petit scarabée. -feat yong-sun-

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Lun 3 Avr 2017 - 21:12
Petit scarabée - feat Yong
deviendra grand mais avant, il va devoir apprendre du vieux dragon.
Central Park
Un petit papier avait volé jusqu'à lui. Il l'avait trouvé un beau matin, coincé entre deux branches. Il s'agissait d'une petite annonce demandant l'aide d'un professeur d'art martial.

(clap clap)

Ça méritait des applaudissements. Le destin avait une drôle d'imagination quand il voulait et pas une seule seconde le moine n'avait hésité. Il écrivit une petite lettre, sur un papier aux odeurs de rose et avait chargé quelqu'un d'aller la remettre à son futur élève. Il avait été clair et à la fois court; une indication de sa maison, une heure, une date, et avec ça, une petite fleur d'Abutilon, pour annoncer la couleur. Fier et heureux de sa prouesse, il n'avait plus qu'une hâte; devenir son professeur.

Et pourtant, il y avait quelque chose de cruel dans l'apprentissage; on ne pouvait apprendre sans sacrifier quelque chose en échange, que ça ait été des efforts, du temps de l'argent. Et pourtant l'humain était fasciné par la découverte, il avait toujours besoin d'apprendre encore et encore. Peut-être faisait-il ça pour donner un sens à sa vie, aussi courte pouvait-elle être. Qu'importe les raisons, Diki était, lui, prêt à faire passer son savoir, et faire subsister cette flamme de connaissances, immortelle tant qu'elle sera partagée. Car oui, le moine savait, la vie n'était qu'une bougie, et quand la sienne ne brillera plus, il faudra bien quelqu'un pour le remplacer, quelque chose pour faire continuer de vivre son être à travers des écrits, une avancée, ou par le cœur et les paroles d'autres.

La vie était cruelle et pourtant elle était belle. Du moins Diki n'en pensait pas moins. Il était d'ailleurs empli d'une grande joie à l'idée de recevoir son élève. Il avait réfléchi à cent fois à ce qu'ils allaient faire, ce qu'il allait dire pour finalement se laisser aller au grès de Dame destinée. Après tout, comment faire autrement. C'est elle qui l'avait guidé jusqu'à cette grande maison, prise en otage par la nature, placée en hauteur, haut dessus d'un petit lac.

Un petit coin de paradis, cadeau qu'il chérissait comme la prunelle de ses yeux, sans pourtant en changer quoique ce soit.

Pourtant, en ce matin ensoleillé, sa maison était propre, rangée à sa façon, dans ce doux chaos de plantation permanent autant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Les murs étaient recouverts de lierres, et c'est dans le sol que poussaient sans crier gare, de petites fleurs, marguerites et boutons d'or. Diki les avait accueilli d'un sourire autant que ses fenêtres étaient constamment ouvertes pour laisser entrer et sortir les oiseaux de la ville, petits et gros, pour aller se réfugier et manger dans ce village d'habitants ailés, constitué de maisons accrochées au très haut plafond, pendues dans le vide. Ça apportait à la maison, une vie, sauvage et à la fois saine. Mais cela restait tout de même une maison et de par la porte, commençait un grand salon, fait de canapés entourés de beaux voiles orientaux, et d'un tronc d'arbre improvisé en table basse. Les tableaux aux murs sont restés des œuvres d'art, désormais accompagnés par des fleurs et des lianes, et pourtant, malgré le caractère possessif de cette nature, l'électricité subsiste. Des ampoules au mur, pour l'instant pas allumées, la lumière du jour effectuant déjà à merveille son travail, donnant à l'ambiance de l'habitation toute entière, quelque chose de féerique, de trop beau, de trop dépaysant pour être vrai. Et pourtant. Cet univers continuait d'exister envers et contre tout, Diki avec, sans l'aide de personne. La nature en toute sa splendeur, belle et forte, dans laquelle il trouvait une inspiration, une stupeur  même qu'il pouvait dire ses cinq petits mots; La nature est mon idole.

Et il voulait que son élève comprenne le sens, l'intègre et le vive. Mais il n'était pas capable d'obliger, il ne pouvait que léguer un bagage et voir si il allait le prendre ou non. Et pas qu'il allait être déçu, car l'humain est un être imprévisible, qui lui donne ce charme impétueux. Alors il l'attendait, le cœur chaud, le visage ouvert, souriant, les bras croisés dans ses trop grandes manches, habit de moine, de lumière et de tissus de couleurs chaudes. Il était là, prêt, flambant d'une passion du kung-fu shaolin et pourtant si doux, si inoffensif, si accueillant, lui et sa petite maison de pierres et de fleurs.
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Mar 4 Juil 2017 - 21:33
Petit scarabé ✩
ft. Diki

Ce serait mentir que de prétendre qu'il n'avait pas trouvé l'idée purement ridicule, au départ.

Une petite annonce, honnêtement. Même avant la lune rouge, c'était le genre de choses qu'il trouvait au mieux douteuses, au pire embarrassantes. Mais ses efforts pour retrouver un enseignant s'étant soldés d'un échec et le temps que lui prenait la fac ne l'y aidant pas, Yong-sun dut se résoudre à laisser de côté ses réticences. S'il ne s'abaissa pas à admettre à son anima qu'elle avait (encore) raison, il s'arrangea néanmoins pour faire imprimer des affiches avec le message qu'il avait besoin de faire passer dessus, indiquant l'adresse à laquelle envoyer une réponse en espérant ne pas tomber sur de dangereux weirdos. Bien sûr, Kyong était persuadée que ça se passerait bien, mais parfois le brun ne savait pas déterminer si elle était trop confiante ou si c'était lui qui frôlait la paranoïa.

Il avait attendu un moment, se sortant presque cette histoire de l'esprit, avant qu'une enveloppe lui étant adressée n'arrive à l'appartement. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne s'attendait pas à ce qu'il y trouva. D'abord interpelé par la fleurs, le brun la fit tourner entre ses doigts, incapable d'en déterminer l'espèce mais appréciant néanmoins sa forme particulière. Ca ne ressemblait pas à une espèce sauvage, il se demandait si certaines personnes prenaient toujours le temps d'entretenir des jardins. Mais pourquoi pas, après tout ? Le papier à l'odeur doucereuse qu'il ne put déterminer le prit d'autant plus par surprise.

Etait-ce bien nécessaire ?
Ca devenait embarrassant

Mais il y avait une adresse
une date
une heure
et ça lui suffisait

C'est donc dans la même tenue que celle qu'il arborait pour ses cours de boxe thaïlandaise que le brun se rendit sur place un peu en avance. Il n'avait pas ressorti ces vêtements et ce sac de sport depuis la Lune Rouge, se rappela-t-il avec une once de nostalgie. Le visage de Carolina, son professeur de l'époque lui revint brièvement en mémoire, mais il préféra l'ignorer pour ne pas partir en retard.

Connaissant son caractère discutable, il préférait au moins arriver à l'heure
Pour ne pas faire mauvaise impression
(même s'il s'attendait à ce qu'elle soit mauvaise par défaut)

Ne sachant pas trop à quoi s'attendre pour un bâtiment (supposait-il) au milieu de Central Park, il avait pris la précaution d'emmener une bouteille d'eau, une tenue de rechange et une serviette, histoire de ne pas repartir collant de sueur. Il parcourut les lieux avec du regard avec un air pour le moins sceptique sur le visage avant de repérer une maison aux murs couverts de lierre qui semblait correspondre à l'adresse. L'endroit n'était-il pas abandonné ? Soudainement, ce plan lui sembla particulièrement douteux.

Mais s'il avait un jour été un garçon prudent, ça se saurait.

Alors il avança entre les herbes folles jusqu'à cette maison qui ressemblait plus à une serre clandestine qu'à autre-chose, jetant un dernier coup d'oeil plus ou moins nerveux à l'heure avant de frapper trois coups, espérant qu'on l'entende. Espérant qu'il y aie quelqu'un pour l'entendre, et que cette lettre fleurie ne l'aie pas mené en un lieu abandonné.

Parce qu'ile blague si tôt le matin n'était pas quelque-chose qu'il pourrait prendre calmement.
electric bird.


(flagelle-moi j'ai mis 40 ans à poster omg je suis une personne terrible PLS )
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