angel with a shotgun ♢ maximilian [1.0]

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Lun 27 Mar 2017 - 0:31




angel with a shotgun
BANG BANG, HE SHOT ME DOWN
BANG BANG, I HIT THE GROUND
Hernando s’avance ; le pas lourd, ses semelles claquant. Ses bottes noires résonnent sur la pierre humide ; luisant. Il se fait ombre parmi les ombre ; sa capuche relevée, son manteau volant au vent. La ruelle est déserte ; abandonnée par ses habitants. Ils ont fuit les gouttes glacées qui tombent épisodiquement. Ils se sont retranchés dans leurs maisons et autres lieux d’occupation. Ils ont senti l’averse arriver ; perles gelées qui tombent de ce ciel embrumé. Le tonnerre roule au dessus de sa tête alors que les gouttelettes glissent le long de ses épaules trempées. Un éclair déchire les cieux grondant ; une ombre fantomatique passant. L’éclat de lumière se reflète dans ses plumes transparents ; cri glaçant. L’argentavis plane au dessus de son lié ; délié ; enjoué à l’idée de voler au sein de ce monde déchiré. L’eau glisse le long de ses ailes dépliées, s’infiltrant un instant avant de transpercer son corps à peine formé.

Hernando n’a pas l’habitude d’être ainsi dévoilé ; son masque délicatement dissimulé au creux de sa capuche. Il aurait préféré resté enfermé ; buvant son bourbon sans se soucier d’être reconnu ; admiré ; attaqué. Son visage est connu et associé aux actions d’un gouvernement en train de se faire flinguer. Alors il sert les dents et évite de se parader hors du quartier des Agapès. Il se sent parfois comme un bétail ainsi enfermé ; ainsi cantonné au rôle qui lui a été accordé. Il n’avait pas le choix aujourd’hui ; il n’avait pas pu résister. Ses carafes crystallines vidées de leur liquide ambré, il s’était alors aventuré. Pas bien loin ; dans un quartier qu’il connaissait bien. Mais pourtant il n’était pas dans sa zone de sécurité. Son tatouage lui chatouillait la nuque alors que son anima ricane de son lié. De sa paranoïa, de ses inquiétudes non fondées. Brooklyn a été sécurisé ; les dués se terrent dans les immeubles délabrés du Bronx. Ils sont bien loin de ces quartiers. Pourtant Hernando ne peux pas s’empêcher de s’inquiéter ; mais quelle chance a-t’il de rencontrer un Dué ou un philia contrarié ? Beaucoup trop à son avis ; pas assez selon Chupa Chups, amusée.

Il pousse la porte d’un bar mal famé ; les vitres sales et abimées ; une clameur calme grondant au sous-sol. Ses chaussures claque à chaque pas alors qu’il dévale l’escalier. Il sent déjà la fumée emplir ses poumons ; le faisant grimacer. Un vieux réflexe ; un ersatz d’une vie passée où il devait faire attention à sa santé. Il devrait peut-être essayé ; après tout, les cellules décédées ne tarderaient pas à se régénérer. Hernando soupire, passant une main préoccupée sur sa nuque tatouée, ses gants glissant contre sa peau humide. Il arrive dans une salle enfumée, ses yeux se font perçant ; il se dirige vers le bar, n’attendant pas un instant.
— « Deux bourbons. »
Sa voix est rauque et brusque ; il s’installe rapidement, faisant attention à ne pas placer son dos à la porte. Stupide réflexe ; stupide habitude dont il ne peut pas se séparer. Ses dents crissent alors que sa commande arrive. Ses doigts se crispent ; cuir contre verre mal lavé. Il avale d’un coup la boisson ambré ; il s’en brûle la gorge et s’en trouve satisfait. Il a besoin de cette douleur ; de cette chaleur. De cette boisson dont il est si dépendant pour se sentir vivant.

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Lun 3 Avr 2017 - 1:34
angel with a shotgunThere are two ways to skin tonight
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(( Bastille → Two Evils ))
Et il avait accepté. Un oui rapide, une voix tremblante d'hésitation n'ayant pas fait long feu devant le regard  s'étant porter sur son être de conviction, jamais n'était-il arrivé que tu ne déçois et aujourd'hui n'allait pas être le baptême de cette affront. D'un geste de tête, un oui simple et court, tu avais donc fait demi tour en cette journée où le ciel pleurait sur les êtres de cette pauvre humanité brisé. Gonflé de colère, amer de tristesse et foudroyant d'énergie, tu n'avais une certaine prudence lorsque tes ailes s'étaient de nouveau ouvert au ciel. Cette étendu mélancolique qui éclairait le ciel et les cieux des dieux. Tu te sentais observer sous les gouttes de pluies glissant le long de ses plumes. Tu pouvais presque apercevoir un sourire malicieuse. Une prémotion à une événement approchant? Un mauvais pressentiment te tire les tripes alors que descend doucement vers la ville de nouveau. Tu aurais tant aimer pouvoir côtoyer cette dangereuse chose qu'était les orages de cette ville pourrie, mais tu avais des obligations. Tu devais te plier, te soumettre aux beaux yeux de ton patron qui t'avait de nouveau envoyer dans ce quartier. Beaucoup moins pire que certain, plus calme et plus paisible par le nouveau moindre de bête y étant, tu n'avais toutefois eu que de mauvaise expérience dans ce très cher Brooklyn.

Ses pieds touchant le sol de ciment, le contacte se faisant doucement par la grande aisance que Maximilian avait de ses ailes à problème, il n'était plus très loin de sa destination. Tournant le coin d'un rue, en traversant une autre, il ne perdit pas de temps avec les regards des gens. Il ne fit par attention à ce que les gens pouvait lui dire. Son esprit étant totalement fermer, son regards ne quittant par la ligne qu'il se faisant dans sa tête, ce trajet en flèche lumineuse lui brûlant fictivement ses iris d'un bleu de belle journée d'été, si cela n'avait pas été de An'dora l'ayant sortit de sa bulle d'évitement, ce petit monde renfermer qu'il se crée lorsqu'il n'est pas dans son milieu de confort, il n'aurait jamais vu l'automobile s'en venant à vive allure vers lui. Faisant un pas de recule, son regard étant fixer sur le bar étant de l'autre côté de la rue, un frisson lui brusqua le corps lorsqu'il réalisa ce qui aurait bien pu se passer et une remercia sa tendre renarde d'une caresse, celle-ci étant blottit à l'intérieur de sa veste de cuir. Regardant bien des deux côté avant de traversé, le voilà. Il y était et il se laissa emporter dans cette univers qu'il adorait tant.

Cette odeur sucré de fumer, cette touche amer des alcools fort se versant l'un après l'autre dans les verres de clients, cette ambiance lugubre, mais chaleureuse dans un sens, il était dans sa deuxième maison. Il pouvait la sentir contre sa peau, dans sa chair, il avait hâte. Impatient, amuser et portant ce délicat sourire, il salua les quelques clients l'ayant reconnu avant de passer derrière le bar. Se défaisant de sa veste, passant une mains dans ses cheveux blonds légèrement humide par la pluie, il salua le barman dont il allait prendre le dernier shirt dans de disparaître en arrière. Attendant que l'heure change, que son tour arrive, qu'il puisse mettre ses œuvres d'air dans le gosier des clients assoiffer de perdre le contrôle, ses mélanges de couleur leurs faisant oublier les soucies et les problèmes que chacun pouvait bien vivre, lorsqu'il fit appeler finalement, le Philia n'attendit pas plus longtemps. Son anima sur la base de la nuque, celle-ci s'appuyant sur la base de ses ailes, il entra en scène. Apposant son masque d'agile, son service professionnel prenant la place de ses manies et ses maladresses, s'il avait réussit à devenir un aussi bon barman, c'est qu'il avait toujours agit parfaitement. Calculant ses moindres gestes, réfléchissant à chaque réaction pouvait survenir, en cette soirée orageuse, il fut toutefois surprit lorsqu'il fit le tour ses clients présent. Il remarqua un nouveau. Ne se rappelant pas l'avoir aperçu avant, cette habit sombre et ce style sérieux l'intriguant, par politesse et bien séance, il alla lui proposer ses services.

" Voudriez-vous vous abreuver d'un peu de whiskey sur glace ou désirer vous rester sur ce délibat bourbon ? "
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Lun 10 Avr 2017 - 13:55




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Hernando observe le liquide ambré ; observe ces reflets dorés. Il tourne son verre du bout des doigts ; pensif. Vagues qui se créent avant de se briser sur le bord du cristal abimé. Cette couleur ; cette chaleur lui rappelle ces instants passés dans ce lieu glacé ; de cette présence à ses côtés. Présence maintenant envolée qu’il ne peut que désespérément rechercher. Hernando aurait sourit ; chez lui ; au creux de son intimité, et non pas entouré d’étrangers. Il porte l’alcool à ses lèvres ; étincelles sur ces lèvres gercées ; braises dans sa gorge qu’il ne peut étouffer. Pour une minute ; une seconde de bonheur, il se sentirait presque vivant — entier, avant que le liquide ne finisse dans son gosier. Quel triste tableau que celui-ci ; quel triste tableau que cet être désespéré. Fumée ; discussions animées ; bourbon ambré ; toutes ces distractions enserrent ses sens sans qu’il ne puisse y échapper. C’était peut-être ce qu’il recherchait ; ce vertige sensoriel duquel il n’a pas envie de s’extirper. C’était peut-être ce qu’il redoutait ; qui sait.

Du coin de l’oeil il remarque du mouvement derrière le bar ; il n’a pas envie de s’en préoccuper. Il a juste envie de se noyer jusqu’à ce qu’il ne puisse plus voir la bouée ; qu’il sente ses poumons se contracter jusqu’à ce qu’il ne puisse plus respirer. Ah. Quelle belle utopie que celle-ci. Ses lippes caressent le bord du verre alors qu’il reprend une gorgée. Il entend quelques pas s’approcher, son premier réflexe est de poser sa main sur ses shotguns dissimulés. Réflexe ; simple instinct auquel il ne peut pas échapper. Il se tend ; ses épaules carrées et son dos redressé. Il attend de voir ; il attend tel un prédateur prêt à sauter.

Voudriez-vous vous abreuver d'un peu de whisky sur glace ou désirez-vous rester sur ce délicat bourbon ?

Il ne s’attendait pas à cette question ; sa main se détend alors que ses yeux se posent sur cette voix qui ose le déranger. Les mots de refus ont à peine le temps de se former dans sa gorge qu’elle s’assèche ; brusquement. Ses prunelles d’obsidiennes se fixent sur ce visage carré ; la ligne de ce menton ; de ce nez ; ces deux yeux d’un bleu azuré encadrés de cheveux blonds comme les blés. Hernando sent sa respiration se couper face à cette apparition inespérée ; face à ce spectre qu’il ne pensait jamais retrouver. Il note distraitement la paire d’ailes sombre ; dissimulée dans les ombres. Mais il ne veut pas — ne peut pas y penser face à cette irréalité. Face à cet être qui ne devrait pas — plus exister. Face à cet homme décédé qui lui offre un sourire avenant. Ses yeux ne peuvent plus quitter ce visage ; cataloguant toutes les similarités ; tout ce qui lui crient que sont mari ; que cet homme qu’il a tant aimé l’a retrouvé. Que par la magie de cette Lune damné, il est revenu ; que, comme lui, la mort ne l’a pas retenu.
— « E-rik ? » voix cassée ; voix brisée.
Ce prénom coule sur ses lèvres comme s’il ne les avait jamais quittées. Hernando a du mal à respirer, la gorge nouée ; éberlué. Sa main se relâche, sans qu’il ne puisse l’empêcher. Le verre tombe ; roule ; déversant son liquide ambré en une cacophonie étouffée.  

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Sam 15 Avr 2017 - 5:07
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Un silence. Une seconde qui se passe sur l’horloge du bar en un clin bien distinctif alors que ses lèvres eurent finir se chantonner une question des plus simpliste. Il avait bien apprit après tous. Il se devait de bien servir pour pourquoi garder ce petit boulot qui lui valait un petit confort en fin de mois. Il était agile des mots ce cher Maximilian. Il savait ce qu'il devait dire au bon moment, il savait lorsqu'il devait et lorsqu'il ne devait pas, mais aujourd'hui, en cette soirée qui aurait pu toute aussi banale que toute les autres, où les clientes allaient venir et partir à leur rythme, connaissant déjà ceux qui allait rester jusqu'au bout de la nuit, un être changea sa routine. Ses sourcils se rehaussant légèrement, attendant patiemment une réponse à sa question, sachant très bien qu'il finirait sûrement par demander autre chose s'il avait bien finir par venir se poser dans un bar de sa sorte, les clients n'étant que très peu souvent satisfait qu'après une simple verre, il fut toutefois plutôt perplexe dans ses idées lorsque la réponse ne vint pas. Perdant un peu la mise, n'étant pas habituer à ce que son expectation ne se réalise pas, que l'idée qu'il s'était fait du nouveau venu n'était pas la bonne. Il avait essayer pourtant. Cet homme mystérieux qui n'allait sûrement pas des plus bavard. Un homme qui finirait sûrement sa soirée avec quelques verres de fort avant de se grainer lentement dans la nuit. Il avait tous prévu. Il avait tous lu, mais faut croire qu'il n'allait pas pouvoir de se satisfaire mentalement en ce début de nuit qui se promettait d'être assez imprévisible.

Posant une main sur sa hanche, regardant le client lui faisant face avec un air plutôt surpris, il ne put que l'être d'avantage lorsque ses iris bleuté furent capturé par celle de l'homme au teint plus caractéristique. Une flèche. Un coup lui crevant droit dans les iris, il ne pouvait plus bouger la tête. Il la voyait cette surprise. Cette étrange attirance vers le fruit interdit. Il sentait cette découvert inespéré jusque dans ses grippes et fut plutôt déstabilisé par le regard qu'on lui laissait. N'ayant jamais vraiment aimer qu'on lui regard aussi intensément, les derniers cas n'ayant jamais vraiment donner de bon résultat. Il s'en méfiait. Il n'aimait pas cas. Il savait que quelque chose allait arriver, mais il ne savait pas quoi. Il espérait qu'il ne le touche pas. Il espérait qu'il ne l'insulte pas. Il savait que ses ailes lui attirait de nombreux commentaires des clients un peu ou trop saoul. Il savait qu'il n'était pas la bienvenue partout en cette ville pourrie, mais il espérait. Il se demandait si cette fois, tous allait être différent. Et si il ne se faisait pas châtier? Il le désirait plus que tout alors qu'il sentait le regard du nouveau lui détailler le visage. Son visage se reculant quelques peu, étant surtout surpris par les iris parcourant son visage, il ouvrit la bouche pour lui demander de nouveau s'il avait besoin de quoique ce soit lorsqu'une parole échappa finalement au lèvre du basané.

" E-rik ? "

Un mot. Un nom même. En deux syllabe, mais un nom qui n'était pas le sien. Un nom qui t'avait semblé mélancolique. Un nom qui avait couler des lèvres de l'inconnu en serpentant jusqu'au comptoir. Un nom qui était douloureux. Maximilian le percevait. Il le ressentait alors que son cœur se serra un peu, mais il ne pouvait rien y faire. Il aurait tant pu pouvoir l'aider, mais ce nom lui était inconnu. Peut être ressemblait-il à un autre être? Il n'en savait rien, mais il essaya tout de même de corriger la situation. Il voulait rendre cette atmosphère moins pesante. Il voulait que sa soirée soit plus agréable. Il se devait se servir un bon service alors, il parla. Enfin, il aurait parler si cela n'avait été du verre qui se déversa sur le comptoir. Haussant les sourcils, surprit par le geste soudain, il réagit rapidement. L'une de ses mains allant pincer le linge de table étant accrocher à son tablier de barman, son autre main allait rattraper le verre avant qu'il ne tombe sur le plancher alors qu'il s'affaira à essuyer le liquide jouant de couleur sur le bois.

" Veuillez m'excuser. Je dois absolument essuyer le comptoir. " dit-il d'un voix un peu malaisé.

Il s'était dépêcher. Il ne voulait point avoir de représailles pour un alcool ayant atteint le bois. Il n'avait guère envie d'être réprimander par la faute d'un client, mais il ne laissa pas son agacement paraître. Il n'avait pas non plus oublier le nom qu'il avait dit en un soupire. Il dut alors satisfaire sa curiosité.

" Est-ce une personne que vous attendez au bar, monsieur ? Dois-je vous préparer un deuxième verre par la même occasion ? "
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Mer 26 Avr 2017 - 20:46




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Hernando n’est plus ; il n’est plus l’homme qu’il était — celui disparu. Disparu sous les larmes ; sous les peines ; sous les cris ; sous cette immense chape de plomb ; ce vide qu’il accueille comme un ami bien connu. Dès qu’il sent la vie le quitter ; dès qu’il sent cette maîtresse le retrouver. Il n’est plus qu’un miroir brisé — être effacé — reconstitué. Un ersatz d’une vie passée ; un écho murmuré. Il n’est plus que l’ombre de son ombre ; Pinocchio aux rêves envolés ; menteur aux lèvres gercées. Il n’est qu’un pantin qui continue d’exister alors qu’il devrait rendre l’âme ; suffoquer sous le poids de toutes ces vies qui ont cessés.

Cette apparition ; cet ange inespéré lui donne envie de pleurer, d’hurler, de se jeter sur lui avant de l’étrangler. Tuer cet imposteur ; embrasser son mari décédé. Alors il reste planté là ; bouche-bée. Tandis que l’alcool coule lentement le long du comptoir ; supplice de la goutte renouvelé. Plic. Plic. Plic. Le liquide ambré se perd sur le sol tandis que les paroles du barman se perdent dans son esprit embrumé.

Veuillez m'excuser. Je dois absolument essuyer le comptoir.

Ces quelques mots lui rappellent l’instant ; le lieu ; le présent. Alors qu’il ne vit que dans le passé ; que dans ces moments qu’il n’arrive pas à oublier ; au creux de ces yeux illuminés. Erik. L’amour de toute une vie — de sa vie. Celle qui a disparue ; noyée ; engloutie par la fatalité ; par cette réalité qui lui colle à la peau. Par ce pouvoir dont il n’a jamais voulu ; ce pouvoir qui est arrivé alors qu’il se pensait enfin libéré. Qu’il pensait pouvoir s’envoler ; s’oublier ; retrouver ses êtres aimés. À croire qu’un ange damné s’est perdu en chemin lorsqu’il l’a ramené. À croire qu’il est en train d’halluciner. Il aurait peut-être dû vérifier ce bourbon ; sa composition.

Est-ce une personne que vous attendez au bar, monsieur ?

Hernando s’entend suffoquer ; entend sa salive se mêler ; sa gorge se serrer. Non, il n’attend personne. Non, cette personne est déjà partie — depuis des années. Malgré ce reflet brisé — ce reflet qui souhaite le tromper. Ces mots ; ce ton ; cette voix qu’il ne reconnait pas. Ce monsieur soufflé ; cette forme de politesse qui n’a jamais existé — qui s’est envolé la première fois qu’ils se sont rencontrés. Sourire joueurs ; prunelles exaltées. Il n’est pas ici ; il est parti ; loin, si loin, dans un endroit où il ne peut l’atteindre ; où il ne peut le retrouver. Ses doigts s’accrochent au cristal vidé ; vidé de son contenu ambré. Il entend le jeune homme éponger ; nerveusement. Hernando n’arrive plus à se situer ; à se retrouver.
— « Non. » simple mot lancé ; il déglutit. « Non ça ira, juste. » dit-il, hésitant. De sa vie il n’a jamais tremblé ; il n’a jamais ainsi hésité. « Un autre, s’il-vous plait. »
Le tu s’accroche à ses lèvres ; im-prononcé. Il doit se rappeler ; se souvenir que ce n’est pas un fantôme ; que ce souvenir n’est qu’un tour de son esprit malmené. Ses prunelles de jais se baissent sur le comptoir nettoyé, ses doigts glissant sur le bois encore humide.
— « Désolé. » gorge enrouée ; murmure à peine prononcé.


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