this fear of the dark — ft. elis {1.0}

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Dim 26 Mar 2017 - 23:51
ft. elissanne

Le froid de la nuit te mord doucement les membres. Il n’y a personne, mis à part ce silence, qui t’accompagne toujours, qui résonne jusque dans tes oreilles et qui ne te rassure jamais. C’est le silence d’une vie. Et tes pas résonnent, ils claquent, contre le sol. La nuit est déjà quelques peu avancée, et les lumières des lampadaires vacillent. Il n’y a rien ici pour te rassurer, pas même Ersal, qui couine légèrement et avec tendresse sous ton pull bien trop fin.
Il n’y a là, ni musique, ni refrain entraînant qui tournerait dans ta tête pour détourner ton attention. Il n’y a que les murs, en ruines parfois, les dessins de personnes qui n’ont rien trouvé d’autres à faire que de libérer leurs sentiments contre les murs, sans doute en espérant qu’ils restent ici pour le restant de l’éternité.  

Et tu es là, de tes pas peu assurés, à te dépêcher, en espérant pouvoir rentrer chez toi, sans n’avoir aucun problème. Et, il y a ce doux sentiment de danger, qui te serre le cœur. Tu as cette sensation, que quelque chose ne se passera pas comme il faut. Intuition. Mais elles sont parfois fausses, alors tu t’accroches à ce mince espoir que tout ira bien.
Car tu as peur.
Tu as peur, de la Nuit dominante.
Tu as peur, de ce Noir étouffant.
Tu as peur, de cette Lune effrayante.  




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Jeu 30 Mar 2017 - 11:24
this fear of
the dark
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Il est saoul, pourquoi a-t-il bu autant ? Pour tout. Pour sa vie triste à mourir. Son travail qui le rend dingue, son patron qui l'insupporte particulièrement, son pouvoir trop dangereux, sa vie sentimentale catastrophique, sa relation avec Ryu qui ne fait qu'empirer, la solitude. Elle le bouffe petit à petit et même s'il a toujours fait croire qu'il était mieux seul. Vieil homme fatigué par la vie. Alors il a bu pour oublier, pour tenter de sourire et de se souvenir qu'il n'a pas tout perdu. Pourtant à cet instant, il tangue tristement dans une rue qu'il ne connaît pas. Ca fait bien une demi-heure qu'il s'est perdu Banjo refusant de lui adresser la parole parce qu'une heure plus tôt alors qu'elle lui demandait s'il allait bien, il l'avait envoyé sur les roses avant de quitter le bar dans lequel il était.

"Banjo … Je crois que je suis perdu …"

La coyote soupire.

"Je sais, ça fait une demi-heure que tu tournes en rond."

Il lui offre alors un large sourire idiot sans pour autant chercher à retrouver sa route. Etrangement il ne veut pas rentrer, il ne veut pas retourner dans son appartement vide. Oh, il y a toujours Lucky qui l'accueillera avec amour en lui quémandant des caresses, mais ce n'est pas ça qu'il attend.

"Elis …"

Et alors que Banjo tente de lui parler, les yeux du soldat se pose sur une silhouette, la seule dans cette rue déserte et peut-être est-ce l'alcool, mais il n'arrive pas  détacher son regard de celle-ci, ses pas s'approchant sans même qu'il ne s'en rendent compte.

"Banjo, je crois que c'est un ange.
- Ok alors là tu es vraiment bourré."
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le monstre ne se cache pas forcément sous ton lit, il est peut-être celui qui te borde tous les soirs, celui qui vient en aide aux plus démunis, celui qui malgré son sourire enferme une colère infinie.
- elis
#882222
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Ven 31 Mar 2017 - 20:31
ft. elissanne

Et du noir, il surgit. Il surgit, chancelant. Ces pas qui se croisent, ces traces qui s’entremêlent. Tu n’es pas sûr du chemin. Ton cœur se serre, sans doute d’une peur, un peu cachée, qu’il soit une menace. Et pourtant, il est là, chancelant, avec un air inoffensif.
Alors tes pas continuent. Tu avances, doucement. Incertain, hésitant, craintif. Tu pourrais avoir l’air d’une proie, Camel. Ou peut-être en es-tu une ? Tu es là, si fragile, un regard si intense pour un visage si doux. N’importe qui pourrait te viser et te prendre comme cible, comme proie. Et tu n’as pas confiance en ces temps, tu n’as pas confiance en ce noir, en cette nuit. Sans doute pas. Sûrement pas. Et, peut-être devrais-tu faire demi-tour ? Peut-être devrais-tu t’enfuir, rentrer chez toi ? N’as-tu donc pas ta place ici, en ce soir ?

Et ton corps continue à se mouvoir, à avancer, jusqu’à arriver face à cet homme. C’est avec un petit sourire que tu constates qu’il est plus grand que toi, bien plus grand. Et que ta tête doit se relever pour pouvoir le fixer dans les yeux. Ses yeux qui semblent embrumés. Et tu es presque certain d’avoir entendu quelques paroles étranges sortir de ces lèvres. Je crois que c’est un ange.
Un ange. Petit rire qui s’échappe de tes lèvres. Tes épaules semblent se détendre un peu en voyant ce visage qui n’a pas l’air dangereux ou inquiétant. Un ange. Ca ne fait qu’écho à ce que tu penses, à ce que tu penses être, quelqu’un de fragile.
Mais Camel, tu ne l’es pas. Du moins, pas autant que tu ne le penses. Tu n’es pas un simple humain qui a perdu la mémoire. Tu n’es pas une personne aussi perdue qu’elle le pense. Tu n’es que toi-même.

Et c’est d’un piaillement que Ersal s’échappe de ton pull et s’envole pour se poser sur un fil au-dessus de vous, alors que tes pas se sont arrêtés, face à cet homme sans doute ivre. Car tu as appris à les reconnaître, ces personnes, qui ont trop bu. Pour oublier. Pour rêver. Pour arrêter de penser, peut-être.

Peut-être ?




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Dim 9 Avr 2017 - 13:04
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La coyote n'est pas rassuré, la déprime quotidienne d'Elis, elle la connaissait assez pour savoir que depuis peu elle n'avait fait qu'empirer. C'est pour ça qu'il se mettait à boire aussi souvent. Il était vulnérable aussi bien mentalement que physiquement ce soir sans sa prothèse. Malgré son sale caractère, sa carapace d'homme invulnérable, Elis n'a toujours été qu'un louveteau perdu qui ne sait plus voir quoi se tourner pour aller mieux. Alors il trouve l'alcool sachant pourtant que celui-ci ne lui apportera que plus de problèmes. Cercle d'autodestruction qui a pris place dans sa vie et cela bien avant qu'elle ne soit là à ses côtés, bien avant la Lune Rouge.

"Elissanne, on devrait rentrer."

Il l'ignore, ce n'est pas étonnant, pourtant Banjo reste méfiante. Sous les rayons sanglants, les apparences sont souvent trompeuses.

"Désolé petit gars, je voulais pas te faire peur, mais c'est étrange, c'est comme s'il y avait quelque chose autour de toi … Quelque chose de magnifique."

Et il continue de le regarder, ce gamin face à lui sans savoir pourquoi. Parce qu'il est trop ivre pour le comprendre, parce qu'il ne cherche pas non plus à savoir, seulement à apprécier la beauté de cette aura. Banjo se met à grogner parce qu'elle a compris, parce qu'elle sait comment fonctionne Elis et surtout son pouvoir, celui qui réagit à ceux des autres, qui se met à répondre à l'utilisation de ceux des autres en un fourmillement d'excitation incontrôlable, mais aujourd'hui c'est différent. Elis n'a pas cette impression de manque, Elis se sent bien et apaisé et bien qu'il apprécie cela, elle ne peut pas être aussi enthousiaste que lui.
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- elis
#882222
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Dim 9 Avr 2017 - 23:03
ft. elissanne

Hochement de tête. Tu le fixes, impudent. Tu le dévisages. Tu essayes de comprendre ces choses que personne ne voit. Tu essayes de voir dans son regard la douleur ; l’ivresse ; l’oubli. Tu aimerais le comprendre, oui, ce désir d’oublier. Ce désir de disparaître, de n’être plus qu’un corps, sans vie, à la recherche d’un peu plus de liquide pour se noyer, noyer son chagrin et les événements qui défilent sans jamais s’arrêter. Tu aimerais le comprendre.

Et lui, il est là, face à toi. Et il te regarde comme si tu étais un ange, comme si tu venais d’ailleurs et que tu pouvais lui apporter quoi que ce soit. Il te regarde comme si tu étais différent et que tu pouvais lui apporter un peu de bonheur par ta présence. Tu tentes un petit sourire, de compréhension, de consolation, peut-être. Tu aimerais l’aider, d’une quelconque façon que tu puisses. C’était ton désir, après tout Camel, avant. Avant tu espérais faire parler les personnes, tu espérais qu’elles puissent se confier à toi, et se sentir apaisées par ta simple présence ; douce, agréable ; et ce sourire éclatant qui mettait du baume sur les cœurs.

Ce n’est pas grave.

Et tu souris face à ce compliment ; quelque chose de magnifique qui t’entoure. Tu aimerais en rire, parce qu’il est sans doute trop saoul pour comprendre qu’il commence à raconter n’importe quoi. Tu hausses un sourcil, interrogateur, demandant silencieusement ce qu’il entend par quelque chose autour de toi.  Rien ? Rien. Rien de plus que de l’air, du vent, quelque chose d’inutile. Peut-être qu’à cet instant précis tu te sens différent pour quelqu’un, peut-être qu’à ce moment-là, tu te dis que tu es différent, que tu n’es pas juste rien comme tu le penses souvent, à cause de tout ça, de tout ce qui vous entoure.

Qu’est-ce que vous entendez par là ?

Tu es peut-être fou, Camel, de faire la discussion à une heure aussi tardive, à un homme dans la rue, à moitié ivre. Peut-être fou ou complètement inconscient. Ou alors naïf, naïf de croire qu’il pourrait ne pas te faire de mal. Mais tu ne peux t’en empêcher, cette envie, cette envie de croire que tout le monde est bon, au bon ; cette envie de croire en ce qu’il reste de l’Humain.
Sourire, encore. Barrière inutile face à tes pensées qui défilent. Barrière inutile face à quoi que ce soit, en réalité. Pas même à la tristesse et au désespoir.





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Sam 15 Avr 2017 - 21:58
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Il la sent, cette différence dans son coeur, elle est invisible pour les autres, pourtant il est comme libéré d'un poid insurmontable. Elle a disparu, enfin disparu cette sensation désagréable, cette impression d'étouffer dans son propre corps, le manque de son propre pouvoir, tout a disparu, toute la douleur et la culpabilité qui le torture, elle se fait muette face à ce jeune homme.
Quelque chose qui fait disparaître le mal, comme si tu pouvais soigner tous mes maux.
Et c'était déjà le cas, voilà pourquoi son visage semblait aussi paisible, voilà pourquoi il arrivait à sourire comme il ne l'avait plus fait depuis des années, voilà pourquoi les babines de Banjo retourne à leur place initiale, ses inquiétudes disparues.
C'est ton pouvoir c'est ça ? Tu peux faire disparaître celui des autres ?
La coyote demande pour son lié, lui trop occupé à fixer cet homme comme s'il était la plus belle chose qu'il est vu au monde. Lui qui hésite entre s'approcher et fuir ce bonheur soudain. Il n'est pas habitué, il ne l'est plus, son pouvoir est apparu le soir même de la Lune Rouge, prenant une place trop important en lui, le contrôlant quotidiennement et le rendant petit à petit totalement fou. Lui qui a souhaité oublier son passé douloureux, celui-ci s'est alors joué dans son esprit jour après jour, le poussant à se haïr, à s'auto-détruire, le malheur prenant le pas sur ces quelques instants de bonheur qu'il lui restait encore dans la vie.
Comment est-ce que tu t'appelles ?
Lui qui habituellement n'était pas capable de se lier à quelqu'un d'autre si facilement, lui qui savait se montrer si désagréable même avec ceux à qui il tient, aujourd'hui il est une toute autre personne, celui qu'il était avant son accident, celui qui souriait comme un idiot, celui qui était heureux et libre.
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- elis
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Sam 15 Avr 2017 - 22:35
ft. elissanne

Surprise.
Tu le regardes, perdu, Camel. Tu aimerais comprendre ce qu’il veut dire pas là, tu aimerais comprendre son anima qui te parle d’un pouvoir que tu aurais. Rire. Tu n’as jamais eu de pouvoir Camel, tu as toujours été rien. Tu as toujours été là, sans pouvoir, un simple humain qui se balade dans les rues sans rien comprendre à ce qu’il est, ce qu’il était, et ce qu’il sera. Et tu le fixes, ce coyote. Tu le regardes, comme s’il te parlait dans une autre langue ; après tout c’est le cas, puisque tu n’as jamais été rien d’autre que français. Tu le fixes comme s’il te parlait de quelque chose que tu ne peux pas comprendre.

Désolé mais ce n’est pas possible, je n’ai jamais eu de pouvoir.

Rire gêné, c’est faux. Tu n’en as jamais eu ; tu aimerais y croire, et pourtant, tout s’expliquerait. Oui, ça expliquerait beaucoup de choses, comme les origamis de Yong-Sun qui ne marchent pas quand tu es là, un exemple parmi tant d’autres. Et ça expliquerait pourquoi tu ne t’en es jamais aperçu. Car tu ne le maîtrises pas ; car il est juste là, sans que tu puisses rien y faire ; tu ne le contrôles pas, pas plus qu’il ne te contrôle. Juste deux éléments qui vivent l’un avec l’autre, dans une certaine symbiose sans que jamais l’un n’ait eu à souffrir de l’autre. Pas comme cet homme face à toi, faut-il croire.

Je … Camel ? Je m’appelle Camel.

Hésitation dans ta voix, trop secoué, tu n’es pas sûr de comprendre ou de vouloir comprendre. Tu en as même donné ton prénom, seul vestige de ton passé.
Dans ton esprit, Camel, tu passes de humain à mutant. Et sans doute ne devrais-tu pas marquer ainsi une différence, car vous êtes tous humain, d’une certaine façon, avec cette humanité à laquelle tu aimes croire. Car vous avez tous cette humanité en vous. Humanité. Humanité ; humanité.
Sourire amer.



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Mer 3 Mai 2017 - 20:59
this fear of the dark
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Elis doute. Elle est pourtant là cette différence, comme une preuve immuable que tout ceci est vrai. Il aimerait pouvoir lui prouver, lui faire comprendre à quel point son coeur est apaisé, comme son esprit brisé se relève alors qu'il est là, à ses côtés. Il aimerait que cette différence soit visible en dehors de son expression apaisé qui pourrait être simplement causer pour l'abus d'alcool, mais c'est bien différent. Parce que même après des années à essayer d'oublier, de tout oublier avec l'alcool, il n'y était jamais parvenu.

- Il y a forcément quelque chose … Tu ne le sens pas ? Cette douceur, cette liberté ? Comme si tous les poids qui nous entravent disparaissent enfin.

Bien sûr qu'il ne peut pas comprendre, il n'est pas là, il n'est pas à l'intérieur de son esprit torturé, il n'est pas dans corps habituellement parcouru par la haine et le manque d'un pouvoir pourtant si facile d'accès dont il se prive par sécurité.

- Camel …. Camel … J'ai un pouvoir, un pouvoir abominable, je ne saurais même pas lui donner un nom, seulement celui-ci me ronge depuis 3 ans et enfin je ne ressens plus rien.

Le soulagement est tel qu'il aurait presque envie de pleurer, pleurer d'une joie qu'il n'a plus ressenti depuis si longtemps. La preuve est en lui et peut-être qu'il pourrait lui faire comprendre, lui expliquer le changement en lui, le bien qu'il peut faire avec un tel pouvoir. Elis n'est pourtant pas dupe, du moins pour le moment, seule Banjo ne l'est pas, un pouvoir comme celui-ci serait une menace pour bien des personnes influentes et il vaudra mieux que ce garçon apprenne à le garder secret pour son propre bien.
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Sam 6 Mai 2017 - 19:01
ft. elissanne

Sourcil qui se lève. Tu cherches à comprendre. Oh. Camel. Tu ne comprends pas ; tu ne peux pas comprendre après tout, ce sont ces choses que tu ne connais pas. Tu ne sens pas ce poids en toi, ce poids des choses. Pesantes. Incessantes. Souriantes. Tu ne les connais pas ; tu ne te souviens de rien après tout. Il y a bien longtemps que ce poids est parti, bien longtemps. Deux ans. Trois ans. Tu ne sais plus. Tu ne fais pas attention au temps qui passe et qui se défile, impossible à saisir, impossible à accrocher. Il défile et l’instant d’après c’est le dernier souffle. Tu ne te souviens rien de cette vie qui se passait avant, cette vie que tu as pu un jour connaître. Peut-être est-ce ton poids, de sentir ces choses qui ne sont plus là, comme si l’on perdait un bras. Oh, Camel, à vrai dire, tu ne sais pas de quoi il parle, non tu ne sais pas. Tu ne connais pas ces choses.

Et il parle. Il continue de parler. Quelque chose. Quelque chose qui le ronge de l’intérieur depuis trois ans. Tu ne peux pas comprendre, tu n’es rien, tu ne vois rien de tout ça. Tu essayes de lui sourire, mais tu es gêné, quelque part. Gêné car tu ne sais pas de quoi il parle ; son visage semble si apaisé, si doux. Tu croirais presqu’il semble heureux, heureux d’être là à tes côtés, et quelque part, tout cela te réchauffe le cœur.

Je suis désolé mais j’ai dû mal à saisir ? De quoi est-ce que vous parlez ?

Tu ne sais pas, Camel. Et peut-être aurait-il été mieux que tu ne saches jamais ces choses, car tu n’es pas prêt à découvrir certaines parties de toi-même dont tu ignorais jusqu’à l’existence. Tu te mords doucement la lèvre, perplexe ; peut-être inquiet de la noirceur de la nuit, et de cette conversation sans réel sens. Tu es perdu.
Comme toujours.




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Mer 5 Juil 2017 - 14:57
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Elis sourit, lève les yeux au ciel comme pour tenter d’expliquer ce qu’il voit, ce qu’il est le seul à sentir au plus profond de son être. Banjo s’approche, elle n’est pas rassuré, car elle sait que malgré ce moment d’apaisement tout redeviendra comme avant, elle sait qu’Elis retombera et que la chute sera difficile, bien plus difficile que toutes les autres.

Tu as un don, tu fais taire ma mutation, elle disparaît à tes côtés. Et ça n’a rien à voir avec l’alcool. Si l’alcool pouvait aider, je me sentirais mieux en général. Là c’est différent, c’est réel, un véritable apaisement.

Il sourit et il aimerait vraiment lui expliquer cette sensation, ce vide dans son coeur. Ce bien être qui lui donne l’impression d’être retourné des années en arrière quand il était encore amoureux et marié, quand il pouvait sourire en jouant avec son fils, quand il était réellement heureux.

Tu sais que la Lune Rouge a apporté avec elle des changements chez les hommes ? Qu’elle a “offert” un don à chacun de nous ou presque. Le mien me remplit de colère et maintenant que je suis avec toi, tout a disparu, tu arrives à faire taire cette colère.

Il ferme les yeux un instant, profitant de cette paix pour regarder ce monde qu’il sait ne pas être le sien. Alors c’est ça ne pas être bouffé constamment par la peur et la culpabilité ? C’est donc ça pouvoir profiter de la vie ? Il voudrait que ça ne s’arrête pas. Jamais. Pourtant il sait que ça se terminera et que son quotidien redeviendra insupportable.

Mais fait bien attention, si jamais les Agapè le découvre … un autre Agapè que moi, il est possible que ça ne se termine pas bien pour toi. Tu es une exception, un danger qu’il voudrait posséder ou détruire. Fais attention à toi, ça serait bête de perdre une telle lumière.

Parce qu’il la voit toujours. Cette lumière autour de cet homme. Cet espoir qu’il ne veut pas voir disparaître.
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- elis
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Jeu 6 Juil 2017 - 0:15
ft. elissanne

Echo.
Un instant.
Tu te tais. Silencieux. La lune vous éclaire de ces lueurs fauves et dangereuses. Et tes yeux miel se prennent une teinte inhabituelle. Tu n’es pas sûr de comprendre ; tu ne comprends pas ce qu’il dit. Peut-être ne veux-tu tout simplement pas comprendre pour une fois, Camel. Cet homme, cet inconnu, qui remet les choses en question, qui remet ces années de vie en question. Il bouscule ; tu ne comprends pas.
Tes yeux s’agrandissent et ton corps reste figé. Tu aurais envie, envie de t’en aller, de t’échapper, de crier et d’oublier. Et pourtant, tu reste immobile, les yeux perdus dans le vague, perdu dans le lointain. Ta bouche s’entrouvre et semble vouloir laisser sortir un son, quelconque, peu importe.
Comprendre.

Et, doucement, tu y songes. Tu songes à toutes ces possibilités, à tous ces jours qui te sont passés sous les yeux et que tu ne verras jamais ; tu songes à ces études que tu aurais pu continuer ; à ces soirées, ces nuits, passées à travailler, à nettoyer les bars, servir ces clients aux regards carnassiers. Et tu restes silencieux ; tu restes silencieux face à tout ce que tu ne vivras jamais, à cette vie plus simple que tu aurais pu avoir dès le début, si tu avais compris, si tu avais saisi tous ces signes qui t’ont été lancés durant ces années.
Peut-être aurais-tu pu éviter l’humiliation de ce tatouage rose qui orne ta nuque ; peut-être, peut-être.
Camel, pire que tout, tu avais la sensation d’être le seul. Le seul humain encore là, le seul qui n’ait pas perdu son humanité.
Orgueil bafoué.
Grattement.
Et pourtant tu es là, à découvrir que tu n’es pas plus différent qu’eux tous, que toi aussi tu t’es laissé attaché, accroché, terrifié par cette Lune Rouge, qui sourit et range ses griffes, jusqu’à la prochaine fois qu’elle reviendra vous hanter.

Tes yeux se ferment, et ta respiration s’accélère un instant. Tu penses bien trop, Camel. Tu penses bien trop pour ton bien. Calme toi. Et tu songes à tout ce que tu as vécu jusque là. Et, peut-être en es-tu fier ? Peut-être es-tu fier d’en être arrivé ici, et d’être qui tu es. Sourire. Soupire.
Grattement.
Panique.

Je … J’imagine que je dois vous remercier de m’avoir fait comprendre ça ? incertitude.

Et tu sais qu’à présent, c’est à toi de développer tout ça, Camel.
Son avertissement résonne dans ta tête, tu sais bien, tu te doutes bien qu’un pouvoir comme celui-ci pourrait déranger, gêner, mettre des bâtons dans les roues. Mais Camel tu es discret, tu as passé des années à être discret, alors tu n’en as pas trop peur, personne à part lui ne sait pour le moment que tu n’es pas juste un simple Philia sans pouvoir ; et les choses sont sans doute mieux ainsi.
Grattement.
L’ignorance amène souvent à la sécurité, le savoir au danger. Et Camel, tu pourrais faire plus de mal que de bien, sans même t’en rendre compte.

Grognement.
Surprise.
Tu relèves la tête et te retournes.
Beast.



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