I’m bulletproof nothing to lose ▲ Gaëlle N. O.

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Ven 3 Nov 2017 - 15:31

I’m bulletproof, nothing to lose

☆ ★ ☆

M
atthew stoppait enfin sa marche, provoquant quelques plaintes des piétons qui durent alors changer leur trajectoire initiale, sans qu'il n'y accorde la moindre importance. Sur son épaule, Blue voulu s'excuser en son nom mais sa voix ne portait que peu, voire pas du tout dans une rue aussi bondée du cœur de Manhattan. Le blond se mit à penser une fois de plus que si il avait eu un chien ou un aigle plutôt qu'un chinchilla, il aurait peut-être inspiré un peu plus le respect dans un tel quartier de rapace charognard. La plupart des personnages ici semblaient encore propres sur eux, encore correctement imbriqué dans une société dont ils avaient à peine notifier les changements. Et le blond, de par son absence de joli costume sur mesure, devait faire parti en leur sens, des habitants extérieurs à ce quartier, qui ne venaient que pour un travail qu'ils s'acharnaient à conserver dans le but de se nourrir le soir venu. Matthew avait beau ressembler à un garçon de café prenant sa pause entre deux services, il vit bien qu'il attirait la curiosité mal placée de par le fait qu'il semblait bien loin de l'établissement qu'il était sensé fréquenter. Retourner dans ce quartier rappelait douloureusement à l'Eros le job à mi-temps qu'il avait dû laissé tomber il y a quelques mois. Cette pensée ne fut pas pour améliorer son humeur...
Il tentait de ne pas s'énerver, même si cette différence de richesse, et donc de cette différente manière de pensée pouvait le mettre hors de lui sans explication. Même si il se doutait que tout cela devait être lié à son enfance. Tout était toujours lié à l'enfance de toute manière. Ses sourcils clairs demeurèrent néanmoins froncés, mais il finit par avoir la volonté de s'adosser à un mur en brique, laissant la voie un peu plus libre qu'elle ne l'était. À peine eut-il relevé son regard doré que observer de la vapeur sortir d'un accès aux égouts lui donnait irrémédiablement l'envie de fumer. Son anima dû supporter une fois de plus de voir son lié se tuer à petit feu, devinant aisément ses intentions lorsqu'il cherchait un briquet. Le rongeur se permit alors de se relaxer, relâchant le vêtement de son propriétaire pour commencer une rapide toilette. Tout cela dans le but de patienter.

Quelques semaines plus tôt, Matthew avait lu par hasard un magazine appartenant à son colocataire. N'ayant pas chercher plus loin, il s'était attardé sur l'article le plus intéressant de ce torchon. Un laboratoire qui semblait sur la bonne voie pour rendre la vie plus facile aux Philias. Le mercenaire n'y avait pas trop cru sur le moment. Ils étaient nombreux, ceux qui avaient une cause noble mais qui dans l'ombre, étaient corrompus par l'argent ou le quant dira-t-on. De plus, il se demandait comment tout cela pouvait être financer ? Mise à part les idiots qui croyaient réellement en ce genre de miracle. Il fallait en général un siècle pour commencer le progrès d'un combat contre une maladie, telle qu'elle soit. Il était bien trop tôt depuis l'apparition de la Lune Rouge. La seule alternative pour le moment était un travail sur soi-même pour tenter de contrôler son pouvoir et donc sa mutation. Matthew n'était certes pas le plus à plaindre mais son rythme était si lent qu'il doutait un jour de pouvoir tenir quelqu'un sans lui briser un os.
Il s'était alors rendu à l'une des conférences en personne, ayant l'impression de se faire doucement enrôler dans une secte. Préférant lui-même se faire une idée de ce à quoi il avait affaire, il s'était progressivement laissé convaincre par la leadeuse de ce projet, une certaine O'Callagan. Le peu de mot qu'ils avaient échangé l'avait rendu optimisme sur un possible retour à la normale lorsqu'il le désirerait, son état ne devant pas être le plus compliqué à guérir.

Mais voilà que le temps était passé et qu'il n'y avait eu aucun changement car aucun échange. En soit, n'importe qui aurait pu se dire qu'il venait juste de se faire rouler dans la farine par les propos d'une femme qui appartenait à la catégorie charlatans fortunés. Matthew voulait tout de même une dernière mise au point avant d'aller voir ailleurs, n'étant pas du genre à perdre son temps pour laisser aussi vite tomber. Blue lui avait défendu d'aller à un rendez-vous où on lui donnerait peut-être de la mort aux rat pour le satisfaire et qu'il rentre chez lui sans causer plus de souci à une société qui en avait les moyens mais... Comme souvent, ses conseils n'étaient jamais suivis. Et elle était la première à angoisser dans une pareille situation, éprouvant l'appréhension de ceux qui s'apprêtaient à braquer une banque. Elle jugeait que le barman avait mal juger les dangers d'un tel quartier où les riches n'aimaient que moyennement ne pas se sentir en sécurité et pouvaient en devenir un peu paranoïaque sur le moindre attentat organisé par une caste différente de la leur.

« Aaahn ? La voici. »

Blue avait redressé son museau en direction d'une voiture qui s'avançait vers eux sans avoir l'intention de s'arrêter. À ce signal, Matthew se redressait convenablement, prenant une dernière taff de sa cigarette avant de la jeter et se faire craquer la nuque pour se dérouiller. Il sentit son anima se réfugier dans son dos pour s'accrocher au col de son gilet, ne tenant pas à se faire malencontreusement écrabouillé. Calmement, le jeune homme se postait au milieu de la route et stoppait la voiture de son pied lorsque celle ci ne ralentissait pas assez à son goût. Il concentrait par la suite son poids sur le pare-choc pour le déformer avec une facilité inhabituelle alors que les regards se focalisaient sur lui. À partir de maintenant, il avait intérêt à se faire vite comprendre si il ne voulait pas se faire arrêter par les pions de Maxwell.
J'suis vnr
J'suis vnr
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Ven 3 Nov 2017 - 21:37



Matthew & Gaëlle
"Encore quelqu’un qui veut foutre le bordel dans mon emploi du temps… Comme si j’avais pas assez de travail sur le dos."
MUSIC ;
 
 - Jerry, vous pouvez éteindre la musique ? Je dois travailler alors … Même si je vous le demande: ne mettez aucune musique, je lui demande en entrant dans la voiture.
   - Très bien madame.

Remontons dans la journée si vous le voulez bien.
J’ai commencé ma journée à 6 heures du matin. Oui. A six heures: j’étais déjà levée. Je planchais sur mon projet de logement. Sur les aménagements. Je veux que tout soit bien, que les gens, quand ils sont chez eux, ne remarquent plus leurs différence.
  Aslan, lui, à commencé sa journée à 8h30 en même temps que mon chien.

  Aujourd’hui, j’avais à rencontrer d’autres riches. Des personnes que je n’avais pas envie de croiser tant ils rigolent dans leurs manches et leurs porte-monnaie. Après tout, pour eux, mes projets: c’est de l’argent… Ou c’est moi. Mais dans les deux cas: ils me répugnent un peu.

  Pour l’occasion j’avais mis une robe tailleurs et des talons noirs que je regrettais déjà une fois dans la voiture car… Enfin bref.
   Amalia, mon assistante, était là lorsque j’entrais à notre étage.

   - Il est là?
   - Depuis une heure, fait-elle en me suivant.
   - Bordel! C’est quoi cette manie d’arriver avant l’heure?! C’est pas un mariage qu’on prépare! fait chier!
   - Monsieur votre père, me dit de vous dire qu’il faut absolument avoir ce « crétin » dans nos rang.
    - Pourquoi? Parce qu’il à le slip plein de thune? je demande à Amalia en lui tendant mon écharpe.
   - Non. Mais parce qu’il «  serait bien plus utile que ce qu’il en à l’air » il à dit!
   - Ah oui? Pourquoi? Je me le demande bien. Bon…

Nous nous sommes adressé un regard amical puis j’ai ouvert la porte pour les rencontrer et elle, elle est repartie à son post.
  J’ai découvert un grand brun aux reflets cuivrés, très charmant, en costard cravate. Yeux bleus. Charmant…

Charmant mais pas pour moi.

  J’ai vite compris pourquoi mon père le voulait: ce type à un tique lié à son « pouvoir ». J’ai trouvé ça intriguant. Est-ce qu’il se bat contre les effets secondaires de la lune rouge? Si c’est le cas: c’est probable et tout à fait logique qu’il réagisse nerveusement.

  Enfin, après cette rencontre, j’ai dû faire, de la paperasse… Encore et encore… Et au final il ne me restait pas vraiment de temps pour mes recherches. J’aimerais avoir plus de temps pour ça… Faire des expériences, observer des phénomènes comme je le faisais avec le Dr Kirkpatrick.

  C’est pour ça que j’ai ramené toutes mes recherches dans la bagnole.

  Je m’étale un peu partout. Une compare les recherches de l’un avec celles de l’autre, je raye, je rédige… Je soupire. Je met mes lunettes et me voila replongée dans mes recherches. Heureusement que Jerry ne me voit pas dans ce bordel. Soudain, je vois sur un de MES papier de notes, avec une aparté .

« PS: M. SUMMERS ANALYSE. »

  Oui… Je me souviens de lui. Mais je ne lui ai jamais reparlé, ni eut l’occasion… Il me faudrait le revoir pour des choses plus concrètes. Une batterie de test? Des prélèvements?

  Oh je dois être pathétique à tout le temps parler du boulot comme une nerd. Peut-être que je devrais profiter de ce moment pour plus penser à moi? En temps que femme? Individu à part entière? Mon regard se perd par la fenêtre de la portière. Je regarde les grands buildings: certains sont des habitations, d’autres des sièges d’entreprises… Je me demande ce qu’elle sont devenues ces entreprises. La plupart ont crashé après qu’on ait isolé ce p*tain d’endroit. Est-ce que des gens travaillent encore dedans? Est-ce qu’ils sont abandonnés?  On pourrait en faire tant de choses…

   Et les riches? Que font-ils au quotidien? A quoi pensent-ils? C’est peut-être paradoxal que je puisse me demander ça, mais je n’ai jamais considéré ma richesse pécuniaire comme une richesse. Je n’ai jamais eut le reflexe de me considérer comme une riche et si c’est arrivé, j’ai vite fait d’oublier car ça me dérange.
 Je me demande ce que fait mon frère en ce moment… où est-il? Qu’est-ce qu’il mijote?

  Je n’ai pas le temps d’y penser parce que la voiture freine brusquement, les gens dehors fuient et certains crient. Je me prend le siège de Jerry dans la face et vois tous mes papiers voler partout.

   - Jerry! Qu’est-ce qu’il se passe?!
   - Un individu barre la route et … HO!
  - Jerry!
   - Madame! La voiture! Il nous attaque!

Hein? Jerry perd la tête?

Vite agacée je sors de la voiture malgré les avertissements de Jerry. Je pose un pied dehors et me souviens que je porte des talons: AAAAAAH! SHIT!
  Cependant, ça ne m’empêche pas de me mettre debout et de claquer le portière. Mon regard s’attarde d’abord sur l’état de la voiture: Jerry doit être tellement triste…  Puis je le vois. Lui. Quand on parle du loup… Le type qui voulait un remède. « M.Summer »… Plus besoin de faire des recherches au moins.

  Balayant dans le vent de la main, je l’éloigne de la voiture et me rapproche en faisant bruiter mes talons. Je crois les bras l’air presque indifférente.

    - Il y a d’autres moyens que de violenter ma voiture pour avoir mon intention, vous savez?

  Je fais une moue et prend une air penseur.

   - Suivre ma voiture jusque chez moi aurait été une idée. Ou encore m’attendre à mon siège demain. M’envoyer une lettre, ou un e-mail. Mais ma voiture… C’est certainement pas la meilleur solution.

  Les gens autours de nous semblent franchement effrayés, fuyants et je sens que la zizanie va prendre feu d’une minute à l’autre. Sa majesté des patates va débarquer et nous aurons des problèmes.

   - Bon. Montez sinon on risque de se taper un roi en colère.

   Après quoi je me retourne et monte dans la voiture pour ramasser mes papiers.
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Lun 13 Nov 2017 - 0:54



☆ ★ ☆

M
atthew continuait de tordre lentement le métal sous sa semelle, retenant sans mal la voiture qui cherchait à faire marche arrière. L'odeur des pneus qui crissent contre le béton arrivait bien vite à ses narines. Pour parer à ce problème, il n'eut qu'à se baisser, saisissant d'une main la paroi de métal pour faire lever les deux roues avants de véhicule, espérant que le conducteur ne changerait pas la propulsion des roues. Blue ne semblait pas trop effrayé par la situation, l'habitude faisant, mais une certaine inquiétude demeurait... En effet, le rongeur était bien occupé à surveiller les alentours, regardant s'éloigner plusieurs citoyens alors que d'autres sortaient leurs portables pour filmer la scène sortit d'un film. Par réflexe, elle venait se coller à la nuque de son lié, alors bien occupée, n'ayant pas besoin de se tourner vers son oreille l'informer de la situation actuelle.

« Maaatt... ? On va se retrouver sur Steamgram avec le ashtag "terroriste" si on s'attarde trop... »

Pour une des rares fois, l'interpellé décidait de prendre cette remarque en compte. Il n'avait pas l'habitude de trainer dans ce quartier là de New York, mais il en connaissait parfaitement les règles. C'était un peu le petit frère de la famille qu'il ne fallait pas frapper, le chouchou de Maxwell en somme. Matthew avait beau être impulsif, il n'était pas totalement stupide et savait parfaitement que son image risquait gros. Si il représentait une réelle menace, il ne serait pas compliqué de le retrouver pour l'abattre. Puissant qu'il était sans toutefois être invincible. Le blond serrait alors les dents, fronçant d'avantage les sourcils.

« Raah, c'est un coup à ce que Lamia me fasse chier toute une soirée ça. »

Au final, le recruteur des Eros tenait à ce que son groupe de mercenaire demeure discret. C'était sans compter sur son colocataire qui en faisait parfois trop pour faire entendre son avis. Si il était mis sur le net, son anima le trahirait bien trop facilement dès que la moindre recherche aurait démarrait. Il s'apprêtait donc à laisser tomber le véhicule, prêt à repartir dans une rue pour vite se faire oublier mais un évènement imprévu le ralentit dans ses agissements.

 - Il y a d’autres moyens que de violenter ma voiture pour avoir mon intention, vous savez?

En entendant un peu trop distinctement ce bruit de talon sur le bitume, le chinchilla émergeait aussitôt de derrière l'épaule de Matthew, discernant sans mal la femme qu'ils cherchaient depuis le début, qu'ils avaient vu deux semaines plus tôt et qui leur devait quelques informations. C'était plutôt une bonne pioche, même si ce fut avant tout une surprise. Le blond aurait pu être un Due sans fois ni loi et profiter de cette occasion pour en finir avec une personne trop riche pour cette ville. À la place, il se fit sermonner comme un enfant de primaire. Il y eut un instant de flottement tandis que les deux compères échangèrent un regard avant de s'accorder sur le fait qu'ils seraient bien mieux dans la voiture. Sacrément louche quand même le phénomène, peut-être qu'au final, c'était l'Eros qui allait se prendre une balle dans la tempe dès qu'il serait monté à l'intérieur.

Matthew reposait donc l'auto pour en faire le tour, ignorant complètement le chauffeur qui devait être tout tremblant. Bah, cela devrait être dans sa formation de taxi driver de toute façon... Malgré sa façon brusque de fichtre la paix à la machine, les roues semblaient toujours en excellent état de fonctionnement, prêtes à reprendre la route, maintenant que celle ci était bien dégagé. Cela fit bizarre au jeune homme de remonter dans une voiture, depuis le temps que celles ci étaient en voie de disparition, notamment dû au manque de carburant disponible. Et la situation sortait d'autant plus de l'ordinaire vu le modèle de cette dernière et du fait qu'il se devait d'aller à l'arrière car privilégié.
Dès qu'il fut assis et en place, il s'attendait à ce que le conducteur mette la gomme, à la place, il assistait à la scène gênante de la O'Callagan en train de ramasser nombre de page. Blue notait aussitôt la présence du nom de famille de son lié, n'étant pas en mesure de savoir si il s'agissait en effet de Matthew, de l'orphelinat maintenant détruit ou d'un probable individus portant le même nom. Enfin, trêve de pensées inutiles quand les réponses ne pouvaient émaner que d'une seule personne qui ne semblait, en toute circonstance, nullement dépassée par la vitesse des évènements précédents. Après un moment, ce fut donc à l'Eros de prendre la parole, ce dernier étant malheureusement bien plus doué en action qu'en parole, déjà sur la défensive.

« Je sais que toutes les personnes qui ont de la thune ont plein de truc de riche à s'occuper, mais j'aimerais la confirmation de savoir si tout cela était du vent ou du concret à venir ! »

Sa demande lui semblait assez claire en son sens, mais plutôt que de l'appuyer, Blue préférait fixer la PDG, aux aguets pour la moindre réponse. Finalement, son regard nuit profond changeait d'angle pour rechercher l'anima de cette dernière qui ne s'était pas encore manifesté.

« J'ai besoin de résultat express. Si tu ne peux rien faire, dis moi le clairement, que je passe mon tour et qu'on gagne du temps tout les deux. »
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