Dim 11 Fév 2018 - 22:10
Emoussé
Cloud ft Elijah






Ah, c'est bien dommage. Te voilà bien embarrassée. C'est tout de même le comble, pour une jouteuse -et tueuse à gages, qui plus est !- de voir sa lame émoussée. Comme ton petit cœur, Cloud. Il est émoussé aussi. Parce qu'il ressemble à une lame, non ? C'est par la lame que tu vis ces dernières années. C'est la lame qui te donne ton gagne pain, qui te fait vivre. Mais qui ne fait pas vivre les autres. Comme tu es égoïste, Cloud.
Mais s'embarquer dedans serait aller trop loin. Tout ca pour dire que... sans ta lame, tu n'es plus toi même, ma chère. Je te préfère de loin l'arme au poing, la mine menaçante, le regard sombre, prête à prendre une autre vie. Tu es bien plus belle, maquillée du rouge de tes victimes.

Alors il faut corriger ce défaut. Seulement, tu ne connais pas beaucoup d'adresse, ici. Mais près tout, il n'y a plus d'Internet pour communiquer, fini la publicité de masse ! À la place, c'est du bouche à oreille. C'est beau, non ? Ça renforce la communication humaine -oups, je devrais dire mutante. Sauf que ton petit problème à toi,  c'est que tu as tendance à les couper, les oreilles. Tu sais que ça fera magnifique sur toi, un collier d'oreilles ? Si tu le portais, ça ferait très beau. Peut être que ça montrera l'étendue de ta puissance ! Ou peut être que ça te rendra encore plus effrayante et asociale ? C'est une forme de beauté aussi.
Et à cause de ce manque de communication, tu ne connais pas grand chose de ce quartier, dans lequel tu vis pourtant. Décidément, tu as l'air d'une gamine. Heureusement que je suis la. Mad, ton cher anima, ta partie de folie qui anime un peu l'ambiance ici. Heureusement que moi je parle. C'est pratique pour demander des informations, tu sais ? Tu devrais essayer un jour. Même s'il est vrai que je parle assez pour deux. Peut être devrions nous être trois dans ce cas ?

Tu te diriges finalement vers l'endroit que je t'ai indiqué. Un bazar, c'est pratique, non ? On y trouve du tout et n'importe quoi. Tu devrais sûrement y trouver ton bonheur. Et ce qui fait aussi le malheur des autres. Le vendeur sait il seulement ce que tu vas faire avec ce que tu vas acheter ? Sans doute. Mais c'est son métier. Les mutants sont si égoïstes.
Tu regardes nerveusement autour de toi. Tu ne connais pas cet endroit, tu te méfies toujours. Tu me lances un regard interrogateur. Tu doutes de moi ? Je resterai toujours de ton côté, tant que tu continues de me divertir avec ta folie. Mon sourire s'agrandit, et, comme toujours dans ces cas la, tu détournes le regard de dégoût. Ça alors, et dire que je fais des efforts pour être charmant. Il n'y a rien de mieux que le sang des beasts de l'arène comme maquillage. Est ce qu'il m'en restait entre les dents ?
Tu cherches le propriétaire, perdue. On dirait que tu as vraiment l'intention de payer. Te resterait-il un semblant d'éducation ? J'en serai presque déçu.
Gênée, tu te tournes vers moi. Aurais-tu du mal à ce point avec les relations humaines ? -pardon, hybrides ! Ma foi, j'ai déjà assez travaillé pour aujourd'hui. Et mon sourire charmeur risque de lui faire tomber des nues. Alors je reste silencieux, mais toujours souriant. Moi aussi j'ai bien été élevé. Par qui ? Je ne sais plus !
Fronçant les sourcils, grognant et pestant contre moi, tu finis par hausser la voix.

-Il y a quelqu'un ?

A force de fréquenter des criminels et des fous -je ne me reconnais dans aucune de ces catégories voyons- on dirait que tu as du mal avec les gens normaux ? Enfin, on ne sait même pas si le propriétaire est "normal". Qui sait ?



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Sam 17 Fév 2018 - 22:43




Specus corvi



La douleur était trop étrange, c’est à peine s’il arrivait à réfléchir avec cohérence. Le seul message qui passait dans sa tête était : « Jamais j’arriverais à m’habituer ». Il le savait, les plumes ce n’était pas le seul truc visible qui le mettait dans la catégorie Hybride. Non, il avait ce truc dans le dos. Parfois discret lors des Nouvelles Lunes, et proéminent quand l’astre rouge est plein. Et ça poussait constamment, puis disparaissait dans la douleur. Il n’aimait pas se sentir entravé. Et avec ses soit disantes ailes qui prennent de plus en plus de place dans ses vêtements, il se sentait comme un oiseau en cage. C’était dur d’accepter certaines nouvelles particularités, même si elles étaient là depuis le désastre de la Lune Rouge. Il s’était obstiné à ne rien changer pour ne pas choquer les gens et surtout lui dans sa façon de s’habiller. Il avait pris des vêtements plus amples, même si ce n’était pas particulièrement son style de base, il pouvait se sentir moins contrarier par la sensation de ses nouveaux muscles.

Ses ailes n’en avaient pas vraiment l’allure, vu que la Pleine Lune était encore loin. Les os étaient clairement visibles, rattachés à ses omoplates, semblant se fondre avec son dos malgré la rougeur et l’impression de blessure collée à sa peau. Il faut savoir que Raven Subissait tous les mois une croissance ultra rapide de tout ce qui fait de lui un corbeau. Et les ailes sont l’exemple le plus extrême et visible. L’os pousse en une ou deux soirées, les muscles et les plumes arrivent ensuite de façon désordonnée et arbitraire qui donne un aspect duveteux ou malade vu que ses ailes ne sont que complètent les derniers jours. 
Ce qui était angoissant pour le propriétaire du Bazar surtout, c’est la douleur à chaque pousse, c’est comme vivre la poussée des os de son enfance, mais à vitesse grand V. Pas très ragoûtant… Il s’était presque mis à craindre le début du cycle Lunaire. Pour en rajouter une couche, le pire était quand il avait ses ailes fini, enfin belles et toutes propre. Pas le temps de les admirer, quand la Pleine Lune se termine, c’est le contraire se produit, on perd ses plumes, ses muscles et puis après les os rétrécissent… C’est plus doux mais agaçant et la douleur ne se termine vraiment jamais, elle est là, douce, mais toujours présente. À force de supporter le même cinéma pendant 3 ans, il a fini par s’habituer. 

Alors pourquoi il était borné et se compliquait encore plus la vie aujourd’hui avec des vêtements et des sièges non adapté à sa condition ? Il soupira en se rendant compte qu’il pensait à lui comme à un handicapé… Mais n’en était-il pas un au final ? Comme ses personnes qui naissent avec 6 doigts et qui galèrent pour trouver des gants ? Alors qu’allait-il faire ? Se forcer à rentrer dans le moule, cachant ses différences ou les affirmer pour un meilleur confort de vie… ? Raven se mordit la lèvre, il n’avait pas vraiment de réponse, il n’avait pas particulièrement envie de se faire remarquer et de montrer à l’extérieur qu’il avait des drôles de truc dans le dos. Mais en même temps, dans le magasin, tout le monde, qui était un minimum renseigné et qui savait lire, connaissait la nature du propriétaire. Il en jouait presque ironiquement. Il pouvait peut-être rafistoler ses vêtements d’intérieur pour laisser à l’air libre ses ailes ? 


Se sentant investit d’une nouvelle mission, il prit son énorme pull et son drôle de tee-shirt de son corps pour les inspecter. Il ressentit un curieux soulagement quand son dos était à l’air libre, ses ailes claquant et s’ouvrant faiblement avec le peu de muscle développé qu’il avait. Il jeta un coup d’œil pour jauger les appendices. Elles étaient aussi perturbantes qu’à chaque fois qu’il les mataient. Sa moue en disait long, il n’était pas familiarisé même après tout ce temps. Il prit une paire de ciseaux d’une boite dans un tiroir et se posa sur le bureau de son Bazar, là où il gardait un œil sur la plupart de sa boutique. Le bureau servait aussi, soit disant, de caisse, mais c’pas comme s’il fonctionnait seulement avec le système d’argent.
Il n’y avait pas beaucoup de clients aujourd’hui, peut être qu’il faisait trop moche dehors ? Il ne pouvait pas dire, il n’y avait aucun lien entre l’extérieur et le Bazar à part la porte un peu plus haut. Un sous-sol dénué de fenêtre, éclairé à la bougie pour l’instant, mais ça allait sans doute changer. Il avait des projets plein la tête pour se rendre la vie plus facile et explorer d’autres possibilités que vivre dans cette perpétuelle précarité. Il avait beau être une bête, il restait intelligent ~ Entre ses mains les tissus subirent différentes formes de torture, de la découpe à l’aiguille. Il décida d’instaurer un système de fentes pour y glisser ses ailes dans le dos et pouvoir refermer avec des boutons. Simple d’accord, mais terriblement efficace. Après une heure à rafistoler ses habits du jour, il essaya de les enfiler et fut soulager de retrouver la chaleur et la douceur de la laine et du coton. Il ne ressentait plus la gêne de ses ailes, elles passaient très bien, mais les deux fentes étaient sans doute trop large. Tant pis, il réajusterait une autre fois. Il pouvait supporter le petit coup de froid qu’il ressentait pour l’instant.

Elijah observait la facilité avec laquelle il pouvait mouvoir ses os plumés tout en restant dans l’agréable vêtement. Que du bonheur ! Au moins un truc de positif aujourd’hui… Même si pas une seule tête n’était passé aujourd’hui. Baaah. Les affaires n’étaient pas aussi désespérées comparer au début. Il pouvait se permettre d’être tranquille. Il n’y avait plus la pression des impôts ou de loyer… Il s’affala sur le bureau rempli de papier, de plan et lettres. Caché derrière, il glissa sa tête sur ses bras. L’Hybride y resta un bon moment, reposant ses yeux tandis que Lala Hamburger était perchée à côté à somnoler comme lui. Quel après-midi tranquille… Et il faut le dire, chiant. 

Au bout d’un moment Lala et lui réagirent en même temps. Ils avaient entendu le rythme de chaussures contre l’escalier qui menait à la porte de « The Crow’s Bazar ». Un client ? Le doute n’était plus permis quand la petite clochette se mit à tinter de l’autre bout de l’endroit. Il poussa un soupire en se disant qu’il était à la limite de s’endormir, et qu’on le dérangeait au mauvais moment comme par hasard. Revenez dans une heure…

« - Il y a quelqu'un ? »


Pour seule réponse, il grogna. Bon la sieste, il pouvait l’oublier… Le client est roi ou une connerie dans le genre ? Il releva lentement la tête en plissant les yeux tandis que Lala agitait ses ailes en croassant bruyamment. Il bâilla laissant son Anima faire son cinéma, elle aimait qu’on la remarque, et elle en rajoutait des couches exprès. Raven fit craquer ses épaules et leva son cul de la chaise pour mieux observer à travers son masque le visage de la cliente. Sa voix fluette était forcément féminine et le craquement du plancher indiquait qu’elle ne devait pas faire plus de 80kg. Il fit le tour de son bureau pour s’approcher. 

« - Ué… Y’a moi. Bienvenue au Bazar du Corbeau... »


Lala s’envola de son perchoir pour se poser sur son épaule et continuer d’essayer d’être la plus cinématographique possible. Continuant à croasser jusqu’à ce qu’il lui caresse sa bedaine plumée. Elijah détailla tranquillement sa future cliente, il espérait, d’un œil critique. Elle était grande pour une femme, moins que lui bien entendu, mais c’était impressionnant. Ses cheveux lui rappelaient les siens avant qu’il ne devienne un Hybride. Mais ses yeux sont beaucoup plus éclatants. Il aimait bien, ils brillaient. Espérant ne pas être accroc au brillant au point d’arracher des yeux à quelqu’un… Quel genre de mutante était elle ? Sa curiosité corbique l’obligea à observer l’anima de la demoiselle, souvent liée à la mutation subite. C’était… Un chat bizarre. Il pencha sa tête perplexe en observant le chat de gouttière maigrelet. Un anima sous nourris ça existait ? Première fois qu’il voyait un chat sourire en plus... Lala s’agitait, sans doute l’instinct ? Corbeau et chat, c’est un combat aussi vieux que le monde, moins connu que celui entre les chiens et les chats cependant. 

Sa tête revint vers la demoiselle, il attendait patiemment qu’elle lui explique ce qu’elle voulait. Et s’il s’était levé pour qu’elle lui réponde un truc du genre « J’veux juste regarder » il allait la pincer ! Même sans bec ! Lala le ferait au pire… Il se tenait droit face à elle, la surplombant, les mains dans le dos, ses ailes s’agitaient même baissées vers le sol. Il ne souriait pas, paraissait plus fatigué sous son masque, mais c’pas comme si elle pouvait le voir. Il se dit qu’il devait faire un geste vers elle, l’aider à parler. Il ne l’avait jamais vu alors elle devait être paumée dans ce Bazar qui est à proprement parler en bordel. Dans un geste extrêmement commercial, il prit la parole à nouveau, d’une voix assez neutre.

« - B’soin de quelque chose ?  »



To be continued ...


Joueurs



Elijah "Raven" Hoffman
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Cloud Mandraka
Mutante Illusionniste
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©️ Halloween


The Crow is Out
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The Crow is Out
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Jeu 22 Fév 2018 - 23:00
Embarat
Cloud ft Elijah






C'est bien le bazar, dans ce bazar. Ce qui est logique. Si ce n'était pas le bazar dans un bazar, l'appellerait on encore un bazar ? On ne peut pas se tromper dans ce cas, tu es bel et bien dans le bazar recherché.
On y trouve tellement de choses ici, des choses les plus simples aux plus étranges. Si je me cale dans un coin en ne faisant que dépasser ma tête et en restant immobile, je pourrai facilement passer pour un objet comme un autre. Ce serait terriblement efficace pour piéger les proies.
Mais je n'ai même pas le temps de le faire que la proie vient toute seule  vers moi. Un corbeau. Sais tu que les chats tueurs sont les prédateurs des piafs ? Je le fixe, gardant toujours mon sourire -je reste poli et charmant tout de même. Mais tu te tournes vers moi et me lance un regard sévère, comme pour me dire de me tenir à carreaux. Oh, comme tu es effrayante avec ce regard, ma chère ! Un seul regard pourrait tuer un homme sur place... Suis-je bête, c'est ce que tu fais déjà !

Certains disent que les animas ressemblent à leur maître. C'est vrai que si tu souriais un peu plus, nous serions un duo très charmant. Mais lui, on peut dire qu'il ressemble beaucoup à son anima -ou l'inverse plutôt. C'est un homme, grand, qui te dépasse facilement malgré ta grande taille. Mais ce qui remarque tout de suite chez lui, ce sont ses ailes dans son dos, des ailes un peu emmêlées, comme si elles avaient déjà étouffé dans tous ses vêtements. Même ses cheveux sont parsemés de plumes. C'est un Philia, ces hybrides qui ont des attributs de beasts. Et en tant que jouteuse, tu as l'habitude de voir des beasts. Ou plutôt, de les tuer. Heureusement que tu n'as pas ton arme sur toi ! Ou plutôt, cet homme devra faire attention, en te vendant ton précieux...
Je fixe les iris noirs de l'homme étrange, gardant mon sourire.

-Ué… Y’a moi. Bienvenue au Bazar du Corbeau..

Comme d'habitude, tu es mal à l’aise avec les gens. Le contact, ce n'est décidément pas ton truc. Surtout quand tu n'as pas ta lame avec toi, tu te sens mal à l'aise. C'est comme si tu parlais et t’exprimais avec ta lame, une véritable tueuse dans l'âme -admirez moi cette phrase. Sans elle, tu n'es que l'ombre de toi même.

Mais contrairement aux autres bêtes sont tu as l'habitude, monsieur est poli. Et professionnel : d'un geste, il t'invite à regarder ce qui t'entoure, pour choisir ce que tu veux. Ce simple geste te détend un peu. Tu as plus l'habitude des gestes violents de tes adversaires.

-Je cherche une lame, très tranchante,  pour tu...

Et bien, je n'ai jamais vu une meilleure première impression ! Je crois qu'il n'a jamais eu une cliente comme toi, Cloud ! Ton sens du tact est merveilleux !
Je ne peux m'empêcher de rentrer des ton jeu. Je fixe le propriétaire dans les yeux, ne quittant pas mon sourire, et émet un ricanement sinistre. Petit philia, prend garde à to...
Aie ! Je sens ton pied qui s'écrase sur ma queue, et j'arrête mon cinéma. La queue d'un chat est très fragile, c'est une chose délicate, un tel acte devrait être puni par la loi ! Oh, suis je bête, c'est inutile de dire ça a une hors la loi...

Tu lèves les yeux au ciel, comme exaspérée par mon comportement. Mais c'est moi qui devrait être en colère ! Ah décidément, je suis bien trop gentleman...
Gênée, tu commences à jouer nerveusement avec une mèche de cheveux, te rendant compte que tes mots étaient affreusement́ directs. Vas-tu essayer de sauver la situation ?

-...enfin, pour l'arène.

...ou peut être pas. Voilà que tu apparais comme la jouteuse sanguinaire au grand jour, après deux minutes de conversation ! Je suis tellement fier de toi, Cloud !
Alors que je me mets à glousser, ton pied vient s'écraser dans mes côtes, pour me faire taire. Les sourcils fronces, tu regardes ailleurs, t'attendant̀ déjà à ce que l homme te trouvé trop bizarre pour accéder à ta requête -même si lui atteint aussi les sommets en bizarrerie. Et moi je m'amuse déjà devant ce spectacle.



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