“Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau.” [Arya & Estevan]

 :: New-York City :: Le Bronx Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Lun 12 Fév 2018 - 20:01


“Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau.”
Arya & Estevan
Une de ces rares fois où il était à l’arène. Ses stocks de nourriture et de thé s’étaient amoindris à en devenir inquiétant, les chats qu’ils nourrissaient se plaignaient par des miaulement assourdissants de leur appétit non rassasié. Il était temps, qu’il y aille, à l’arène. Estevan n’aimait pas cet endroit. Les spectateurs, le bruit, mais plus que ça la violence. Lui-même se laissant aller, lui-même enlevant ses gants, lui-même appuyant cette paume. Il avait toujours du mal à s’y faire, utiliser son pouvoir. Ce n’était pas comme s’il avait le choix. Il entra dans l’arène, aussitôt hué par les spectateurs. On ne l’aimait pas, non. Parce qu’on savait qu’il ne venait absolument pas pour le spectacle ni rien. Qu’il venait juste récupérer de quoi vivre. Qu’il refusait de se battre contre des humains parce qu’il n’était pas comme les autres, ici. Il était imbattable et les Beasts ne tenaient que quelques secondes devant lui, mais psychologiquement il était faible. Il en regardait même pas la foule, jamais, le monde autour n’existait pas. Lui, il venait récupérer de l’argent, et partir.

La Beast venait d’entrer à son tour. Pas forcément agressive, elle ne fut pas de celles qui sautaient sur le premier venu. Elle rugit au public, à Estevan, qui l’observait. Même cette créature immonde, il voudrait ne pas avoir à la tuer. Elle avait peut-être des choses à raconter de sa voix mugissante. Ses grognements suppliaient ou exigeaient peut-être qu’on la laisse sortir. Il esquiva la charge de ‘l’animal’, enlevant son gant. Mais, au moment où il s’apprêtait à mettre un terme à la vie de la créature, tout fut interrompu par un cri. « DES EROS, DES EROS SONT ICI » Mince. Le match était peut-être officiellement interrompu, mais la Beast n’était pas du genre à obéir à un cri. La panique se faisait sentir alors que Estevan ne savait plus où donner de la tête, esquivant juste les attaques du monstre devant. Dans le chaos, il se fit une raison et contre-attaqua. Posant sa paume contre son museau. Une seconde. La bête expose sa douleur dans un hurlement de rage. Deux seconde. Elle gémit. Trois secondes. Elle tombe au sol, tente de poser ses pattes sur son museau sans oser. Quatre seconde. Se décide enfin à éjecter Estevan pour s’éloigner et enfin fuir. Le sang a formé une flaque sur le sol, en plus d’avoir recouvert la main du Dué. Réprimant ce même haut le coeur, il s’était forcé à arrêter de vomir quand on lui avait apprit qu’il ne sera plus payer s’il se laisse aller. Il ne se doutait pas d’avoir été perçu dans ces rares instants de violence dont il pouvait faire preuve. Par quelqu’un qu’il connaissait, qui plus est.
Codage par Emi Burton
Bubble-Gomme
avatar
Bubble-Gomme
Métier : Jouteur
Mutation : Annihilation
Revenir en haut Aller en bas
Lun 12 Fév 2018 - 22:26
"Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau."

Depuis ma dernière escapade au Bronx, une bonne semaine s'était écoulée. J'avais eu le temps de chasser le Dué que j'avais rencontré là-bas de mon esprit à coup de dossiers de dernières minutes à finir, et de rappels à l'ordre acerbes hurlés par mon supérieur. Depuis que Karel avait eu vent de ma précédente mission, à savoir mener mon enquête du côté de la maison d'un certain dénommé Estevan, il me rendait la vie difficile. Par tous les moyens. Jetant mes papiers classés sans raison (les pauvres feuilles volant dans tous les sens), se permettant des remarques insultantes sur mon travail et mon efficacité, remettant en cause toutes mes paroles et épiant mes moindres faits et gestes à la recherche d'une erreur. Un seul faux pas et toute sa colère me retomberait dessus. Bien sur, il ne m'avait pas cru quand j'avais affirmé n'avoir rien découvert de particulier chez ce Dué. Il m'en avait posé des questions, perdant patience à mesure que je niais. Je n'avais rien avoué et son regard furieux ne me quitta plus depuis. Mais je m'en moquais. J'étais une fille difficilement impressionnable, et j'avais un de ces sales caractères qui pouvait me rendre plus têtue et plus muette que jamais. Karel était étroitement lié à Estevan, maintenant j'en avais le coeur net. Mais pour une raison inconnue, l'Eros ne souhaitait absolument pas que je sois dans la confidence. Pourtant, c'était Estevan le fautif dans l'histoire, lui n'avait fait que lui donner son amour non ?
Pour l'instant je suis accroupie dans mon bureau, en train de ramasser une nouvelle fois tous mes papiers. J'entends alors des pas précipités dans le couloir. Aïe, j'ai bien peur qu'ils viennent pour moi.
La porte s'ouvre à la volée. On entend alors un puissant : "ARYA !" Karel semble être d'humeur nerveuse ce matin. Ca va être encore une fois pour ma pomme... Je me relève en soupirant, et incline respectueusement la tête, tandis que j'attends qu'il me pourrisse comme à son habitude. "Un Eros n'est pas censé se montrer aussi bordélique ! Tu fais honte à notre roi ! Tu devrais me remercier, j'ai dans les mains ta dernière chance de te rattraper. Tâche de ne pas revenir bredouille comme la dernière fois." Il s'avance à grandes enjambées vers moi et un court instant, je crains qu'il me frappe. Mais non, il dépose sans retenu le dossier à mes pieds et quitte la pièce sans demander son reste. Je soupire une nouvelle fois. "Bordélique, nan mais je rêve, c'est lui qui a foutu tout mon travail en l'air." Je m'accroupis alors, et saisit le document avec curiosité. Je me demande quelle nouvelle merde m'attend...
Mes yeux relisent plusieurs fois les détails de la mission qu'on attend de moi. Comment Karel peut me foutre un tel dossier au cul, sans rien m'expliquer avant mon départ ? Intercepter et capturer un jouteur dont le nom m'est clairement inconnu, en plein coeur des joutes du Bronx ! C'est de la folie et complètement irrationnel de me laisser y aller seule. Mais que faire ? Il m'a bien fait comprendre que je n'avais pas d'autres choix que d'accepter. Si je voulais améliorer mes rapports avec lui, je devais faire mes preuves.
Je ne pensais pas revoir le Bronx si vite...

Une heure après, je franchissais la limite de ce quartier tristement célèbre. Il me paraissait moins effrayant cette fois-ci. Mais je ne devais pas baisser ma garde, les joutes n'étaient pas loin. Nono trottinait derrière moi, peu convaincu lui aussi. "Tu as un plan ? C'est une mission suicide, de foncer dans la gueule du loup comme ça, tu le sais hein...?" Je lui fis bien comprendre que non, je n'avais prévu aucune tactique. Je comptais juste me faufiler discrètement parmi les gradins, pour me faire remarquer à la dernière minute. Si je n'étais pas discrète, je ne pourrais plus ressortir. Une boule au ventre, je discernais devant moi les contours d'une arène...

Les portes des joutes se dressent devant moi. Je ne fais pas marche arrière, et sans trembler, concentrée sur ma tâche, je fais apparaître deux énormes épées en acier massif. Avec ça, je pourrais facilement trancher la chair, même face à des ennemis bien plus colossales que moi. J'ordonne alors à Nono de m'attendre ici et de se cacher le temps que je revienne. A contre coeur, il me laisse partir. En un coup de lame, la porte se fend en deux. Je n'attends pas une seconde de plus. Je me jette dans la gueule du loup...
Avant que quiconque ne se rendent compte de mon intrusion, je me glisse entre la foule surexcitée, filant rapide comme l'éclair. Une fois au bord de l'arène centrale, visible par tous et par toutes, je lance d'une voix forte, mes deux épées pointées vers tous ces visages. "JE ME NOMME ARYA, ET EN TANT QU'EROS AU SERVICE DE LA JUSTICE, JE VIENS REMETTRE DE L'ORDRE. JE CHERCHE UN CERTAIN JOUTEUR ; DARWIN LANIKSTER, ET JE LE TRAINERAI AUX PIEDS DE MES SUPERIEURS DE GRE OU DE FORCE !!" A peine avais-je fini de parler qu'on se jetait sur moi. Je les repousse de mes épées, coupe, tranche je ne sais quelle chair, me débat, mais la foule m'étouffe. Si je ne bouge pas, je vais mourir...

Dans un dernier effort, je me propulse quelques mètres plus loin, et le temps de reprendre mon souffle, je le vois. Estevan. Les mains pleines du sang de sa victime, seul, au centre de l'arène. J'aurais pu fuir, j'aurais pu tenter une nouvelle fois de repousser l'assaut de tous ces Dués déchaînés. Mais je n'ai pas pu. Parce que tout ce que je voyais, la seule chose qui m'importait : c'est que j'avais sous mes yeux, la preuve que j'avais été trahie à nouveau. Comme dans le passé.

Je n'ai plus mes armes, on a du me les arracher, je suis ruée de coups, on me jette d'un bout à l'autre des gradins. Mes côtes se brisent, mon souffle s'affaiblit, le rouge de mon sang coule sur ma peau. On m'insulte, on me frappe encore et encore. Je vais mourir ici, à cause de Karel qui à l'heure qu'il est, doit jubiler de me savoir aux mains de tous ces fous. Je vais mourir ici, sous les yeux de celui même, qui m'a menti à coup de belles paroles, et qui doit maintenant bien rigoler de la situation.
Codage par Libella sur Graphiorum
Une vraie tête de mule
avatar
Une vraie tête de mule
Revenir en haut Aller en bas
Mar 13 Fév 2018 - 0:43


“Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau.”
Arya & Estevan
Le sang de la Beast avait la même couleur que celui d’un humain. C’était écoeurant. Immonde. Il enleva vite sa main de son champs de vision. Ce n’était pas le plus important. Apparemment, une Eros aurait débarqué dans le coin. Une seule. Le chaos se transformera vite en chasse à l’homme. Elle était folle, débarque seule dans un endroit pareil. Estevan ne prête pas réellement attention à cette pagaille, trop occupée par sa victime, avant qu’il n’entende la mercenaire crier d’une voix qui portait facilement. « JE ME NOMME ARYA » Il n’en a pas entendu davantage. Il n’a pas chercher à en entendre davantage. Arya, c’était la fille de l’autre jour. C’était celle qui au détriment de sa mission avait décidé de lui laisser ces fameuses photos. Il la cherche du regard. Il la trouve. Elle le regarde déjà. Elle semble tétanisée par l’allure qu’il a actuellement, Estevan. Avec ce sang couvrant ses mains et le sol. Elle vient de le voir dans sa position de jouteur. Normal que ça lui fasse un choc. Mais pourquoi elle ne bouge plus ? Défends toi !! lui hurle le visage d’Estevan. Elle était bien partie pour, au moins s’en sortir vivante, pourquoi elle ne le quittait plus du regard et mettait de côté ses adversaires ? Evidemment, ce qu’il devait arriver arriva. Entourée par d’autres Dué heureux d’avoir autre chose qu’un spectacle à se mettre sous la dent, ses armes partir à la volée et la voilà maltraitée par une foule entière.

Estevan réagit au quart de tour. Se frayant un chemin dans la foule, il arrive au niveau d’Arya. Il se place devant elle, se prend quelques maigres coups à sa place le temps qu’on se rende compte qu’il est là, puis pose sa main au nez d’une des personnes random de la scène. « Ca devrait aller non, vous vous êtes assez défoulé ? J’ai des informations à tirer d’elle, j’aimerais l’avoir vivante. » Par sur que sans une excuse, les Dué le laisseront protéger une Eros sans s’interposer. Mais avec la crainte du pouvoir d’Estevan et cette espèce d’entraide que l’on pouvait comprendre entre criminels les dissuada. De sa main encore gantée, le blond amena Arya sur son épaule comme s’il portait un vulgaire sac à patate, murmurant à l’oreille de l’Eros discrètement ; « Désolé, c’est pas confortable. Je te porte plus délicatement quand on aura quitté la foule. » Il tend sa main pour détruire le mur de l’arène, se créant un raccourci ainsi. Une fois assez éloigné de ce boucan, il repose Arya pour la reprendre, utilisant ses deux mains cette fois ci, l’une soutenant le cou et l’autre les genoux. Il devait juste atteindre sa maison. Il ne savait même pas si elle était consciente, mais elle avait besoin de soins. Il ne pouvait pas la laisser repartir comme ça.

Elle avait visiblement perdu connaissance en effet. Estevan la porta jusqu’à son lit, commença les premiers soins. Elle n’avait rien d’excessivement grave, mais ça devait être douloureux et elle devait avoir besoin de soins. Il avait toujours ses compétences en médecine, après tout. Il souleva un peu son T-shirt pour tâter ses côtes. Non, il n’était pas gêné. Trop sérieux pour ça, son esprit était trop concentré sur les soins qu’il devait lui donner pour ça. La douleur la réveillera sûrement à un moment ou un autre.
Codage par Emi Burton
Bubble-Gomme
avatar
Bubble-Gomme
Métier : Jouteur
Mutation : Annihilation
Revenir en haut Aller en bas
Mar 13 Fév 2018 - 13:20
"Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau."


Mon arrivée imprévue en plein milieu de l'arène avait du ravir toute cette foule. Enfin quelque chose à se mettre sous la dent, et pas n'importe qui : une Eros, venue d'elle-même se jeter dans la gueule du loup ! C'était un jour de fête, une animation exaltante, un jeu des plus excitants. Qui tuerait cette femme le premier ? Voilà qu'on se poussait, qu'on se montait dessus pour atteindre la proie. Elle ne devait pas beaucoup tenir à sa vie celle-là, pour oser les défier sur leur propre territoire. Déjà la foule m'avait submergée, je savais que si je tombais, s'en serait fini de moi. Mais comment tenir debout, désarmée et malmenée à droite et à gauche ? Je tentais de faire réapparaître une épée, une dague, quelque chose me permettant de me défendre, de m'en sortir. J'étais douée pour le maniement des lames, j'aurais pu les planter dans la chair de mes ennemis, histoire de les tenir à distance et de disparaître. Dire que Nono m'attendait dehors, caché tout seul, sûrement terrifié. Je ne pouvais pas mour...
Estevan, seul, les mains rouges de sang, au centre de l'arène de combat. Un jouteur venu se battre à mort, sous les yeux fous de ce public acharné. Moi qui avait cru qu'il était différent des autres. Je me sentais atrocement seule, trahie et ridicule. Encore une fois, on m'avait roulée, je devais être une fille bien peu respectable pour fréquenter uniquement des menteurs et des beaux parleurs à la noix.
Sur le coup, je n'avais plus foi en rien, je me laissais engloutir par la masse. Je n'étais pas résignée à mourir non, je voulais vivre, prouver au monde que je voulais rester et me battre. Mais quelque chose au fond de moi s'était brisée. Les coups se faisaient de plus en plus violent. J'avais mal, au corps et au cœur.

Mais soudain, tout cesse. Je ne sens plus rien. Est-ce parce que ça y est je suis morte ? Je ne devais pas être très résistante... Arya, toujours aussi faible...
Mais quand on meurt, on ne peut plus rien voir n'est-ce pas ? Alors pourquoi j'arrive à entrouvrir les yeux, pourquoi je discerne quelqu'un devant moi, faisant barrage de son corps pour me protéger ? Le temps s'arrête. L'ombre me saisit sans retenu et me jette sur son épaule. Nous quittons les arènes. J'ignorais qu'il existait une porte de ce côté...

La douleur est insupportable, cinglante, mais je ne veux pas montrer ma souffrance. Hors de question de montrer le moindre signe de faiblesse. Même si je ne dois pas être belle à voir. Le brouhaha semble avoir cessé, alors j'ouvre mes yeux une seconde fois. Ces yeux bleus, ces cheveux blonds... Encore lui... Il me fait basculer dans ses bras. Sa chaleur est agréable, mais je ne peux pas oublier ce que j'ai vu. Il me dégoûte profondément... Mais je n'ai pas la force de protester, je me demande bien ce qu'il compte faire de moi maintenant... Foutue mission...

Ma tête retombe lourdement contre son torse, mes nombreuses blessures ont raison de moi, et je perds connaissance.

~~~

AIE. AIEAIEAIE. QUI QUI ME FAIT MAL COMME CA LA OH. CONNARD. Je pousse une faible plainte et entrouvre mes paupières. Il ne me faut pas plus d'une seconde pour me rendre compte du malaise de la situation. Estevan est en train de me tâter sous mon T-Shirt, juste en-dessous de ma poitrine. Ni une ni deux, je pousse un cri. "SALE PERVERRRRRS !" Seulement à force de m'agiter dans tous les sens, mes blessures me lancent soudain plus violemment, et je ne peux retenir un gémissement, mon visage se tordant de douleur.
Je repousse son bras. "A-Abruti... Je ne veux pas de ton aide."
Je n'ai plus envie de croiser le bleu de ses yeux, je veux oublier son odeur enivrante, je ne veux plus rien avoir à faire avec Estevan Clemens.




Codage par Libella sur Graphiorum
Une vraie tête de mule
avatar
Une vraie tête de mule
Revenir en haut Aller en bas
Mar 13 Fév 2018 - 16:01


“Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau.”
Arya & Estevan
Trop concentré pour se rendre compte d'autre chose que de l'état de ce corps. Trop concentré pour penser à l'image qu'Arya devait avoir de lui. Il l'a posé, est allé chercher sa trousse de premier soin, s'est lavé les mains, les a désinfectées. Levant les yeux de l'eau teintant rouge. Quittant son statut de jouteur pour enfiler celui d'un médecin, quelques instants. Avec ses quelques connaissances. Alors, oui, il a soulevé son T-shirt, légèrement, oui, il lui faisait mal, et c'était presque volontaire – comment pouvait-il soigner une côte s'il ne savait pas laquelle était blessée ? Il la réveillerait sûrement, mais il doit avouer qu'il a oublié l'idée qu'il faisait du mal, étant donné qu'il faisait ça pou soigner. Comme quoi, tout est psychologique. Il lève un instant les yeux quand elle gémit, mais doit avouer ne pas être prêt à ce qu'elle crie de la sorte. S'il capte des paroles qui l'auraient embarrassées dans un autre contexte,, il était trop concentré pour faire autre chose que de siffler entre ses dents. « Tais toi, tu vas aggraver ton cas. » De ces rares fois où il ne se résignait pas, où il ne baissait pas juste les yeux. C'était rare pour lui ce côté autoritaire, mais ça arrive. Il ne rigole pas avec les blessures. Il n'a jamais rigolé sur l'idée de la douleur, et encore moins depuis cet incident. "A-Abruti... Je ne veux pas de ton aide." Il la regarde, elle vient de dégager sa main. Il la regarde intensément, prend le temps de s'arrêter, pour la regarder avec des yeux qui ne laissaient pas place à une réponse. La discussion était close. « Je ne te demande pas ton avis. » Il s'excusera après d'avoir été désagréable, mais pour le moment ce n'était pas l'important. « Restes tranquille », il fait, alors qu'il continue. Il détecte la côte douloureuse, se mord l'intérieur de la joue. « Tu as une côte fêlée, elle est pas totalement cassée donc ce n'est pas bien dangereux. Et t’as prit un violent coup à la tête aussi, tu auras des vertiges un moment… Et le reste, ce ne sont que de faibles hématomes, ça partira vite. Tu t’en es plutôt bien sortie... » Il s’assit finalement sur sa chaise de bureau, soupira un grand coup. Depuis qu’il avait vu qu’il n’y avait rien de grave, il était bien plus soulagé. « Désolé d’avoir été désagréable, j’étais stressé. »

Il inspire profondément. Reprend cet espèce de sourire, mais bien différent de la dernière fois, ce dernier est nerveux sur les bords, un peu mal et crispé, même s’il se veut naturel comme habituellement. Il a eu le temps d’oublier qu’elle l’a vu tuer, il a eu peur pour elle. « Tu m’as fait peur… L’arène n’est pas un endroit où tu devrais être seule, peu importe ta force. En plus des Dué, des Beasts auraient pu te tomber dessus. » Il se leva. Il était épuisé. Ce combat, puis avoir porté Arya jusque chez lui, la soigner, tout ça, ça fatiguer. Moralement aussi, il était épuisé. « Tu veux un thé ? Tu va devoir te reposer ici quelques temps, rentrer dans cet état serait trop dangereux. »
Codage par Emi Burton
Bubble-Gomme
avatar
Bubble-Gomme
Métier : Jouteur
Mutation : Annihilation
Revenir en haut Aller en bas
Mar 13 Fév 2018 - 23:39
"Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau."


Je n'aimais pas l'idée de dépendre de quelqu'un. D'être redevable d'une quelconque manière, ou de devoir placer ma confiance envers autrui malgré moi. Je n'avais pas choisi d'être sauvée par Estevan, il était bien la dernière personne sur Terre en qui j'avais envie de croire. J'avais peut-être pris des coups à la tête, mais je n'oubliais pas pour autant ce que j'avais vu. Les images n'étaient pas très claires, mais la scène restait intacte : ce sang rouge sur ses mains... Tuant devant cette foule monstrueuse, leur offrant le spectacle auquel ils étaient venus assister. Dégoûtant. Répugnant.
Il savait très bien que je l'avais vu, nos regards s'étaient croisés et c'est à cet instant que mon corps s'était figée soudainement, laissant le temps aux Dués d'avaler les derniers mètres nous séparant... Et pourtant, il avait le culot de me porter secours, et d'en plus m'emmener dans son lit pour me soigner tout en se permettant de balader ses mains sous mon T-Shirt. Non mais oh ! Seulement alors que je repousse sa main, il cesse tout mouvement et se tourne vers moi. Je gigote dans tous les sens. "Je ne te demande pas ton avis. Reste tranquille." Son ton est froid et autoritaire. Son regard tout autant. Je DETESTE qu'on me donne des ordres ou qu'on se prenne de haut. Mais je n'insiste pas, car dans un sens, je sais qu'il a raison. Je sais qu'il veut m'aider, m’ausculter. Sauf qu'il ne comprend pas qu'en cet instant, je préférais largement rentrer chez moi en rampant ? "Tu as une côte fêlée, elle est pas totalement cassée donc ce n'est pas bien dangereux. Et t’as prit un violent coup à la tête aussi, tu auras des vertiges un moment… Et le reste, ce ne sont que de faibles hématomes, ça partira vite. Tu t’en es plutôt bien sortie..." Après ses observations, il souffle un bon coup et semble se détendre. Il marmonne des excuses, accusant le stress. Mais je ne les entends pas. Je ne veux plus rien entendre venant de lui... Tous ces mots sans valeur, toutes ces paroles en l'air...
" Tu m’as fait peur… L’arène n’est pas un endroit où tu devrais être seule, peu importe ta force. En plus des Dué, des Beasts auraient pu te tomber dessus." Je me mords la lèvre. Patience Arya, il va bien se rendre compte que quelque chose cloche. Qu'il ne peut pas agir normalement après ce que j'ai découvert. "Tu veux un thé ? Tu va devoir te reposer ici quelques temps, rentrer dans cet état serait trop dangereux." Je craque. Les larmes me montent aux yeux lorsqu'il évoque le thé. Je me remémore la semaine dernière, notre après-midi en face à face, cette sensation de réconfort tandis que nous parlions, tasses chaudes à la main... C'est trop pour moi. "C'est fou non. Poète, jouteur, menteur et maintenant médecin. J'en ai oublié ?" Je me force à ne pas pleurer. Mais c'est difficile, mes blessures m'affaiblissent mentalement, je me sens trahie, fatiguée et lasse. "Je m'en suis plutôt bien sortie hein. Tu trouves ? Parce que je m'en serais encore mieux sortie si tu n'avais pas été là. Je veux dire, pas là du tout." Comme s'il ne comprenait pas, j'insiste alors. "Dans cette foutue arène."
Puis je pointe ses gants du menton. "Quelle délicatesse d'avoir pris soin de garder tes gants pour m'examiner. Histoire que je n'explose pas comme tes précédentes victimes." Je baisse vite la tête. Et s'il révélait sa vraie nature, s'il me touchait de rage, mains nus ? Tant pis, j'avais dit ce que j'avais à dire. A force d'avoir parlé, mon souffle se coupa, je reposais alors ma tête sur l'oreiller. Les mots : "trop faible" résonnaient à mes oreilles.

Et cette fois, je ne parvenais pas à les ignorer.

Codage par Libella sur Graphiorum
Une vraie tête de mule
avatar
Une vraie tête de mule
Revenir en haut Aller en bas
Mer 14 Fév 2018 - 11:02


“Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau.”
Arya & Estevan
« C'est fou non. Poète, jouteur, menteur et maintenant médecin. J'en ai oublié ? » Il se crispe. Se souvenant seulement maintenant pourquoi elle était silencieuse. Pas qu’il avait oublié, plus qu’il avait… mit de côté l’information, le temps de la soigner, parce que ce n’était pas important pour le moment. Maintenant, ça le devenait. Menteur ? Peut-être pas. Il ne lui avait jamais rien dit, mais, il lui avait caché tant de choses. En même temps, aurait-il pu, dû tout dire à une inconnue ? C’était leur première rencontre, à l’époque. « J’ai fais des études de médecine, je suis loin d’être un expert. » Il rectifia un sourire gêné aux lèvres. Esquivant un peu le but principal des paroles de Arya. « Je m'en suis plutôt bien sortie hein. Tu trouves ? Parce que je m'en serais encore mieux sortie si tu n'avais pas été là. Je veux dire, pas là du tout. Dans cette foutue arène. » Il mit du temps à comprendre qu’elle faisait référence au moment où elle s’est figé en l’apercevant. Elle a été distraite et on ne doit pas être distraite pendant un combat, encore moins quand on est seul contre la foule. « Désolé de t’avoir distrait à ce moment là. » Il soupire. « Mais, » il cherche quelque chose à dire, mais il s’est déjà exprimé. Il n’aime ni disputer ni donner des leçons, comme s’il était apte à en donner. Alors il s’arrête dans sa prise de parole, un peu inconfortable à la situation. Il se tait finalement jusqu’à ce qu’elle reprenne la parole. « Quelle délicatesse d'avoir pris soin de garder tes gants pour m'examiner. Histoire que je n'explose pas comme tes précédentes victimes. » Ah, encore ces gants. Loin du fou rire de la dernière fois, cette fois ci, il sait de quoi elle parle, et où elle veut en venir. Mais il ne se défendra pas. Oui, il a tué, et oui, il tue dans cette arène. Que des Beasts, certes, mais c’est un détail, non ? C’était tellement étrange, ça ne collait tellement pas à sa personnalité. Mais comment vivre, sinon, hm ? Il avait commencé à planter de quoi se nourrir dehors mais l’argent n’était pas quelque chose dont on pouvait complètement se passer. Il se résigne, regarde ses paumes gantées, et affirme. « Tu as remarqué, du coup ? Oui, c’est ça. Mes paumes annihilent la matière quand je les presse sur quelque chose. » Ou quelqu’un. Il le pensa sans oser le prononcer. « Je devine ce que tu dois te dire en ce moment. Je m’en excuse. J’aurais aimé ne pas être vu dans cette position. On en parlera plus tard, d’accord ? Evite de penser à ça et repose toi. Il faut que tu reprennes des forces. »
Codage par Emi Burton
Bubble-Gomme
avatar
Bubble-Gomme
Métier : Jouteur
Mutation : Annihilation
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 15 Fév 2018 - 9:49
"Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau."


"J’ai fais des études de médecine, je suis loin d’être un expert." S'il essaye de se moquer de moi, ce n'est franchement pas intelligent de sa part. Mais il semble n'y avoir aucun sarcasme dans sa voix. En temps normal il m’est difficile de me décoincer, alors en plus énervée, c’est mission impossible. "Désolée de t’avoir distrait à ce moment-là. Mais... " Il ne parvient pas à finir sa phrase. Oui, il doit se dire que je suis débile, que j'ai mis ma vie en danger inutilement et que j'aurais du me ressaisir. Il n'aurait pas été obligé d'intervenir. Mais on ne peut pas revenir sur nos actes... J'ai envie de le remercier, vraiment, mais... Je n'y arrive pas, ce sentiment de trahison m'obsède. "Tu as remarqué, du coup ? Oui, c’est ça. Mes paumes annihilent la matière quand je les presse sur quelque chose." Le fameux pouvoir destructeur d'Estevan Clemens. Célèbre pour sa capacité de destruction impressionnante. Contenu par une simple paire de gant. Ca parait fou. "Je devine ce que tu dois te dire en ce moment. Je m’en excuse. J’aurais aimé ne pas être vu dans cette position. On en parlera plus tard, d’accord ? Evite de penser à ça et repose toi. Il faut que tu reprennes des forces." En reparler plus tard ? Je ne sais pas si c'est une bonne idée... Bien sur ça m'avait surprise, de le recroiser là, dans cet attroupement de Dués. Je ne sais pas ce que j'avais espéré, qu'il ne soit pas comme tous les autres ? Qu'il reste en lui assez d'humanité pour ne pas s'abaisser à ôter la vie d'autrui ? J'avais été sensible à ses sourires, ses belles paroles, je n'avais pas imaginé qu'ils appartenaient à un simple criminel... dans un sens j'avais juste été déçue... mais pour l'instant je n'ai pas la force de m'énerver ou de faire la fière. Je suis fatiguée et malgré les apparences, j'ai eu très très peur. Un long silence s'installe, je suis perdue dans mes pensées. "J-j'ai cru que j'allais mourir." Ma voix se brise, mes nerfs se relâchent et me font monter les larmes aux yeux. je ne peux pas jouer ce rôle de fille indifférente éternellement. Tant pis s'il me voit dans cet état, j'ai besoin d'exprimer toute cette peur. "Je... Je veux voir Nono... Je l'ai laissé tout seul, je..." Nono a toujours été une source de réconfort pour moi, une sorte de gros nounours à câliner, une peluche réconfortante. J'ai l'air d'une enfant, fragilisée par les événements. Mais tant pis, je sanglote doucement, intérieurement consciente que si Estevan n'était pas intervenu, je ne serais plus en vie à l'heure qu'il est.

Codage par Libella sur Graphiorum
Une vraie tête de mule
avatar
Une vraie tête de mule
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 15 Fév 2018 - 15:21


“Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau.”
Arya & Estevan
« J-j'ai cru que j'allais mourir. » Il l’imaginait bien. Ca devait être… Immonde. D’être pris dans une foule meurtrière pareille. Les jouteurs étaient encore plus effrayant que les Beasts, parce qu’ils avaient conscience qu’en face d’eux il y avait un humain, mais, à cause d’un tatouage, ils se comportent comme si devant eux se trouvaient la personnification de l’ennemi juré. Pourtant, une Eros n’était jamais plus qu’une mercenaire, elle n’était pas aux commandes. Les gens avaient parfois tendance à oublier qu’en face d’eux il y avait des personnages avec des histoires, des passés, une raison d’être là. Les Dués avaient tous quelque chose à raconter, comme tout autres humains, on avait tous en ce monde une histoire. Estevan aimait imaginer, et écrire ces histoires. Il aimait raconter chaque personne, il aimerait pouvoir rassembler tout ce que l’humanité avait à raconter. Il n’en voudrait à personne parce qu’il était persuadé que chacun avait quelque chose à dire, une justification. Pas forcément une histoire, ça peut être simplement un sentiment, la moindre chose ? Il n’était autrui, il ne pouvait pas comprendre tout le monde, comme tout le monde ne pouvait pas le comprendre. Debout, il caressa légèrement les cheveux de Arya d’un geste se voulant réconfortant. Le geste était léger parce qu’il n’était pas si affirmé, et parce qu’il y avait cette paume, mais il lui sourit doucement. « Ca va aller, c’est fini, d’accord ? Tu es en sécurité ici. » Arriverait-il à être rassurant après ce qu’elle a vu ? Bonne question. Mais ses paroles sont sincères. « Je... Je veux voir Nono... Je l'ai laissé tout seul, je... » Ow. Estevan fronça un peu les sourcils, se tournant vers Mnémosye. Le regard qui lui adressa fut porteur de sa requête, et déjà son anima hocha de la tête, et partit vite. « Elle va le chercher, s’il n’a pas bougé, il ne devrait pas être difficile à retrouver, Mnémosyne connaît un peu toutes les cachettes aux alentours de l’arène. Elle sera de retour d’ici une demi heure, trois quart d’heure au maximum. » Il parla en se rendant compte un peu tard qu’elle s’était mise à sangloter. Sa surprise ne dura qu’une milliseconde, c’était normal, de craquer, elle avait du avoir tellement peur. Il s’assoit de nouveau, la regarde doucement. « Ca va aller, » répéta-t-il, « tout va bien maintenant. » je suis là. Il ressentait comme le besoin de la prendre dans ses bras pour la consoler. Mais cette scène lui en rappelait une autre qui lui donna froid dans le dos. Il s’efforça à balayer l’image de son esprit, et se dit que de toute façon, il ne pouvait pas la consoler de la sorte. Ils ne s’étaient vus que deux fois, dans d’assez mauvaises circonstances. Il était un meurtrier à ses yeux et l’arène avait du confirmer ça. Il se contenta de prendre un mouchoir sur son bureau, et de lui tendre avec un sourire mélancolique à la Estevan. « Tu peux pleurer, si tu le souhaites. Ne te retiens pas, il n’y a que moi ici. » Elle avait l’impression de détester ça, pleurer, ou même montrer une autre facette d’elle que cette femme forte.
Codage par Emi Burton
Bubble-Gomme
avatar
Bubble-Gomme
Métier : Jouteur
Mutation : Annihilation
Revenir en haut Aller en bas
Sam 17 Fév 2018 - 23:09
"Tu étais un cauchemar vêtu comme un rêve, un désastre emballé comme un cadeau."


"J’ai fais des études de médecine, je suis loin d’être un expert." S'il essaye de se moquer de moi, ce n'est franchement pas intelligent de sa part. Mais il semble n'y avoir aucun sarcasme dans sa voix. En temps normal il m’est difficile de me décoincer, alors en plus énervée, c’est mission impossible. « Désolée de t’avoir distrait à ce moment-là. Mais... » Il ne parvient pas à finir sa phrase. Et je ne compte pas l’aider à se justifier. Je suis peut-être un peu excessive mais... j'estime que c'est une réaction normale ? Puis je lui parle de Nono, qui doit en ce moment même se morfondre tout seul, ignorant même si je suis encore en vie... Je m'en veux. " Elle va le chercher, s’il n’a pas bougé, il ne devrait pas être difficile à retrouver, Mnémosyne connaît un peu toutes les cachettes aux alentours de l’arène. Elle sera de retour d’ici une demi heure, trois quart d’heure au maximum." Cette information me console un petit peu, mais je ne peux m'empêcher d'être inquiète. S'il lui était arrivé quelque chose, je m'en voudrais pour le reste de ma vie. Je suis encore en état de choc... D'ailleurs voilà que je pleure, comme une enfant, inconsolable, mon corps tremble malgré moi... Comment Estevan arrivera-t-il à me prendre au sérieux après m'avoir vu dans ce genre d'état ? Je m'en veux de craquer maintenant, devant lui, d'exposer ma faiblesse... Mais je ne peux pas faire autrement. "Ca va aller, tout va bien maintenant." Il me caresse doucement les cheveux. Etrangement, son geste me rassure, m'apaise. Personne n'avait jamais prêté attention à ce que je pouvais ressentir. Quelqu'un là pour moi, m'offrant un simple geste de réconfort, me faisant comprendre sans une parole, que je n'étais pas seule, et qu'on entendait ma douleur. Je lui en suis reconnaissant pour ça. Mais il semble hésitant, sûrement mal-à-l'aise ne sachant comme réagir face à mon animosité. Alors il se contente de me ramener un mouchoir. Ca tombe bien, moi non plus je ne sais pas comment réagir. Je ne sais pas comment je dois lui parler, ce que je dois ou pas le laisser faire... A ce moment j'ai juste besoin d'un peu de compassion, d'une présence restant à mes côtés.

Je repense à la catastrophe de tout à l'heure, et me remémore un détail qui me blesse un peu, même si je le savais déjà. "J'aurais peut-être mieux fait de mourir, ça aurait bien arrangé Karel. Et puis j'ai foiré ma mission, encore, je n'ai pas la force de retourner là-bas. J'ai peur de ce qu'ils me feront." Je me tourne vers Estevan, je parle comme si je l'avais toujours connu, je lui confie mes pensées les plus intimes... Je lui avoue que non, je ne suis pas une mercenaire modèle, non mon supérieur joue les connards avec moi, et oui je risque de tout perdre. Et si jamais je perdais tout, il ne me resterait plus rien. "Karel sait. Il sait que j'ai découvert votre relation. Et depuis, il ne me lâche pas. Je ne sais pas si j'ai encore la force de lui résister..." J'ai sûrement l'air d'un petit animal blessé et perdu.

Je dois me reprendre, je n'ai pas fait tout ce chemin pour finir comme ça... Je ne veux pas qu'il sache... Je ne dois pas craquer au point de révéler mes secrets les plus enfouies... Jamais.

Codage par Libella sur Graphiorum
Une vraie tête de mule
avatar
Une vraie tête de mule
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Doucereuse Agonie. :: New-York City :: Le Bronx-