I was Bored. [Silhan & Isabel]

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Lun 10 Avr 2017 - 1:09

I was Bored
Silhan & Isabel

Que faire, que faire ? Il n'avait pas de choses prévues aujourd'hui, et, il s'ennuyait un peu. Et surtout, il était seul – et il n'aimait pas être seul. La compagnie humaine était un peu importante pour lui, même s'ils étaient humains, c'était pour ça qu'il ne se dépêchait pas trop à tous les annihiler. Mais bon, le fait était ; il était seul, ce soir. Et il ne savait pas quoi faire. Peut-être aller chez quelqu'un ? Oui, mais qui ? Il s'était fait chassé par un peu trop de monde déjà, et on ne voulait plus de lui ici et là – en même temps, qui voudrait d'un gamin, peau pale, yeux rouges et peau brodés qui vienne vous faire coucou chez vous en mode « BOUYA » quoi, sérieusement.

Puis une idée lui vint à l'esprit. Il y avait longtemps, un peu à ses débuts en temps que Eros, quand c'était un peu la chasse aux pouvoirs avec Maxwell qui voulait toujours en savoir plus, il avait aidé à kidnapper un jeune homme, un Philia, le petit frère d'une certaine Juañez... Isabel Juañez oui. Eh, il se rappelait de son nom, applaudissez le !! Et aujourd'hui, cette même personne figurait dans la liste des Dués. Peut-être aller lui rendre une petite visite lui donner des nouvelles de son frère ? En mentant, bien sur, sinon ses réactions seront mon drôles. Il retrouvera sa maison, il en était certain, il s'en souvenait. Elle n'était pas plus recherchée que ça, vu qu'elle ne faisait pas vraiment de mal, mais voilà. Il n'y allait pas en temps que Eros, pour la chasser, mais en tant que gamin qui s'ennuie pour la perturber. Et pas besoin de passer par la porte d'entrée, avec ses ailes, il s'introduit sans soucis par la fenêtre. Elle ne semblait pas être là, alors il s'installa sur le canapé en attendant son retour. Il avait trouvé un peu de chips, alors il était en train d'en manger du coup. Bah quoi ? Il faisait comme chez lui.
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Lun 10 Avr 2017 - 14:16
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Isa & Silhan



Il y a des jours comme celui-ci où je manque d'air. Je me sens étouffer au milieu de toute cette ferraille, de ces gens qui toquent à ma porte ou que je repêche sur les trottoirs. C'est peut-être égoïste, mais au moins pour une matinée, je m'accorde une promenade rien qu'à moi. Mimi sur mes talons bien sur. Je laisse derrière moi cette maison toute tassée sur elle-même, comme pour se fondre dans la masse, devenir la plus petite et la plus discrète possible, invisible aux yeux du monde, avec ses caisses à outils et son monticule de pièces en tout genre. "Aloooors on va où on fait quoi ! J'aime bien quand tu pètes les plombs comme ça, j'ai à peine le temps de digérer un gland que madame nous a foutu dehors !" Je lève les yeux au ciel, il ne peut pas arrêter de se plaindre cinq minutes ! Après je ne peux pas lui en vouloir, il ronflait encore quand je l'ai extirpé sans ménagement de son petit lit et deux secondes plus tard, nous étions déjà sortis. "J'ai envie de cueillir des fleurs !" Un peu de douceur, dans ce monde plein de noirceur ne me ferait pas de mal. Je pense directement à un lieu en particulier. "Cap sur le Jardin Botanique !"

Deux heures après, nous avions fait l'aller retour. Aucun danger n'est survenu pendant notre petite escapade, et intérieurement j'en suis soulagée. Nous marchons d'un bon pas, j'ai retrouvé le moral. Nous portons chacun un petit bouquet de fleurs, une sorte de touffe blanche dont la forme inhabituelle m'amuse quelque peu. Nous papotons de tout et de rien, Mimi imite Maxwell avec humour, en se foutant de sa personne et en exagérant ses traits. Finalement nous terminons notre balade par un concours de mimes intenses, et je fais la moue après avoir perdu 2 à 5.

Bientôt, nous voilà devant ma porte. Je n'entends rien à l'intérieur, je ne me doute pas encore qu'une fois dedans, nous ne serons non pas deux mais trois. Je ne me doute pas non plus du chamboulement que je vais vivre dans quelques instants. Je ne sais rien de tout cela, alors les bras toujours chargés de pétales, les yeux rieurs et l'esprit enfin dégagé, je déverrouille tranquillement mon chez-moi. La clé tourne en criant dans le verrou rouillé. Je donne mon habituel coup de pied pour l'ouvrir tout à fait. Et alors que je referme derrière moi, mon regard rencontre le sien. Rouge, rouge de sang et de fer, rouge d'assassin et de malheur, rouge qui nous prévient de l'horreur à venir, qui nous met en garde d'approcher, qui s'amuse à jouer avec les vies, et se nourrit de la peur qu'il procure par sa simple vision. Je ne vois pas le tatouage du jeune homme en face de moi, mais je ne vis pas dans une grotte. L'Ange de la Mort avec un grand M, l'Eros dérangé qu'on ne désire jamais rencontrer. Je l'ai devant moi. Une fois la frayeur et la surprise passées, je dégaine l'arme collée à ma cuisse et la pointe sur lui. Mourir sans rien tenter, dans ma propre maison, se serait pour moi le pire des tombeaux. "De un tu bouges ton cul de mon canapé, de deux tu te barres de chez moi. Tu n'es pas le bienvenu ici." Mimi commence à gémir, et je tourne ma tête vers lui, interloquée. "I-Isa il il... IL MANGE MES CHIPS BUTE-LE !!!!! T_T" Je. N'en. Peux. Plus. De. Ce. Machin. Dans ma précipitation j'ai lâchée les fleurs que nous avions cueillies.

Le comique de la situation ? Ces jolies fleurs blanches portent le nom... de "cheveux d'ange".
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Dim 16 Avr 2017 - 19:18

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Silhan & Isabel

Silhan ne supportait pas le toucher, et méprisait les humains. Il les regardait comme des insectes, tous autant qu'ils soient, plus vieux, plus jeune, plus fort ou plus faible, tant qu'ils étaient humains, il ne les portait pas vraiment dans son cœur. Comprenez par la que le cœur de Silhan était seul, et condamné à une solitude éternelle ; triste destin d'un ange que personne ne comprenait. Mais il avait le temps avant d'éradiquer l'humanité. Alors en attendant, il comblait sa solitude avec ces insectes ; c'était déjà mieux que rien. Il faisait souvent ainsi, travaillait la journée ou squattait chez les uns et les autres, ceux qui l’aimaient bien comme ceux qui ne le supportent pas. Il fallait savoir varier ; l’humain était souvent un peu trop ennuyeux, et rester tout le temps avec la même personne n’était pas vraiment la chose qui lui plaisait le plus. Alors il variait. Qu’on l’aime ou pas, Eros ou pas, il arpente les fenêtres ouvertes de la ville, de ce qu’il en reste du moins, entre, mange ce qu’il trouve, s’occupe jusqu’à ce qu’on le découvre, et basta. C’était comme ça. Aujourd’hui, c’était tombé chez une Dué, qu’il connaissait en plus. De loin, mais qu’il connaissait. Elle rentra alors que Silhan eu le temps de manger la moitié des chips déjà. Il l'accueillit avec un sourire innocent, le sourire d’un enfant ; le sourire de Silhan. Un petit “coucou” de la main, cette main brodée qu’il agita comme si c’était naturel de rentrer chez les gens comme ça. « De un tu bouges ton cul de mon canapé, de deux tu te barres de chez moi. Tu n'es pas le bienvenu ici.» Cette violence. Silhan rigole doucement, laissa sa main se poser sur l’arrière de son crâne. « Alleez ~ Pourquoi tant de violence.... Je ne te veux aucun mal Isa, je ne viens pas en temps qu’Eros aujourd’hui. Sois gentiiiille. » Il lui parle comme s’ils se connaissaient depuis toujours, c’était étrange. En même temps, Silhan n’a pas l’habitude d’employer de jolis mots. Il reste naturel quand à l’arme pointé sur lui. Si elle tire, il évitera, il est assez agile pour ça non ? Et dans le pire des cas il se protégera avec ses ailes. Il espère quand même qu’elle ne tirera pas. Il voulait parler lui, pas forcément tuer quelqu’un, là, tout de suite.


L’anima de la jeune femme râle parce que son paquet de chips se vide. Alors Silhan lui en propose gentiment. « Tu en veux ? Il en reste pas mal regarde ! On peut continuer à les manger en bavardant. » Croassement du dehors. Bruit de quelque chose qui se casse la figure contre la porte d’entrée. Cet imbécile d’Asriel a encore oublié que les maisons avaient des fenêtres. Silhan se lève d’un bond du canapé, laisse échapper un petit rire, se dirige vers la porte ; mais ne sort pas, il l’ouvre. Pour laisser entrer un corbeau peut-être un peu trop grand les ailes découvertes, mais qui pourtant se refuse à les fermer. Il est intimidant comme ça. Jusqu’à ce qu’il repère Mimi. « SOURIS » Et il s’élance vers Mimi, sans voler, avec ses deux pattes, dans une démarche plus que ridicule, les ailes déployées pour lui donner l’air grand et effrayant. « MANGER MANGER. »

Silhan le laissa faire, de toute façon il était trop idiot pour réussir à chopper l’écureuil. Il se contenta de sourire et de se diriger à nouveau sur le canapé. « Regarde, je suis venu sans rien moi, aucune arme ! » Bien sur que si, il en avait trois, il ne quittait jamais la totalité de ses armes, mais elles étaient trop bien cachées pour que Isa remarque quoi que ce soit. « Juste pour parler. J’étais tout seul, tu sais. La solitude, c’est pas si drôle que ça. » Et dire qu’on associait cette bouille enfantine toute mignonne à la réputation d’”Ange de la Mort”.

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Jeu 20 Avr 2017 - 22:08
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Isa & Silhan



J'ai très rarement était confrontée aux Eros. Ma planque se fond dans le décor et je parviens à ne pas trop faire courir de bruit à mon sujet. La peur qui tord les entrailles de la plupart des habitants de ce quartier, ne m'atteint pas. Sûrement car dans un sens, même s'ils m'attrapent, me capturent, m'infligent souffrance ou tout autre méthode barbare, je ne serai pas anéantie. Toute seule dans cette cabane trop froide, dans ce quartier trop sombre, dans cette ville trop gâchée, je suis malade de mes propres souvenirs. Si mon frère était là, son sourire si délicat pourrait apaiser mes craintes d'enfant, ses blagues un peu lourdes me feraient hocher la tête en signe de désespoir face à ses bêtises, alors qu'intérieurement je mourrais de rire. Ses étreintes les jours de pluie, nos balades les jours joyeux, un lien fraternel tissé depuis si peu de temps et pourtant assez fort pour me faire perdre la tête de chagrin. Le simple "merci" pour m'avoir accompagné dans cette quête de la célébrité et du rêve, pour avoir veillé sur moi, m'avoir écouté et bercé d'encouragements sur un ton plein de promesses, je ne le lui ai jamais formulé. Parce qu'il est dur de remercier sincèrement une personne, quand on a l'impression qu'un mot si minuscule ne vaudra jamais l'importance de ce qu'il a entrepris pour vous. Alors on se tait, on repousse au lendemain. Seulement dans mon cas, il n'y a pas eu de lendemain, et ce "merci" maintenant, je ne peux que le dire au ciel, aux nuages, en espérant qu'ils entendent mon écho et transportent mon message pleins de larmes et d'espoir, jusqu'aux oreilles de celui qui m'a tout donné.

J'ignore les tremblements de mes doigts crispés sur la gâchette, mais je n'abaisse pas le regard. Ma détermination est sans faille, je ne peux pas mourir. Car si un jour mon petit frère parvient à s'en sortir, je ne veux pas qu'il est tout à reconstruire seul, je veux être là pour lui comme lui l'a été pour moi. L'aider à reprendre sa vie en main, à suivre ses propres rêves cette fois. Basculer la tête vers le bleu du ciel et se dire que là maintenant, on peut décider de ce que l'on souhaite faire. Devenir violoniste et jouer dans de grands orchestres, sculpter tout un tas de statuettes, les peindre et leur donner vie, ou bien se lancer dans la couture pour parer le monde d'une immense toge dorée. Une vie c'est si court et si précieux... Je crois que j'ai arrêté de connaître le bonheur le jour où il est parti. Je veux qu'on soit heureux ensemble, tous les deux réunis, et se dire que nous l'avons finalement fait : nous n'avons pas abandonner.

L'Eros incline sa tête sur le coté, ses pupilles se dilatent tandis qu'il me détaille. Son simple regard me dégoûte, je me sens mise à nue devant ce monstre. Pour l'instant, il ne montre pas les crocs, se contentant d'une remarque sarcastique, à croire qu'ici c'est aussi chez lui, une sorte de domicile pour trois. "Alleez ~ Pourquoi tant de violence.... Je ne te veux aucun mal Isa, je ne viens pas en temps qu’Eros aujourd’hui. Sois gentiiiille." J'ai l'impression qu'il se paye ma tête. Mes tempes tapent lourdement mon crâne, mes sens en alerte crépitent dans une brume épaisse, une goutte de sueur où se mêlent crainte et colère coule le long de mon front. "Je n'ai pas à être gentille, nous ne sommes pas amis." Les castes font partie des inventions les plus stupides que j'ai pu voir jusque-là, être Eros, Sourgè, Philia,... ne représente pas grand chose à mes yeux. Mais celui-là n'a pas la réputation d'être tendre et de simplement faire une halte pour dévorer des paquets de chips. Les aprioris c'est mal, mais je dois faire quoi, lui dérouler le tapis rouge ?

Mimi se met à gémir de malheur, face au génocide de ses chips. Il avait économisé pendant 3 jours entiers pour se les acheter. Il les avait ramener à la sueur de ses griffes, armé d'une détermination sans nom. Mais voilà qu'on avait souillé son trésor, sans qu'il eu rien pu faire... "Tu en veux ? Il en reste pas mal regarde ! On peut continuer à les manger en bavardant." Dans la seconde qui suit cette déclaration, j'ai peur que Mimi ne vire au rouge tomate comme dans les mangas, entrant dans une colère noire. "J'aime pas partager !!!!!!" Et alors qu'il va bondir sur son voleur, une masse non identifiée vient s'écraser contre la fenêtre. Une poignée de secondes plus tard, un grand corbeau passe la tête par la porte entrouverte. "Vous gênez pas surtout, c'est open-bar ici." Dis-je sur un ton exaspéré. C'est alors que tel le plus efficace des détecteurs, le corbeau se braque sur Mimi. "SOURIS!" Piaille-t-il en déployant ses longues ailes. "MANGER MANGER" Et il se précipite sur Mimi. Mon Anima a juste le temps de réagir en mode O_O puis esquive en se planquant derrière ma jambe. D'un geste du bras j'empêche le rapace d'approcher. Il est prêt à dévorer mon écureuil, non mais je rêve ! "Isa au secours, y a un gros dindon qui veut faire de moi son quatre heures !" J'écarquille les yeux : cette situation part beaucoup trop loin.

Bien sur, Monsieur le squatteur ne manque pas d'en rajouter une couche. "Regarde, je suis venu sans rien moi, aucune arme ! Juste pour parler. J’étais tout seul, tu sais. La solitude, c’est pas si drôle que ça." Et je suis censée faire quoi pour remédier à son ennui ? Prendre rendez-vous chez une psy ? Ecouter ses répliques sarcastiques et sans intérêt ? Je perds patience et abaisse mon arme. Lui, pas armé ? Mais oui voyons et moi je vais avec Papy Michel pêcher des truites. Et puis même dans le cas où il ne ment pas, son pouvoir n'a pas besoin d'un objet pour agir. Je ne me sens ni plus rassurée, ni plus en sécurité. "Déjà si tu pouvais demander à ton pigeon de foutre la paix à mon Anima, on partirait sur de plus bonnes bases." J'attrape Mimi par la peau du cou et le place sur mon épaule. Puis je marche, déroulant mes jambes avec lenteur, sentant la pointe de mes pieds frôler le sol, foulant de mes petits pas hésitants, ce sol grinçant sous mes orteils. Je viens prendre place sur l'unique chaise de la pièce, je l'attire à moi, la tourne vers lui, m'assis, attend, observe, réfléchis, analyse, ne trouve pas, cherche encore puis abandonne. Je ne sais pas comment cette situation peut évoluer. Mais... "Si tu veux parler eh bien parfait. Parlons. Je t'écoute."

Et je sens alors déjà, que je finirai par regretter mes paroles.
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Lun 17 Juil 2017 - 7:42

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Silhan & Isabel

Sans prise de tête. Ce n'est pas le genre de Silhan, de se broyer les méninges à penser à ceci ou à cela. Non, lui est plus... Dans le style « rien à faire », il fait ce qu'il lui plaît, sans se soucier des autres, de leurs pensées, deleurs peurs, de leurs sentiments, de leur souffrance. Non, ça ne le préoccupe pas. Il ne connait pas la compassion pour les humains. Il les regarde juste, s'amuse de leur comportement, comme on observe les fourmis avant de les écraser. Il regarde tout ce qu'ils font de mal, il ne les juge pas spécialement ; il est du genre à juger l'humanité toute entière sans trop faire de différences. Et dès qu'il en aura l'envie et le pouvoir, il les écrasera tous. Mais pas ce soir. Ce soir il s'amuse. Il apprend. Il sourit. Il est aimable et presque normal, si on excepte son apparence. Il n'est pas un Eros, ce soir. Il est un enfant au physique un peu étrange certes mais qui reste un enfant. L'innocence qu'il devrait avoir. Et il répond à Isabel avec ce ton innocent. « J'aimerais te proposer qu'on le devienne. Amis, je veux dire. Mais bon, ce serait pas possible, vu ma profession. Oh, et tu as de l'eau s'il te plaît ? Les chips, ça assèche la gorge. » Il n'était même pas ironique. Franc, pleinement franc.

Après l'incident de cet idiot de corbeau qui lui servait d'anima et à la petite chose de Isabel, Silhan vit un espoir de pouvoir rester sans qu'on le force à égager. « Déjà si tu pouvais demander à ton pigeon de foutre la paix à mon Anima, on partirait sur de plus bonnes bases. » Hihi. La joie. Silhan rappela Asriel par un appel sec, auquel l'idiot répondit en tournant vivement sa tête avant de retourner se poser sur... Le crâne de son lié. Donc on avait un enfant, cheveux blancs, coutures sur le corps, yeux rouges, et un corbeau sur la tête. Tout à fait NORMAL me direz vous. Non mais écoutez... l'Ange quoi. « Voila, donc je vous présente Asriel. Il est un peu con sur les bords mais n'a rien de méchant. Il n'aurait jamais voulu manger la petite chose là bas ne vous en faite pas, juste s'amuser un peu je pense ! » Il fit un clin d'oeil à Mimi qui se cachait encore, avant de donner une chips à Asriel sur sa tête.

Il attend que la Dué s'assoit. Et qu'elle, après quelques secondes de silence, lui propose de parler. Victoire pour Silhan !! L'enfant cherche. Dans ses souvenirs. « Isabeeel Juanez. » Il croque dans une chips. « C'est bien ça ? Parlons de ce que tu souhaite ! Tu peux me poser des questions sur ce que tu veux, si tu as des interrogations sur les Eros. » Non, Silhan lui-même ne savait pas grand chose sur les Eros. Mais il inventera. Ce sera drôle. « Je ne suis pas un traître, ni rien, mais je trouve ça plus amusant, si tu sais des choses. » Toujours ce sourire innocent... « Si tu n'as aucune question à poser, on parlera selon mes envies, du sens de la vie ou de la vie avec la Lune Rouge, ça pourrait être amusant de débattre. Et si tu ne veux toujours pas, on pourra jouer à loup ! C'est comme tu veux, moi je veux juste... Passer un bon moment. » Il ne semblait pas coller à sa réputation. Sauf son physique étrange, il avait tout d'un enfant qui s'ennuyait, rien de plus. Et pourtant... Il était Silhan Abanddon. L'Ange si redouté.

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Dim 6 Aoû 2017 - 14:31
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Isa & Silhan



Mes mains me démangent, elles rêvent de se refermer sur la gorge recousue de mon hôte. Mais je ne suis pas une assassin, je ne suis pas un monstre, je peux réussir à me contrôler. Il reste une part d'humanité en moi, et je sais bien que si je le tuais, les ennuis que je m'attirerais par la suite n'en vaudrait pas la chandelle. Il faut que je tienne bon, que je chasse mes pensées obscures et criminelles, que je ravale ma haine et que je serre les dents le temps de quelques minutes. Car je ne compte pas lui accorder beaucoup de mon temps. Ni croire à son petit manège. Venir ici pour discuter ? Pour que l'on devienne ami ? Et puis quoi encore, je ne suis tout de même pas stupide. Je ne crois pas ses paroles une seule seconde, je suis consciente que même désarmé, l'adversaire qui me fait face est très puissant et réputé pour son sadisme. Et je ne compte pas être ajoutée à la liste de ses nombreuses victimes. Croisez la route de l'Ange de la Mort, et votre vie s'arrête ici. Même si je voulais fuir je ne le pourrais certainement pas. Alors à la place de lui sauter dessus pour mourir avec dignité ou je ne sais trop quoi, je ravale ma fierté et je m'assois. On peut dire ce que l'on veut, mourir en héros n'est pas facile. Surtout lorsque come moi, on ne croit plus trop en rien, on possède un unique objectif qui rythme nos journées et qu'il nous faut atteindre quoi qu'il en coûte.

Mon nom est repoussant dans sa bouche. Puant, sale, grossier, dégoûtant. Je n'aime pas comme il le prononce. Comme une friandise sucrée qu'il se délecte d'engloutir, jusqu'à ce qu'il n'en reste rien, pas une miette. Tel un petit animal inoffensif dont il peut faire ce qu'il veut. Mais je ne suis pas son morceau de viande et je me retiens de justesse de lui hurler de se taire. Je veux savoir ce qu'il attend de moi, ce n'est pas encore le moment de craquer. Même si je doute de parvenir à discuter avec un Eros. Je les hais, et je m'en veux déjà d'être là à accueillir mon ennemi sur mon canapé, alors que mon frère est retenu en captivité loin du Bronx. Je devrais être en train de mettre au point une stratégie pour lui venir en aide... "Parlons de ce que tu souhaite ! Tu peux me poser des questions sur ce que tu veux, si tu as des interrogations sur les Eros." Pourquoi obéir à Maxwell les yeux fermés et pourchasser les habitants de ce quartier maudit qui n'ont rien demandé ? Pourquoi s'être engagé dans cette chasse à l'homme qui nous monte les uns contre les autres ? Qu'est ce que vous faites de ceux que vous capturez ? Quand pourrais-je revoir mon frère ? Mais je me tais, car je sais pertinemment qu'il attend une faille pour appuyer là où ça fait mal. Seulement j'espère en secret qu'il ne connaît rien de mon histoire, sans quoi me faire du mal ne devrait pas être bien compliqué.

"Si tu n'as aucune question à poser, on parlera selon mes envies, du sens de la vie ou de la vie avec la Lune Rouge, ça pourrait être amusant de débattre. Et si tu ne veux toujours pas, on pourra jouer à loup ! C'est comme tu veux, moi je veux juste... Passer un bon moment." Je sens la douleur et la colère monter en moi. J'y vois flou, je suis aveuglée par une envie de vengeance. Mon corps entier tremble. "Ca ne sera pas "amusant". Rien de tout ceci n'est amusant. La Lune Rouge est un enfer, Maxwell une pourriture, toi et les autres des ordures. Le monde est sali par toutes ces horreurs. Vous avez rendu les gens malheureux et aucun de vous ne méritent le pardon." Mes poings sont serrés, je suis si tendue que mon corps s'arque d'une manière anormale. Je n'arrive pas à supporter son air de gamin qui ne sait pas de quoi il parle, alors qu'il est tout à fait conscient de la cruauté de ses actes. Les mois s'écoulent mais je ne désire qu'une chose : revoir mon frère. "Discuter et débattre ne m'intéresse pas, mon point de vue ne changera pas. Ce que vous m'avez pris m'a détruite. Et tant pis si je passe ma vie à vous haïr et à ruminer. De toute façon mon existence a perdu tout son sens cette nuit-là." Je suis à bout de souffle, je n'ai même pas réalisé que je me suis levée, et approchée à quelques centimètres du Eros. Ses grands yeux rouges imperturbables me surveillent de si près. Je me recule rapidement et heurte la chaise derrière moi. Un grand silence règne. J'en ai trop dit, et je m'en veux déjà. J'espère ne pas m'être mis dans le pétrin sur un simple coup de tête...
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Sam 2 Sep 2017 - 3:48

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Silhan & Isabel

Son sourire, toujours le même. Air innocent, air enfantin, et ses yeux, malgré leur couleur sanglante, ne refletant rien d'autre sauf un esprit tout aussi détendu. Il est venu pour discuter, c'est vrai. Pour passer le temps, chasser l'ennui ; parce que oui, sa vie était pleine d'ennui, vraiment. Un peu trop, même, entre deux missions d'Eros, deux assassinats cachés, il ne savait que faire, sauf faire de sales blagues et tourner en rond. Et, squatter chez les gens. Donc, oui, quand l'ennui se présentait, il regardait, dans les quartiers, une maison, au hasard, il y rentre, et il tape la discut. Parfois contre le gré de la personne qui "l'invite". Mais ça a l'air d'aller, cette fois, au moins, Isabel a l'air consciente du danger, elle ne va pas tenter de le chasser avec un balais ou autre ; en même temps, elle est Dué, elle en a, des risques. Et même, qu'importe, il était serein. Qu'importe ou va la discution, ou Isabel elle-même, il n'a pas peur, il est loin d'avoir peur. Même quand elle se met en colère, qu'elle s'avance, et qu'elle parle. Silhan a déjà entendu ce discours, bien des fois, mais il ne l'affecte pas. Tout simplement parce que ; « Oh, Isa, le monde était déjà une pourriture avant. Tu sais, c'était juste que certaines personnes n'ont rien vécu de mal, mais, ce n'est pas la Lune Rouge qui a perturbé ce monde, c'est l'humanité elle-même. Avec ou sans cet astre sanglant, l'humain est quelque chose qui est destiné à souffrir et faire souffrir, c'est comme ça. » Son calme est toujours posé, son ton presque chantant, il ne prend pas tout ça au sérieux, il discute légèrement, rien de plus. Mais c'est ce qu'il pense sincèrement. L'humanité est et a toujours été une ordure, et rien d'autre. Il en est convaincu, il en est sur. Il à assez vu, assez vécu, il a eu les preuves que l'humain ne méritait pas la vie, tout simplement parce qu'il faisait de cette précieuse chose littéralement n'importe quoi. Vivement le temps qu'il les extermine tous.

Et c'est sur ce même ton qu'il continue, d'ailleurs, prononçant les prochains mots comme s'il s'agissait d'une blague, et de rien d'autre ; « Si ton existence à perdu tout son sens, pourquoi vis tu encore, alors ? Tu n'as jamais pensé à abréger tes souffrances ? »

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