finissant à terre, à la merci du mammouth, le bruit de la lame de son couteau tintant sur le sol. Ah, et lui qui ne demandait qu'à manger un peu.

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Mar 21 Fév 2017 - 19:09
je suis le héros [...]
FEAT UN GAMIN
Il était encore tôt et Elis était en congé aujourd'hui, quel bonheur. Chapeau fixé sur la tête, poncho sur les épaules malgré le soleil et clope au bec, il était plus qu'heureux à cette instant de seulement profiter des rayons du soleil sur son visage. Il avait l'impression que ça faisait une éternité qu'il avait pas eu une journée à lui, en général, il devait faire des allers-retours pour aller voir Hiroshi dans ce moment-là et bien que ça lui aurait fait énormément plaisir de voir son fils aujourd'hui aussi, il était plutôt content de pouvoir glandouiller tranquillement tout seul. Il irait faire un tour en vélo puis aller s'acheter une bouteille de whiskys et rentrerait pour l'entamer très sérieusement au fond de sa baignoire en augmentant le son de la radio pour pouvoir chanter sur de vieilles musiques country.

"Tu verras que quelques choses va venir gâcher tes plans.
- Pourquoi tu essayes toujours de me déprimer Banjo ?
- Je te connais c'est simple, tu finis toujours par t'attirer des ennuies."

L'homme grogne. Elle n'a pas tord, mais ce n'est pas pour ça que ça ne l'énerve pas.

"Toi aussi tu le sais très bien, sinon tu ne sortirais pas constamment avec ton arme."

Sa main glisse vers son holster, ses doigts frôlant la crosse de son arme pour être bien sûr qu'elle est là.

"C'est un vieux réflexe."

Très vieux réflexe qui a fini par devenir un besoin obsessionnel depuis la Lune Rouge. Auparavant les armes n'étaient présentes dans sa vie que quand il était sur le champ de batailles, que quand des ennemis pouvait l'entourer et en vouloir à sa vie, mais aujourd'hui, les ennemis sont partout, même le plus adorable des gamins peut se transformer en véritable monstre s'il ne contrôle pas son pouvoir. Soudain de l'agitation au milieu de la rue interpella l'Agapè qui se tourna pour tenter de comprendre pourquoi des personnes semblaient demander à l'aide. Il hésita durant un instant, continuer sa route et ignorer le souci ou alors agir et gâcher sa journée de tranquillité. Un long soupir passa ses lèvres. Si seulement il pouvait être plus égoïste, ça lui serait bénéfique parfois.

"Poussez vous."

Elis s'avance, repoussant la foule qui s'ouvre sur son chemin, c'est un Agapè après tout, personne n'oserait vraiment désobéir à l'un d'eux. Il s'approche alors du combat que la population regarde avec intérêt, prêt à intervenir pour séparer deux hommes bourrés un peu trop tôt dans la journée et qui se battrait pour la fin d'une bouteille d'alcool bon marché. Pourtant ses yeux se posent sur un homme en colère et … un gamin.

"Oh ça suffit."

Elis tente de calmer l'homme en tapotant dans son dos, mais son poing s'écrase une fois de plus sur le garçon déjà au sol. Enervé et ayant envie de venger ce pauvre gosse qui n'a rien demandé, enfin il l'a surement cherché, mais c'est surement pas une raison. Attrapant son arme, faisant reculer les civils les plus proches il pointa son arme vers l'homme, visant le sol juste à côté de lui avant de tirer. Le bruit du coup de feu retentit dans la rue qui soudain devint silencieuse après quelques cris très peu virils.

"J'ai dit, ça suffit."

Et voilà. Il était frustré et énervé maintenant.

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Mer 22 Fév 2017 - 4:37
Je suis le héros de cette histoire, je n'ai pas besoin d'être sauvé. (...en théorie)
Klee & Elis
Manque de rapidité. Il aurait pu, il aurait du anticiper un peu plus, lever les mains avait été sa plus grosse erreur, mais bon, c'était pas comme s'il aurait pu prévoir que monsieur le boulanger était un monstre en acier qui voulait juste profiter de ce qu'il appelait "mutation". Ahlala. Ca restait puéril, quand on y pensait. Klee était un sale gosse, oui, un petit voleur, aussi, et un Philia, bien évidemment. Mais bon, s'acharner sur lui à ce point pour ça... Hormis les coups d'une violence adulte, le comportement de l'homme venait juste de celui d'un enfant capricieux et s'énervait sur un rien, qui avait juste envie de faire sa crise de nerf et de prouver sa supériorité. Et puis, si on y pensait, ses coups n’étaient pas rapides et on pouvait si facilement deviner où il allait frapper, c’était consternant. Le problème était qu’il suffisait de s’en prendre un, l’acier rendait le choc douloureux, pas assez pour faire râler Klee, mais c’était visiblement suffisant pour que son corps décide de faire son chieur et ne le laisse pas bouger correctement. Et là, ça devenait dangereux.

Mais ce n’était pas pour autant que Klee était à terre, tête dans les mains pour la protéger, recroquevillé sur lui-même pour éviter de se prendre de mauvais coups. Ce serait plus prudent, mais disons le franchement, c’était pas le genre de choses faites pour quelqu’un comme lui, se protéger lui importait peu, s’il fallait pour ça se soumettre à l’adversaire. Est-ce que c’était une question de fierté ? Peut-être bien. Ou peut-être que non. C’était juste dans sa façon d’être, il ne se posait même pas la question. Il était assit sur le sol, sans qu’on lui laisse le temps de se relever. Son couteau était tombé sans qu’il ne puisse s’attarder à le récupérer. Mais il restait, sourire en coin, fixant l’individu, se concentrant de sorte à ne serait-ce que limiter les dégâts. La foule commençait à s’agglutiner autour d’eux, et pourtant personne n’intervenait, tous se contentaient de profiter du spectacle. Klee s’en foutait pas mal en fait, même complètement, mais c’était encore une fois une jolie preuve de l’immaturité de ces adultes. C’était pas qu’il voulait qu’on intervienne, c’était juste que, regarder ce genre de choses pour commenter dans son coin, bon. Et le pire c’est qu’ils étaient beaucoup comme ça. Il aurait bien dit « tous » si quelqu’un ne s’était pas avancé après avoir fendu la foule. Tel le cowboy qu’il semblait être. Klee avait lu pas mal de livres sans vraiment s’intéresser au sujet, m’enfin, la référence était facilement notable après tout. Tentant visiblement de calmer l’autre brute, qui donna un dernier coup que l’humain se prit en plein fouet, deuxième dans le ventre, il ne pu s’empêcher de grimacer cette fois ci, hé, deux fois au même endroit ça craint quand même. Monsieur-chapeau-de-shérif l’avait déconcentré aussi. D’ailleurs il était toujours là, juste derrière le mammouth, mais… L’arme à la main, pointant le boulanger. Eh beh. En grognant, l’homme tourna le dos à Klee, commençant à faire son scandale, désignant sa main qui saignait, le fait qu’on avait tenté de le voler et blablabla. Puis parti sans attendre de réponse, ayant visiblement terminé sa petite prestation. Le jeune homme le regarda partir en arquant un sourcil. Le gars l’avait frappé avec des poings en acier et venait se plaindre qu’il lui avait fait deux coupures à la main ? Mais son sourire espiègle revint vite, si bien qu’il agita la main doucement, c’est pas parce qu’il avait mal un peu partout et aurait des difficultés à se mouvoir qu’il allait le laissait partir sans rien dire.
« Auf Wiedersehen*, monsieur le boulanger ~ Je paierai la prochaine fois ! »
*ou "au revoir" en allemand
L'interpellé se retourna, les yeux pleins de fureur, pour changer. Mais renonça finalement et continua sa route. Klee avait réussi son coup, en quelques sortes.

Soupirant, sourire en coin. Aucune limite, aucun respect. Il se tourna vers la foule tout autour, toujours sourire aux lèvres, tandis qu’elle commençait à se disperser, lâchant quelques commentaires que Klee ne cherchait même pas à entendre. Et enfin, son regard se posa sur l’Agapè qui lui était venu en aide. Son sourire toujours présent mais dénué de toute insolence, il s’assit en tailleur sur le sol.
« Je le méritais, en quelque sortes. J’ai essayé de lui voler quelque chose. Enfin, je vous en suis reconnaissant. »
Il aimait pas l’idée qu’il avait pas réussi à se débrouiller tout seul, recevoir l’aide des autres le gênait toujours un peu. Mais bon, c’était gentil de la part de monsieur chapeau-de-shérif, et puis il était vraiment en mauvaise posture, pour le coup, il n’aurait sûrement pas pu s’en sortir tout seul, pas sans passer par la case « hôpital ». Alors qu’un blanc commençait à s’installer, Klee ne sachant pas quoi dire, ses remerciements n'étaient pas extraordinaires mais on remarquait vite que ce n'était pas question d'impolitesse, mais juste d'une gêne occasionnée. Il n'eut pas le temps de formuler un autre "merci", de toute, l'autre emmerdeuse débarqua, cachant tout à fait la panique qui venait de passer sous son air habituel.
« Mais ça sait même pas se défendre seul quoi, je rêve ! Tseuh ! C’est obligé de mêler un Agapè à cette histoire. Incapable d’humain va. »
Ahlala, l’air hautain de cet anima le tuera un jour. Insupportable, comme si elle n’était pas limite en train de pleurer il y a deux minutes. Mais bon, comme toujours, il fera mine de n’avoir rien vu. Mais il s’attarda plutôt sur le mot qu’elle avait utilisé pour désigner le cowboy. En effet, en regardant un peu plus, le tatouage était visible.
« Vous êtes un Agapè, du coup ?, il rigola un peu. « C’est bizarre de porter secours à un Philia un peu, non ? La plupart des gens préfèrent ignorer ou en profiter quand ce genre de spectacle se produit. Ou alors vous n’étiez pas au courant ? M’enfin. »
Il se releva avec difficultés un peu, grimaçant quand aux quelques coups qu’il avait reçu, la douleur toujours bien présente. Ca allait être une plaie de marcher jusqu’à trouver un coin où se reposer. Et puis, il avait tellement faim aussi. Pourtant dans cet état, ça allait être dur de voler furtivement, surtout qu’il n’avait pas les moyens de se soigner correctement. Aish, il était dans une sale situation…


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Ven 24 Fév 2017 - 13:20
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FEAT UN GAMIN
Elis soupira, un lourd soupire peu discret, après tout il s'en fichait d'être discret, il avait déjà eu des soucis avec son supérieur cette semaine et il ne tenait pas vraiment à se faire engueuler une fois de plus par le petit Crystal. Et écouter les explications de cet abruti ne l'intéressait pas tellement, ignorant le boulanger en train de beugler devant lui, il préféra se retirer dans un coin de son esprit avec une chanson country en attendant que celui-ci ne se barre de son champ de vision. S'il y avait bien une chose de plaisante avec le statut d'Agapè c'est que peu de personnes n'osait se rebeller face à lui, comme s'il était au dessus des autres et franchement parfois, surtout face à des cons pareil c'était vraiment agréable. Il pouvait agir avec nonchalance même avec impolitesse personne n'oserait lui en tenir rigueur en dehors de ses supérieurs et n'étant pas d'une nature vraiment agréable, Elis profitait bien de ce petit statut.

« Je le méritais, en quelque sortes. J’ai essayé de lui voler quelque chose. Enfin, je vous en suis reconnaissant. »

Elis posa ses yeux sur le gamin, maigre, pâle, encore un gamin des rues qui tentent de voler pour manger. Le soldat n'avait pas vu son tatouage, mais il se doutait que pour qu'un homme se permette de le frapper de la sorte, il s'agissait d'un Philia, c'était bien les seuls que l'on pouvait dérouiller en public sans que ça gêne personne.

"Je suis de la vieille école, pour moi frapper un gamin de cette façon est inadmissible qu'importe ce qu'il a fait."

Philia, Sourgê, peu importe la caste, Elis ne s'en prend pas à plus faible que lui, sauf bien sûr si le plus faible essaye de le tuer, y'a des limites aux principes tout de même.

"Et puis il avait l'air d'être un gros con et j'aime pas les gros cons."

L'anima du gamin se ramène à son tour et Elis lève un sourcil en l'entendant parler, c'est dans ces rares cas qu'il apprécie d'avoir eu Banjo comme anima et pas une chieuse caractérielle, il n'aurait jamais supporté et aurait tenté de la tuer lui-même. Le gamin continue de parler, expliquant que les Agapè profite habituellement d'un Philia s'en défense au lieu de tenter de l'aider, s'il le pouvait, Elis frapperait chacun de ses collègues qui ont un jour fait ça pour leur faire passer l'idée de profiter de leur statut de façon aussi cruel.

"Oui je suis un Agapè, mais si j'ai besoin de frapper quelqu'un je m'en prends à quelqu'un de ma taille, question d'égo."

Le soldat fixe alors le gamin et sa langue claque contre son palet avant qu'il ne glisse une nouvelle clope entre ses lèvres, la précédente ayant fini sa course sur le sol durant son altercation. Il sort alors son vieux zippo afin de l'allumer, inspirer, expirer l'air nicotiné de ses poumons en un soupir d'aise. C'est ce qui lui manque le plus lorsqu'il doit travailler, l'interdiction de fumer durant les patrouilles, franchement quelle connerie ?

"Tu veux vraiment l'emmerder le boulanger ? Alors suis-moi, personne osera te toucher si tu es avec moi."

Elis sourit alors, continuant de fumer tout en se rendant devant la boulangerie de l'autre abruti, les quelques passants présents perturbés par la scène devant eux, un Agapè protégeant un Philia, ce n'était pas habituel, c'était même une rareté. Elis entre alors dans la boulangerie à présent vide et se tourne vers le gamin.

"Qu'est-ce que tu veux ?"

En réalité c'était plus pour voir la tronche désabusée et pleine de colère du boulanger que pour faire plaisir au gamin, mais comme ça tout le monde serait content en dehors de cette sale brute.

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le monstre ne se cache pas forcément sous ton lit, il est peut-être celui qui te borde tous les soirs, celui qui vient en aide aux plus démunis, celui qui malgré son sourire enferme une colère infinie.
- elis
#882222
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Lun 27 Fév 2017 - 23:56
Je suis le héros de cette histoire, je n'ai pas besoin d'être sauvé. (...en théorie)
Klee & Elis
Comme quoi, il y avait des préjugés sur les Agapè comme il y en avait sur les Philia. Rien de bien étonnant, les gens ne rentraient pas dans ses cases, le gouvernement s'amusait à en créer mais c'était bien plus compliqué que ça. Ca montrait bien que c'était de jolis idiots. M'enfin, qu'importe, c'était pas ses histoires. Enfin, en vrai un peu quand même, si on l'avait frappé aujourd'hui et que personne n'avait rien fait c'était en grande partie parce qu'il était Philia, mais bon, c'est la vie. Il y pouvait rien et s'en fichait dans le fond, même si bon, mince, ça faisait mal un peu quoi. Mais bon, au final il s'en était plutôt bien sorti. Et grâce à un Agapè, l'ironie était jolie. Loin de se plaindre, il se contentait de remercier monsieur chapeau-de-shérif.
« Je suis de la vieille école, pour moi frapper un gamin de cette façon est inadmissible qu'importe ce qu'il a fait. »
Wa. C'était un gars cool. Klee trouvait cool les personnes avec ce genre de principe en tout cas. C'était vrai que ça faisait lâche en plus, quoi, le gars il avait rien d'autre à foutre. M'enfin, malgré tout, le jeune homme gardait en tête le fait qu'au départ, c'était sa faute. Il aimait pas voler en vrai. Mais allez chercher un boulot à 15 ans, sans logis ni famille ni autre conn*rie du genre. Surtout quand on est Philia en plus. Non sérieusement, même « impossible » était pas assez fort pour ça quoi. M'enfin, bref, le fait était que c'était un peu la merde pour se débrouiller autrement qu'en volant une ou deux baguettes de pain ici et là.
« Et puis il avait l'air d'être un gros con et j'aime pas les gros cons.
— J'avoue que là. Quand même, il savait pas parler quoi, pas possibilité de placer un mot sans se recevoir un coup. »
Ouais, parce qu'il l'avait peut-être mérité, mais le fait était que bon, un débat civilisé entre personnes était possible aussi, pas besoin de foncer comme un taureau quoi. Le vol, c'était peut-être la faute, la brutalité, non. Pourtant c'était lui qui s'était fait traité de psychopathe. Normal quoi. D'toute tout était de sa faute, il était Philia. Kina intervient, Klee l'ignore. Il lui en veut pas, il a pris l'habitude d'avoir cette petite peste avec lui, mais il ne fera rien de plus, flemme de rétorquer.
« Oui je suis un Agapè, mais si j'ai besoin de frapper quelqu'un je m'en prends à quelqu'un de ma taille, question d'égo. »
Cette fois ci, c'est un franc sourire apparaît sur le visage de Klee, monsieur chapeau-de-shérif a l'air un peu ronchon mais le Philia l'aimait bien, voilà. Ca devenait rare les gens avec ce genre de pensées, on avait tellement placé l'étiquette « Victime en Libre Service » sur les Philia qu'on s'en foutait un peu de leur âge, de leur situation, ou autres bêtises. Surtout la plupart des Agapè.
« Comme quoi. Les préjugés sont présents des deux côtés. »
Il était content d'avoir trouvé quelqu'un qui les brisait comme ça, sans pression. C'était mal vu, en plus, pour un proche du roi, de protéger un Philia. Mais lui ne semblait s'en préocuper. Avec un sourire en coin, monsieur chapeau-de-shérif... Ou le vieux, ça sonnait bien, « le vieux », lui l'avait bien appelé « gamin » en plus non ? M'enfin, il lui demanda s'il voulait faire ch*er un peu plus le bonlanger. Oh, pourquoi pas ? Avec plaisir même. En temps qu'adepte de la provocation, c'était avec le sourire qu'il accepta, lui aussi. Puis se rendit vite compte d'un petit soucis.
« Avec plaisir. Mais... Euh, vous pourriez juste m'aider à me lever... ? S'il te plait ? J'peux te tutoyer au passage ? C'est gênant, le vouvoiement. »
Quand le vouvoiement disparaissait ouais. Il tendit sa main le rictus gêné, marcher ça passait, et encore, se lever était d'autant plus douloureux. Il l'avait pas raté le mammouth.

En "marchant" -parce qu'il s'efforçait de ne pas boiter et ça faisait vachement mal- jusqu'à la boulangerie aux côtés de l'Agapè, Klee s'amusait discrètement des regards des passants, entre deux grimaces de douleur.
« T'es cool comme gars le vieux. »
Euh. Temps de pause. C'était pas trop tôt pour les familiarités ?
« …Euh. Je peux t'appeler le vieux ? Sans le moindre sous entendu péjoratif bien entendu. Au contraire. »
Ou comment passer du vouvoiement au surnom. En plus rigoler doucement lui faisait mal au côtes. M'enfin. Qu'importe, c'était Klee, quand la gênait partait, son espièglerie naturellement revenait au galop.

Il le suivit jusqu'à la boulangerie, l'idée de provoquer encore un peu le mammouth lui plaisait beaucoup, pour être honnête. En entrant, il vit l'air ahuri de l'autre derrière le comptoir, qui était en train de bander sa main. Klee, le sourire acerbe et provocateur, lui offrir un clin d'oeil du même genre. Ce genre de signe qui signifiait mot pour mot « Coucou, je suis là, et t'en a pas fini avec mwaaaa. » Quoi de mieux que de montrer à une brute que les poings n'ont servit à rien, hm ? Oh, c'était tellement cool de le voir la machoire décrochée, les yeux gros comme des ballons et déjà les sourcils froncés.
« Qu'est-ce que tu veux ?
— J'ai pas d'argent. Je vais pas-
— OH MON DIEU KLEE regarde, on dirait moi en plus grande !! »
Oui, oui, Kina venait de lui couper la parole sans aucune forme de respect, pointant Banjo de la patte comme si elle n'était pas là. Et qu'elle ne l'entendait pas. Le garçon aux cheveux écarlates ferma les yeux, soupira un bon coup et repris comme si de rien n'était.
« Je disais. C'est tentant de prendre quelque chose pour l'énerver mais je pourrais sans doute jamais te rembourser de toute. T'as assez fait pour moi, merci encore d'ailleurs, mais je pense que je devrais m'arrêter là. »

Et puis, pour casser toutes les bonnes intentions de son esprit, son corps cria son mécontentement, lui. Le bruit pas discret d'un ventre qui gargouillait, pendant le silence complet qui s'était installé. Silence qui ne dura pas longtemps, Kina éclata de rire pour se moquer de son lié, bien évidemment.

st.litchi
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Lun 6 Mar 2017 - 19:16
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FEAT UN GAMIN
Sourire en coin, Elis aurait aimé que Ryu entende les mots de ce gamin. "Cool" ça faisait des années qu'il n'avait pas entendu quelqu'un le décrire de cette manière, oh Xiél n'avait pas honte de lui, seulement il avait tellement grandi qu'il ne disait plus ses choses là, du moins pas autant que lorsqu'il était petit, quand ils vivaient encore tous sous le même toit et qu'il pouvait être présent pour lui chaque jour de la semaine. Et puis surtout il aimerait que tout ceux qui se sont un jour moqué de sa tenue vestimentaire entendent ses mots pour qu'enfin ils reconnaissent, que NON ce n'est pas totalement ringard et stupide de s'habiller comme un cowboy.

"Tu peux, tant que tu me laisses t'appeler gamin."

Le soldat garde un rythme lent pour ne pas semer le garçon, après tout il ne peut pas lui proposer de le porter ou quoi que ce soit, il sait très bien que lui-même dans cette situation se serait senti vexé si on lui avait proposé la moindre aide. L'égo des hommes les rend parfois, même très souvent idiot, mais il fait avec. Il a pris l'habitude de sa propre connerie et de son sale caractère. Elis le voit alors sourire de façon provocatrice alors que face à eux le boulanger semble devenir fou de rage, fixant le garçon avec haine avec de tourner ses yeux vers le garde royal en se demandant si c'est une bonne idée de les frapper tous les deux ou non. Il sembla prendre la bonne décision puisque son poing se desserra après un instant. Ca avait aussi ses bons côtés d'être dans le camp du chef de la ville.

Banjo grogna face à la pile électrique devant elle, oh ce n'est pas qu'elle soit particulièrement méchante, mais tout comme Elis, elle ne supporte pas les gens bruyants et encore moins quand ils essayent de lui parler à elle, c'est qu'elle a son sale caractère elle aussi.

"Ne t'inquiète pas pour ça, dis toi que c'est Maxwell qui paye."

Après tout, son salaire lui était délivré par le Roi lui-même, même si ce n'était pas grand chose, Elis avait largement de quoi se débrouiller pour vivre. Il avait hérité à la mort de sa mère lors de la Lune Rouge de la moitié d'une énorme somme et son père ne voulant pas que sa femme lui en veuille de l'au delà continuait à lui verser chaque mois la même somme d'argent, une somme bien trop grande pour vivre et dont il ne se servait quasiment jamais parce que buté et rancunier, mais il ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas d'argent, c'était même loin de ça, il en avait largement assez pour faire vivre sa femme, son fils et même une petite colonie de Philia affamés.

"Donnez moi des croissants, deux sandwich, du pain et des pains au chocolat."

Elis sort un billet avant de le déposer sur le comptoir en attendant que l'abruti s'exécute, le silence c'est abattu dans la boutique et dans la rue devant celle-ci. Les gens sont ils vraiment aussi surpris de voir un Agapè agir comme un être humain comme les autres ? Franchement y'en a-t-il si peu que n'ont pas complètement divagué ?  N'y en a-t-il pas un autre qui aurait protégé ce Philia ? C'est décevant, toujours plus décevant.

"Et ne t'inquiète pas pour, même si j'en ai pas l'air, j'ai de l'argent, bien trop pour moi-même, dis toi que c'est pour toutes les fois où des collègues s'en sont pris à toi."

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Mer 8 Mar 2017 - 22:17
Je suis le héros de cette histoire, je n'ai pas besoin d'être sauvé. (...en théorie)
Klee & Elis
"Le Vieux". Pour Klee, c'était plus un surnom affectueux qu'une réelle remarque péjorative sur l'âge, et il était content qu'il ne le prenne pas mal. Comme apprendre qu'il l’appellerait "gamin" aussi, ça lui arracha plus un sourire qu'autre chose, et ça faisait longtemps qu'il avait pas sourit avec les dents -parce qu'un sourire provocateur se contentait bien souvent d'un rictus en coin et des sourcils relevés. C'était devenu rare pour lui de rencontrer des gens sympa. Il en existait de partout, certes, mais bon, peu de personnes aussi sympathiques soit-elles ne se bougeaient pour un Philia à la rue. Oh, remarquez, si, une gentille dame s'était approchée pour tenter de lui donner un peu d'argent, ayant vu que le jeune homme dormait à moitié debout dans la rue -oui parce qu'il s'endort sur un livre la plupart du temps. Puis elle a vu le tatouage, elle s'est vite éloignée bizarrement. C'est vrai qu'on ne remarquait pas directement qu'il était Philia, normalement les Philia sont ceux qui ont une mutation visible, donc ça se remarque. Comment dire que lui n'avait rien du tout, du coup ça allait, il avait un temps de marge, le temps de s’enfuir en faisant un petit signe au futur emm*rdeur quoi, c’était pratique souvent.
« Ne t'inquiète pas pour ça, dis toi que c'est Maxwell qui paye. »
Haha, il voyait trop le Maxwell grimacer en tendant à contre-cœur un morceau de pain à un Philia. Ce gars était pas possible, il avait décidé du jour au lendemain que si t’es comme ci ou comme ça bah t’es inférieur aux autres. Ca serait amusant que sa mutation à lui prenne une forme bizarre aussi, le choc que ça lui ferait. M’enfin, après, ce gars était ptêt pas un mauvais bougre. Il avait tout de même remis NYC en place, alors que c’était pas… La grande joie dirons-nous. Il était juste un gros gamin sur bien des points, et faisait ses caprices des réalités, voila tout. Le fait était, c’était pas une mauvaise façon de voir les choses, d’imaginer se faire payer par Maxwell, mais ça l’empêchait pas de…
« Donnez moi des croissants, deux sandwich, du pain et des pains au chocolat. »
Ah bah, problème réglé, il avait pas eu le temps. Bon, certes d’un côté il n’aimait pas se faire payer quoi que ce soit, d’un autre côté, ça faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas mangé autre chose que du pain… Depuis… Depuis qu’il s’était fait renvoyé de son lycée sûrement. Enfin, en ce temps là à peu de choses près. Il avait mis toutes ses « économies » dans ses études, et vu qu’on avait estimé cet argent comme volé, on l’avait viré sans le lui rendre, et il s’était retrouvé tel le pire des bizus, tout seul dans la rue, avec juste ce qu’il avait sur lui le jour où il s’était fait renvoyé. Il avait gardé ses livres, il en avait pas énormément, de toute façon il n’aurait pas pu tout transporter… Ca, ses vêtements et cette espèce de cape pour cacher son identité s’il devait voler ou autre. Trop de richesse en lui ouais. En réalité, l’argent l’attirait peu, si ce n’était pour avoir de quoi manger et un foyer, il ne chercherait même pas un travail. D’ailleurs, de ce côté-là aussi c’était pas joyeux… Tseuh, allez chercher qui était prêt à embaucher un adolescent de 15 ans sans familles amis ou foyer, sérieusement. M’enfin, le fait était, il avait faim. Il avait tenté de tenir le plus de temps possible vu qu’il aimait vraiment pas voler, mais bon, s’entrainer le ventre vide c’était pas bien sympa non plus. C’était devenu une obligation pour survivre plus qu’un choix de facilité. M’enfin, il sortit un petit « au revoir » avec le signe de la main et le sourire qui y allaient au boulanger –se montrer amical étant souvent la meilleure façon de faire rager son monde, il pouvait même entendre en sortant le cri de l’autre mammouth s’énerver sur un objet quelconque, c’était drôle.
« Ahlala… Merci beaucoup. Je- »
Phrase en suspend. En même temps, que dire, c’était embarrassant, il ne pouvait rien faire si ce n’était remercier encore.
« Ah si. Tu m’y a fait penser, mais tu savais qu’avant « La Maison Maxwell » c’était le nom d’une ancienne marque de café. Voila. Je sais plus où je l’ai lu mais j’ai rigolé. »
Voila la vie de Klee. Ouais. Ca faisait idiot. Mais qu’importait. Il était à son aise, bizarrement. Il saisit un sandwich, y fit un croc, un peu gêné par le goût de sang qui lui restait un peu dans la bouche, mais il avait faim et rien ne pouvait l’arrêter. Manger du pain avec quelque chose à l’intérieur quoi. Il avait oublié cette perspective. Et il saluait toujours les quelques passants qui ne faisaient que le fixer du regard, questions qu’ils sachent qu’ils sont pas discrets, et que Klee les emm*rdait gentiment. Avec le sourire.
« Donc, tu ne voue pas de haine ou de mépris envers les Philia ? Pas du tout ? »
Il réengagea la conversation comme ça, parce que le silence n’était pas agréable. Et que, pour une fois qu’il était à l’aise avec quelqu’un, autant en profiter… D’habitude, quand ce n’était pas quelqu’un qu’il devait remettre en place l’air provocateur, c’était… Comment dire. Bah, Klee savait juste pas se sociabiliser, hein. Donc bon. Certes, il ne connaissait même pas son nom, et le fait d’avoir été aidé et de s’être fait payé à manger le gênait un peu, mais c’était un sourire jovial qui était sur son visage, l’air d’un adolescent pleinement heureux, et c’était plutôt rare, pour lui.

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Lun 20 Mar 2017 - 0:05
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FEAT UN GAMIN
Un sourire en coin s'afficha sur le visage d'Elis, lui qui se montrait pourtant si aigri habituellement, ce gamin l'amusait franchement, voir un Philia qui ne se laisse pas faire ou qui fuit dans le Bronx pour éviter le regard de tout ces cons, franchement il ne pouvait qu'avoir du respect, surtout en voyant qu'il était si poli. Ce n'était pas un mauvais gamin, juste l'un de ceux qui est tombé dans la mauvaise caste, celui qui n'a pas eu de chances avec la Lune Rouge, quoi que. D'après ce que pouvait remarquer Elis, il n'avait pas l'air vraiment amoché pour un Philia, il se demanda même pendant un instant s'ils ne s'étaient pas gourré sur son tatouage.

"Pas plus qu'à un autre. Je ne hais personne qui ne mérite pas mon mépris. C'est stupide de laisser ses sentiments être guidé par un autre. Seulement les gens sont stupides."

Si seulement il l'était moins, peut-être que Maxwell aurait moins réussi dans sa tentative de discrimination, que les Philia n'aurait pas de statut à part, mais malheureusement la peur fait faire n'importe quoi. Le nouveau roi leur avait promis une vie plus simple, la survie même, alors comment pourrait-il aujourd'hui le contredire ? De vrais idiots.

"Mais dis moi, sans être indiscret, c'est quoi ta mutation pour avoir été balancé chez les Philia ?"

Parce que vraiment il avait beau chercher il ne remarquait rien de spécial. Peut-être était-ce moins visibles que celles des autres Philia qu'il avait vu jusque là. Elis sourit en le voyant manger, ça lui fait étrangement plaisir de pouvoir aider quelqu'un et surtout ce gosse. Pour une fois il a l'impression d'être vraiment utile.

"Et ne t'inquiète pas pour ça, vraiment. Ca me fait plaisir et si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, je vis pas loin, n'hésite pas à venir toquer."

Il ne savait pas si le gamin oserait le faire ou même si son égo le laisserait le faire, c'est toujours si difficile de demander de l'aide, de dépendre de quelqu'un d'autre, parce qu'on finit par s'habituer à cette aide, on finit par s'attendre à cette aide et lorsqu'elle n'est plus là c'est si difficile. Elis ne peut que comprendre, lui qui n'a jamais laissé personne lui venir en aide, lui qui n'a jamais laissé personne le voir vulnérable, pourtant lorsqu'il a déménagé, lorsqu'il a laissé Ayame, il a compris à cet instant qu'elle l'aidait plus qu'il ne l'avait jamais imaginé, par sa simple présence. Après tout après plus de 10 de vies communes, c'est si difficile de se retrouver seul, de ne pas l'avoir à ses côtés en se réveillant le matin, de ne pas la voir s'affairer derrière les fourneaux pendant qu'il glandouille devant la télé le dimanche midi.

Demander de l'aide c'est difficile surtout parce qu'en le faisant on ne peut plus nier sa propre impuissance face à ses propres problèmes. Voilà pourquoi Elis refuse de le faire et au fond il espère que ce gamin n'est pas aussi buté que lui, qu'il aura le cran de demander de l'aide lorsqu'il en aura vraiment besoin.

"Il est possible que ce soit mon fils qui ouvre par contre, mais si tu dis que tu me connais, il te laissera entrer sans poser de questions, lui non plus n'a rien contre les Philia."

Oh oui Xiél avait hérité de la tolérance de son père, il avait hérité de sa gentillesse et de sa bêtise aussi, mais c'était secondaire. D'ailleurs c'était une chose qui inquiétait le Cowboy, ayant toujours la peur que son fils ne se fasse avoir par sa propre gentillesse.

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Dim 26 Mar 2017 - 1:01
Je suis le héros de cette histoire, je n'ai pas besoin d'être sauvé. (...en théorie)
Klee & Elis
Il mangeait son sandwich à grandes bouchées, le goût du sang partait petit à petit et ça rendait son repas plus agréable. Il était content d'avoir rencontré le vieux, un Agapè qui ne différenciait pas Philia des autres, c'était de plus en plus rare, malheureusement. L'humanité n'apprenait rien, un peu. Enfin, on avait déjà vu ce genre de discrimations un peu partout et de toutes les époques, on va tous dire « ohlala, c'était immoral » pour recommencer après. M'enfin, ainsi était le monde. Ca le gênait toujours un peu de se faire payer à manger comme ça, mais bon, maintenant qu'il avait son repas devant les yeux, il n'allait pas faire le difficile. Il était reconnaissant, et si un jour il a l'occasion de rendre la pareille – ce qui risque d'être un peu ardu tout de même, bizarrement – il le fera sans hésiter. Et puis, même s'il n'était pas habitué à parler amicalement avec quelqu'un, ça faisait toujours plaisir de converser avec une personne tolérante et amicale.
« Mais dis moi, sans être indiscret, c'est quoi ta mutation pour avoir été balancé chez les Philia ? »
Oh. Cette question revenait de tout en temps. C'était vrai que d'habitude les Philia avaient une mutation physique permanante, et bien souvent un truc pas très discret, s'ils pouvaient le cacher il y a des chances qu'ils puissent échapper au statut d'hybride. Mais lui, c'était autre chose. Il finit sa bouchée avant de répondre, politesse s'il vous plaît.
« Je n'en ai pas. J'ai pas de pouvoir tout court, en fait. Je suis l'un des seuls – voire le seul, je sais pas – a avoir survécu à la Lune Rouge, sans mutations ni rien. »
Heureusement ou malheureusement ? Bonne question. Tout le monde trouverait ça triste, mais lui s'en fiche un peu à vrai dire. Il trouve ça un peu idiot qu'on le traite comme un hybride, mais, c'était comme ça. Les gens avaient tendance à le mépriser encore un peu plus qu'un « simple » Philia, du coup.


Le vieux finit par lui dire qu'en cas de besoin, il pouvait lui demander de l'aide, mais... Ouais, comment dire que...non ? Accepter à manger c'était déjà énorme, il ne pourrait pas déranger l'Agapè plus que ça ; il ne se le permettrait pas. Il n'aimait pas s'infiltrer dans la vie des gens en fait, il avait toujours vécu seul et ne voulait pas s'imposer, il n'avait plus de famille dont se débrouillera tout seul ; point. C'était son raisonnement, peut-être un peu stupide, mais c'était comme ça.
« Ca va, ne t'en fais pas. Je me débrouille bien tout seul ; mais c'est gentil, je retiens l'attention. »
Il termina ce qu'il mangeait. Il se « débrouillait » bien ouais. L'hiver était terminé, le printemps était déjà moins dur avec son corps frêle que le froid de la saison des neiges. Bon, voyons le point positif de cet hiver ; il avait tellement courru pour se tenir chaud qu'il avait gagné beaucoup d'endurance.

« Faudrait juste que je trouve un travail, en fait, quelque chose qui me permette de pouvoir manger légalement. Mais bon, c'est malheureusement plus facile à dire qu'à faire. »
C'était son principal soucis en ce moment. Mais c'était dur de trouver quelqu'un près à engager un gamin de 15 ans, sans le moindre diplôme ou autres, qui n'a pas d'adresse et pas de famille ; et qui est un Philia, en plus. Non, tout semblait être contre lui de ce côté là. C'était pas évident, du coup... Pourtant, il aimerait bien arrêter de voler. S'il le pouvait, il vivrait la vie la plus légale possible même. Mais bon. Pour le moment, il faisait ainsi. La boule de poils qu'était Kina l'empêchait de se retrouver totalement seul, c'était déjà ça. D'ailleurs, ce petit truc insupportable était sans cesse en train de tourner autour de l'animé du vieux... Pour une fois, elle semblait fascinée. Mais elle allait finir par se faire marcher dessus. Klee la regarda le sourire aux lèvres avant de croquer dans son pain au chocolat.

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Dim 9 Avr 2017 - 12:45
je suis le héros [...]
FEAT UN GAMIN
Je n'ai pas de pouvoirs.

Cette phrase, Elis l'avait utilisé des centaines de fois sans pour autant qu'elle soit vraie, beaucoup s'en était douté après tout, il était un Agapè et il était impossible d'imaginer que Maxwell accepterait d'avoir un Philia dans ses rangs. Pourtant Elis continuait de le dire, même s'il savait pertinemment que ce n'était pas crédible, que personne ne le croyait, peut-être parce qu'il aurait sincèrement aimé que ce soit vrai. Parce qu'il aurait aimé que ce soit vrai.

"J'aurais presque oublié que Maxwell vous avez mis dans la case des Philia. C'est plutôt idiot d'ailleurs, après tout, vous avez survécu sans vous transformer en monstre, on devrait vous féliciter pour ça."

Monstre, oui, car pour lui la plupart des mutants n'étaient rien de plus que ça. Peu importe qui, même ses proches, il n'a jamais réussi à s'adapter à cette nouveauté, peut-être tout simplement parce qu'il déteste le sien, parce que celui-ci le transforme en véritable monstre. Il ne veut pourtant pas inquiéter le jeune garçon alors il continue de sourire, proposant au garçon tout ce qu'il a acheté parce qu'il n'a besoin de rien en dehors de la baguette qu'il a acheté.

"Je peux pas vraiment t'aider dans ce domaine, entré à l'armée jeune et jamais assez amoché pour la quitter. Je sais pas ce que je ferais si j'étais pas un soldat de la Garde Royale."

C'était d'ailleurs pour cela qu'il en faisait parti. Une des seules raison qui l'avait poussé à travailler pour le gouvernement après tout ça, malgré tout ce qu'il détestait en lui. Mais pour Klee c'était différent, c'était un gosse, un gosse qui n'avait personne pour veiller sur lui. Elissanne avait toujours été un sale gosse incapable d'obéir à ses parents et qui par simple esprit de contradiction se permettait de faire ce qu'il voulait, mais ils avaient été là pour lui et ils continuent encore aujourd'hui en lui offrant de l'argent dont il ne veut pas pour leur prouver que même s'il n'a pas suivi leur trace, il est capable de prendre soin de sa famille.

"C'est difficile de trouver un emploi à ton âge, mais en tant que Philia j'imagine que ça complique encore plus la tâche."

Elis aurait voulu l'aider, lui trouver quelque chose, mais il n'avait pas la moindre idée de comment, ce n'était pas comme si c'était tous les jours qu'il devait se mettre à la recherche d'un travail. Il ne l'avait jamais vraiment fait d'ailleurs dans toute sa vie.

"J'espère quand même que tu pourras trouver."

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- elis
#882222
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Mar 18 Avr 2017 - 15:19
Je suis le héros de cette histoire, je n'ai pas besoin d'être sauvé. (...en théorie)
Klee & Elis
Ne pas avoir de pouvoir n’était pas une fierté, c’était vrai ; au départ, Klee l’a vu comme l’handicap auquel tout le monde pensait. Au départ, il avait juste été énervé, pourquoi encore lui, pourquoi, après tout ce temps, devoir encore être inférieur à tout le monde, être Philia. Mais il n’y avait aucune réponse, aucune logique ; c’était juste la roulette russe de la vie. Il y a les chanceux, et les malchanceux. On n’y pouvait rien. Il a vite développé ce côté « je m’en foutiste ». Ce ne serait pas le terme exact, c’est plus qu’il accepte tout. Il a compris que ça ne servait à rien de râler, qu’il n’y avait aucune chance que tout le monde soit heureux, pour qu’il y ai des heureux il fallait des malheureux, c’était ainsi. Mais à la question était-il malheureux, il vous répondra non. Il ne se sent pas malheureux. Bon, il n’est pas heureux non plus. Il est quelque part entre les deux. Il vit pour vivre, et rien de plus. Ca a l’air un peu stupide, ça l’es, sans doute. Rien ne le raccroche à la vie, et pourtant, il continue. Il a deux jambes pour marcher, un cœur pour vivre, un cerveau pour réfléchir, autant les utiliser au lieu de se laisser mourir. C’était comme ça. C’était la vie.

« J'aurais presque oublié que Maxwell vous avez mis dans la case des Philia. C'est plutôt idiot d'ailleurs, après tout, vous avez survécu sans vous transformer en monstre, on devrait vous féliciter pour ça. »
Un ‘monstre’. C’est ce qu’il disait souvent. Quand on allait l’énerver sur le fait qu’il était inférieur, se contentait de sourire et de dire qu’au moins, lui, était humain, pas un « monstre ». Mais bon. Est-ce qu’il le pensait vraiment ? Il ne savait pas. En fait, il se posait que rarement ce genre de questions. Même s’il était humain, simplement humain, il ne s’en plaignait plus, en fait. Il avait ce petit côté unique, c’était déjà ça. C’était comme s’il avait un pouvoir, celui d’être resté celui qu’il est. Dans un sens ce n’était pas plus mal peut-être.
« Question de point de vue… C’est une évolution comme un autre. Chaque espèce évolue, les humains deviennent des mutants, à cause de la Lune Rouge, qui a tué ceux qui ne se sont pas vu apparaître un pouvoir – en tout cas pour la plupart. Après, si les mutants sont des monstres ou les humains comme moi des attardés, tout dépend. On ne peut pas être objectif sur ce genre de points, ça dépend de trop de choses. Comment les gens ont perçu la Lune Rouge, leur pouvoirs, leur avis sur le gouvernement… Un peu tout. »
Il parlait sans doute trop pour une simple remarque. Mais toutes ces idées, il les gardait pour soi depuis longtemps, pour une fois qu’on lui parlait avec tolérance, les mots venaient d’eux même. Quand a la question du travail… L’armée, ce n’était pas pour lui de toute façon. Enfin, s’il aurait pu, il y serait entré quand même, Il remercia encore une fois Elis pour le repas qu’il continuait de manger.
« Je me débrouillerai. Comme toujours. Ne serait-ce qu’un peu de ménage ici et là, je devrais amasser de quoi vivre sans voler. Une fois que j’aurais arrêté ce genre d’activités pas très légales, je pourrais réfléchir a comment me débrouiller sur le long terme. Pour le moment, je vis un peu au jour le jour. »
Il avait déjà fini de manger. Quoi ? Vous aussi vous mangeriez à cette vitesse après deux jours de jeûne. L'énergie était revenue rapidement. Encore un peu mal ici et là, mais ça passera. « Encore une fois merci pour tout, et je suis content d’avoir fait ta connaissance, le vieux. C’est sympa de parler avec toi. » Un grand sourire sur ses lèvres. Finalement, il n’avait pas passé une si mauvaise journée que ça. Il était gêné d’avoir autant parlé, par contre. Ca avait été cool, mais après coup, il se demandait s’il n’en avait pas trop dit ? Il n’en savait rien. « Ca fait peut-être impoli de partir comme ça ? Je veux juste pas t'embêter plus longtemps. » Kina protesta un peu, râlant qu'il ne prenait jamais son temps. Et Kina était en train de tourner autour de Banjo, avant de prendre son élan pour lui sauter dessus. Cas social.



HORS RP ::
 
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Sam 13 Mai 2017 - 12:32
je suis le héros [...]
FEAT UN GAMIN
Elis a toujours eu une idée bien arrêté sur les pouvoirs et les mutants : ils sont néfastes. Il sait bien que toutes les personnes ayant hérité de pouvoir ne sont pas des monstres prêt à profiter d’eux pour faire le mal. Après tout Xiél avait hérité d’un pouvoir et il restait un gamin franchement génial. Pourtant il avait l’impression que les dons offert par la Lune Rouge n’était rien de plus qu’un poison. On s’y attache, cela devient normal d’être supérieur aux autres, cela devient banal de pouvoir faire des choses qui paraissaient autrefois impossibles. Pour lui, voir Xiél courir plus rapidement qu’une voiture, voir Ryu ouvrir des portes verrouillées d’une simple pensée, c’est forcément dangereux, comme si un prix était à payer pour tout ça.

Il sait bien que cette vision n’est dû qu’à son propre pouvoir, parce qu’il n’a hérité que d’un poison qui le transforme, qui le change en plus mal. Il n’a rien gagné en devenant ce qu’il est aujourd’hui et il ne va faire que perdre, encore et encore à cause de lui. Il a déjà oublié, le temps où il essayait de changer, où il essayait de s’améliorer, oublier la rancoeur, oublier la colère qui le poussait à s’auto-détruire. Lui qui avait tant essayé de se reconstruire après l’armée, la Lune Rouge avait tout détruit, oublié les quelques années de thérapie qu’il avait mis pour se pardonner, même si en réalité il ne l’avait jamais vraiment fait, se contentant de simplement vivre avec ce sentiment de culpabilité en lui.

Le Lune Rouge avait réveillé ses pires cauchemars en le rendant aussi dangereux pour ses proches qu’il avait eu peur de l’être il y a des années.

- Fais attention avec le vol, je suis plutôt sympa comme garde, mais un autre aurait réagit bien différemment.

Elis s’inquiète, il n’aime pas savoir des gamins de l’âge dans la rue, livré à eux-même. Il voudrait pouvoir faire plus, lui proposer un toit, mais est-ce vraiment raisonnable ? Certainement pas après tout. Et puis ce n’est pas comme s’il allait accepter après tout.

Ça m’a fait plaisir aussi, et encore une fois si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à me demander.

Nouveau sourire, tape amicale sur l’épaule.

- Ne t’inquiète pas il faut que je rentre moi aussi, quelqu’un m’attend. Au plaisir de te revoir gamin. Et fais gaffe à toi.

Oui quelqu’un l’attendait, Lucky qui devait frétiller d’impatience pour aller faire sa balade matinale avec son maître. Elis le salue alors de la main, tournant dans une rue avant de rejoindre son appartement. Aujourd’hui il pouvait sourire, parce qu’aujourd’hui il avait fait quelque chose de bien, il avait protégé un gamin qui en avait besoin. Est-ce que ça lui remontait le moral ? Un peu. Est-ce qu’il se supportait un peu plus aujourd’hui ? Pas vraiment, mais peut-être la prochaine fois.

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