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[Event 1.2] Le faucon et le requin-tigre (ft Zoé)
Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
Métier : Chasseur de prime
Mutation : Suintements
The Nowhere Man.
Ven 2 Fév 2018 - 18:16
Il marchait doucement. Lewy était plongé dans ses pensées, il réfléchissait. C'est à cause de cela qu'il marchait doucement. Il avait un besoin. Pas une envie, il n'avait pas besoin de satisfaire ses envies. Elles n'étaient pas nécessaire. Mais il s'agissait alors d'un réel besoin. Malheureusement, il nécessitait un petit peu d'argent. Et même si il en avait, Lewy ne savait même pas comment subvenir à ce besoin.

Avant même de s'en rendre compte, il s'était enfoncé dans le Bronx. Probablemet par instinct. Il avait fini par apprécier ce lieu, par le connaître un peu. Il y avait déjà passé de nombreuses heures, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Il s'y sentait un peu à l'aise, et ce malgré le danger permanent dont il avait conscience. Ou peut-être grâce à lui.

Wing vint doucement se poser sur l'épaule de Lewy. Il cacha son tatouge qui trahissait sa qualité d'éros.
"-Tu devrais faire attention avec ça. Les gens ne te regardent déjà pas très biens dans les autres quartiers, ici ça risque de te causer des soucis supplémentaire, en plus de celui des beasts.
-Je sais, je sais...je pensais à autre chose.
-A ton projet? C'est pourtant pas grand chose.
-Je n'ai pas d'argent.
-Tu n'as jamais d'argent.
-Je n'ai pas besoin d'argent.
-Sauf maintenant?"

Lewy ne répondit même pas. Il continua à s'enfoncer d'un pas lent dans le Bronx. Wings s'envola à nouveau.

Au bout d'une dizaine de minutes, il passa à proximité d'un amoncellement de débris. Les vestiges de la Lune Rouge. De la nuit qui avait scellé son destin. Leurs destin à tous. Il se dirigea vers les débris.

"Je pourrais peut-être ramassé des matériaux, des choses et les vendre?
-Tu prendrais quoi? Tu ne sais rien de ce qui pourrait te rapporter quoi que ce soit, ni ce que tu pourrais en faire.
-Je pourrais peut-être chasser de petites beasts et les vendre à des labos.
- Mais oui, t'en as d'autres des idées comme ça? Tu sais même pas si on te les acheterais...et puis si tu tombe sur une grosse, ben c'est fini..."

Lewy soupira en s'asseyant sur un bloc de béton. Il avait besoi de se poser et de réfléchir. Il avait besoin de s'arrêter et de penser quelques instants. Wings se posa à nouveau sur son épaule, et cacha de nouveau son tatouage qui se voyait à nouveau. Il soupira, puis pris son envol pour servir de vigie au penseur, dans le cas ou l'un des dangers du quartier devait s'approcher.
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E. Zoé Lacroix
Métier : Vendeuse d'organes
Mutation : Transplanteuse~
Doc
Lun 5 Fév 2018 - 0:30


Le faucon et le requin-tigre

Cela faisait déjà un moment, mais l'attaque des Beasts faisait encore parler d'elle. Enfin… surtout le nouveau-venu, Damoclès. Certains y voyaient un messie inespéré, d'autres craignaient qu'il ne s'agisse que d'un malade mental de plus. Même chez les Eros, d'ailleurs ! C'était une vraie surprise pour la plupart, et la même variété d'opinions était présente. Rien de bizarre à ce que je le sache, hein, je m'entendais bien avec quelques-uns d'entre eux. Enfin, tout ça pour dire que ça avait sacrément secoué la ville, et que j'étais impatiente de voir la suite. Si les Eros se concentraient sur les Beasts, ça me ferait une épine dans le pied en moins. Encore que, c'était marrant de jouer avec eux, surtout Aaron…

Mais c'était un autre membre de la caste qui m'intéressait, aujourd'hui. Après l'arrivée digne des plus grands deus ex machina de l'autre géant, Elis s'était transformé. Ouais, rien que ça ! J'arrêtais pas de le croiser, à ce truc d'Halloween aussi d'ailleurs… Il faudra bien qu'on se fasse de vraies retrouvailles, un de ces quatre. Enfin, un moment où il essayera pas de m'étriper, quoi ! Donc, donc, ce fameux jour. Celui où j'avais démoli une Beast seule, d'ailleurs. Grand moment de gloire, jusqu'à Elis. J'ai voulu l'arrêter, en un échec retentissant. Du genre le bruit de mon crâne contre le sol, sans le moindre geste de sa part. Etonnamment, Lenny éclipsait toujours cette partie quand il contait l'événement…

Mais moi, je n'avais pas oublié. Mon requin m'avait dévoilé l'identité de celui qui m'avait sauvé de ce pétrin, à contre-cœur parce qu'il était jaloux de ne pas avoir pu le faire lui-même : l'Eros qui avait combattu avec nous, celui au sang chaud. Et bien, je ne comptais pas faire preuve d'ingratitude ! Lenny m'avait suggéré qu'avoir sauvé une Dué pourrait lui apporter des ennuis et que je ferais mieux de ne pas réveiller cette histoire, mais tant pis : Il pourra toujours dire qu'il ignorait ma caste ! Alors, après enquête pour en savoir plus sur ce bonhomme et où le trouver, j'avais enfin trouvé le bonhomme. Dans le Bronx, en plus, il n'avait pas froid aux yeux. Il était là, un peu plus loin, en train de…

Bonne question, en fait. Il venait de s'asseoir et semblait réfléchir. Bon et bien, c'était le moment idéal pour me montrer, non ? Plus qu'en pleine course-poursuite avec un Dué en tout cas. Et puis, son anima venait de s'élancer pour surveiller les alentours, et je n'avais pas envie de passer pour une stalkeuse. Je marchai vers lui et lâchai un joyeux :
 - Salut, toi ! Je te dérange pas, j'espère !
Lenny marmonna un "coucou" maussade, ayant définitivement pris le mec en grippe. Tant pis pour lui, hein, il savait bien qu'il restait sauveur numéro un dans mon cœur.
 - Je suis la beauté que tu as sauvé lors de l'attaque des Beasts, tu te souviens ? Bien sûr que tu te souviens, j'ai rien d'une princesse sauvée par un prince mais on m'oublie pas, hé hé. Je suis presque déçue que tu n'aies pas profité de mon inconscience pour abuser de ce superbe corps !
Bon, le résultat était qu'il aurait été vidé de ses organes, mais ça en valait la peine, non ? Puis il ignorait peut-être mes pouvoirs. Quoi que, il les a bien vu contre le Beast, pis j'avais ma petite réputation chez les Eros. Bref, c'était pas la question !
 - Mais c'est pas trop tard pour ça, p'tit mignon. Pour te remercier, la DOC va exaucer un de tes souhaits ! N'importe lequel, qui ne soit pas contre ma morale ! Tu veux de l'argent ? Une bonne soirée de galipettes ? Un nouvel organe ? Un soin d'urgence ? De l'aide dans une chasse ? Allez, hésite pas, je suis la plus famous des Dué après tout !
Voilà qui était fait. J'avais une petite préférence pour le second souhait, s'il avait le courage de prendre le risque de perdre ses organes, mais il ne m'avait pas l'air du genre aussi… "ouvert". Bon, on verra bien ! Zoé tenait ses promesses ♪.
©️ Halloween



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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
Métier : Chasseur de prime
Mutation : Suintements
The Nowhere Man.
Lun 5 Fév 2018 - 17:47
Lewy sauta sur ses pieds, surpris. Il ne s'attendait pas à ce que qui que ce soit vienne l'interpeller comme ça. Il fut d'autant plus surpris en reconnaissant la dué aux cheveux bleus avec qui il avait partagé son dernier affrontement avec une beast, à 'occasion de "l'attaque" de ces dernières. Wing en s'apercevant de l'approche de cette fille, fondit en piqué sur son lié, se jeta sur son épaule et déploya ses ailes, couvrant l'endroit où était tatoué ce qui était désormais son identité aux yeux du gouvernement et de beaucoup de monde, souvent pour le pire. Il darda son regard perçant vers les arrivants, près à fondre ne serait-ce que sur le squale spectral qui accompagnait la jeune femme.

Lewy, lui, restait muet et désemparé. Il avait perdu l'habitude d'être abordé aussi spontanément, voire  d'être abordé tout court. Il ne savait pas vraiment comment réagir. Qu'est-ce qu'il devait prendre sérieusement, ou pas? Il l'observa, de haut en bas. Le simple fait d'être appelé "mignon" le déstabilisait. Elle lui offrait vraiment ce qu'il voulait? De l'aide dans une chasse? Une soirée de galipette? Elle était sérieuse sur ce point?!
"Wing, tu me fais mal avec tes serres...Puis ca ne sert à rien, elle sait déjà..."
Le faucon, dépité, se mit à planer en cercle, à environ un mètre au dessus des trois personnages, toujours pas rassuré. Lewy s'approcha doucement de la fille au cheveux bleus

"Euh...Je...Merci...Enfin, je veux dire, c'est gentil, euh...Mademoiselle."
Il était gêné au point de ne même plus pouvoir articuler une phrase correcte."Je...Je n'ai pas fait ça pour avoir une récompense, où quoi que ce soit.. Puis je ne pouvais pas profiter de la situation comme ça... Enfin, pas que je n'aurais pas pu, mais je vais pas te faire ça à vous, fin, à toi."
Il se reprit
"Enfin, pas que tu sois pas attirante ou quoi, au contraire!"
Une seconde fois.
"Attends, pas que je veuille faire...ou que je veuille pas, euh..."
Il entendit la voix de son anime.
"Tu t'enfonces.
-Je sais, merci!"
Il reprit sa respiration.
"Pardon...Enfin, tout ça pour dire que je faisais pas ça pour ça...T'es pas obligée..."

Lewy était plus rouge que jamais.  Devant cette surprenante apparition, il se demandait à quelle sauce il allait être mangé.
"Et, euh, excuses moi... Mais je ne crois même pas savoir comment tu t'appelles... Moi c'es Llewe...Lewy."
Il préférait lui donner directement un nom simple.
Il n'osait pas le demander explicitement, mais il espérait bien obtenir le nom de cette femme trop singuliaire pour le laisser indifférent. Ne serait-ce que pour le gêner au possible.
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E. Zoé Lacroix
Métier : Vendeuse d'organes
Mutation : Transplanteuse~
Doc
Ven 9 Fév 2018 - 12:44


Le faucon et le requin-tigre

Encore une fois, j'avais su faire une entrée au moins déstabilisante. L'anima retourna bien vite à l'Eros, cachant le tatouage. Oui ben non, il ne l'avait pas caché lors de l'attaque des Beasts, alors c'était un peu tard hein… Lenny avait eu le temps de checker sa caste quand il m'avait sauvé ; en voyant le rôle du mec, il s'était tenu prêt à lui foutre un coup de boule au moindre geste suspect. Mais non ! Enfin, il devait ignorer la somme sur ma tête. C'était vexant, quand même, tous ces Eros qui ne me connaissaient pas… Je devais faire encore un peu plus de remue-ménage ?
"Ho oui ! J'ai plein d'idées pour ça ! On pourrait jouer à inverser leurs organes, ce sera le chaos !"
"Ils mourront si je fais ça, Lenny, je peux pas le faire en même temps…"
"Ho ? Je n'y avais pas pensé !"

Il l'avait "télépathé" d'un ton faussement innocent. Des fois, je me demandais si je ne devrais pas lui apprendre des notions de morale. Enfin, il ne pouvait pas faire grand-chose en tant qu'anima, donc ça devrait aller. Il n'avait qu'à apprendre en me regardant… même si je n'étais pas vraiment le modèle idéal.

Revenons à notre mouton ! Il me scrutais, surpris, mais s'approcha finalement.
 - Euh...Je...Merci...Enfin, je veux dire, c'est gentil, euh...Mademoiselle.
Hoy. Pas bien dégourdi, le bonhomme. Il était plus vraiment jeune, pourtant ! J'avais l'habitude que les Eros soient méfiants, haineux, curieux, mais ça… J'en avais plutôt l'habitude avec les Sourgê et Agapè. Ça promettait d'être marrant. ♪
 - Je...Je n'ai pas fait ça pour avoir une récompense, où quoi que ce soit.. Puis je ne pouvais pas profiter de la situation comme ça... Enfin, pas que je n'aurais pas pu, mais je vais pas te faire ça à vous, fin, à toi. Enfin, pas que tu sois pas attirante ou quoi, au contraire ! Attends, pas que je veuille faire...ou que je veuille pas, euh...
Je savourais pleinement sa confusion, toujours satisfaite d'embarrasser quelqu'un – c'était à la fois mignon et drôle. Et pour que cela dure, je ne répondis pas, le laissant s'emmêler les pinceaux ; j'étais une cruelle Dué, non ? En tout cas, j'étais surprise qu'il soit aussi craintif de me vexer. Il n'avait pas vu que j'étais techniquement son ennemie ? Il jouait un rôle pour endormir ma méfiance ? Ça expliquerait qu'il ne reconnaisse soi-disant pas la reine du Bronx ! Mais même si c'était le cas, c'était pas bien grave, j'allais pas me faire avoir ni trahir ma promesse.

Et puis, il sembla enfin s'en sortir :
 - Pardon...Enfin, tout ça pour dire que je faisais pas ça pour ça...T'es pas obligée...
 - Je suis pas obligée, mais je le fais quand même ! Allez, prends-le comme un service alors, pas comme un remboursement ! Un vœu à ta génie, et le voilà exhaussé !
 - Et, euh, excuses moi... Mais je ne crois même pas savoir comment tu t'appelles... Moi c'es Llewe...Lewy.
Ho, j'avais déjà droit au surnom ! Ou alors, il ne voulait pas me donner son nom complet par prudence. Pas grave, pas grave !
 - Et bien salut Lewy ! Moi c'est Zoé, la reine des Dués !
 - Et moi Lenny, son meilleur ami !
J'avais vendu ma caste sans hésiter. Soit il l'ignorait vraiment et j'avais pas envie de lui mentir, soit il le savait déjà et ça pouvait être intéressant de voir sa réaction à cette "révélation". Et puis, je n'aimais pas tourner autour du pot !
 - Alors ? Tu as fait ton choix ?
J'étais curieuse de voir ce qu'il me demandera… ♪
©️ Halloween



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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
Métier : Chasseur de prime
Mutation : Suintements
The Nowhere Man.
Dim 11 Fév 2018 - 1:11
Lewy s'arrêta un peu, déconcerté. La reine des Dués, vraiment? Enfin, il savait qu'elle était l'une de ses théoriques proies, mais là, vraiment? Enfin bref...
"Excuse moi de ne pas te connaître... Je sais pas vraiment qui est célèbre ou qui ne l'est pas... Je ne suis pas très sociable, et donc assez imperméable à tout ce qui est rumeur et autres bruits qui courent..."
Etant donné la situation, et le fait que l'excentrique jeune femme semblait honnête et peu encline à l'aggressivité à l'instant présent, Lewy préfera jouer carte sur table dès le début.
"Ecoutes, je sais qu'on est théoriquement ennemis... Mais bon, pour moi c'est juste une étiquette qui m'a été plus ou moins imposée par les évènements... Je suis pas là pour t'attaquer, toi ou qui que ce soit, et d'ailleurs, je m'en fiche que tu sois Dué, Philia, ou autres... J'éi rien contre toi ou contre qui que ce soit d'ailleurs."

Il en vint finalement au "service" auquel il avait droit...
"C'est vrai? Je peux te demander tout ce que je veux?" Il réfléchit quelques instants avant de continuer
"Dans ce cas, je veux bien que tu..."
Il n'eu pas le temps de finir sa phrase que Wing lui avait asséné un puissant coup d'aile.
"Hey non mais ça va pas la tête?!
-Attends, tu vas quand même pas lui demander un service sexuel là?!!
-Mais non, arrête tes conneries, je suis pas comme ça!
-Je te signale que je suis dans ta tête aussi, me fais pas croire que tu y avais pas pensé!
-Oui ben ça veut pas dire que j'allais le faire!!"

Lewy se tourna à nouveau vers la jeune femme:
"Pardon encore... En fait, je voulais savoir si tu pouvais m'aider... J'ai quelque chose que je veux faire, et j'ai besoin d'un peu d'argent... Tu crois que tu pourrais m'aider à trouver un boulot ou quelque chose comme ça?"

La requête n'avait rien de très sérieux, compliqué, ou quoi que ce soit dans le genre, mais il s'agissait bien de la seule chose que Lewy aurait pu demander ou vouloir, alors... Il espérait juste que cette requête un peu simpliste ne renverrait pas une image négative ou péjorative de lui même.
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E. Zoé Lacroix
Métier : Vendeuse d'organes
Mutation : Transplanteuse~
Doc
Dim 18 Fév 2018 - 15:07


Le faucon et le requin-tigre

Il semblait un peu surpris. Il ignorait vraiment que j'étais Dué ?
 - Excuse moi de ne pas te connaître... Je sais pas vraiment qui est célèbre ou qui ne l'est pas... Je ne suis pas très sociable, et donc assez imperméable à tout ce qui est rumeur et autres bruits qui courent...
Ses difficultés sociales, je les avais déjà un peu devinées ! Enfin, ça me rassurait, quelque part : ce n'était pas ma réputation qui était minime mais lui qui était ignorant. Voilà une lacune dans ses connaissances de réglée, en tout cas ! Et j'étais sociale pour deux, pas besoin qu'il le soit, hé hé ♪ Sans compter Lenny, qui l'était aussi pour une paire.
 - Ça fait de nous un quatre social.
Je souris, mais écoutai notre nouveau compagnon :
 - Ecoutes, je sais qu'on est théoriquement ennemis... Mais bon, pour moi c'est juste une étiquette qui m'a été plus ou moins imposée par les évènements... Je suis pas là pour t'attaquer, toi ou qui que ce soit, et d'ailleurs, je m'en fiche que tu sois Dué, Philia, ou autres... J'ai rien contre toi ou contre qui que ce soit d'ailleurs.
Les mains sur les hanches, penchée vers lui, je répliquai avec malice :
 - Tu devrais. On n'a pas ce tatouage pour rien.
C'était bien beau, de ne pas vouloir se fier qu'au tatouage, mais… il allait se faire bouffer en moins de deux s'il n'était pas plus prudent. Surtout avec son propre rôle, hein, c'était un peu notre ennemi attitré. Moi j'avais pas trop peur, puis de base j'aimais bien les Eros ; ils pourraient utiliser leur talent pour le crime mais ils le faisaient pour l'arrêter, c'était plutôt cool. Même moi, j'avais pas mal de sang sur les mains… Enfin bref, tout ça pour dire qu'il ne fallait pas s'arrêter au tatouage, mais que se méfier c'était mieux.

Puis j'ajoutai, sur un ton léger :
 - Mais t'inquiète, je suis pas la pire et j'tiens mes promesses. N'empêche, je me demande comment tu gagnes ta vie si tu nous chasses pas, hein.
J'avais aussi tiqué sur le fait que son rôle avait été imposé, mais je décidai d'y revenir plus tard. Chaque chose en son temps, et je voulais connaître sa demande !
 - C'est vrai ? Je peux te demander tout ce que je veux ?
 - Si on te le dit, patate ! On peut tout faire, nous !
 - Dans ce cas, je veux bien que tu...
Paf. Son propre anima l'avait frappé, et ils se disputèrent. J'étais pliée de rire, alors que Lenny fusillait du regard le jeune Eros. Finalement, derrière ses dehors innocents, c'était bien un mutant comme les autres ! Enfin, il me demanda :
 - Pardon encore... En fait, je voulais savoir si tu pouvais m'aider... J'ai quelque chose que je veux faire, et j'ai besoin d'un peu d'argent... Tu crois que tu pourrais m'aider à trouver un boulot ou quelque chose comme ça ?
Et bien, ça répondait à ma question intérieure de tout à l'heure : il ne gagnait pas sa vie. Trouver un boulot… Evidemment que je pouvais faire ça ! J'avais plein de contacts dans le Bronx, et même en-dehors, des trucs plus légaux. Mais comme j'adorais l'embarrasser, je répondis avec une pointe d'accusation feinte :
 - Et bien… J'ai bien une adresse de maison de plaisir, mais toi tu n'es pas "comme ça", apparemment, alors…
 - Ouais ben tu devrais prendre exemple, des fois.
Croyant que Lenny plaisantait, j'enchéris :
 - Tout le monde ne peut pas être un saint comme cet Eros…
Puis, ayant décidé que je l'avais assez embêté, je tirai la langue et le rassurai :
 - Bien sûr que je peux te trouver ça, j'ai un vache réseau social ! Soit on va au Bronx pour que tu en profites pour repérer des proies, soit on cherche dans un autre quartier. Alors ? Et tu veux quel type de job ?
S'il voulait rester dans le quartier, par contre, j'allais devoir lui donner quelques conseils de survie… Mieux cacher son tatouage serait déjà un bon début !
©️ Halloween



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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
Métier : Chasseur de prime
Mutation : Suintements
The Nowhere Man.
Sam 3 Mar 2018 - 23:40
"Tu sais... Je ne suis pas un saint pour autant..."

Lewy se trouvait à la fois aux anges de trouver cette aide qui venait à point nommé, et perturbé, toujours par son manque de compétences en matière de sociabilité, mais aussi car il ne savait pas que dire de sa vie, sa situation, pour expliquer cette demande. Il ne savait jusqu'où il pouvait parler sans se mettre en danger, et surtout, ce qui était presque le plus important pour lui, sans devenir barbant pour son auditrice.

Quoi qu'il en soit, pour l'instant il constatait avec émotion ce qui transparaissait dans les piques acerbes de la Dué. Bien que cela n'importe que peu pour lui dans ses rapports avec les autres, il en est certains pour qui les castes du système Maxwell n'était pas anodines. Il se rappela avec tristesse que pour la majorité des Dués, il était au mieux un ennemi à combattre, au pire un prédateur à craindre. Il ravala la tristesse que cette situation faisait naître en lui, et resta aussi stoïque que possible.

"Je...je suis pas là pour chasser quoi que ce soit en fait... J'ai juste besoin d'un peu d'argent, et je sais que le meilleur moyen d'en gagner, c'est encore de bosser..."

Il se doutait bien que Zoé ne pouvait pas se contenter de cela pour l'aider véritablement...

"En fait, n'importe quoi sui me permette de récolter un petit quelque chose me suffira, c'est juste pour une fois...Je peux tout faire, je n'ai pas vraiment d'interdit, sauf peut-être comme tu l'as dit, celui de travailler dans une maison de passe... Sinon tout, du plus au moins légal, peut me convenir, après tout, c'est juste pour une fois."

Il observa la Dué quelquees instants, avant d'ajouter
"Si juste je pouvais éviter de ...chasser quelqu'un, je préfèrerais, mais si c'est inévitable..."
Chasser. Il détestait ce mot. Plus encore quand il s'agissait de chasse à l'homme. Et plus encore quand il était le chasseur.
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E. Zoé Lacroix
Métier : Vendeuse d'organes
Mutation : Transplanteuse~
Doc
Mer 7 Mar 2018 - 12:54


Le faucon et le requin-tigre

A ma taquinerie, il répondit simplement :
 - Tu sais... Je ne suis pas un saint pour autant...
J'haussai les épaules, et répliquai :
 - Les saints sont tous au ciel. Je pense pas que quiconque puisse survivre à ce bordel sans une pointe d'égoïsme !
Ho, je connaissais plein de gens super sympas, qui ne semblaient pas capable de faire du mal à une mouche – s'il y en a encore pas transformée en Beast – et toujours prêt à aider. Mais des saints ? J'avais toujours l'un ou l'autre dossier sur eux ♪ Enfin, p'têt' qu'il faut pas être parfait pour être sain. Sinon, on en aurait aucun, nan ? Mais l'instant n'était pas à la théologie !
 - Je...je suis pas là pour chasser quoi que ce soit en fait... J'ai juste besoin d'un peu d'argent, et je sais que le meilleur moyen d'en gagner, c'est encore de bosser...
Là, je comprenais de moins en moins pourquoi il avait ce tatouage. Un Eros qui ne chassait pas, c'était comme… un Dué totalement légal ? Un Philia admiré ? Un Agapè qui ne pompait pas Maxwell ? Un Sourgê qui… heu… n'avait pas un peu de toutes ces choses ? En plus, il se trompait sur un point primordial :
 - Ho bha tu sais, ça dépend hein. Une bonne opportunité et paf, tu t'en mets plein les fouilles. Tiens, si tu me choppais, t'aurais de quoi vivre pour un bon moment dans le luxe ! Ou un coup de bolau casino.
 - Ou tu te fais entretenir ! Une jolie fille riche et c'est dans la poche ! Heu, mais pas Zoé hein…
 - Ho ça, je ne sais pas Lenny, il est plutôt mignon…
Le petit Eros continua malgré ces conseils avisés :
 - En fait, n'importe quoi sui me permette de récolter un petit quelque chose me suffira, c'est juste pour une fois...Je peux tout faire, je n'ai pas vraiment d'interdit, sauf peut-être comme tu l'as dit, celui de travailler dans une maison de passe... Sinon tout, du plus au moins légal, peut me convenir, après tout, c'est juste pour une fois.
Dommage, j'aurais été sa cliente number one ♥️ Bon, blague à part, il fallait trouver un truc pour le p'tiot… J'avais pas mal d'idées. De la boulangerie à la dissimulation de corps, une vraie palette de jobs ! On pouvait commencer par un truc soft, cela dit. Bronx ou autre quartier ?
 - Si juste je pouvais éviter de ...chasser quelqu'un, je préfèrerais, mais si c'est inévitable...
Hop, il revenait sur ce sujet. Bon, tant pis, je retenais ma curiosité depuis trop longtemps (au moins 2 minutes).
 - Pourquoi t'es Eros, en fait ? Tu ferais mieux de te barrer et devenir un Sourgê, nan ? Si tu veux pas chasser ni être chassé, hein…
Et puis, j'enchaînai :
 - Bon bha on va à Brooklyn ! J'ai un pote cuisinier qui cherche un plongeur ou serveur depuis un p'tit moment. C'est pas le quartier le plus safe mais bon, t'sais te défendre !
Lenny se mit à rire
 - Tu vas servir Lewy-tres !
Puis, comme une révélation :
  - Hey, c'est quoi ton nom, l'oiseau ?
Ha bha forcément, difficile de faire un jeu de mot dessus sans le connaître… Bha, même sans, il se débrouillera ! Rien n'arrête les jeux de mots de Lenny-larant ! Mais on pourra faire tout ça en chemin :
 - Allez, on y va ! Tu verras, il est sympa ! Juste vachement maniaque !
En route, mauvaise troupe !
©️ Halloween



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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
Métier : Chasseur de prime
Mutation : Suintements
The Nowhere Man.
Mer 14 Mar 2018 - 13:41
"- Pourquoi t'es Eros, en fait ? Tu ferais mieux de te barrer et devenir un Sourgê, nan ? Si tu veux pas chasser ni être chassé, hein…
-Bah...
- Bon bha on va à Brooklyn ! J'ai un pote cuisinier qui cherche un plongeur ou serveur depuis un p'tit moment. C'est pas le quartier le plus safe mais bon, t'sais te défendre !"

Bon, au moins c'était fait...Elle allait pouvoir l'aider.

"Moi c'est Wing" Répondit l'anima aux interjections du requin, en redescendant vers eux.

Lewy emboita le pas à Zoé, pendant que son anima se posait sur son épaule. Il réfléchissait à comment il allait tenter d'expliquer sa situation à la Dué. Il commença à parler en arrivant à sa hauteur, mais restait gêné:
"-Je...Je chasse en fait, de temps en temps, quand j'en ai besoin... Le problème, c'est que je ne sais rien faire...Absolument rien. Je n'ai pas de formation, en quoi que ce soit. Je ne sais pas vendre, réparer, enseigner, collecter... Je ne sais juste rien faire. Et...disons que j'ai eu comme une forme de chance avec ma mutation (il frémit en disant ces mots). Avant je n'avais pas de moyen de survivre... Je ne suis pas non plus très fort physiquement, beau ou connu, et ma mutation m'a juste permit de trouver un travail pour me nourrir, même si il est...cruel"

Lewy fit une pause avant de lever les yeux à nouveau vers son interlocutrice.
"Donc voilà... même si je n'aime pas ça, il m'arrive de chasser, le moins possible, quand j'ai absolument besoin de manger, ou que je n'ai plus rien pour payer mon loyer..."

Il vit venir la question. Dans ce cas là, pourquoi est-ce que tu n'es pas simpleemnt allé chasser pour ce dont tu as besoin? Il prit les devants.
"Je...Ce dont j'ai besoin, ce n'est pas quelque chose d'absolument nécessaire...tu vois? Et... Même si je suppose que c'est je ne fais pas partie de la classe à laquelle on attribue ce genre d'idée, j'ai un certain respect pour la vie, et je ne me permettrai jamais de sacrifier ou de prendre une vie si ce n'est pas nécessaire."

Lewy avait un peu l'impression de s'être emballé dans ses explications... Une fois encore il avait peur d'ennuyer son interlocutrice. Le fait d'avoir évoqué son pouvoir lui rapella soudain ce que ce dernier lui imposait comme contrainte
"Erm, d'ailleurs, je sais pas si je pourrais travailler dans un restaurant...Je veux dire, je pourrais pas faire la plonge en tout cas, et le service, c'est pas sûr non plus, désolé..."

Il continua à marcher derrière elle en se maudissant.
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E. Zoé Lacroix
Métier : Vendeuse d'organes
Mutation : Transplanteuse~
Doc
Jeu 22 Mar 2018 - 15:14


Le faucon et le requin-tigre

Lenny eut sa réponse le premier, de la part de l'anima :
 - Moi c'est Wing
Et voilà mon requin au taquet, prêt à ressortir le fameux nom dans un de ses jeux de mots parfaits ! Il trouvera, tôt ou tard, j'ai confiance en lui pour ça~ Mais moi aussi, j'avais une interrogation. Et en marchant, il y répondit :
 - Je...Je chasse en fait, de temps en temps, quand j'en ai besoin... Le problème, c'est que je ne sais rien faire...Absolument rien. Je n'ai pas de formation, en quoi que ce soit. Je ne sais pas vendre, réparer, enseigner, collecter... Je ne sais juste rien faire. Et...disons que j'ai eu comme une forme de chance avec ma mutation. Avant je n'avais pas de moyen de survivre... Je ne suis pas non plus très fort physiquement, beau ou connu, et ma mutation m'a juste permis de trouver un travail pour me nourrir, même si il est...cruel
Ha là là… pauvre bonhomme. Moi qui avait été bénie par tous les dons imaginables, je pouvais difficilement comprendre son problème. Et pourtant, j'avais une réponse à donner :
 - Holàààà ! Rien faire ? Tu as sauvé la perle du Bronx, petit bonhomme ! C'est pas rien, ça, pas du tout ! Et je suis convaincu que t'as d'autres talents, en plus de celui donné par la Lune Rouge. On a toute la journée pour découvrir ça ! Et puis, cruel… j'te l'ai dit, on est pas Dués pour rien.
 - Nous, c'est parce qu'on est tellement géniaux que les Agapès étaient jaloux et ont eu peur qu'on devienne mieux que Maxwell et alors ils ont voulu jeter la honte sur nous ! Mais c'est nul d'être roi, alors il y avait pas besoin hein. Pis on a pas honte !
Être reine… Si j'en avais la possibilité, est-ce que je la saisirais ? Ça pourrait me permettre de faire pas mal de bien. Sauf que Lenny se trompait : je ferais une mauvaise reine, c'était pas mon truc. Enfin, de New-York en tout cas : je restais la reine du Bronx ! Les responsabilités étaient différentes, je devais juste être la plus awesome, ici. Facile, surtout avec Lenny !
  - Donc voilà... même si je n'aime pas ça, il m'arrive de chasser, le moins possible, quand j'ai absolument besoin de manger, ou que je n'ai plus rien pour payer mon loyer... Je...Ce dont j'ai besoin, ce n'est pas quelque chose d'absolument nécessaire...tu vois? Et... Même si je suppose que c'est je ne fais pas partie de la classe à laquelle on attribue ce genre d'idée, j'ai un certain respect pour la vie, et je ne me permettrai jamais de sacrifier ou de prendre une vie si ce n'est pas nécessaire.
 - Un chasseur amateur et juste à certaines heures, quel malheur !
Contrairement à mon requin, j'avais de l'empathie pour ce bonhomme. Même avant la Lune Rouge, j'étais dans un monde de chasseurs – le monde militaire – donc j'avais vite appris que tuer pouvait sauver. Et puis, le Bronx n'avait fait qu'étouffer mes derniers scrupules à nuire directement à quelqu'un pour une bonne raison, et m'avait presque habituée à la mort... Mais ce p'tit mec semblait encore assez pur, sensible en tout cas. Bon, mieux valait lui trouver un boulot normal alors.

Mais ça n'allait pas être aussi facile que ça :
 - Erm, d'ailleurs, je sais pas si je pourrais travailler dans un restaurant...Je veux dire, je pourrais pas faire la plonge en tout cas, et le service, c'est pas sûr non plus, désolé...
Ha, oui. Il y avait toujours des effets secondaires, damn it. Lenny, lui, réagit du tac au tac :
 - C'est quoi, ton pouvoir ? Celui de l'invincibilité ? Nan parce que pour sauter sur un Beast à mains nues, faut être soit fou, soit avoir un super talent !
Lenny et son tact habituel ! Un vrai Eros ne livrerait jamais aussi facilement son atout, mais lui ? Je ne serais pas surprise, ce qui sera l'occasion de lui apprendre une nouvelle leçon de survie au Bronx : l'information, c'est la victoire. Moi, je proposai :
 - Bon, alors… du baby-sitting, peut-être ? Il y a pas mal d'orphelinats naissants, dans tous les quartiers. On essaie ? Il y en a un pas loin, à Brooklyn aussi ! Tu vas voir, les gosses sont adorables, p'têt' que tu te découvriras des dons d'éducateur. Pis pour les protéger, tu seras parfait !
 - Ho oui ! Lucas doit prendre sa revanche aux échecs, j'ai encore gagné la dernière fois. On y va ? Allez, allez, allez !
Il n'y avait pas encore beaucoup d'enfants ni de moyens, mais je connaissais les responsables : ils étaient capables d'aller jusqu'au Bronx pour trouver des gosses perdus ! Ce serait bien qu'ils aient un mec plus doué au combat comme lui… Et niveau moral, il sera difficilement déçu !
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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
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Jeu 5 Avr 2018 - 13:55
- C'est quoi, ton pouvoir ? Celui de l'invincibilité ? Nan parce que pour sauter sur un Beast à mains nues, faut être soit fou, soit avoir un super talent !

Ah. le voilà questionné sur son pouvoir. Devait-il répondre? N'était-ce pas dangereux? Lewy hésitait. Même si il ne se sentait pas en danger immédiat, si jamais cette dué avait vraiment des relations, qu'elle connaissait du monde dans le Bronx, il suffisait qu'elle en parle un peu pour que ça le mette dans un réel danger... Au mieux, il ne pourrait plus chasser qui que ce soit, au pire, son prochain séjour au Bronx lui serait fatal.
Wing lui dit de façon télépathique:
"-Si tu dis quoi que ce soit je me barre.
-Tu peux pas.
-Certes. Mais ne dis rien quand même. Le simple fait d'être un éros te mets en danger permanent, alors pas besoin d'en rajouter.
-Merci, j'avais compris, je suis pas aussi idiot que t'en as l'air"
L'anima, vexé, pris la mouche et s'envola hors de vue du petit groupe.

Lewy se tourna vers les deux autres, et lança en direction du squale:
"-C'est juste que j'ai un certain passif avec les beasts...Disons que la Lune Rouge ne m'as pas laissé de bon souvenir avec elles... C'est juste pour ça que je me suis jeté dessus comme ça... En fait je ne me suis pas vraiment contrôlé."

Un petit silence s'ensuivit, pendant lequel Wing revint, et se posa à l'opposé de son lié par rapport à la Dué et son anima. Lewy ne releva même pas

"- Bon, alors… du baby-sitting, peut-être ? Il y a pas mal d'orphelinats naissants, dans tous les quartiers. On essaie ? Il y en a un pas loin, à Brooklyn aussi ! Tu vas voir, les gosses sont adorables, p'têt' que tu te découvriras des dons d'éducateur. Pis pour les protéger, tu seras parfait !
- Ho oui ! Lucas doit prendre sa revanche aux échecs, j'ai encore gagné la dernière fois. On y va ? Allez, allez, allez !
-Je... du baby-sitting? Pourquoi pas..."

Lewy réfléchissait à cet activité au travers du prisme de sa mutation. Après tout, tant qu'il garderait ses gants, et qu'il était un tant sois peu précautionneux, ça pourrait le faire, non? Devant le silence de Wing, Lewy pris ça décision:
"-C'est bon pour moi, ça devrait pouvoir le faire. Après tout, je pourrais bosser pour eux un peu comme je bosse pour les agapé, non? Bien évidemment, je compte pas forcément leur prendre des montagnes d'argent, surtout que leur situation doit pas forcément être idéale...
-En plus tu adores les échecs... C'est un vrai stratège le petit là-bas" surenchérit Wing vers Lenny.

Il espérait que cet emploi lui permette de se procurer les objets qu'il désire, et ce sans prendre de vie plus que de nécessaire
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E. Zoé Lacroix
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Jeu 12 Avr 2018 - 2:32


Le faucon et le requin-tigre

A la question de Lenny, finalement, il ne répondit qu'à moitié et après un temps d'hésitation.
 - C'est juste que j'ai un certain passif avec les beasts...Disons que la Lune Rouge ne m'as pas laissé de bon souvenir avec elles... C'est juste pour ça que je me suis jeté dessus comme ça... En fait je ne me suis pas vraiment contrôlé.
Hum. Je doutais qu'il existe des gens qui appréciaient les Beasts, mais certains devaient en avoir particulièrement souffert. Je n'allais pas lui en demander plus, évidemment ; déjà c'était pas mes affaires, puis personne n'aimait se rappeler ce genre de souvenirs. Lenny ouvrit à nouveau la bouche mais je lui fis signe de se taire, un doigt sur les lèvres : je le voyais venir, eh ! Je le connais, mon Lenny, aucun tact ! Toute une éducation à faire, en fait… je devrais peut-être m'y mettre. Dire qu'un jour, je m'imaginais sans mal mère, avec mon cher ex-fiancé… Enfin, inutile de ressasser le passé, ni celui de l'Eros ni le mien ! Pour revenir à Lenny, pouvait-il seulement murir, tiens ? Grandir ? Vieillir comme les mutants ? Bha, j'aurai tout le temps d'essayer et de voir ! Mais avais-je vraiment envie d'un Lenny moins enfantin ? Et lui, surtout, qu'est-ce qu'il voudrait ?

Finalement, son anima revint, coupant mes réflexions, et je relançai la conversation avec une proposition de baby-sitting. Elle sembla lui plaire, heureusement !
 - Je... du baby-sitting? Pourquoi pas...
Il y réfléchit sérieusement, ce qui était plutôt bon signe. S'il avait accepté d'un signe de tête, là, je me serais vraiment inquiétée… Mais eh, ça suffisait pas ! J'avais proposé ça un peu légèrement, mais c'était pas une mince affaire.
 - C'est bon pour moi, ça devrait pouvoir le faire. Après tout, je pourrais bosser pour eux un peu comme je bosse pour les Agapè, non? Bien évidemment, je compte pas forcément leur prendre des montagnes d'argent, surtout que leur situation doit pas forcément être idéale...
 - En plus tu adores les échecs... C'est un vrai stratège le petit là-bas.
 - Ho, il faudra qu'on fasse une partie !
A l'inverse de mon requin d'amour, je devins sérieuse. Je me plaçai devant lui, poings sur les hanches, et le regardai directement dans les yeux.
 -  Par contre, c'est pas un boulot de plonge, hein. Si tu veux ce job, d'une part tu t'arranges pour devenir Sourgê, hors de question d'avoir une mine à problèmes dans l'orphelinat ; et ouais, t'attends pas à ce que ce soit payé aussi bien qu'une chasse. Deuxièmement, crois-moi, face à la plupart des gosses, tu regretteras les pires Dués. Il y a ceux profondément traumatisés, qui ne parlent parfois même plus. Ceux qui ont subi la cruauté des hommes et qui détestent le monde entier, avec des violentes crises de rage ou de paranoïa, ou un don pour contrer l'autorité. Ceux qui pleurent tout le temps. Ceux qui hurlent en pleine nuit et font des crises de folie pas possibles. Ceux qui te feront culpabiliser d'être plus heureux qu'eux, te manipuleront. Ceux qui ont décidé de copier ce qu'ils ont vu et tabassent leurs camarades. Bref, une joyeuse brochette de vilains galopins ! Bon, faut voir le job que tu auras exactement, y a moyen que tu doives pas trop t'en occuper, mais tu y échapperas pas totalement. Et, enfin…
J'étais quelqu'un de plutôt léger, drôle. Mais si j'étais la (certes auto-proclamée) reine des Dués, c'était pas non plus pour rien… J'avais appris à inspirer la crainte, quand il fallait. Et là, mon regard perçant, mon sourire carnassier et mes mains jouant avec les scalpels devraient faire leur petit effet :
 - Si tu fais un truc impardonnable, tu meurs dans la semaine.
 - Ouais ! On peut jouer les Eros à Eros, nous ! On adore casser les règles.
Ha là là… Lenny avait un don pour me casser mes moments. Enfin, le message était sûrement passé !
 - Mais t'inquiète pas, tant que tu fais rien de vraiment malhonnête, tu risques rien ! Au contraire, au moindre problème vital, je te filerai un coup de main. J'ai mon business donc j'ai pas le temps de faire du full time, mais je suis toujours prête à les aider pour les gros problèmes. Genre le financement, déjà. Alors ? Toujours motivé ? On peut y être dans cinq minutes, maintenant ! Et sinon, t'inquiète pas trop, j'ai d'autres jobs en tête ! Fleuriste, assistant de chercheur, infirmier….
 - Maçon, garde du corps, aide à la forge…
 - Mineur, marchand, mon propre assistant…
 - Surveillant en école, Attrapeur de Beast vivante, entraîn- eeeeh ? Ton assistant ? Mais- mais on en a pas besoin !
 - Ce serait pratique, non ? On aurait encore plus de temps pour s'amuser, et encore plus d'opportunités de s'enrichir ! Puis plus on est de fous, plus on s'amuse !
L'idée ne plaisait manifestement pas à Lenny vu la moue boudeuse qu'il affichait, mais il s'y ferait. Puis bon, pas sûr que le bonhomme veuille, il semblait justement peu amoureux du danger.

J'avais le reste de la journée de libre pour lui trouver un emploi, de toute façon : je comptais pas bâcler mon remboursement de dettes !
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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
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Jeu 12 Avr 2018 - 11:33
-Ho, il faudra qu’on fasse une partie !
-Eh bien oui, pourquoi pas, avec plaisir ! Lui répondit Lewy, heureux de trouver peut-être un partenaire pour ce jeu auquel il n’avait plus pût jouer depuis un certain temps.
Il commençait à se rassurer réellement. Il était content que le requin se soit contenté de sa réponse un peu vague, et en plus, il semblait avoir trouvé ce qu’il pourrait faire.
Un état d’esprit qui le quitta assez vite en voyant la « reine des Dués » se poser devant lui , l’air beaucoup plus sérieux que précédemment.

-  Par contre, c'est pas un boulot de plonge, hein. Si tu veux ce job, d'une part tu t'arranges pour devenir Sourgê, hors de question d'avoir une mine à problèmes dans l'orphelinat ; et ouais, t'attends pas à ce que ce soit payé aussi bien qu'une chasse. Deuxièmement, crois-moi, face à la plupart des gosses, tu regretteras les pires Dués. Il y a ceux profondément traumatisés, qui ne parlent parfois même plus. Ceux qui ont subi la cruauté des hommes et qui détestent le monde entier, avec des violentes crises de rage ou de paranoïa, ou un don pour contrer l'autorité. Ceux qui pleurent tout le temps. Ceux qui hurlent en pleine nuit et font des crises de folie pas possibles. Ceux qui te feront culpabiliser d'être plus heureux qu'eux, te manipuleront. Ceux qui ont décidé de copier ce qu'ils ont vu et tabassent leurs camarades. Bref, une joyeuse brochette de vilains galopins ! Bon, faut voir le job que tu auras exactement, y a moyen que tu doives pas trop t'en occuper, mais tu y échapperas pas totalement. Et, enfin…

Waw. Lewy ne s’attendait pas vraiment à ce que l’atmosphère devienne aussi...pesante. Il savait que s’occuper d’un enfant, c’est jamais vraiment de tout repos, mais il n’avait pas pris en compte le fait que la majorité d’entre eux avait venait de vivre le traumatisme de l’apparition de la Lune Rouge. Et pour avoir lui même vécu des moments très difficile, il savait que les séquelles de cet épisode pouvaient être très douloureuses, et les comportement qui en résultaient, insupportables. Tout cela couplé à l’instabilité naturelle d’un enfant… Mais Lewy était déterminé. Néanmoins, il doutait d’un dernier fait...Abandonner son statut d’Éros ? Il pouvait le faire ? Le devait-il ? Et si un jour l’orphelinat devait fermer, ou être détruit ? En admettant que Lewy survive, que pourrait-il faire après ça ?

-Si tu fais un truc impardonnable, tu meurs dans la semaine.
-Ouais ! On peut jouer les Eros à Eros, nous ! On adore casser les règles.

Ah. Des menaces en plus. Rien que ça.
Lewy n’avait pas peur. Il avait pris pour habitude de penser que vivre, c’est juste attendre de mourir activement. Donc le fait de mourir, c’est presque quelque chose qui ne le dérangeait pas plus que ça, étant donné que le fait qu’il meure un jour était sa seule certitude .De plus, étant donné qu’il n’avait pas prévu de se transformer en monstre pédophile ou quelque chose dans ce style dès l’instant ou il passerait les portes de l’orphelinat, il n’avait pas vraiment grand-chose à craindre. Bien qu’il sache, après l’avoir vu affronter la Beast, que Zoé était une combattante redoutable, qui réussirait sûrement à l’assassiner. Ou à le vaincre en combat. Ou autres. Enfin bref, il ne savait pas si c’était une menace en l’air, mais il savait qu’elle était exécutable.
Il jeta un œil aux scalpels, pour faire comprendre qu’il avait lui même compris.

-Tu sais...Étant donné la situation générale, tout le monde est plus ou moins à moitié fou, d’une façon ou d’une autres...Alors qu’ils s'agisse de ces enfants ou de quelqu’un d’autres, je vais forcément finir par devoir gérer quelqu’un qui aura été traumatisé et qui serait devenu dangereux...Si ce n’est moi même. Et, euh, pas besoin de me menacer, ça ne sert à rien. Ça te rend juste plus inquiétante pour pas grand-chose pour moi… Fin, pas que je doute que tu puisses mettre ta menace à exécution, mais… C’est pas ça qui risque d’influer sur mon comportement.

- Mais t'inquiète pas, tant que tu fais rien de vraiment malhonnête, tu risques rien ! Au contraire, au moindre problème vital, je te filerai un coup de main. J'ai mon business donc j'ai pas le temps de faire du full time, mais je suis toujours prête à les aider pour les gros problèmes. Genre le financement, déjà. Alors ? Toujours motivé ? On peut y être dans cinq minutes, maintenant ! Et sinon, t'inquiète pas trop, j'ai d'autres jobs en tête ! Fleuriste, assistant de chercheur, infirmier….
- Maçon, garde du corps, aide à la forge…
- Mineur, marchand, mon propre assistant…
- Surveillant en école, Attrapeur de Beast vivante, entraîn- eeeeh ? Ton assistant ? Mais- mais on en a pas besoin !
- Ce serait pratique, non ? On aurait encore plus de temps pour s'amuser, et encore plus d'opportunités de s'enrichir ! Puis plus on est de fous, plus on s'amuse !

Attends… Son assistant ? Elle lui proposait qu’ils bossent ensemble ? Enfin, qu’il bosse pour elle ? Vraiment ? Cette proposition, si c’en était une, l’interpella. Après tout, pourquoi pas ? Pour lui, ce genre de chose n’était pas juste rentrer d’un seul coup d’ans l’illégalité. Mais quelque chose de plus. Bien qu’il soit forcé de les chasser pour survivre, pour lui les dués n’était pas juste des criminels. Bien que beaucoup en soit, il espérait bien trouver en eux, au moins certains d’entre eux qui avait un but un peu plus profond. De plus, le fait de bosser pour quelqu’un ne l’a jamais dérangé outre mesure.

Je...Attends une seconde...Ton assistant, c’est pour de vrai là ? Genre, euh, tu me proposes de bosser pour toi ?

Lewy ne pouvait pas juste devenir Dué comme ça, il s’en doutait. Il essaya de rester réservé, bien que l’idée l’intéressa tout de même.

-Juste...ça pourrait être possible...Mais, enfin...Je veux juste savoir… Qu’est-ce que tu fais...et pourquoi ?

Il ne voulait pas sembler être présomptueux, orgueilleux, ni même juger son interlocutrice. Mais il voulait s’assurer que si il empruntait cette voie, ce ne serait pas pour rien. Ce serait contre Maxwell et son système.
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E. Zoé Lacroix
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Ven 20 Avr 2018 - 21:49


Le faucon et le requin-tigre

Et bien… il ne semblait pas plus effrayé que ça par ma menace. Il cachait bien son jeu ? Ou il me faisait confiance pour ne pas avoir recours facilement à son exécution ? Ou il ne me craignait pas ?
 - Tu sais...Étant donné la situation générale, tout le monde est plus ou moins à moitié fou, d’une façon ou d’une autres...Alors qu’ils s'agisse de ces enfants ou de quelqu’un d’autres, je vais forcément finir par devoir gérer quelqu’un qui aura été traumatisé et qui serait devenu dangereux...Si ce n’est moi même. Et, euh, pas besoin de me menacer, ça ne sert à rien. Ça te rend juste plus inquiétante pour pas grand-chose pour moi… Fin, pas que je doute que tu puisses mettre ta menace à exécution, mais… C’est pas ça qui risque d’influer sur mon comportement.
Je n'aimais pas trop sa façon de présenter les choses : entre gérer un enfant en crise et un criminel dangereux, il y avait une différence de méthode assez sensible. Et il avait intérêt à pas devenir fou au milieu des gosses, eh ! Enfin, au moins, il ne semblait pas effrayé par ma menace. Soit il était réellement invincible, soit il ne comptait faire des conneries depuis le début. Bha, je m'en doutais, hein ! J'avais un bon feelings sur lui, puis il avait sauvé une tête qui lui aurait rapporté, c'est un bon signe ! Malgré cela, je continuai ma liste avec Lenny, jusqu'à ma proposition d'assistant de moi-même.
 - Je...Attends une seconde...Ton assistant, c’est pour de vrai là ? Genre, euh, tu me proposes de bosser pour toi ?
Bon, en fait… j'avais lâché ça comme ça, pour compléter la liste. Mais le p'tit bonhomme tiqua et se mit à réfléchir. Moi aussi, du coup. Hummmm… ce serait vraiment intéressant ? Il avait l'air réglo, ça oui ; puis s'il ne l'était pas, je préférais de loin qu'il me trahisse comme employeuse plutôt que l'orphelinat ! Mais justement… c'était un bon truc d'être trop honnête, dans mon boulot ? Nan, pas trop. Rien que la chasse qu'il aimait pas, je la pratiquais parfois, pour apprendre les bonnes manières à un mauvais payeur par exemple. En plus, bon, j'avais appris le travail en groupe pendant mes "études" militaires, mais ça n'allait pas être plus handicapant qu'autre chose et limitant, d'être à deux ? J'avais vraiment besoin d'un assistant ?

Mais… d'un autre côté, ce serait marrant. Puis ça ouvre plus de possibilités aussi. Et avoir un assistant, c'est le summum de la classe ! Ce sera un peu mon élève aussi. Et puis… Hmmmm… Il n'y a pas de déontologie dans ce job, aucune obligation de ne pas mêler relations professionnelles et… d'autres types de relations.
 - Juste...ça pourrait être possible...Mais, enfin...Je veux juste savoir… Qu’est-ce que tu fais...et pourquoi ?
Bha oué. Ça servait à rien d'y réfléchir : je pouvais bien vouloir ou non qu'il vienne, lui refusera d'office. Enfin, c'était marrant à imaginer, au moins ! Puis même si c'était pas lui, l'idée de l'assistant est pas si mal… Je haussai les épaules :
 - Hou là, désolé. Je disais ça un poil pour déconner, tu vas pas trop kiffer comme job. Niveau morale c'est pire que les Eros, et niveau danger… bha, aussi. Grosso modo je fais dans le trafic d'organes, avec mon pouvoir, mais je fais aussi tout ce qui semble intéressant ! Bon, je suis plutôt réglo, je fais pas de mal à ceux qui le méritent pas et j'essaye d'éviter de tuer, mais… je suis pas Dué pour rien, je te l'ai dit ! On va plutôt t'faire quitter le Bronx et les endroits craignos, j'ai pas l'impression que c'est là que tu trouveras ton bonheur. Nan ?
Bon, j'allais pas décider pour lui, mais je le voyais mal refuser de chasser des criminels puis accepter d'en devenir carrément un. Même moi, je remettais parfois mon style de vie en question, ce que Lenny n'aimait pas trop d'ailleurs. En plus, les orphelins auraient bien plus besoin de lui que moi ! D'ailleurs…
 - On y est ! Allez, tu peux toujours voir comment c'est ici, tu te décideras après. Je fra-
  - COUCOU ON EST LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
Ha, il arrêtait de bouder ! Il commençait peut-être à devenir adul-
 - AVEC UN SUPER MONSIEUR POUR VOUS PROTEGER !
Je soupirai, et levai les bras au ciel.
 - Désolé.
Je le connaissais, mon Lenny. Il avait fait exprès pour que l'Eros se sente obligé de le faire, et qu'il ne devienne pas mon assistant. Alors, j'ajoutai :
 - T'es pas obligé, hein. Quoi qu'il arrive. Tu veux qu'on rentre ?
Je dirai quand même deux mots à Lenny après. Sa jalousie me faisait parfois plaisir, mais elle devenait maladive. Il le savait bien, pourtant, qu'il resterait toujours mon complice number one !
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Llewellyn ap Davy Rigby
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Sam 19 Mai 2018 - 23:08
- Hou là, désolé. Je disais ça un poil pour déconner, tu vas pas trop kiffer comme job. Niveau morale c'est pire que les Eros, et niveau danger… bha, aussi. Grosso modo je fais dans le trafic d'organes, avec mon pouvoir, mais je fais aussi tout ce qui semble intéressant ! Bon, je suis plutôt réglo, je fais pas de mal à ceux qui le méritent pas et j'essaye d'éviter de tuer, mais… je suis pas Dué pour rien, je te l'ai dit ! On va plutôt t'faire quitter le Bronx et les endroits craignos, j'ai pas l'impression que c'est là que tu trouveras ton bonheur. Nan ?

Lewy tiqua après cette réponse. C'est vrai qu'il s'est un peu emballé. Voire même beaucoup. En fait, il redescendait un peu sur terre. Mais en fait ce n'était pas plus mal. Il reprenait ses esprits. Après tout, il n'allait pas devenir dué d'un seul coup, hein? Comment aurait-il put se transformer entièrement de toutes façon? Puis, est-il vraiment possible de s'associer aussi facilement avec n'importe qui que l'on vient de rencontrer, surtout dans ce contexte? Le problème que Lewy connaît dans ses rapports aux autres frappait à nouveau.

Enfin bref. Après tout, il fallait rester raisonnable. Mais au delà de cela, il n'allait pas cracher sur cette opportunité d'un travail en plus. Surtout si différent du sien.

"Je... Pardon, je me suis emballé. Tu as raison après tout. Même si je ne rechigne pas à faire du sale boulot...Enfin, tu vois quoi. Mais je t'avoue que à choisir, partir trop loin du Bronx me dérange un peu... A vrai dire je passe le plus clair de mon temps depuis l'apparition de la Lune Rouge dans cette zone. Malgré les dangers omniprésents, c'est peut-être là bas que je suis le plus à l'aise."

Un point attisait sa curiosité. Du trafic d'organe? Avec son pouvoir? Il posa cette dernière question par simple curiosité.

"Par curiosité, tu peux ne pas répondre, je comprendrais... Mais je n'ai pas bien saisit qu'elle sont tes... Capacités?"

La réponse ne devait pas lui parvenir: le petit groupe arrivait à un bâtiment qui était probablement assez grand avant les évènements qui ont conduits à cette situation, comme en témoigne les restes d'étages supérieurs. Seuls subsistent le rez-de-chausée et un étage. La façade bleue clair porte les traces de récents coups de peinture, probablement pour que l'endroit soit plus accueillant pour les enfants. Mais à la vue de certaines vitres qui, brisées, portent les stigmates de la fameuse nuit, Lewy déduit que l'endroit reste relativement indigent.

- On y est ! Allez, tu peux toujours voir comment c'est ici, tu te décideras après. Je fra-
  - COUCOU ON EST LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

Waoh. Lewy constatait que Lenny pouvait être...tonitruant.


- AVEC UN SUPER MONSIEUR POUR VOUS PROTEGER !


Ah. D'accord. Lewy se doutait des raisons qui avaient poussée le squale à agir ainsi. Même si il ne comprenait pas pourquoi, il était maintenant certain de ce dont il se doutait. Il feignit de ne pas s'apercevoir de l'animosité à peine voilée de Lenny, et feignit même de ne pas être gêné, alors qu'il se sentait maintenant forcé d'assister ces enfants, à qui on venait de promettre de l'aide dont ils avaient probablement besoin.


- Désolé.


"Je ne vois pas de quoi." Dit Lewy en souriant.


- T'es pas obligé, hein. Quoi qu'il arrive. Tu veux qu'on rentre ?

Lewy regarda quelques instants Zoé, et comme toute réponse, pénétra d'un pas décidé dans l'enceinte de l'orphelinat.
A l'intérieur, au milieu des rires et des cris d'enfants, de tout timbres et de touts âges, de tout sexes, il découvrit un lieu bouillonnant d'une activité qu'on ne soupçonnerait pas de l'extérieur. Des adultes passaient de pièces en pièces, d'un pas rapide. Ce qui restait de la peinture utilisée pour la façade avait vraisemblablement été utilisé pour de modestes décorations infantiles. Mais l'absence de lumière électrique dans toutes les pièces trahissaient ce que les adultes ne laissaient pas transparaitre  sur leurs visages: la situation étaient très difficile pour l'établissement.

Lewy observait ce spectacle qui s'offrait à lui, transporté par l'endroit. A la fois par la joie des enfants qui trouvaient ici un refuge et par la tristesse de voir un tel endroit aussi indigent. En observant, il crût apercevoir une queue de lézard tourner au coin d'un couloir.

Il voulait s'avancer, mais ne savait pas à qui s'adresser parmi les adultes présents. De plus, contrairement à la Dué qui l'accompagnait, il ne connaissait personne, et ne savait que dire ni que faire. Il resta planté là, attendant que Zoé agisse, alors que quelques regards enfantins se fixaient alors sur lui, le scrutant, intrigués pour certains, méfiants pour d'autres.
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E. Zoé Lacroix
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Lun 25 Juin 2018 - 17:56


Le faucon et le requin-tigre

Bien sûr, j'avais écouté sa réponse avant qu'on arrive ; et sa question. Mais vu qu'on était arrivés, je m'étais dit que je pourrais lui répondre plus tard. Enfin, s'il y avait vraiment besoin de répondre… Je ressentais la même chose pour le Bronx – dans un autre quartier, je passerais pour une folle, avec cette tenue et ce comportement. Et pour mon pouvoir, si je ne le cachais pas forcément, il avait un certain culot de me le demander après avoir caché le sien ! Enfin, je le taquinerai avec ça plus tard ♪

Surtout que là, je lui devais un petit quelque chose, avec le comportement de Lenny. Il ne semblait pas s'en faire et décida même d'entrer, mais il semblait bien du genre à cacher ses émotions. Allez ! Inutile de se lamenter sur ce qui avait été fait. En plus, l'orphelinat semblait d'une humeur particulièrement joyeuse, aujourd'hui ! Et le pauvre Eros avait besoin de mon secours, manifestement…
 - Hoooy les enfants ! J'espère que vous avez été sages, sinon Lenny vous mangera !
Comme d'habitude, quelques regards étaient ravis en me voyant : Adam et Lupo, son anima ; Sofia, dont l'anima Rudy semblait en vadrouille ; Megan et Jovany, un léger sourire poli, toujours en phase ; Roy et la petite Raquel, avec Lissy et Troy – sous forme de chiots actuellement, l'anima des enfants ne cessaient de changer de forme, après tout ! D'ailleurs, ce dernier quatruor étaient encore en train de se chamailler. Roy et Raquel n'étaient pas jumeaux pour rien ! Et puis quelques regards mécontents ; je ne faisais pas l'unanimité, et Lenny encore moins. Quinton et Junny en forme d'aigle, Nia – mais pas son anima Toy, qui s'écrasait souvent mais ne semblait pas me détester –, Oliver dont l'anima Fristy préférait jouer avec les plus jeunes… Tant mieux, tant mieux ! Après tout, j'étais un exemple exécrable, je préférais les voir devenir des gens corrects ! Ce qui ne m'empêchait pas d'en profiter pour les faire tourner en bourrique à l'occasion. Lewy devrait déjà leur plaire un peu plus, il est bien plus poli et moins excentrique. Quoi que, cette forte tête d'Oliver risquait de le mépriser, s'il ne faisait pas ses preuves…
 - Dites bonjour à Lewy et Wing !
 - Et les sucreries, Zoé ?
Oups. Comme la visite était imprévue, j'avais complètement oublié d'apporter les traditionnels bonbons. Je rétorquai :
 - Allons, je vous apporte ces deux-là, ils valent bien mieux que ces cochonneries ! Ho, et Lenny a mal compris, ils viennent juste dire bonjour, aujourd'hui !
Ce dernier ne m'écoutait même plus, trop occupé à jouer à "trois petits chats" avec Lulu, l'anima de Minnie… que je ne voyais pas, d'ailleurs. En tout cas, quelques vagues "bonjours" s'élevèrent, ainsi que quelques regards méfiants, jugeurs ou même mauvais… Et Megan qui se leva, alla vers lui et salua légèrement en se penchant – imitée par Jovany, son anima actuellement kangourou :
 - Bonjour, Mr Lewy. Bonjour, Mme Wing.
Hawww, cette petite princesse ! Ça lui valait parfois de se faire traiter de frotte-manches par les plus difficiles, mais un peu de politesse était rafraichissante, en ces temps troublés, surtout venant d'une cutie de 8 ans ! Il semblait que respecter au mieux ce que ses parents lui avaient appris était une façon d'honorer leur mémoire… et de sentir leur présence avec elle. Mais malgré cette éducation contre laquelle et mon comportement et ma tenue allaient, elle ne me rejetait pas : a-do-rable !

Finalement, Juan, un des responsables, aborda Lewy. Un brave type, prudent : s'il me faisait confiance, et en accordait donc une partie à Lewy, la méfiance se lisait dans ses yeux. Ce qui ne l'empêchait pas d'être courtois et, en tendant la main, il se présenta :
 - Enchanté, je m'appelle Juan. Je vous en prie, mettez-vous à l'aise. Si vous voulez parler, je suis à vous dans une dizaine de minutes, si vous me permettez.
Je lui lançai un joyeux "salut !", auquel il me répondit avec un sourire un peu forcé avant de repartir. Hum, j'imaginais que derrière la bonne humeur actuelle des enfants, il y avait eu une journée difficile… Son anima, Folit, devait être affairée autre part aussi. Je jetai discrètement un regard vers Javon, Haden et Gabriel, sans doute responsables de se tracas. Si les deux premiers étaient plutôt gentils et bien intentionnés seuls, le troisième, scénario classique, les poussait au vice. Se sentir forts en étant cons à plusieurs, quoi. Et si Melly semblait plus réticente à faire partie de la bande de son humain, Juvia, l'anima d'Haden y prenait grand plaisir, ajoutant à l'influence de Gabri. Quant à l'anima de ce dernier, Nah, ils ne faisaient que se disputer, de toute manière, et ne se parlaient presque jamais. Ho, je n'allais pas traiter Gabri de méchant, mais… il était de ces enfants qui avaient survécu en s'endurcissant plus encore, qui avaient appris de leurs agresseurs. Et qui se défoulait au détriment des autres. Je me demandais parfois si c'était une façon de donner sens à sa souffrance : les plus malins faisaient souffrir les autres, voilà tout, et maintenant ce sera lui le plus malin. Ou p'têt' que c'était autre chose. Bref, si des enfants mettaient Lewy en difficulté, ce sera ce trio. Encore que, vu comme il était facile de le faire tourner en bourrique, les filles risquaient bien de "s'amuser" avec lui ou de l'inclure dans leurs disputes. Cela dit, s'il acceptait, il serait gardien, pas éducateur…

Autant intégrer Lewy pas à pas, niveau par niveau.
 - Comment ça va, Megan, Jovany ? Minnie va bien ? Je ne la vois pas…
 - Elle est au… petit endroit, Zoé. Elle va revenir.
Je fis un clin d'œil à Lewy. A son tour de parler !
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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
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Mar 14 Aoû 2018 - 2:25
- Hoooy les enfants ! J'espère que vous avez été sages, sinon Lenny vous mangera !

Zoé s'adressait ainsi à la cantonnade, comme elle semblait le faire en permanence, avec une aisance qui semblait sans borne. Elle était totalement nature. Lewy s'amusait de voir celle qu'il avait vu tuer une Beast énorme seule se comporter ainsi avec ces enfants.
Le regard de Lewy naviguait toujours entre les différents enfants qui jouaient, se disputaient ou autres dans tout les coins. Il en aperçut deux qui semblaient jumeaux, tant par leur ressemblance physique que part la rivalité qui transparaissait dans leur dispute.

Lewy observait les regards qui se tournaient vers lui depuis son entrée dans le batiment, décelant une méfiance qu'il comprenait étant donné la situation du monde, et la situation de l'endroit. De plus, si il devait être recruté comme "gardien", c'est qu'il devait bien y avoir des dangers et des étrangers dangereux, d'où cette méfiance. Il fût plus surpris par les regards similaires qui se tournaient vers Zoé, qu'il pensait être une habituée aimée par tous.

Dites bonjour à Lewy et Wing !
- Et les sucreries, Zoé ?
- Allons, je vous apporte ces deux-là, ils valent bien mieux que ces cochonneries ! Ho, et Lenny a mal compris, ils viennent juste dire bonjour, aujourd'hui !
- Bonjour, Mr Lewy. Bonjour, Mme Wing.

Lewy comprit qu'elle tentait de rattraper plus ou moins les agissements de son anima. Il supposa qu'elle ne voulait ni le forcer, ni donner aux enfants indigents ou aux gérants de l'endroit de faux espoirs.

Lewy fût absolument charmé par la jeune fille au kangourou qui était venue les saluer avec autant de politesse et de gentillesse. Il n'imaginait pas que cela puisse éventuellement lui causer quelques problèmes avec ses camarades. Il n'imaginait pas non plus que sa sensibilité à cette petite fille était inconsciente et venait probablement de l'amitié oubliée avec la jeune fille italienne de ses souvenirs disparus.

Alors que lewy avait encore le visage penché vers la jeune fille, un homme pressé l'aborda, se présentant:
- Enchanté, je m'appelle Juan. Je vous en prie, mettez-vous à l'aise. Si vous voulez parler, je suis à vous dans une dizaine de minutes, si vous me permettez.

Lewy avait décelé la méfiance dans son ton et ses regards. Il l'observa saluer Zoé, de façon légèrement plus familière, avant de le voir s'éloigner vers une des pièces adjacentes. Lewy s'assit alors par terre, dans une pièce ou des enfants jouaient. Wing, elle avait rejoint un autre anima, qui était lui un aigle. Sûrement à cause de leurs âges respectifs, elle étaient légèrement plus grande, et voletait avec lui, en lui parlant. quelques enfants ignoraient royalement Lewy, d'autres s'étaient massé au pas de la porte de la pièce dans laquelle il se trouvait, afin d'observer cet inconnu qui pénétrait leur territoire. Après quelques minutes, il retourna auprès de Zoé qui parlait toujours avec la petite fille:

- Comment ça va, Megan, Jovany ? Minnie va bien ? Je ne la vois pas…
- Elle est au… petit endroit, Zoé. Elle va revenir.

Il vit alors la Dué lui faire un clin d'œil, lui faisant comprendre que c'était à lui de prendre la parole:
"Donc, toi c'est Megan, c'est ça? Et toi Jovanny? Vous êtes vraiment très gentil tout les deux, c'est rare!"
-Merci Mr Lewy, répondirent-ils en souriant
-Pas besoin de me dire Monsieur, vous savez? Et je pense pas qu'il soit nécessaire d'appeler Wing Madame, dit-il en leur rendant leur sourire."

Lewy était quelque peu, gêné, il ne savait pas vraiment quoi dire à cette jeune fille. Il regarda Zoé, avant de voir Juan revenir vers eux, et dire à Megan :
"Megan, va jouer avec les autres, nous avons besoin de parler entre grand.
-D'accord Juan! Aurevoir Lewy et Wing! dirent-ils, elle et Jovanny, en se penchat à nouveau vers l'Eros avant de partir vers un petit groups d'enfants.

Juan tendit sa main vers Lewy qu'il serra après avoir vérifié la présence de son gant sur sa main.
-Excusez-moi, dit-il, nous sommes légèrement débordé aujourd'hui, dit-il avant de les inviter à rejoindre la pièce dans laquelle Lewy s'était assis une dizaine de minutes plus tôt, d'où les enfants avaient été évacués. Excusez-moi de montrer autant de méfiance, mais j'aurais besoin avant toutes choses de savoir qui êtes vous, ce que vous faites ici, et quelles cont vos intentions. Ce n'est pas contre vous, mais je tiens à protéger et à aider ces enfants autant que possible, et par les temps qui courent, il n'est plus vraiment possible de faire confiance à n'importe qui comme cela."

Lewy hocha la tête plusieurs fois, comprenant tout à fait la méfience de Juan:"
-Bien sûr, il n'ya aucun problème. Je me nomme Llewellyn ap Davy Rigby, je suis un éros. Je...Disons que je cherche une forme de petit boulot, et Zoé, que j'ai eu l'occasion de rencontrer, m'a amené ici, en supposant que vous pourriez avoir besoin de mes services, d'une façon ou d'une autre."


C'est certes peu, mais c'est aussi tout ce que Lewy pouvait dire pour l'instant. Il ne connaissait même pas cet endroit il y a quelques heures, et n'avait jamais vraiment imaginé se retrouver dans un tel emploi. Il avait évoqué la "recommandation" de Zoé, pour se couvrir lui même avantque quoi que ce soit n'aille plus loin. Il attendait désormais qu'elle confirme ou infirme ce qu'il venait de dire.
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E. Zoé Lacroix
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Lun 24 Sep 2018 - 11:49


Le faucon et le requin-tigre

Lewy semblait s'arranger assez bien avec sa timidité, mais il fallait dire que ce n'était même pas le début du challenge, juste un échauffement gentil : Megan et Jovany étaient des anges ! P'têt' même que je pourrais le laisser seul, histoire de ne pas déjà mettre à mal son image en le plaçant comme un gosse accompagné, et aussi parce que je crevais d'envie d'aller titiller Quinton et Junny – Nia et Oliver jouaient aux échecs ensembles, un truc intelligent, j'allais pas les décourager. Ho, et j'avais promis aux Jumeaux de revenir avec une bonne énigme, ils kiffaient ça ! C'était Lenny qui l'avait inventée, mais il avait sûrement déjà oublié qu'il devait la leur faire. Seulement, Lewy finit par me jeter un regard incertain, et je compris qu'il faisait déjà des efforts. Ha, les timides… J'en avais "plutôt bien" connu un, même si je préférais ne pas y repenser. Lenny me ferait encore les gros yeux !

Heureusement, ce fut Juan qui vint le sauver :
 - Megan, va jouer avec les autres, nous avons besoin de parler entre grand.
 -D'accord Juan! Aurevoir Lewy et Wing!
Je fis mine de les laisser à trois, comme si je n'étais pas dans la catégorie. Juan me tira par le cou avec un soupir, mais la farce avait eu le mérite de faire rire avec succès Roy et Raquel. Lenny, lui, il était encore trop occupé à jouer ; et c'était clairement pas un grand.

Tout en parlant, Juan nous emmena dans un autre lieu. L'interrogatoire allait commencer, pauvre Lewy ! Pour reprendre une expression vieillotte mais vachement adaptée, "une main de fer dans un gant de velours". Il serait prêt à tout sacrifier pour ses protégés mais, s'il pouvait le faire sans maltraiter les autres, c'était pas pire. Et il fallait montrer l'exemple aux enfants, comme il aimait le dire ! Encore que, il lui arrivait d'être un poil trop sec et intransigeant… Enfin, si Lewy se montrait correct et fiable, il n'aurait rien à craindre de lui. Par contre, s'il merdait, Juan ne laisserait pas passer… C'tait bien pour ça que j'avais pas eu trop peur d'amener un quasi inconnu ici : ce mec avait un meilleur œil que moi pour juger les gens, clairement. Puis bon, L'Eros m'avait sauvé la vie par altruisme, c'était un bon début ! Il répondit d'ailleurs. Prudent. Hmmm… Je me demandais si Juan allait apprécier cette honnêteté, ou se méfier de son manque de motivation profonde. En tout cas, rien qu'avec ça, ça faisait léger. Alors, j'ajoutai :
 - Eh, ce p'tit mec m'a sauvé la vie en plein danger, sans rien demander en échange ! Il a carrément disparu après sans laisser de traces ou de nom. Pas le cliché Eros, quoi, juste le talent. Et un brin de témérité, vrai… Bon, j'peux pas vraiment ajouter à son CV, mais c'est déjà bi-
 - Mais vous ne cherchez que de l'argent, ici. Je vais être clair, Mr. Llewellyn, pour ne pas vous faire perdre plus de votre temps : vous n'aurez pas le salaire que méritera votre travail. Les enfants passent avant nous tous, et il ne sera pas rare que vous ne receviez aucune paie pendant des semaines. Et tu aurais dû le savoir, Zoé.
Contrairement à son ton franc mais sans méchanceté du début, sa dernière remarque était un reproche clair, mécontent. Il me fixa d'un air dur, et… bha croyez-le ou non, toute reine du Bronx (auto-proclamée) que j'étais, je n'étais ni fière ni à l'aise. Un peu surprise, aussi…
 - De plus, nous ne sommes pas au Bronx, bon sang. Je sais que nous te devons énormément, Zoé, et tu connais ma gratitude… mais prends conscience du contexte ! Le fer t'attend peut-être à chaque coin de rue, mais notre problème ici, c'est que l'argent ne fait pas de même : nous n'avons ni les moyens, ni le besoin d'un mercenaire.
J'étais désarçonnée, d'une part par la justesse de ses arguments et mon manque de clairvoyance, mais aussi par son ton tranchant – dû sans aucun doute à une journée difficile, ok, mais bon… Pourtant, je tentai de retomber sur mes pattes en avançant :
 - Tu… tu sous-estimes le danger, Juan. Des Dués se rendant au Bronx, j'en connais une bonne poignée, et-
 - Pour voler quoi, ici ? Et je doute que quiconque commande un assassinat contre des enfants.
Ok. Il avait subi pas mal aujourd'hui, mais il commençait à m'agacer. Je devrais rester calme, il était dans une situation pas possible, et Lewy ne devait pas être à l'aise… Le hic, c'était que j'étais du genre à pas trop savoir gérer mon énervement, j'avais du mal à accepter d'être son défouloir et j'étais blessée de voir cet ami me traiter comme une gamine débile. Et surtout… j'étais inquiète : j'étais peut-être trop parano, mais lui était carrément naïf, en fait ! Il ne comprenait pas, bon sang !
 - J'en sais rien, moi ! Des tarés aussi, j'en connais, qui prennent leur pied en écorchant des mecs vivants ! Ou des pédo en manque, parce que les mioches au Bronx ça court plus les rues, crois-moi ! Et les Beasts, bon sang, t'as déjà oublié la catastrophe ? J'le paierai, ton "mercenaire", si c'est le problème !
Il eut une grimace, entre énervement et hésitation, mais conclut :
 - Non. Ce serait abuser de tes dons, et un très mauvais exempl-
 - Comme tu seras fier d'avoir été un bon exemple, quand tu les verras se faire étriper devant tes yeux impuissants.
Silence.

Choqué, il chercha dans mes yeux mais n'eut qu'un regard incisif, sans merci. Il détourna le sien et le silence s'éternisa… Jusqu'à ce que quelques coups soient donnés à la porte.

Juan se leva, nous gratifia d'un "nous en reparlerons", et ouvrit la porte. C'était un Adam un peu intimidé – il avait dû entendre nos voix énervées – qui osa :
 - Dé-désolé de vous déranger. Mais… c'est Sofia. Elle est un peu bizarre…
Juan soupira, mais il savait qu'Adam ne les aurait pas interrompus pour rien. Je le suivis d'ailleurs, lançant à Lewy avec un sourire léger, comme s'il s'était agi d'une chamaillerie triviale :
 - Désolé que ça ait tourné comme ça ! Mais t'inquiète, j'arriverai bien à le convaincre. Et c'est pas ta faute, hein ! Juste deux fortes têtes...
En effet, Sofia était… bizarre. Les yeux dans la vague, elle restait assise, inerte. Juan était accroupi devant elle, l'appelant par son nom, mais sans réponse. Inquiète, je m'approchai en l'observant. Faisait-elle un malaise ? Était-elle somnambule ? Elle murmurait quelque chose, et j'essayai d'entendre.
 - …y… Dy…
Ce n'était qu'un souffle, un peu… vide ? Ses yeux eux-mêmes ne reflétaient rien, comme un certain néant. Ou un choc… ? Hmm, je ne la savais pas somnambule, mais je voyais mal d'autres explications. Ou elle prenait des médicaments aux effets secondaires ?

Mais… des larmes coulaient sur ses joues ? Merde, elle était en plein cauchemar ? Il fallait la réveiller, ou c'était dangereux ? Une boule se formait dans mon ventre. Douloureuse.
 - … dy… Pourqu- pourquoi… Où… J
 - Juan, j'ai mal au ventre !
Je lançai un regard sévère à Haden, mécontente de son égocentrisme. Il y avait plus grave ic-
Mais il était livide, se tenant l'estomac à deux bras. Je vis aussi Oliver du coin de l'œil : si sa fierté lui faisait taire son malaise, je voyais bien que quelque chose clochait aussi. Un bref regard alentour me confirma qu'à degrés différents, tous les enfants avaient mal au bide. C'était quoi ce bordel ? Intoxication alimentaire générale ? D'inquiétude, mes tripes se tordirent plus encore.

… d'inquiétude ?
 - Rudy… Rudy… Rudy… Ru*sob*dy… Pourquoi tu… tu me laisses… ? Tu es… où… ?
Sofia était en larmes, des sanglots brutaux secouaient tout son corps, alors que sa voix se perdait des les aigües. Et que la souffrance au ventre se faisait perçante. Ho… non…
 - Rudy, Rudy, RUDY !!!
Sa voix devint rage, hystérie. Jamais je n'avais entendu ça d'elle, habituellement joviale et souriante, douce. Elle hurlait à s'en briser les poumons, poussa brutalement Javon sur le côté et se précipita vers la porte vers l'extérieur. Juan tenta de la retenir, mais il tomba brusquement à terre, le visage tordu. Un goût amer me venait en bouche, alors que j'entendais des enfants vomir derrière moi. Et Sofia hurlait, tirant de toute ses forces sur une porte fermée à clef.
 - RUDY !!! HAAAAAAAAAAA ! HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGGGH ! OUVREZ-MOIIIIIIIII ! OUUUUUUUUUUUUUUVVVVVVVVVVVVRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!
Pliée sous la douleur, je commençais à comprendre ce qu'il se passait...

Ho pitié, non...

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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
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Mer 7 Nov 2018 - 15:36
Lewy observait la joute oratoire se déroulant entre Juan et la Dué qui l’avait amené ici, ne sachant plus ou se mettre. Il essayait d’en placer une, mais les répliques fusait, cinglantes, violentes presque, trop puissantes pour qu’il puisse s’imposer devant les deux personnages qui lui semblait être comme deux colosses de Rhodes, alors qu’il n’était que simple touriste. Même alors que Juan s’adressa directement à lui, Lewy n’eut pas le temps de formuler sa réponse avant qu’il n’embraye à nouveau sur de nouveaux reproche vers Zoé.

Une fois l’engueulade achevée, Lewy resta à nouveau muet, coi, ne pouvant rompre le silence . Alors qu’il s’apprêtait à annoncer à Juan que ce n’était pas grave, qu’il pouvait chercher ailleurs, que l’argent n’était pas son but absolu, Adam frappa à la porte, rompant le silence avent lui. Lewy devait vraiment apprendre à parler un peu...même un enfant l’empêche de parler. :
« Dé-désolé de vous déranger. Mais... c’est Sofia. Elle est un peu bizarre... »

Les deux adultes de la pièce s’interrompant pour prêter attention à l’enfant, Lewy considéra que sa remarque ne revêtait aucun caractère d’urgence, et qu’il pourra parler plus tard.

« Désolé que ça ait tourné comme ça ! Mais t’inquiètes pas, j’arriverai bien à le convaincre. Et c’est pas ta faute, hein ! Juste deux fortes têtes…
-Non mais tu sais, ya pas de problèmes… Je comprends qu’il soit méfiant, dit-il à la Dué. C’est normal, je veux dire, il ne me connaît pas… Puis c’est pas grave si ça devait pas être possible, force pas...Je peux me débrouiller pour trouver autres chose aussi...Je sais pas si je te l’ai déjà dit, mais c’est pas pour un besoin vital, pour ça j’ai la « chasse ».

Il espérait ne pas l’avoir offensée ou quoi que ce soit avec cette dernière phrase et évocation de sa profession officielle. Alors qu’il achevait sa phrase, ses yeux tombèrent sur la petite Sofia. Inerte, visiblement perturbée, Juan accroupie à son coté, tentant d’interagir avec elle. Alors que Zoé se pencha pour tenter d’entendre ce que marmonnait l’enfant, il commençait à apparaître à Lewy que la petite ne souffrait pas d’un mal habituel, qu’elle était vraiment...autre chose. Lewy commençait à se sentir inquiet, incommodé, comme lorsque la réaction empathique la plus pure et la plus naturelle nous fait nous associer d’une façon ou d’une autre à la douleur d'un semblable. Mais il s’aperçut rapidement que même les enfants les plus jeunes, pas toujours capable de comprendre le mal être d’un autre, affichaient des signes d’inconforts, voire de douleur déjà pour certains. L’intervention d’Haden confirma ceci, alors que ce sentiment grandissait en Lewy, et qu’il tentait de le dissimuler avec difficultés. Les enfants, eux, commençaient déjà à être livide, à se tordre même de douleur au sol, alors que la pression grandissait encore. L’éros lui même fut forcé de prendre appui contre un mur, en mettant une main sur sa bouche en sentant une envie de vomir monter en lui et son estomac se tordre
« -Rudy...Rudy...Rudy...Ru*sob*dy...Pourquoi tu...tu me laisses… ? Tu es...où ? »

Rudy ? Qui ? Lewy n’eut une idée de ce dont il pouvait s’agir qu’alors que la fillette hurla son nom,  trois fois, accentuant encore le mal être ambiant qui avait maintenant forcé le jeune homme à tomber à genou, sentant sa bile remonter. La fillette je jeta sur la porte fermée pour en forcer l’ouverture, dans une rage et une hystérie folle. Ses hurlements crevèrent les tympans de tous dans le bâtiments, alors que Lewy, toujours plié au sol commençait à comprendre ce qu’il se passait, alors qu’il observait le visage de Zoé qui elle semblait avoir saisit déjà ce qu’il se passait.

Il fallait agir, vite. Lewy en avait conscience, alors que les douleurs était de plus en plus oppressante. Il se tourna vers Zoé, toujours au sol, avant de se jeter vers la porte, réunissant le peu de force qu’il lui restait. Il tentait de résister à la sensation de mal être, qui augmentait alors qu’il s’approchait de la fillette qui en était la source. Il retira son gant droit, et brisa la serrure d’un coup sec dans un ultime effort, griffant légèrement la fillette au passage, avant de s’effondrer en vomissant.
La petite fille bondit hors du bâtiment tel un tigre, alors qu’il y eut comme un appel d’air. La sensation, bien qu’encore très présente, suivit la fillette, vers le dehors, laissant derrière elle un groupe de personne livide, vomissant. Alors que Lewy vomissait encore et encore, il trouva la force de crier à Wing, qui était descendue près de lui, de suivre Sofia, ce qu’elle fit. Il se tourna ensuite vers Zoé :
« Je vais...essayer de la suivre*beurgh*… elle est dangereuse pour elle est pour les autres. Je vais essayer de la calmer, mais je vais devoir la para… (Il cracha un petit reste de bile)… La paralyser...Mais ça ne devrait pas la mettre en danger... »
Il se leva et tituba vers la porte, avant de passer l’encadrement et de suivre Wing qui s’éloignait déjà quelque peu...
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E. Zoé Lacroix
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Dim 18 Nov 2018 - 18:38


Le faucon et le requin-tigre

Malgré la douleur et les haut-le-cœur qui embrouillaient mon esprit, je me forçai à réfléchir. Existait-il un moyen, une façon, un pouvoir... pour éviter que Sofia... qu'elle ne...

Mille théories traversaient mon esprit, mais au fond... je savais qu'elles étaient vaines. Que c'était inutile. J'en avais déjà connu beaucoup, des mutants sans anima : aucun ne s'en était remis. Moins qu'une folie soudaine, on aurait dit que toute leur personnalité avait été balayée, emportée avec leur moitié, ne laissant que douleur et violence... Même la plus douce des créatures, le plus sensé des êtres devenait alors un corps incontrôlable, un pouvoir brutal et mortel. Et les enfants... ne coupaient pas à la règle.

J'avais honte, je me méprisais. Moi, Zoé, Reine des Dués, capable de tuer la plus grosse bestiole d'un geste, de faire baisser les yeux au plus grand chef de Gang, de me jouer des Eros les plus dangereux, de soigner ceux qui échangeaient déjà une poignée de main avec la Mort, j'allais échouer à sauver une enfant ?

Oui. Je le savais déjà. Impuissante... Docteur, pas psychologue ou médium... Pour celle qui fut mon amie, avec qui j'avais joué à cent et un jeux, promis de faire les projets les plus fous... Pour son anima aussi, seul en haut, qui m'avait déjà cloué le bec par une réplique intelligente ou surpassé en énergie... Je...

Je ne pouvais faire qu'une chose.

Et ensuite, plus jamais je ne pourrai revenir ici.

En réalité, toutes ces pensées étaient flous dans mon esprit, des bribes d'instinct et de logique émergeant difficilement de mes nausées et de ma confusion angoissée. Le seul réel et clair objectif qui me venait à l'esprit en l'instant, c'était de capturer l'enfant, l'empêcher de se – et de nous – faire du mal en l'immobilisant ou, au pire, l'assommant. Je n'avais même pas le temps d'être triste pour Rudy. Mais... j'étais figée au sol, incapable de me relever. Bordel de chiotte... Je devais me... bouger le c-

Lewy agit alors, brisant la porte.

Je restai pétrifiée. Mon cœur se figea aussi, alors que Sofia s'échappait et courrait au dehors. La crainte m'enserra lentement, passé le choc. Dehors... folle... elle allait... elle allait se faire tuer ! ENFOIRE ! La colère et la haine monta alors soudainement en moi, irrationnelle, brutale. CONNARD ! Ce chien d'Eros venait de la condamner à crever dehors pour éloigner le danger ! Je le fixai d'un air meurtrier et essayai de me relever pour le frapper, et l'adrénaline et la maladie déclinante me donnèrent la force de baragouiner, le ventre tordu:
  - Fils... de pu...
"Zoé ! Reprends tes esprits, il a eu raison, on allait tous mourir sinon ! Garde ton énergie pour rattraper Sofia !"
Je grinçai des dents, titubant encore sur mes jambes, trouvant l'équilibre pour courir. Une partie de moi était consciente que je rejetais ma confusion et mes angoisses sur le pauvre Lewy, mais sans que je ne trouve la force de l'admettre totalement. Je me refusais encore à l'évidence, j'espérais encore...

"VITE ! Il est déjà parti, mais on ne peut compter que sur nous !"

Lenny aimait beaucoup Sofia, alors... Il voulait qu'on s'en occupe sans qu'elle ne souffre. Il était plus pragmatique que moi, il avait déjà accepté... Chassant ces pensées, je lançai d'un ton duquel j'ôtai ma propre peur :
 - Les aînés, aidez les adultes à s'occuper des plus jeunes. Je compte sur vous. Toi aussi, Lenny
Malgré l'antipathie de certains pour moi, ils hochèrent la tête, encore sous le choc mais conscient de leur rôle. Ils ne m'avaient jamais vu si sérieuse... Car moi, je devais tenir le mien. A quel point leur regard serait-il rempli de dégoût, s'ils avaient compris ce que j'allais devoir faire ? Juan, lui, le savait. Il me fixait avec une terreur haineuse.
 - Zoé... ne-

 - Adieu.
Je ne le laissai pas terminer, et traversai la porte.



Je vis l'ombre de Lewy au coin de la rue, et me précipitai à sa suite. Comme j'aimais la chasse, d'habitude ! Un grand sourire aux lèvres, les couteaux en main, avec Lenny clamant derrière moi ! Dans la bonne humeur ou la super colère pour ma proie ! Mais cette fois...

J'avais envie de vomir, et ce n'était plus à cause du pouvoir...

Après quelques ruelles, je les retrouvai tous deux. Ou plutôt, Lewy et deux corps décharnés, qui n'avaient plus rien d'humains. "Sofia" était au fond de la ruelle. Son visage était crispé et tordu, elle hurlait des phrases incompréhensibles, elle avait perdu tout ce qui faisait d'elle qui elle était. Ses genoux et ses mains étaient en sang d'être trop tombée...

Et de celui de sa cible. Crachant son ventre par la bouche, tuméfié et méconnaissable sous les bosses et le sang, gémissant faiblement à terre entre deux halètements étouffés. Plus mort déjà que vivant, détruit par le pouvoir furieux et la frénésie enragée de l'enfant déchirée de chagrin.

Mais aucune pitié ne me serra le cœur, aucune douleur en voyant la cruauté de cette fille autrefois si gentille. Non... une sombre satisfaction m'emplissait. Contente de voir ce salopard souffrir, crever sous la rage de Sofia.

C'était forcément lui qui avait tué Rudy. Le désir macabre de la laisser finir me prit alors, attendre qu'elle l'ait tué lentement avant d'intervenir. La pensée d'une habituée du Bronx, le cœur tâché de sang, cruelle et sans pureté.

Je me plaçai au côté de l'Eros. Le sommai de s'immobiliser d'un simple regard plus noir que cendre, un bras tendu pour lui faire obstacle.

Oui... elle avait le droit de tuer ce fils de pute, de se venger de ses propres mains. C'était son rôle, c'était ce qu'elle avait le droit, le devoir de faire. C'était ça, la justice...

La justice d'un monde pourri.

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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
Métier : Chasseur de prime
Mutation : Suintements
The Nowhere Man.
Mer 28 Nov 2018 - 11:14
-Fils...de pu…

C’était les dernières paroles qu’il entendit de la part de Zoé avant de franchir l’encadrure de la porte. Il avait bien compris pourquoi une telle fureur à son encontre, mais dans le feu de l’action, il lui avait semblé choisir la solution la moins pire. Il fit quelques pas au dehors, et vomit une fois de plus ses tripes. A la fois à cause de la rémanence de cette ignoble sensation qui les avait assaillis, mais aussi… A cause de ce qu’il avait fait, de ce qu’il se passait.

Il se sentait mal. Il savait qu’il avait probablement condamné cette petite fille. Cette idée le révulsait un peu plus. Et enfin, cette fureur. Cette colère. Cette rage qu’il avait ressenti de Zoé, dirigée contre lui. Il n’aimait pas savoir qu’on le détestait. Mais au-delà de ça...Il s’était même senti en danger en entendant Zoé.

Il finit de recracher sa bile. Il tenta désespérément de prendre un peu d’air. Mais ce n’est pas ça qui allait faire partir cette envie de vomir qui l’envahissait à nouveau. Il se dégouttait lui-même.

Il entendit le cri strident d’un faucon, et leva la tête. Wing lui indiquait la direction vers laquelle était partie la petite fille en courant. Lewy se remis sur ses appuis et trottina comme il le pouvait vers le coin de la rue auquel avait tourné Sophia. Après avoir tourné, il vit Wing planer au dessus d’une ruelle un peu plus loin. Il courut vers la destination indiquée par son anima, et, en tournant son regard vers le fond de la ruelle, il vit un spectacle...invraisemblable.

Un de plus direz vous.

Le petit corps de Sophia au fond de la ruelle, qui ne semblait être plus rien, plus rien d’autre qu’une petite boule de haine, petite, mais plus intense que tout. Une boule de haine, une haine qui se couplait à une folie. A moins que la folie ne vienne pas de la petite fille, mais de la situation en général ? De toute façon, au vu de la situation ces deux hypothèses était également possible. Il observa ce corps décharné, hurlant, distordu, les mains ensanglantées, tant de son propre sang que de celui de sa victime, battue au point de ne plus ressembler à quoi que ce soit d’humanoïde. Ses membres qui aurait pu suggérer une forme humaine étaient brisés, et prenaient une forme suggérant presque une créature démoniaque. Leurs deux sangs se mélangeaient dans le cratère que formait la ruelle, le sang du poing et le sang de la plaie, se mêlant en créant un ruisseau rouge, coulant vers ce qui reste de l’ancien système d’égout de la ville. Bientôt, ce sang, témoin liquide de la violence et de l’horreur de la scène serait bientôt englouti, comme le corps de l’homme, que plus rien ne semblait pouvoir empêcher de retourner à la poussière, et ce même si « Sophia »,  dont la sagesse avait fait place à la folie, avait été arrêté immédiatement. Le pouvoir et les poings avaient déjà trop affecté le pauvre homme.

Lewy resta sans bouger, observant la scène, sentant la nausée lui revenir, autant par la proximité de Sophia, mais dont le pouvoir était atténué par rapport à la première fois qu’il l’avait ressenti, car ils étaient ici en plein air, que par le dégoût que lui inspirait la scène. Il réprima ses haut-le-cœur, et réfléchi à une façon de calmer, de sauver la fillette au moins, si tant est qu’elle pouvait encore l’être.

Zoé arriva à sa suite. Elle semblait toujours en colère contre lui, mais cette expression qui était sur son visage, se changea en voyant l’horrible spectacle. Elle fut d’abord saisie, comme de juste, d’un dégoût et d’une forme d’horreur semblable à elle qui avait pris Lewy. Elle resta immobile devant la scène, tout comme lui… Puis il sembla quelque chose de peut-être encore plus horrible à Lewy. Bien que son visage ne fasse transparaître aucun bonheur, le dégoût, la haine, la colère, la tristesse semblaient avoir disparus. Lewy s’inquiéta. Était-elle...contente ? Satisfaite ?

Il tendit ses muscles, prêt à bouger, à faire quelque chose, à se tourner vers Zoé, pour qu’ils s’arrangent sur quoi faire. Un regard. Un regard noir. Plus noir que les nuits sans lune, qui semblaient désormais d’antiques phénomènes oniriques. Plus noirs que ses courts cheveux. Plus noir que les yeux de l’homme qui semblaient se vider de leur étincelle de vie. Mais alors que ce noir là était vide, celui du regarde de Zoé était d’emprunt d’une impérialité menaçante.

Lewy comprit qu’elle comptait laisser la scène se dérouler, et son simple bras pourtant pas particulièrement épais agi comme une égide infranchissable.


Elle laisserait faire. Elle laisserait l’homme mourir.

Elle devait le supposer être le responsable de la situation. Le meurtrier de l’anima de Sophia, et donc le responsable de cette folie. Lewy n’en était pas sûr, mais c’est la situation qui lui semblait le plus probable. Il la regarda. Elle avait tourner son regard vers la scène, l’observant comme un roi aurait observé un combat qui aurait décidé du sort de son royaume. Ce genre de combats qui doit éviter la guerre, mais dont chacun sait que dès lors que le combat sera terminé, quel qu'en soit l’issue, la guerre éclatera. Elle regardait ça d’un regard ni amusé, ni triste. Ni dégoûté, ni enthousiaste. Peut-être simplement une forme de satisfaction morbide et résignée. Lewy choisit de ne rien briser de la situation, si ce n’est le silence entre eux deux :

-Rudy...C’était bien son anima, c’est ça ?

Il laissa le silence se réinstaller. Quelques coups supplémentaires plurent sur l’homme décharné, qui crachait son sang toujours un peu plus, sang qui coulait désormais en flot presque ininterrompu de sa bouche, dont les commissures servaient de rigoles pour ce flot.

-Qu’est-ce que tu compte faire ?

Lewy exclut bien sûr l’homme de la question, pour qui il était beaucoup trop tard pour faire quoi que ce soit. Il la laissa répondre, avant de reprendre.

-Tu sais, même si je suppose que ce serait la solution la plus simple, on est pas obligé d’avoir un mort supplémentaire aujourd’hui. Avec mes capacités on devrait pouvoir la maîtriser sans la tuer


Il espérait qu’elle réponde favorablement à sa proposition. Si il devait ne pas réussir à la convaincre, il s’en voudrait.
Il s’en voudrait, comme si il avait lui-même causé la mort de la fillette.
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E. Zoé Lacroix
Métier : Vendeuse d'organes
Mutation : Transplanteuse~
Doc
Ven 7 Déc 2018 - 2:12


Le faucon et le requin-tigre

Les poings fragiles frappaient, encore et encore. L'un semblait brisé, mais l'enfant… la furie ne ressentait plus rien. Son office était terminé, et pourtant les bras ne cessaient leurs saccades brutales, poussées de rage et de folie. Elle l'avait tué, elle les avait vengés. Le crime restera, rien ne sera réparé… mais non impuni.

C'était terminé. La suite était déjà tracée, la fin de cette tragédie aussi soudaine que vide de sens. Une vie avait été perdue, deux autres en avaient payé le prix, et le quatrième chaînon partira de même. Juste… un drame de plus dans ce monde. Un événement tellement classique, banal au final, dont personne n'entendra parler hormis des proches impuissants. Il ne restera qu'à l'enterrer, la pleurer, accepter le fait, attendre la prochaine horreur de cet univers pourri.

Un profond découragement m'enveloppait, en voyant le pantin brisé condamné à frapper un sac de chaire jusqu'à mourir. C'était pour cela que je refusais de m'attacher, que je vivais une existence légère, encouragée par Lenny. Certains attaquaient les racines, comme le Gouvernement – outre ses actes plus répréhensibles. D'autres cherchaient un coupable et s'attaquaient à lui, comme les opposants au régime, trop effrayés pour lutter contre les véritables causes. Moi… je préférais fuir, ne voir que le reste. Naïvement. Parce que cette enfant, à qui je n'avais parlé pourtant que quelques fois, et bien d'autres dont j'avais été témoin de la mort – ou pire… A chaque fois, la douleur restait la même. Et un fond de culpabilité, de dégoût de moi-même… et de rage en quête d'une cible. Qui se désigna d'elle-même.
 - Rudy...C’était bien son anima, c’est ça ?
Je hochai la tête, silencieuse, serrant les poings pour ne pas lui envoyer à la tronche la colère qui me gagnait. Je ne regrettais pas mon choix, non. Si l'on avait tué Lenny… frapper le coupable à mort m'aurait semblé trop doux. Il fallait qu'un message soit clair pour tous : ceux qui profitaient de leur force pour tuer devront s'apprêter à mourir. La justice saura se faire, la douleur appellera la douleur…
 - Qu’est-ce que tu comptes faire ?
Question débile, qui m'énerva encore plus, aussi parce que je détestais la réponse. Je le savais déjà. Depuis que j'avais compris ce qu'il était arrivé à Rudy. Il n'y avait qu'une réponse, un dénouement possible. Ce n'était pas un de ces putain de jeux qui permettaient, par les meilleurs choix, d'avoir forcément une bonne fin… C'était la réalité. J'écoutai à moitié sa proposition candide, retenant la rage de plus en plus bouillonnante en moi envers lui et vaguement consciente de la bêtise de ce sentiment, mais mes yeux ne quittaient pas la jeune fille ensanglantée. Incapable de détourner le regard, comme si je voulais… graver son souvenir dans ma tête, aussi tordu était-il devenu, avant…
 - …vec mes capacités on devrait pouvoir la maîtriser sans la tuer.
Pétant un fusible, je lâchai un rire aussi désespéré que méchant, railleur, sarcastique, pour lui et pour ce que j'avais été. Comme tout le monde l'avait été un temps. "Tais-toi, Lenny ! On peut sûrement le faire redevenir comme avant !". Je l'avais dit une fois, j'avais tout essayé, et j'avais échoué. Puis une seconde, aussi stupide que têtue. Puis j'avais compris.

C'était juste… impossible. Malgré mes cent et un moyens, richesse, intelligence, contacts, rien ne fonctionnait. Alors s'il espérait y arriver, cet imbécile naïf ! J'avais besoin d'un coupable, d'une cible, et il garderait ce rôle, comme s'il méritait ma rage pour sa proposition stupide : j'étais incapable d'écouter la voix qui me disait que j'étais injuste, ivre d'une foule de sentiments. Alors du rire cruel je passai à l’agressivité, crachant brutalement :
 - "Elle" est déjà tuée. Morte. Terminée. Foutue. Kapout.
Peut-être parce que j'avais besoin de me le rappeler ; peut-être avais-je besoin de me défouler ; mais emportée dans le mouvement, je continuai d'un ton toujours plus injustement hargneux :
 - C'est une putain de beast face à toi. Tu vois mon pouvoir ? Plus j'ai d'affinités, plus il agit vite. Et quand l'anima meurt, on passe parfois de trois à dix-sept secondes pour la "même" personne. Tu piges ? C'est foutu, putain. Foutu ! MERDE !
Je shootai dans une pierre, l'envoyant valser vers ce qui était fut un temps une enfant innocente. La stupidité évidente de ce geste de colère ne m'aida pas à me calmer, au contraire, et je continuai à éructer rageusement l'humeur sombre qui m'avait pris, en m'approchant de ma nouvelle cible. Pour étouffer l'angoisse de ce que j'allais faire, peut-être.
 - Bordel, Juan me pardonnera jamais… Fils de pute de tueur de merde… PUTAIN, j'avais pourtant arrêté de m'attacher… Saloperie…
La haine qui me prenait aux tripes endormait presque les nausées qui montaient, me laissait avancer. Mais quand la bête tourna ses yeux vers moi, je compris que j'avais merdé. J'étais son nouveau coupable… Je pourrais la vaincre, mais pas sans douleur, et… j'espérais lui donner un mort au moins propre. Pour son enterrement, pour Juan et les autres. Mais putain là, c'était mal parti, BORDEL. Je crachai à l'Eros, encore une fois coupable innocent :
 - Qu'est-ce que tu fous ? Immobilise-la, que je la finisse avec mon pouvoir !
Comme si je parlais d'un animal à abattre.

Parce que la créature n'était plus que ça.

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Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
Llewellyn ap Davy Rigby
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The Nowhere Man.
Mar 29 Jan 2019 - 18:48
Les rires que Lewy reçut pour toute réponse lui suffirent à comprendre qu’il était trop tard malgré ses espoirs. Et même si il avait encore été possible, les émotions et la rage de Zoé s’élevait désormais en obstacle infranchissable . Ses discours et ses rires furent assassins pour l’Éros, dont l’espoir mourut sur le champ. Si. Si c’était inévitable. Alors il le faudrait.

Elle s’avançait déjà. Zoé s’avançait déjà vers ce qui fut un jour une petite fille innocente et douce. Vers ce qui était un témoin vivant du chaos ambiant. Vers ce qui la cible la plus difficile. Vers ce qui sera la cage des remords.
Elle était armée. Armée de son pouvoir, de ses scalpes dissimulés. Armée de son humeur, noire. De cette colère indicible. De cette colère bouillonnante, de sa folie, celle qui est tapie en chacun de nous, en tous. D’un roi qui installe un système fou à une petite fille, qui recèle la folie nécessaire pour sombrer. En passant par le chasseur, assez fou pour chasser. Qui a sombré depuis bien longtemps. Mais il est assez fou pour se le nier à lui-même.

Sa folie manifeste ne durera qu’un instant. Quelques secondes. Pouf. Et voilà la folie faite. Et les résidus ? La haine. Les remords. La détestation des autres, que l’on absorbe et qu’an lie à al détestation de soi-même.
Les visages dévastés, accusateurs, de ceux que l’on connaît, de ceux qui sont proches, de soi, mais aussi de la victime de la folie. Et quelques chose qui meurt en soi. Un lien qui se brise, avec autant de fracas et de douleur que si on avait brisé chacun des os de son corps, lentement.
Un sentiment que l’on pressent, que l’on laisse échapper. Un sentiment qui glisse entre les dents, en une phrase. « Bordel, Juan me pardonnera jamais... ». Une phrase qui glisse entre les interstices d’un visage déchiré par la colère, l’angoisse de l’acte à venir.

Lewy leva les yeux, vers Zoé qui s’avançait toujours. Déterminée. Elle lui crache une fois de plus :
« Qu’est-ce que tu fous ? Immobilise-la, que je la finisse avec mon pouvoir ! »

Cela frappa soudain Lewy comme si c’était une évidence. Il n’était pas qu’un simple spectateur de tout cela. Il l’avait presque oublié. Il était un acteur qui attendait son rôle. Un rôle qui s’imposait alors à lui. Le rôle le plus horrible. Le plus dur. Mais il était déterminé.

Il bondit vers la jeune fille les mains nues. Il bouscula violemment Zoé au passage, la repoussant quelques instants contre un mur. En arrivant sur la jeune fille, il saisit fermement de la main droite l’un des poignets de la jeune fille, qui s'abattaient encore et encore sur le cadavre difforme, et y enfonça aussi profondément que possible ses doigts. Il espérait que, avec la petite taille de l’enfant et le fait que la circulation sanguine à ce niveau du corps était importante, elle ressentirait plus vite que la normale les effets du poison qui coulait dans ses veines. Tout en maintenant ses doigts enfoncés aussi profondément que possible, pour prolonger l’afflux de poison, il emporta le bras dans le dos de sa victime, et l’y bloqua. Il se saisit du second poignet qui se secouait dans tout les sens et dont le poing tentait de abattre sur  le visage de l’éros, et y enfonça alors les doigts de sa main droite, fatale injection. Il bloqua la fillette au sol, et se mit sur elle, remplissant le rôle d’une camisole de force, et s’efforçant d’en limiter les mouvement autant qu’il est possible.
Il espérait qu’au fur et à mesure que les poison se déverserait dans l’organisme de la jeune fille, elle commencerait à faiblir de plus en plus par l’effet du premier, puis enfin partirait, dans le calme…

Une fois sa position établie, il leva la tête en direction de Zoé, dont il s’attendait désormais à recevoir les foudres. Avant même de voir si elle s’était relevée, ou si elle se dirigeait vers elle, Il cria :
« ZOÉ STOP ! »
Après un instant il reprit.
-Écoute Zoé, je suis désolé, je ne voulais pas te faire de mal. Mais j’ai bien compris que quoi que je dise le résultat sera le même. Et je ne te laisserai pas faire. De toutes façon c’est trop tard. Comme tu l’as dit, elle est déjà morte. »
Il s’interrompit quelques instants alors que la fillette se débattait et tenter de se dégager pour raffermir sa prise et enfoncer un peu plus profondément ses doigts. Il reprit.
-Je suis déjà en train de le faire , dit-il, se refusant à prononcer les mots qui décrivent l’horrible réalité. Si il n’est pas possible d’empêcher de rajouter un décès...il n’est pas nécessaire d’ajouter un tueur. »
Il reprit sa respiration. Il avait le souffle court, coupé par l’adrénaline de la situation et par l’effort important qu’il devait maintenir, tel un rapace sur sa proie.
-Elle  va commencer à se calmer et à opposer un peu moins de résistance d’ici quelques minutes, puis elle sera paralysée. Après cela, elle va commencer à partir doucement. Sans douleur si ça peut te rassurer. »
Il la regarda et laissa un court silence avant de finir :
« Écoute, c’est tant mieux comme ça. Tu n’as rien fait. Tu n’auras rien à te faire pardonner. Et tu perdras moins. Au pire, si on t’en veut pour une raison ou pour une autre, tu diras que c’est moi, que j’étais un fou en manque de meurtre ou je ne sais quoi. De toutes façons, je ne suis lié à personne là-bas ou quoi que ce soit. Moi, je n’ai rien à perdre par rapport à eux. »
Un dernier silence. Perturbé par les seuls grognements et les bruits de luttes entre Lewy et la fillette.
« Ça risque de prendre jusqu’à 10 minutes encore...Tu n’es pas obligée de rester...je comprendrais »

Il baissa les yeux. Une plume de Wing, posée sur une corniche un peu plus haut, chutait lentement, s’approchant du sol. Lewy tendit un peu le coup en baissant la tête. Il pensait que Zoé viendrait abattre sous le coup de l’émotion. Ce qui ne le dérangeait pas outre mesure. Après tout.
Il n’attendait que cela de la vie.
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E. Zoé Lacroix
Métier : Vendeuse d'organes
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Doc
Mar 19 Fév 2019 - 0:11


Le faucon et le requin-tigre

À défaut d'être vif d'esprit, songeai-je méchamment, il l'était de corps : à mon ordre, il se projeta vers la cible, me bousculant au passage. Cette violence, je la lui pardonnai facilement… mais je grimaçai de colère quand ses griffes pénétrèrent la chaire de la f- de la bête. Il ne pouvait pas juste cracher son putain de venin ? J'avais envie de lui hurler d'être plus doux, enfermée dans mes propres contradictions, mais je me retins : je devais être efficace, maintenant. Le temps des sentiments et des rétributions viendrait après…

Je devais abréger ses souffrances. Abattre le cheval blessé. Immoler la vache folle. Écraser la cellule cancéreuse. Éliminer le problème. J'entendais presque Lenny me siffler "je te l'avais dit, Zoé". Merde ! Et pourtant, le gosse semblait ne pas vouloir arrêter d'attiser ma rage :
 - ZOÉ STOP !
Putain de… crétin ! Tu devais vraiment rendre ça plus difficile ? Il fallait quoi pour que tu comprennes, abruti ? Que je tue ton propre anima, fils de CHIENNE ? Elle SOUFFRAIT, BORDEL DE MERDE !
 - Écoute Zoé, je suis désolé, je ne voulais pas te faire de mal. Mais j’ai bien compris que quoi que je dise le résultat sera le même. Et je ne te laisserai pas faire. De toute façon c’est trop tard. Comme tu l’as dit, elle est déjà morte.
Déstabilisée, ma haine perdit pied et vacilla. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire. S'il avait enfin imprimé qu'elle n'était pas sauvable, pourquoi refusait-il que je la tue ? Il perçait encore plus sa chaire, sa douleur, et… Et puis, la rage s'embrasa plus fort encore, quand je compris. Ho putain… CET ENFOIRE COMPTAIT EN FAIRE QUOI ? TESTER SES PUTAINS DE POISON ? J'ALLAIS LE DEMOLIR, CE CHIEN POURRI !

Je marchai furieusement vers lui, le regard flambant, meurtrier. Ce regard qui terrifiait les pires crapules du Bronx. Prête à arracher chacun de ses membres, à déchirer méthodiquement sa chaire, à lui faire bouffer ses propres organes… Mais un violent haut-le-cœur fit se dérober mes jambes sous moi, presque sans que je ne m'en rende compte. MERDE ! Il continuait à cracher ses conneries, mais je n'écoutais plus : il avait déjà signé son arrêt de mort – et pire.
 - Je suis déjà en train de le faire. S'il n’est pas possible d’empêcher de rajouter un décès...il n’est pas nécessaire d’ajouter un tueur.
 - Toi… Ferme ta gu-*eeeeurk*
Ta gueule… Attends que mes jambes m'obéissent, petite merde, et chaque seconde de ta putain d'existence sera l'enfer le plus dégueulasse que tu puisses imaginer… Un docteur savait comment faire vivre les souffrances les plus insupportables, ceux qui n'en avaient pas perdu la boule pouvaient en témoigner…
 - Elle va commencer à se calmer et à opposer un peu moins de résistance d’ici quelques minutes, puis elle sera paralysée. Après cela, elle va commencer à partir doucement. Sans douleur si ça peut te rassurer.
Je m'étais relevée, tremblante de rage et de maladie ; et mes doutes de même. Partir… ? Hein ? Il… la tuait ? Immobilisée, hésitante, tiraillée. Son regard… pur, honnête, se voulant apaisant. Merde… Il était vraiment… innocent ?

Au fond, j'avais la réponse. Depuis le début. Je me refusais encore à admettre... Avouer que j'étais injuste, que... je lui rejetais mes fautes, que… Merde, que j'étais juste une salope de conne immature, incapable d'admettre qu'elle ne servait à rien, préférant trouver un coupable chez le plus brave ! Mais, putain…

Je ne pouvais pas le nier plus longtemps.
 - Écoute, c’est tant mieux comme ça. Tu n’as rien fait. Tu n’auras rien à te faire pardonner…
Ho… si. Si, j'avais tant à me faire pardonner, petit Eros. Si tu savais les images de torture qui m'avaient traversé la tête, ce que je t'avais déjà fait subir avec un plaisir vengeur… tu en tremblerais de terreur. Et si j'avais donné plus à cet orphelinat… Si j'avais décidé de les protéger, plutôt que de mener cette vie égoïste ! "Ne pas ajouter un tueur" ? Naïf, j'avais éliminé et fais souffrir plus de personnes que tu ne le pourrais jamais… Et j'avais plongé l'enfant dans mon monde horrible.

Et la colère, soufflée, ne laissa plus qu'un profond sentiment de vide.
 - Ça risque de prendre jusqu’à 10 minutes encore... Tu n’es pas obligée de rester... je comprendrais.
Non, tu ne comprenais pas, Llewellyn. Que ce n'était pas le chagrin qui me tenait éloignée d'elle, que ce n'était pas la souffrance qui m'empêchait de lui ôter le cœur et la vie d'un geste. C'était… la honte. Sofia méritait mieux que moi à ses côtés.

Elle méritait... de partir d'une main plus belle. Comme ce jeune adulte qui, lui, avait su sauver sa propre âme du Bronx. Qui l'aurait empêchée de se salir d'un meurtre, qui tenait encore la lueur claire de son monde civilisé. Douceur et gentillesse. Protection et sacrifice. Pas une tueuse volontiers corrompue par un univers de crasse et de sang…

Pourtant… je m'approchai, sans un mot. La gorge nouée. Je m'approchais de ce qui fut mon amie. Je lui pris fermement la main agitée, caressai doucement sa joue. Pour ne récolter qu'un regard de folle haine, et une tentative de me mordre. Sofia… Pardonne-moi de te priver d'un si tendre libérateur. Mais il le faut…
 - Ne deviens pas un loup, petit Eros. Ils ont besoin d'un chien berger, pas d'un deuxième monstre…
Un cœur apparu dans ma main. L'unique façon de mettre fin à cette folie sans plus de douleur, même si l'idée de lui ôter cet organe me serrait le mien. Je rassemblai mon courage, et murmurai :
 - Pardon… et merci pour tout. Tu es aimée, aimante… Tu es quelqu'un de merveilleux, Sofia. C'est ce souvenir qui vivra, restera braises dans nos cœurs. Tu…
Ma gorge se serra, étouffant mes mots. Alors, je ne pus que terminer :
 - … tu… es le foyer de cette famille.
Un souffle.

Et elle devint inerte.

Silence. Les larmes brouillaient ma vue, effaçaient le visage adoré.
Avec cette enfant… il me semblait qu'une part de moi venait de mourir.

Finalement, je me relevai. Laissant le corps vide entre les bras de son réel protecteur.
 - Rentrons.
Et je pris le chemin de l'orphelinat.

Pour la dernière fois, peut-être.
©️ Halloween



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