let's talk about the past — ft. thanatos

 :: OVER THE RAINBOW :: GLIMPSES OF THE PAST Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Mer 5 Avr 2017 - 21:26
ft. thanatos

Les rires résonnent, ils emplissent la pièce.
Tu ne le sais pas vraiment, mais c’est bien avant tout ça, Camel ; bien avant que tu perdes la mémoire. C’est là l’histoire oubliée, l’histoire que personne ne connaît réellement, si ce n’est ton anima : Ersal. C’est le silence d’une vie, les restes de ton existence que voilà.
Les rires, ils crient, ils sourient, ils sont joyeux. Ils sont bien avant tout cela, et toi, tu es encore bien jeune, ceci est loin, alors que tu n’étais encore qu’un adolescent. Jeune, frais, joyeux, et sans trop de soucis, à rire à la vie et ne jamais réellement te préoccuper de ce qui allait venir demain. Peu sont ceux qui t’ont connu ainsi ; et pourtant.

Il fait encore chaud, à cette époque de l’année, et tu es là, avec ton vieux sac de cours sans doute un peu troué, à force de ne pas réellement en prendre soin. Entouré de tes amis tu ris encore de l’avenir et des choses qui se passent. Tu ris des cours, de tout, et tu t’amuses. Tu es jeune, Camel, seize ans, sans doute. Je ne t’en veux pas de ne jamais avoir réellement pensé à l’avenir. Personne n’aurait jamais réellement pensé à cet avenir. Car personne ne s’y attendait. Les choses changent vite, trop rapidement. En un clin d’œil, elles changent, elles s’envolent, se détruisent et se construisent à nouveau.
Jeunesse perdue ; rêves envolés.

Tu es là, avec ton plateau, accompagné de ton groupe d’amis, et tu le vois. Là. Là-bas, seul, comme toujours à vrai dire. Il est toujours là, seul, à vrai dire. Tu aimerais comprendre, comprendre pourquoi il est ainsi, toujours seul. Tu te sers, tranquillement, et tu te diriges à sa table, abandonnant ton groupe. Une fois face à lui, tu poses ton plateau et lui fais un immense sourire, comme tu sais si bien les faire, Camel.
Lentement, tu t’assois et le fixes, les yeux brillants, face à ce garçon ; plus jeune que toi, pour sûr, peut-être plus timide, aussi.
Oh, tu aimerais savoir, savoir ce qu’il se passe, ici, savoir ce qu’il se passe quand il est là, dans les couloirs, à la recherche d’une quelconque destination où aller.

Et tu songes, tu songes à ces choses que tu ne comprends pas, à ces personnes qui vivent, ainsi, seules, qui se sentent à l’écart, peut-être, qui sont mises à l’écart, peut-être. Tu n’en sais pas grand-chose. Tu n’as jamais vraiment regardé, tu n’as jamais vraiment fait attention au monde qui t’entoure, à ces personnes qui sont seules, qui se sentent seules.
Mais, il est seul, lui. Il est seul, et tu le vois bien. Peut-être est-ce pour cela que tu es là, face à lui, à la recherche d’un quelconque regard, de quelque chose que toi-même tu ne comprends pas. Tu es là, le sourire aux lèvres, peut-être à t’imaginer que tu aurais pu, toi aussi, être à sa place. Tu es là, à te dire que tu aurais pu avoir ce regard, sans doute un peu rebelle, sans doute un peu étrange, sans doute un peu différent ; ce regard de quelqu’un qui fuit.

Salut !





Lost
avatar
Lost
Métier : enchaîne les petits boulots
Mutation : humanité - annule les pouvoirs
Revenir en haut Aller en bas
Lun 29 Mai 2017 - 16:39
Let's talk about the past
FEAT Camel et des plateaux repas
C'était il y a longtemps, bien avant la lune rouge, bien avant le lycée et son premier vrai ami, pas tellement longtemps avant le psychologue ceci dit, mais quand c'était encore lui la victime et pas celui qui leur faisait peur. Quoi que c'était peut-être parce qu'il leur faisait peur qu'il en était la victime. Peu importe. De toute façon le résultat avait été le même, dans ces deux périodes : Il avait été seul. Que ce soit chez lui ou au collège, il avait été seul. D'un côté il s'en fichait, mais de l'autre, parler à des gens lui plaisait. Il aimait parler, beaucoup, et aimait aussi qu'on le remarque. Il était déjà suffisamment ignoré chez lui, alors que ses petites sœurs étaient des princesses qu'on traitait avec tout l'amour du monde. Lui ne cherchait pas l'amour, il cherchait l'attention. Pourtant, la seule qu'il avait obtenu était celle de la haine, celle des autres, celle de ceux qui voulaient l'humilier, lui faire du mal. Pour s'amuser ou pour imposer un rapport de force, afin que lui ne cherche pas à leur faire du mal probablement. À cette époque là, il était encore patient. Ça n'allait pas durer, la frustration du jeune garçon n'était pas encore assez grande, mais elle empirerait bien vite, du moins pour ceux qui la subiraient, et peut-être trop lentement pour les autres.

Il était assis seul, à sa table, comme toujours. Il scrutait son plateau repas, dont le contenu aurait pu être plus appétissant s'il ne sortait pas du cantine. Enfin, en soi, c'était le seul repas où il n'avait pas à supporter les deux pestes qui avaient pris sa place auprès de sa famille, alors ça lui plaisait. Il avait bien l'intention de profiter de cette paix, et c'était un des rares moments où il ignorait complètement le monde qui l'entourait. Il n'y avait que les bruits forts qui l'attiraient, lui et sa curiosité malsaine. Les disputes, les plateaux qui tombent. Peut-être un élève en avait-il fait trébucher un autre, peut-être se passerait-il quelque chose de surprenant. Mais c'était rarement le cas, souvent c'était juste un enfant un peu maladroit qui avait décidé qu'aujourd'hui, il se laisserait porter par la gravité. Alors, Isak recommençait à manger, ignorant à nouveau le monde, se demandant s'il tournerait la tête, la prochaine fois, et il le faisait, inévitablement.

Pourtant, aujourd'hui cette scène n'eut pas lieu. Quelque chose changea. Oui, la présence de quelqu'un qui venait d'arriver en face de lui. Le jeune homme souriait, Isak ne réagit pas. Il ne comprenait pas sa présence. Il ne savait pas qui c'était, mais peut-être sa réputation l'avait-elle dépassé et voulait-on le victimiser encore, par des gens qu'il ne connaissait pas. Enfin ce n'était pas vraiment son soucis. Le sourire surtout le perturbait. Ce n'était pas un de ces sourires mauvais, qui disaient « Je vais te faire mal ». Non, c'était un simple sourire, une approche presque amicale.

L'inconnu s'assit et continua de regarder Isak en souriant. Ce dernier s'était arrêté de manger pour faire face à la nouvelle présence. Quelques secondes passèrent ainsi, en silence, à se regarder, Isak se tournant de temps en temps pour voir si personne n'était entrain d'observer de lien. Peut-être était-ce une blague. On ne savait jamais avec eux. Puis finalement la voix retentit.

- Salut !

Isak sourit, de ce sourire qui ne le quitterait jamais, qui serait presque une marque de sa nouvelle identité, celle de Thanatos. Un sourire qu'on appelait carnassier, mais qui lui semblait si naturel. Il ne cherchait pas à effrayer son invité, non, c'était juste une réaction spontané. Il ne comprenait toujours pas ce qui se passait, mais rien qu'entendre ce mot, ce simple mot, l'avait tout de suite calmé sur ses réflexions. Maintenant, la discussion était lancée, il pouvait parler.

- Salut. Tu as perdu un pari ? Parce qu'en général personne ne s'approche de cette table. Peut-être qu'elle est hantée ? Ou c'est juste moi qu'ils fuient ? Les deux me semblent approprié pour des défis. Ou tu n'avais pas envie de manger seul peut-être ?

Au moins, il avait répondu au salut, avant de l'attaquer de questions. Il ne cherchait vraiment pas à lui faire peur, ou à ce qu'il s'en aille. Mais il était curieux, qu'est ce qui pousserait quelqu'un, quelqu'un qu'il ne connaissait pas surtout, à venir s'asseoir à cette table, avec lui et son air si peu aimable. De la gentillesse pure et simple et l'envie de le connaître ? Non, c'était inimaginable. Tout le reste lui paraissait tellement plus plausible. C'était probablement parce qu'il n'avait jamais vraiment connu de gentillesse, mais tant pis, l'idée du pari avait prédominé sur tout le reste, de toute façon.

i'm a zombie
avatar
i'm a zombie
Métier : Terroriste
Mutation : Nécrose
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Doucereuse Agonie. :: OVER THE RAINBOW :: GLIMPSES OF THE PAST-