Falling in circles ♦︎ ELIS [1.0]

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Mar 11 Avr 2017 - 0:00



FALLING IN CIRCLES
I'VE BEEN TRYING TO FiX MY PRIDE BUT THAT SHIT IS BROKEN,
I TRY TO HIDE, BUT NOW YOU KNOW IT,
THAT I'M AT AN ALL TIME LOW
Ryū s’assied en soupirant ; ses pieds posés sur la table basse, ses bras déposés sur le dossier du canapé. Il aurait pu être poli ; s’excuser ; retirer ses prothèses avant de pénétrer dans l’appartement. Mais il sait bien que l’américain n’en a que faire qu’il rentre chaussé ; et puis après la mésaventure qui vient d’arriver, le japonais a le besoin prenant ; puissant ; de sentir le métal contre sa peau ; de sentir ces visses traversant ses os. Il sent son anima se blottir au creux de sa gorge ; il passe des doigts peu assurés entre ses poils hérissés. Le combat qui vient de se dérouler l’a chamboulée ; terrifiée à l’idée de perdre son lié pour une histoire d’une immense stupidité.
— « Pourquoi as-tu eu besoin de l’attaquer ? » demande-t’elle, ses petites babines retroussées.
Sursaut en entendant sa voix gronder ; il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui reproche ses actions passées. Il pousse un soupire fatigué, sa main libre vient replacer ses cheveux déliés ; son ancien chignon détruit suite à ses acrobaties. Il prend un instant pour récupérer son élastique et refait rapidement sa coiffure. Il serait tenter de mentir entre ses dents ; de se justifier ; de parler pour ne rien dire pour ensuite se faire disputer par son anima énervé. Deuxième soupir qui passe la barrière de ses lèvres alors que sa tête part en arrière sur le canapé.
— « Je ne sais pas. Le voir devant sa porte ; j’ai réagis sans réfléchir, je sais. »
Avant qu’il ne puisse continuer à s’expliquer il entend les pas lourds de celui qu’il était venu visiter. Lançant un regard ; la tête à l’envers, il le voit approcher par la porte d’entrée qu’il a laissé ouverte sans trop s’en soucier. La première chose qu’il remarque c’est ces lèvres pincées ; ces sourcils froncés. Disparu le tendre sourire ; les yeux illuminés. Ryūnosuke ravale la bile qui remonte et se relève d’un mouvement fluide et travaillé. Bras croisés sur son torse ; il toise le cowboy qui vient d’arriver.
— « Je t’ai laissé assez de temps pour mariner, il est temps qu’on en parle, Elis. »
Inflexion sur son prénom pour montrer qu’il n’est pas venu pour rigoler. Qu’il ne repartira pas les mains vides ; que ces mystères ; ces secrets ; ce silence a bien trop duré.   
FT. RYŪNOSUKE + ELIS
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Mar 11 Avr 2017 - 0:39
FALLING IN CIRCLES
FEAT UN VIEIL AMI
Elis hésite, il attend, le dos collé à cette porte à présent fermée. Il aimerait ne pas avoir à en parler. Il aimerait que Ryu ne soit pas là pour ça. Il sait exactement ce qu'il va se passer, ils vont s'énerver, crier, hurler, dire beaucoup de choses qu'ils regrettent et il sera hanté, hanté par ses souvenirs qui lui volent déjà son sommeil. Parce qu'il y a tant de choses que Ryu ne sait pas, que personne ne sait à part lui, tellement de douleur qu'il retient en lui et refuse de laisser sortir, parce qu'il le sait, si jamais il le fait, il craquera et il refuse de le faire, pas en présence de Ryu. Il refuse que celui-ci le prenne en pitié comme les autres, jamais.

Lucky sort de sa chambre pour lui sauter dessus et le renifler avec amour suivi rapidement par Banjo qui regarde le japonais dans le salon avant de lever ses yeux sur son lié, pleine de compassion.

"Ca ira ?
- Pourquoi ça n'irait pas ?"

Léger sourire en direction de son anima avant qu'il ne s'avance en direction de son sofa, prenant le jeune chiot dans ses bras pour le caresser. Moue provocatrice sur les lèvres, il sait qu'il en aura besoin. Il aimerait que se soit simple, pouvoir balancer Ryu dehors en hurlant un "J'ai pas envie d'en parler", mais il ne le peut tout simplement pas. Tout d'abord parce que Ryu est aussi têtu que lui et qu'il serait capable de l'attacher à sa chaise pour un véritable interrogatoire, ensuite parce que puisque Ryu se donne la peine de s'inquiéter pour lui, il lui doit au moins des explications et enfin parce que Banjo ne le laissera pas faire.

"Je t'ai déjà dit que je n'aimais pas que tu utilises ton pouvoir pour pénétrer chez moi."

Son sourire disparaît pourtant lorsque Ryu se relève, le fixant avec un air sérieux qu'il n'aime que moyennement. Qu'on en parle. Il voudrait pouvoir fuir, prétexter une affaire urgente pour le boulot, mais mentir n'a jamais été son fort et si jamais Ryu le découvre ça n'en serait que pire. Et puis le japonais le connait assez pour savoir quand il ment.

"Tu veux pas à boire avant de commencer ça ? Je pense que je vais en avoir besoin."

Déposant le chiot sur le canapé il se dirige en direction du frigo pour y attraper une bouteille de bière, puis une deuxième avant d'aller s'asseoir sur le fauteuil en face du sofa et de les déposer sur la table basse, Lucky lui sautant sur les genoux et Banjo se glissant dans son panier près de lui.

"Qu'est ce que tu veux savoir Ryu ? De quoi veux-tu qu'on parle ?"

S'il joue les idiots ? Parfaitement. Pourquoi est-ce qu'il cherche à provoquer Ryu ? Il ne ne sait pas lui-même. Peut-être parce que ça l'amuse ? Peut-être parce que de toute façon il va s'énerver alors autant le faire gueuler tout de suite ? Peut-être pour tenter de le faire changer de sujet. Ce qui n'arrivera certainement pas. Ryu le connait assez pour savoir un minimum lui tirer les vers du nez. Et franchement ça l'emmerde. Il sort son briquet et son paquet de cigarette avant d'en glisser une entre ses lèvres, de l'allumer et de prendre la première inspiration de son poison préféré. Ca l'aidera peut-être à se détendre.

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- elis
#882222
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Mar 11 Avr 2017 - 14:01



FALLING IN CIRCLES
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Ryū fronce déjà le nez. Pas une minute est déjà passée que déjà l’américain se joue de lui comme il le sait si bien. C’est un jeu duquel il est fatigué ; fatigué de devoir tourner autour de pot ; fatigué de devoir lui tirer les vers du nez pour la moindre trace d’information. Il devrait y être habitué pourtant, Elis n’a pas changé depuis toutes ces années. Enfin si, on pourrait affirmer qu’il est devenu pire avec le temps ; que ses propos sont encore plus fuyants. Ryū laisse passer la remarque sur la porte d’entrée ; après tout, ce n’est pas comme s’il le faisait si souvent. Et si le cowboy voulait le faire entrer plus souvent, ce ne serait jamais arrivé. Il ignore le bout du museau de tsubaki contre sa joue mal rasée et accepte la bouteille en un claquement de langue agacé. À croire qu’il a perfectionné l’art de tout éviter ; de se distraire ; de trouver quelque chose d’autre pour s’occuper plutôt que parler.

Ryū se rassied ; sa bière dansant au bout de ses doigts ; les sourcils froncés. Il observe le cowboy prendre ses aise et essaye de ne pas le perturber. Autant ses manies peuvent l’agacer ; autant il sait bien qu’il faut lui laisser le temps de s’installer, sinon il ne pourra rien en tirer. Alors il patiente ; ses yeux observant distraitement le petit chiot excité. Un fin sourire ourle ses lèvres ; il se met à penser à Elis lorsqu’ils étaient au lycée. Il y a déjà tellement d’années ; lorsqu’il était comme ce chiot, toujours plein d’énergie et de bonté. Et la guerre, les années, la douleur et la terreur sont passées. Son regard se pose sur ce membre amputé ; il n’a pas l’habitude de le voir ainsi dévoilé. Surtout que, maintenant que l’inhibiteur de pouvoir est parti, il peut sentir le métal chanter — ou plutôt hurler, tordu, malmené.
— « Bon qu'est ce que tu veux savoir Ryu ? De quoi veux-tu qu'on parle ? »
Soupir ; il faut savoir rester zen. Inspiration. Ryū décide de lui piquer une cigarette ; ce n’est pas une discussion où il pourra y échapper. Il fait voler le briquet jusqu’à lui et allume le tube de nicotine avant d’en tirer une bouffé. Bien. Il se redresse ; le dos droit ; les yeux vissés dans ceux de son américain.
— « Je sais pas. Peut-être du fait que tu te transformes en monstre de 3m50 et que tu contrôles plus rien ? »
Sans qu’il ne puisse s’en empêcher, ses doigts glissent le long de sa gorge ; lisse des dégâts que Elis lui a infligé. Voilà pourquoi il a tant attendu avant de le confronter, il ne voulait pas que les traces de sa folie ; de son pouvoir ; que sait-il, restent sur sa peau et le narguent pendant cette discussion. Poussant certainement Elis à culpabiliser et à fuir ses responsabilités.
— « Tu comptais nous le dire un jour ? » dit-il
Nous. Ryū, sa soeur, son fils peut-être, quelqu’un, sa famille quoi. Les seuls individus qui seraient prêt à risquer leur peau pour le protéger ; à croire que le mémo ne s’est pas imprimé. Le japonais tire une nouvelle tafe, déjà plus énervé alors que son anima se blotti contre lui, essayant de le calmer.  
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Mer 12 Avr 2017 - 12:05
FALLING IN CIRCLES
FEAT UN VIEIL AMI
Elis ferme les yeux, il prend un instant, profitant de cette cigarette parce qu'il sait qu'il va commencer à se braquer, il sait qu'il va s'énerver parce qu'il ne veut pas parler, il ne veut rien dire sur l'accident, sur son pouvoir et sur tout ce qui le touche dans sa vie. Parler de Xiél qui essaye de draguer sa camarade de classe, pourquoi pas ? C'est léger, voir drôle, mais pas de ça, pas de ce qui le torture tous les jours. Il le fera surement quand même, parce que Ryu arrive toujours à le faire parler, mais il sait qu'il ne le fera pas sans être potentiellement blessant et grognon. Alors il profite de cette taffe comme dernier échappatoire avant que ça ne commence.

Il se penche vers la table basse, laissant sa cendre tomber dans le cendrier.

"Non."

Sa réponse tombe, il sait que Ryu le connait assez pour s'en être douté. Et en réalité même encore à cet instant il ne le veut pas. Trop fier pour parler de ses faiblesses. Trop macho pour se montrer vulnérable devant qui que ce soit. Trop idiot pour savoir que ça lui ferait du bien qu'au moins lui le sache, que son meilleur ami depuis l'adolescence découvre ce qu'il se cache derrière ce sale caractère et ces grognements.

"Tu me connais assez pour savoir que je ne l'aurais pas fait à moins d'y être forcé."

La colère monte en lui, il ne parle pas, se contente de fumer sa cigarette jusqu'au filtre avant de la reposer dans le cendrier, l'écrasant et d'attraper sa bière. Il la coince entre ses cuisses avant de dévisser la capsule et de boire une longue gorgé. Il la repose ensuite pour caresser le chiot qui commence à s'endormir contre lui, adorable petite chose qui ne mérite pas de les entendre se disputer.

"Ryu tu n'es pas forcé de faire ça. Tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour moi, de t'occuper de moi, je gère la situation."

C'est faux. Totalement faux, mais il aimerait que ce soit vrai. Oh oui il aimerait. Il aimerait pouvoir le dire à Xiél, à Ayame, que ce pouvoir n'a rien de dangereux, qu'il maîtrise cette bête endormie en lui, que la colère ne le bouffe pas littéralement de l'intérieur si bien que parfois il ne sort pas de son appartement, préférant rester boire sur son canapé et oublier, tout oublier des évènements qu'il ressasse un peu trop souvent. Oh oui c'est ce qu'il aimerait.

"J'en ai parlé avec quelqu'un, un mec du labo qui s'occupe des Philia, il m'aide à comprendre ma mutation."

Elis joue reprend sa bouteille, joue en instant avec liquide à l'intérieur, la faisant tourner entre deux de ses doigts. Incapable de lever ses yeux vers Ryu, il finit par avaler une nouvelle gorgé de sa boisson et de relever son regard qui a perdu toute trace de malice ou de provocation sur Ryu. Il n'y a plus que de la colère, parce que Ryu le force à parler, le force à se dévoiler, et non il n'aime pas ça du tout.

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- elis
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Lun 24 Avr 2017 - 22:11



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Ryū presse ses lèvres fermement ; bouche pincée et sourcils arqués. Ce non frissonne sur sa peau ; résonne dans ses os. Il lui donne envie d’hurler ; de pleurer ; d’étrangler ; de suffoquer. Ce non est l’étendard de leur relation brisée. Ce non, trace entre ses côtes du couteau qui vient de le poignarder, est le dernier trait qu’il vient de tirer. Encre noir sur leur amitié ; sur cette relation sans nom que Ryū essayait tant bien que mal de sauvegarder. Toutes ces années passées à l’observer ; l’admirer ; le détester. Toutes ces années passées à sangloter en silence ; seul dans son appartement — abandonné. Il n’est rien ; qu’un cafard ; qu’une simple poussière récalcitrante qu’Elis rêve de balayer. Un indésirable qu’il souhaiterait disperser ; envoler ; évaporer.

Ses doigts se crispent sur la cigarette qu’il tire avant de la jeter dans le cendrier. Il n’est plus d’humeur à fumer ; il n’est plus d’humeur à tenter de se calmer ; il n’est plus d’humeur à jouer aux médiateurs. Les propos d’Elis sont comme ceux d’un enfant ; jetés au vent. Il veut le faire réagir ; il veut le faire fuir ; pour pouvoir se terrer comme un gamin terrifié. Ryū grince les dents ; il serait tenté — ô combien tenté de tout laisser tomber. De se lever ; fuyant ; la porte claquant. Mais il ne peut pas ; il ne peut pas partir ; il le doit à ces années passées ; à cet ersatz d’amour passionné ; couleurs délavées et espoir brisé. Il le doit à Ayame — sa soeur bien aimée.
— « Tu gères la situation ? Eh. » rire condescendant ; lèvres retroussées.
Ryū n’a pas envie de l’épargner — il n’a plus envie. Celle-ci s’est envolé ; dispersé au gré des quelques paroles de l’Agapè. Ryū a envie de frapper ; a envie de voir son visage se déployer ; sa voix gronder ; il a envie de revoir l’adolescent fougueux qu’il a connu il y a des années.  
— « Tu ne gères rien du tout, pauvre fou. » souffle-t’il ; iris plissées. « Imagine, si ça avait été Hiroshi ce jour-là. »
Les mots dansent sur sa langue ; ses yeux chocolat se plongent dans leurs comparses ambrés. Tout est dit ; en silence ; par cet échange survolté. Ils le savent tous les deux ; pas besoin de le pointer ; la nuque d’un adolescent n’aurait jamais pu supporter cette pression ; il aurait fini tel un pantin brisé au creux de la main de son père désespéré.
— « Et puis bien sûr, va te confier à un parfait inconnu, la belle idée. Aho. » continue-t’il enragé, tsubaki hérisse son poil au creux de sa nuque ; habitée par les sentiments de son lié. « C’est pas comme si, oh, je ne sais pas, tu avais une famille, des amis, prêt à te soutenir et t’aider ?! » lâche-t’il sans s’arrêter « Ayame n’est pas une petite fleur fragile ; je ne suis pas le dernier des imbéciles, ça aurait été trop difficile de te confier ? d’au moins nous mettre au fait que tu es un danger pour tes proches et pour toi-même ? Ça ne t’as même pas traversé l’esprit ? » gronde-t’il
Souffle coupé ; il n’a pas eu le temps de prendre sa respiration dans sa triade exaltée. La colère assombrit ses prunelles ; orages sur le point d’éclater. Il devient animal ; montrant les dents ; grognant alors que les dernières paroles sifflent entre ses dents.  
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Dim 7 Mai 2017 - 22:57
FALLING IN CIRCLES
feat : ryu
Ryu a raison et Elis le sait, il le sait bien et c'est ce qui l'énerve le plus. Surtout lorsque le japonais parle de Xiél, parce que c'est bien ce qu'il lui fait le plus peur, Xiél. Si jamais il venait à faire du mal à son fils, il ne s'en remettra probablement jamais. La seule personne qu'il ne veut pas décevoir, jamais. Oh il sait bien que si il apprenait que son père a un pouvoir qui s'avère dangereux, il réagirait de la meilleure façon possible. Il n'aurait pas peur, il comprendrait tout simplement. Ayame et Ryu aurait fait la même chose, alors pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il n'a rien dit ? C'était simple pour lui, c'était évident, pourtant il sait que son ami ne comprendra surement pas.

- Je me suis confié à ce gars parce que je n'avais plus le choix, parce qu'il est certainement le seul qui peut m'apporter des réponses. Je me suis confié à lui parce que j'avais besoin de le faire et que je ne pouvais en parler à personne d'autre.

Il sait que Ryu ne va pas apprécier cette réponse, qu'il lui dira qu'il était là lui, qu'Ayame était là et même que Xiél aurait pu être là si jamais il l'avait demandé. Le problème n'est pas dans le fait qu'il n'est personne à qui parler, le problème c'est toujours ce même problème, il refuse que ses proches s'inquiètent pour lui. S'il avait commencé à parler de son pouvoir, il aurait dû expliquer pour cette nuit-là, il aurait dû parler de la colère qui le consume et des souvenirs qui le hantent. Il aurait dû tout raconter. Absolument tout et c'était impossible pour lui.

- Je sais qu'Ayame est forte, qu'elle aurait supporté tout ça, mais tu la connais aussi bien que moi, elle s'inquiète énormément quand il s'agit de sa famille, elle se serait inquiété, jour après jour, attendant seulement mon prochain pétage de plomb. Je n'avais pas à lui imposer ça Ryu, je ne suis plus son mari.

Il ne veut plus l'inquiéter, jamais plus. C'est lui qui un jour à décider de partir, de l'abandonner, il se souvient de son visage, de la tristesse qu'il a eu lu dans ses yeux, mais aussi ce soulagement parce qu'elle le voyait essayer d'avancer, de se reconstruire à sa manière. Il lui avait brisé le coeur, il lui avait faire vivre un enfer pendant de longs mois avant de finalement la laisser.

- Pour Xiél c'est la même chose, il ne devrait pas avoir à s'inquiéter pour son père, il devrait continuer de s'inquiéter pour les filles, pour ses notes et pour le sport, rien de plus.

Son fils, la prunelle de ses yeux, la personne la plus importante dans sa vie et aussi celle qu'il refuse de voir s'assombrirent. Il veut le voir continuer à sourire, continuer à parler de tout et rien comme si la vie était encore simple, si simple.

- Et toi Ryu … Je ...

Il n'arrivait pas à trouver les mots, il n'arrivait même pas à comprendre pourquoi il ne lui parlait plus depuis toutes ses années, pourquoi il ne se confiait plus à son meilleur ami. Peut-être que les années avaient suffi à les éloigner, peut-être que c'était le mariage ou même le divorce. Elis ne savait pas et étrangement à cet instant il était persuadé que ce n'était seulement dû qu'à son propre égo de mâle incapable de se montrer vulnérable face à un ami.

- On se connait depuis toujours ou presque. Tu m'as vu sous mon meilleur jour et tu m'as vu chuter, encore et encore plus profondément. Je t'ai déjà fait vivre trop de drames pour qu'encore une fois je continue à m'accrocher à toi pour survivre. Il y a bien un moment où il faut que j'arrive à vivre sans toi, non ?

La colère s'était enfuit, Elis semblait calme, du moins assez pour que Banjo reste tranquillement allongé dans son panier. Il était trop fatigué pour se battre, il se bat déjà trop souvent, avec lui-même, avec son pouvoir, avec son patron, avec ce monde, beaucoup trop de chose qui aujourd'hui le rende totalement dingue. Il ne veut pas parler, toujours pas et il sait, oh oui il sait que si Ryu le cherche encore et encore il finira par craquer, par l'insulter et l'envoyer chier, mais pour le moment il veut profiter de ce moment de calme avant que tout n'explose. Une dernière taffe avant la tempête d'émotion qui va s'élever dans son salon.
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- elis
#882222
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Dim 25 Juin 2017 - 12:50



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Ryū est fatigué. Fatigué de devoir se battre à chaque instant — fatigué de ressasser encore et toujours les mêmes arguments. Ceux qui s’écoulent de leurs lèvres gercées ; ceux qui transparaissent dans leurs yeux épuisés. Fatigué de ces paroles qui ne font que le blesser — cela fait longtemps, bien trop longtemps qu’il aurait dû laisser tomber. Qu’il aurait dû s’éclipser, lâcher prise et se casser. Peut-être même retourner au Japon ; s’occuper de ses parents, qui sait. Mais non, obstiné il était resté à ces côtés. Il avait bataillé — encore, toujours — il s’était envolé, tel un ouragan, ses mèches volant, ses mots blessant. Il se dit que — peut-être — s’il pouvait tout recommencer, il passerait son chemin, qu’il ignorerait ce jeune adolescent pour que, toutes ces années passées, ne soient pas le théâtre de poison et de trahison.

Un jour — pour rigoler — Ayame lui avait fait remarqué qu’ils étaient comme deux forces contraire — comme un Yin et son Yang qui ne devaient jamais se rencontrer mais qui ne pouvaient pourtant pas s’empêcher de s’emmêler. Cette image le fait doucement sourire ; sourire amère sur ces lèvres abimées, fatiguées, qui souhaiteraient se fermer et arrêter de discuter. Juste laisser tomber ; laisser cet être obstiné continuer dans sa lancée et terminer dans le fossé. Il souhaite — il souhaite. Il ne sait même plus ce dont il a envie, pas après toutes ces discussion qui se ressemblent et qui s’assemblent. Magma compact de souvenirs dont il voudrait se débarrasser ; oublier toutes ces heures passées à hurler ; à s’égosiller sans que rien ne puisse avancer.

Les mots d’Elis sonnent et résonnent dans ses pensées — cruelles lames d’une langue acérée. Le museau humide de son anima caresse sa carotide — caresse à peine esquissée, un petit geste rassurant qui permet de se centrer. Il a envie d’exploser, mais d’un côté à quoi bon ? Il la connait cette danse — ces décennies d’amitié brisée lui ont apprit une chose, Elis est un être buté. Une mule qui ne veut avancer qu’au rythme de ses propres foulées. Il ne sait plus sur quel pied danser ; perturbé par tout ce qui sort de cette bouche sans pitié.
— « Pauvre fou, à croire qu’on ne vit plus dans la même réalité. Tu crois que Ayame ne s’inquiète pas ? Tu crois qu’elle ne voit pas que quelque chose ne voit pas ?! » siffle-t’il entre ses dents ; pupilles plissées et crocs acérés. « Elle s’inquiète pour toi, pour moi, pour chaque crétin qui a décidé de s’engager et de mettre sa vie en danger. Tu ne crois pas que ça l’inquiète de ne même pas connaître ta mutation ?! De savoir que tu es l’exception du roi ? Tu ne crois pas que ça la rends folle d’angoisse même si vous n’êtes plus mariés ? » finit-il en hurlant.
Sa respiration est hachée ; abimée par ce qu’il vient d’hurler. Par cette vérité qui, de sa gorge, s’est arrachée. Tsubaki frissonne, elle se glisse contre l’os de sa mâchoire pour tenter de le calmer — de le rassurer, de faire quelque chose pour l’apaiser. Alors que le cowboy semble s’être calmé ; le dragon s’est lui réveillé, ulcéré par les stupidités professés par son ancien aimé.
— « T’as fini de déblatérer tes conneries oui ? Ça fait plus de 20 ans que je supporte tes non-dits et tes conneries. Ça fait plus de 20 ans que tu supporte mes excès de colère. C’est pas à 40 piges que ça va changer. On est des vieux cons, faut l’accepter et faut arrêter de croire qu’on peut juste tout oublier. Qu’on peut se dire que l’autre va se casser simplement parce que, t’as dis quoi encore comme connerie ? Qu’il faut arrêter de s’accrocher à l’autre ? » dit-il sans s’arrêter. « Bullshit. BULLSHIT. » finit-il par s’énerver, frappant la table basse du plat de sa main
Cling.
Cling.
Cling.

La vaisselle d’Elis se met à trembler ; le métal autour du japonais frémis, comme pris d’une certaine frénésie. L’hermine envoie un regard inquiet vers son lié ; elle sait, depuis ces années, que le cowboy est un point sensible, celui qu’il ne faut pas trop toucher au risque de le voir exploser.
— « Est-ce que j’ai l’air de contrôler quoique ce soit ? » dit-il, écartant les bras, embrassant l’entièreté de l’appartement frémissant. « Est-ce que je vous l’ai caché pour autant ? Bien sûr que non. On est pas dans un monde de bisounours Elis, la moindre erreur, le moindre secret pourrait nous coûter notre vie. Et tu crois qu’à ce moment là Ayame et Hiroshi ne vont pas être affectés ? HEIN ?! »
Ryū est un dragon furieux — ses narines pourraient presque fumer alors que ses dents grincent. Il ne peut s’empêcher d’en vouloir à la naïveté de son ami. De cet homme qui a pourtant vécu de nombreuses horreurs — il le sait, même si cet imbécile ne s’est jamais confié.
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Mar 4 Juil 2017 - 16:50
FALLING IN CIRCLES
feat : ryu
Elis frissonne, ses yeux se ferment et il soupire. Il voit son ami s’énerver, hurler, Lucky couine alors que les mots le claque avec vérité et angoisse. Si seulement il avait pu disparaître, mourir plutôt que se transformer en ce monstre, ils auraient souffert puis oublié, mais il avait survécu année après année, plongeant toujours un peu plus et forçant ses proches à s’inquiéter alors qu’il aurait souhaité les voir s’éloigner. Elis soupire, ses yeux s’ouvrent et il se mord la lèvre, la colère n’est plus, seule la tristesse qu’il enferme habituellement dans son esprit reprend place et ses yeux se teinte d’une fatigue sans fin. Il en a marre de se retenir, marre de mentir, marre de faire semblant que tout va bien, que tout n’est que colère. Il laisse Ryu le voir, réellement, observer son désespoir et sa peur. Il laisse son ami comprendre combien il souffre. Enfin. Il ne s’en sent pas pour autant libéré.

Ryu … S’il te plait …

Visage baissé, main qui frotte nerveusement son front. Elis hésite. Son corps lui dit de fuir et ne plus l’écouter. Pourtant il est incapable de le faire parce qu’il sait, il sait que ce serait surement la dernière fois. Si jamais il repousse Ryu cette fois-ci, il ne reviendrait sûrement pas. Jamais. Sa main retombe lourdement sur son genoux et il relève enfin les yeux vers Ryu.

Je …. Tu te souviens de ce jour ? Quand je suis revenu. L’état dans lequel j’étais ?

Ses mains se frottent l’une contre l’autre et il soupire pour se donner du courage. Pour tenter de faire taire cet horrible sentiment qui le tiraille et le démange. Il veut se taire, mais aujourd’hui il n’en a plus la force. Il n’a plus la force de se battre contre ses proches, contre lui-même, contre la vie. En tout cas pas seul.

Ayame pleurait, Xiél était resté à la maison et tu l’avais accompagné.

Il s’en souvient lui, comme si c’était hier. Ce jour où il avait compris que sa vie était brisée. Le jour où il avait compris qu’il ne s’en sortirait pas sans dommage. Le jour où il avait décidé de tout abandonner parce que sa vie n’en valait pas le coup.

Je voulais mourir Ryu. Ayame pleurait dans tes bras, n’osant même pas me toucher et remerciant le ciel que je lui sois revenu et tout ce que je voulais c’était être mort là bas avec eux.

Il se souvient quand il s’était éveillé. La première fois, la douleur l’avait empêché de réfléchir, de penser ou même de se souvenir de ce qu’il s’était passé. La seconde il avait nié la vérité, il avait nié ce souvenir, espérant qu’il ne se soit jamais passé. Puis chacune des autres fois ça avait été toujours  un peu plus difficile d’ouvrir les yeux et de se rendre compte qu’il était toujours en vie.

Mais son père réveil avait été ce jour là. Il avait ouvert les yeux et elle était là. Pleurant prêt de lui et lui tenant la main avec douceur comme si cela pouvait l’aider. Elle s’était émerveillé à son éveil et il avait été incapable de sourire. De lui sourire. Il n’était pas heureux. Pas heureux d’être ici. Pas heureuse d’être en vie. Pas heureux de la voir. Il était brisé. Tout simplement.

C’est ça que je ressens Ryu. Constament. Cette envie de mourir. Chaque moment horrible de ma vie me revient en mémoire à chaque instant où je pense enfin pouvoir avancer. C’est ça ma mutation. Elle me torture jusqu’à ce que je craque pour prendre le contrôle et créer de nouveaux souvenirs pour me traumatiser.

Il inspire. Détournant le regard, incapable de contenir ses émotions alors que la fatigue se fait de plus en plus grande.

Ce n’est pas que je n’ai pas le contrôle de ma mutation Ryu. C’est simple. C’est elle qui me contrôle et je ne pourrais jamais gagner ce combat. C’est perdu d’avance.

Et le rire de ce monstre résonna dans son esprit. Parce qu’elle n’avait jamais été plus d’accord avec lui.
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le monstre ne se cache pas forcément sous ton lit, il est peut-être celui qui te borde tous les soirs, celui qui vient en aide aux plus démunis, celui qui malgré son sourire enferme une colère infinie.
- elis
#882222
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Mer 5 Juil 2017 - 21:05






FALLING IN CIRCLES


FT. RYUNOSUKE + ELIS
Ryū reste bouche-bée ; incapable de comprendre ce qu’il vient de se passer. Comme si un barrage avait cédé ; comme si enfant l’eau s’était écoulée. Torrents de mots dont il n’avait pas la moindre idée. S’en est presque trop ; il aimerait presque revenir en arrière pour tout effacer. Oublier ses paroles qui ont enfin poussé Elis à se confier. Il ne s’attendait pas à cela ; bien trop habitué à devoir lui sortir les vers du nez. Il pensait que — comme d’habitude — l’américain allait fuir, détourner, essayer de s’énerver et finir par le sortir de chez lui énervé. Ou bien qu’il lui aurait balancé ses quatre vérité avant de sortir en claquant la porte blindée.

Quelques mots prononcés ; son prénom à peine murmuré. Cette voix si faible qu’il ne l’aurait pas reconnue s’il n’avait pas vu les lèvres bouger. Ryū est perdu ; il ne sait plus quoi penser ; il ne sait plus comment agir ; réagir face à cette nouveauté ; face à cet Elis qui vient de se dévoiler. Voix tremblante — membres hésitants ; il ne ressemble en rien à ce qu’il a pu connaître ; dompter ; apprécier. Quel est cet inconnu qui se dévoile ainsi face à lui ? Qui est cet homme plein de vulnérabilités qu’il ose enfin avouer ? Il sent sa gorge se serrer alors que leurs yeux se rencontrent enfin. Ses prunelles ombrées se plongent dans leurs vis-à-vis ambrés. Il ouvre la bouche un instant ; ne sachant pas quoi dire pour le rassurer. Ses doigts s’enfoncent dans ses genoux ; se retenant de s’approcher. Il a envie de prendre ces mains nerveuses ; agitées. Il a envie de les saisir pour les embrasser ; le rassurer ; lui dire qu’il est prêt à l’écouter.

Il déglutit difficilement ; sa jambe métallique sautant bruyamment. Clic. Clic. Clic. Capharnaüm incessant ; il réduit ce silence à néant. Il ne sait pas quoi dire ; comment réagir. Alors il se contente d’hocher la tête ; bêtement ; simplement. Tel un automate programmé ; haut en bas ; ses mèches volant à chaque mouvement. Il n’est qu’un robot ; un androïde ; une statue d’une être corrompu. Il se retient fermement de ne pas toucher le cowboy accablé. Pour une fois il sait ; pour cette fois, il sait. Que son geste ne sera pas bienvenu ; qu’il sera rejeté ; pire, il risque de les faire reculer. Alors il se retient de parler et se content de simplement écouter.

La sentence tombe ; irrévocable. Quelques mots murmurés ; à peine articulés. Ryū pense un instant avoir rêver ; il aurait presque envie de rire — rictus d’incrédulité. Pourtant le visage grave ; les lippes plissées ; les mains agitées ; tous ces indices lui indiquent que Elis n’est pas en train de blaguer. Il se confie enfin ; dévoilant ses démons les plus indistincts. Et Ryū sent la bile remonter ; il ne s’est jamais douté, après toutes ces années de ce qui avait pu se passer dans l’esprit de son ami.

Sans pouvoir s’en empêcher il se lève ; s’avance de deux pas avant de s’accroupir en face du cowboy ; les yeux détournés. Ses doigts s’accrochent à ceux d’Elis ; poignée de main à peine esquissée ; ils caressent toutes les impuretés ; les bosses et les vallées ; les cicatrices et les années marquées sur cette peau bronzée. Il ouvre la bouche avant de la refermer l’instant d’après. Il ne sait pas quoi dire ; pour une fois Elis a réussi à le faire taire. Il a réussi à stopper la tempête infernale qu’il ne fait qu’incarner. Il a l’impression de perdre prise, de ne pouvoir se raccrocher à rien. Que tout ce qu’il croyait ; tout ce qu’il considérait comme des faits n’étaient que tromperies et écrans de fumée.
— « Elis » finit-il par murmurer.
Gorge sèche ; larmes brûlées. Il ne reste plus que du sel au creux de ses yeux asséchés ; pas assez pour pleurer ; pas assez pour s’apitoyer ; à peine de quoi culpabiliser.
— « Ce n’est pas vrai, tu le sais bien. » dit-il en déglutissant. « Tu as réussi à la repousser la dernière fois — tu. » il hésite sur ses prochains mots, de peur de l’enfoncer.  « Tu aurais pu me tuer, Elis. Mais tu ne l’as pas fait, je suis toujours là, à tes côtés. Ça montre bien que tu n’es pas simplement réduit à tes instincts les plus meurtriers sous cette forme ; que tu peux, dans une moindre mesure te contrôler. »
Ryū essaye doucement de le rassurer. Le pessimisme dans la voix ; les actes ; les pensées d’Elis l’ont apeurer. Une peur qu’il ne peut pas contrôler ; une peur qu’il souhaite éradiquer. Ses doigts se resserrent plus fermement contre leurs conjointes ; ses yeux chocolat se plongent dans ceux plein de peine et de dégoût de l’américain.
— « Ta bête m’a déjà épargnée, peut-être que je lui fais de l’effet ? » dit-il en souriant doucement ; esquissant un rictus amusé et réalisant un petit clin d’oeil pour essayer de détendre l’atmosphère. Silence. « Elis, je te promet que la prochaine fois que ça devrait arriver ; que la prochaine fois que tu perdras le contrôle, je serais là pour te ramener. » souffle-t’il, amenant cette main emprisonnée auprès de ses lèvres brisées. « Je te le promet »
Écho d’un homme désespéré.  


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You don't know my brain the way you know my name, You don't know my heart the way you know my face, You don't know what I've done, I'm wanted and on the run. Release me from the present, I'm obsessing all these questions. © tøp + endlesslove

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