Le bonheur existe. Dans ce lointain passé.

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Mer 13 Juin 2018 - 22:55


Le bonheur existe.
Dans ce lointain passé.
Les yeux d'Elis se plissent alors qu'il essaye de comprendre cette avalanche de chiffres, de lettres et de symboles tous plus incompréhensibles les uns que les autres. Les maths, cette torture légale qui avait le don de faire fondre ses derniers neurones encore productifs. Et alors que son visage affichait une expression mi-terrorisé mi-confuse, il osa observé ses camarades, ceux qui prennent des notes, ceux aux visages sérieux et qui hochent la tête pour marquer leur compréhension. Il est vraiment trop stupide, sa sœur avait raison sur ce point ...

Il laisse alors sa tête heurter la table derrière laquelle il se noie, trop bruyamment pour que le prof ne le remarque pas. Evidemment.

Monsieur d'Ilgar Fon, vous feriez bien d'écouter et de prendre des notes, car encore une fois vous avez eu la pire note de votre classe.

Le professeur, qu'Elis appelle affectueusement "M.Moustache", n'arrivant absolument pas à se souvenir de son vrai nom, s'approche alors vers lui, déposant une copie où s’enchaîne ratures et lignes de calculs illisibles, mais surtout sur laquelle trône d'un rouge puissant un E- qui semble lui sourire avec sadisme.

Un rire général semble anima l'ensemble de ses camarades qui affichent des copies marqués de A et de B, tous plus souriant les uns que les autres, échangeant leur bonne réponse avec enthousiasme. Alors Elis cherche, un espoir, de l'aide, une personne qui comme lui aurait abandonné ne serait-ce que l'idée d'apprendre à écrire le mot "Matémathiques". -il n'a jamais su où allait se foutu h- Mais tout ce qu'il voit, c'est sa voisine qui s'éloigne, rejoignant sa meilleure amie pour recompter leur point et vérifié que ce A- n'est pas un A+.

Lui qui ne cesse d'être aduler lorsqu'il est là bas, dehors, sur ce terrain boueux. Lui dont les filles veulent absolument le numéro avant de crier hystérique qu'enfin elles ont osé lui demander, lui qui essaye pourtant de ne pas se laisser atteindre par cette fausse gloire d'être apprécié et envié parce qu'il sait courir avec un ballon, parce qu'il a un physique plus attirant que la moyenne, parce qu'il est un de ces gars chanceux qui arrive à devenir le roi de promo à chaque fête organisée par le lycée.  Tout ça n'a pas d'importance, aucune importance. Il frissonne déjà alors que la voix de ses parents résonne dans son esprit, sa mère, son père, en cœur, lui rappelant qu'elle déception il a toujours été.

Soupir.
Il retrouve son sourire.
Il continue de cherche du regard.
Quelqu'un.
N'importe qui.
Seulement pas un de ses "amis" qui aujourd'hui le jugent en silence parce que pour une fois ils sont meilleurs que lui.


C'est à cet instant que ses yeux dérivent sans vraiment y penser vers la table du fond, deux rangs derrière lui. Vers ce gars qui ne cherche pas à connaitre les notes de ces camarades afin de se comparer, vers ce gars qui se fiche totalement des étiquettes, des on-dits, vers ce gars exclu parce qu'il ne veut pas jouer à tout ça, ce jeu de celui qui sera le meilleur partie une fois le diplôme obtenu. Elis l'envie pour s'être fait embarqué là dedans sans vraiment s'en être rendu compte. Il avait seulement voulu jouer au foot, il avait seulement été doué, il était devenu capitaine en seconde, chose improbable selon le coach, mais il avait le physique pour, le talent et surtout ce mélange de hargne et de bienveillance qui en faisait un jour pariculièrement acharné et fairplay. Il était alors entré dans ce cercle, celui des hypocrites et des populaires, alors il soupire encore une fois, observant le A+ trônant sur la table de ce gars à qui il n'a surement jamais encore adressé la parole.

Hé ! Ryono ... Non ... Ryunonuke ... Hum ... Ça te va si je t'appelle Ryu ?

Elis se lève, s'imposant de toute sa stature bestial en face de ce gars qui n'avait rien demandé à part peut-être qu'on le laisse tranquille. Le quaterback attrape finalement la chaise face au japonais pour lui parler plus facilement, Il pointe alors du doigt la note de celui-ci avec un franc sourire, celui derrière lequel on ne peut voir que sincérité et bienveillance.

T'as l'air vachement balaise, plus encore que tous les autres ! Ça te dirait de m'aider à faire grimper mes notes ?

Les autres, ceux qu'ils considèrent comme des amis et pourtant ceux sur qui il ne peut compter. Jamais il ne pourrait leur demander de l'aide, son égo qu'il ignore pourtant si bien, ne peut se faire à cette idée. Pourtant, Elis sourit encore, toujours, de ce large sourire amical, sans aucun jugement, tel celui d'un gosse innocent et curieux. Il se gratte un instant le haut du crâne avec nervosité, le visage rougi par la gêne que lui impose le fait de devoir demander de l'aide.

L’entraîneur a dit que si je n'avais pas la moyenne dans toutes les matières, il ne me laisserait pas jouer.

Il baisse alors les yeux vers cette veste qu'il porte tous les jours, celle du quaterback, celle du capitaine de l'équipe et surtout celle qu'il risque de perdre.  Ce n'est pas tellement qu'il tient à sa place, seulement, il a besoin de jouer, terriblement besoin de ça pour oublier la pression, pour avoir l'impression d'être doué en quelque chose, pour obtenir quelques victoires, celle qu'il ne peut avoir en matémathiques.

Et franchement , sans moi, cette équipe ne passera même pas les qualifications.

Il se met alors à rire, glissant entre ses lèvres comme une douce mélodie alors que son regard n'a pas quitté celui de son camarade un seul instant.
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- elis
#882222
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Mer 13 Juin 2018 - 23:52






LE BONHEUR EXISTE, DANS CE LOINTAIN PASSÉ.


FT. RYUNOSUKE + ELIS {FLASHBACK}
Ryū regarde au loin, son regard posé sur ces formes colorées ; gesticulant ; bougeant sur le terrain de sport de son lycée. Ce qu’il ne donnerait pas pour être dehors, loin de ces regards et paroles murmurées. Il n’a jamais aimé rester enfermé dans ces salles de classes surchauffées — et le voilà à rempiler une nouvelle année. Ce n’est pas sa faute s’il se laisse distraire par le battement d’aile d’un papillon, si ses yeux papillonnent au loin, perdu dans ses pensées, sa tête remplie de rythmes et de pas à danser.

Un écouteur glissé dans une de ses oreilles percées, son pied tape doucement sur son bureau alors que sa copie lui parvient finalement. A+, comme ses parents le lui ont demandé. Après tout, les maths sont aisées, de simples chiffres qu’il faut savoir calculer ; additionner ; diviser ; fractionner. C’est bien plus simple que ces cours de littérature qui lui demandent d’extrapoler sur une simple phrase ; quelques mots imprimés que tout le monde tente de compliquer ; de trouver une nouvelle destinée, un sens, un but, alors que peut-être ce n’était qu’une envie subite d’un auteur décédé. C’est ce qui l’a fait pêcher l’année passée, les cours de littérature mais aussi de l’histoire d’un pays qu’il préfèrerait oublier. Les maths, la physique, la chimie, tout s’était bien passé — comment pour confirmer les stéréotypes des asiatiques surdoués. Sauf que tout ce qui est littéraire l’a juste emmerdé, sans oublier ses difficultés, encore à 18 ans à parler, discuter, écrire, argumenter dans cet anglais qu’il préfèrerait répugner.

Perdu dans ses pensées, une main posée contre sa bouche, ses yeux sombres perdu dans l’immensité de la nature à portée, il ne fait pas attention au bruit des chaises qui raclent sur le sol ; aux murmures qui commencent à s’élever ; aux rires qui résonnent contre les confins de cette salle de classe abimée. Il ne remarque pas qu’un élève l’approche, sa démarché décidée, un sourire peint sur ses lèvres ourlées. Ryū ne lève son regard lorsqu’il commence à massacrer son prénom, fronçant les sourcils d’un air agacé. Une remarque acerbe sur le bout de la langue, il attend de voir ce que l’américain lui veut. Un doigt pointé à sa copie lui apprend tout ce qu’il veut savoir et il est prêt à se détourner pour retourner à son observation et ses pensées. La voix du quaterback — comment ne pas remarquer cette veste si distinctive des jocks, des rois de l’école, de ceux qui décide qui est digne d’intérêt et qui peut finir sa vie dans la benne à l’entrée du lycée.

Ryū n’a jamais vraiment parlé avec l’un d’eux, il se contente de les observer de loin, ou bien d’ignorer leurs insultes et leurs moqueries. Il n’est pas leur cible privilégiée ; trop absent, mais lorsqu’ils se sont décidés, il a déjà fait le fruit de leurs regards mesquins et de leurs injures non-sollicitées. Ses cheveux semblent les faire marrer, parce que, après tout, vu leur longueur c’est forcément un PD. Et s’il les laisse pousser c’est pour mieux se faire se faire baiser. Alors il préfère les éviter, serrer les dents et la poignée de son sac de danse avant de partir libérer toute cette frustration au studio à côté.

Il l’observe un instant, s’arrêtant sur sa carrure, ses yeux bruns et son sourire mutin. Il sent le bout de ses oreilles rougir d’un coup, parce que franchement, comment ne pas résister à ces lèvres rosées. Cachant sa gêne — et sa légère humiliation, il répond doucement, sa main encore devant la bouche.
— « C’est pas comme si vous aviez une chance de gagner de toute façon.»
Ryū fini par enlever sa main et se gratte l’arrière de la nuque, réfléchissant un instant à la proposition de l’américain. Tant que ça ne prend pas le pas sur ses entraînements, il ne voit pas pourquoi il lui refuserait l’opportunité. Il n’a jamais été de ses bully, et il a l’air presque sincère, comme un golden retriever qui vient apporter une balle à ses pieds, plein d’espoir et d’envie de bien faire. Masquant un sourire amusé, Ryū fini par lui répondre.
— «Ça marche, en espérant que tu ne sois pas un cas désespéré. » dit-il, un léger rictus au coin des lèvres. « C’est quoi ton nom déjà ? Ann quelque choses non ? » demande-t’il, presque mesquin pour lui renvoyer la balle. « Quand est-ce que tu serais libre pour travailler ? Mardi, Mercredi, Vendredi et Samedi je suis occupé. » finit-il, plus sérieux.



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Ven 15 Juin 2018 - 0:49


Le bonheur existe.
Dans ce lointain passé.
Elis rit, son visage s'illuminant, absorbant chaque rayon de lumière dans ce sourire bien trop magnifique pour être vrai. Ce n'est que ça, la raison de sa popularité, il essaye la plupart du temps de ne pas y penser, après tout, être attirant n'a jamais été un défaut, mais cela ne lui apporte que peu de crédibilité, puisqu'il n'est que ça. Une belle gueule totalement vide. Il ignore ce sentiment, ignorant cette impression de vide alors qu'il est pourtant tant entouré et son sourire se teinte de provocation face à la remarque du japonais.

Tu dis ça seulement parce que tu ne m'as jamais vu 'jouer'.


Un lueur malicieuse fait alors briller ses yeux bruns alors que son sourire mutin semble défier Ryu de continuer à insinuer qu'il ne sait pas jouer. Elis flirte, parfois sans même s'en rendre compte, c'est comme une seconde nature, alors qu'il plonge son regard encore plus profondément dans celui de Ryu. Puis il rit de nouveau, retrouvant cet air bienveillant et amical qu'il portait jusque là. Et alors qu'Elis allait se présenter à son camarade, une pompom girl, sa voisine de classe s'approche de lui, attrapant son biceps entre ses deux mains pour qu'il reporte son regard sur elle.

Elissanne, tu viens avec nous ce soir ? Billy a dit que c'était à ton tour de payer les conso et puis tu es le seul avec une voiture de sport !

Le quaterback attrape alors sa nuque de sa main libre, affichant un sourire légèrement gêné alors que la jeune blonde se frotte à lui, comme si cela suffirait à lui interdire de prononcer non.

Euh ... C'est que je pensais réviser pour le prochain contrôle ...


Dire non n'étant pas dans ses habitudes, il ne trouve pas ça étrange ou abusé lorsque la pompom girl semble s'énerver face à son refus.

Allez ! Les deux autres sont fauchés, on a besoin de toi ! Tu peux pas dire que tu manques de frics hein ... Un rire manipulateur sort de cette bouche trop bien dessinée. Et puis si tu me fais assez boire, ça pourrait finir comme au nouvel an ...

Elis continue de sourire, d'un sourire qui se teinte de gêne parce qu'il sait qu'il est coincé, il ne peut pas dire non, il n'a jamais su.

On pourra en reparler plus tard ? ...

Une moue boudeuse sur le visage, elle pose son regard sur Ryu, plissant les yeux pour lui faire comprendre qu'elle n'apprécie pas qu'Elissanne préfère continuer de parler avec lui que de venir avec elle. Elle s'éloigne alors d'un pas assuré pour rejoindre la troupe de ceux que le sportif appelle habituellement ses amis. Il pousse alors un long soupir, il essayerait de réviser avant d'aller les chercher, ça semble être une bonne idée. La seule qui lui vient à l'esprit à ce moment là. Oh la proposition de la pompom girl était plutôt alléchante, il n'allait pas le nier, mais ses privilèges en tant que fils de riches allaient rapidement lui être retiré s'il venait à rater son année.

Désolé, elle peut s'avérer plutôt autoritaire parfois ...

C'est à cet instant qu'il l'entend alors qu'elle ne cherche même pas à se cacher.

Il est ok, c'est bon les gars.

Le cancre tente alors de faire comme si il n'avait rien entendu, cherchant de nouveau à plonger son regard dans celui de Ryu, non sans que sa lueur n'en soit obscurci.

On dit Lundi et Jeudi alors ... ?
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#882222
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Ven 15 Juin 2018 - 22:11






LE BONHEUR EXISTE, DANS CE LOINTAIN PASSÉ.


FT. RYUNOSUKE + ELIS {FLASHBACK}
Ryū se fige tel une biche, figée au milieu de la route, les quatre pattes écartées et le regard affolé. Il n’aurait jamais imaginé que cet idiot d’américain puisse insinuer autant de chose avec un simple verbe. ‘Jouer’, il sent déjà la pointe de ses oreilles rougir sous le métal qui les transperce de part en part. Il n’a que quelques anneaux disséminés, hélix et deux industriels traversant son cartilage déjà abimé. Sa sœur lui dit souvent, en rigolant, que bientôt il fera autant de bruit qu’un elfe du père Noël ou que leur chat Mistigri — bien que Ryū l’ait nommé Susanoo.

Avant qu’il ne puisse se reprendre et répondre — il ne sait pas quoi — à son camarade de classe, une belle blonde pulpeuse vient s’accrocher à son bras, pressant ses seins démesurés contre le biceps du sportif. Fronçant les sourcils, Ryū ne peut s’empêcher de claquer sa langue percée contre ses dents — agacé. Il n’est pas du genre à se mêler des affaires de la plus haute caste du lycée. Mais voir cette fille ainsi collée, les hanches cambrées et un sourire lascif au bout des lèvres lui donne envie de gerber. Il entend même la voix de Jyacintha se moquer au creux de ses pensées, lui disant d’arrêter d’être aussi gay. Le nez retroussé face à l’attitude de jeune fille, il répond mentalement que même s’il pouvait trouver ses courbes attirantes, le vide intersidéral se trouvant entre ses deux couettes serait assez pour le rebuter.

La réponse gênée d’Elis — il se souvient maintenant de son prénom, souvent répété par les profs, hurlé par les pom-pom girls lors des entraînements, et scandé lors des matchs. Il aurait pu être contrit de ne pas s’en souvenir, mais il ne passe pas vraiment assez de temps au lycée pour s’en soucier. Rien qu’à l’instant, il brûle de pouvoir retourner au studio et d’oublier cette stupide histoire, juste vider son esprit et ne plus se concentrer sur ses pensées.

Malheureusement la voix criarde de la jeune femme le sort de ses doux rêves éveillés. Le sourire qu’arbore le jeune homme est tellement différent de celui qu’il lui a offert il y a quelques instants. Rictus crispé, accompagné d’une main gênée et d’yeux à moitié fermés. Et voilà qu’il cède — faible — pense Ryū à la fois fatigué et dégoûté d’être embarquer dans cette histoire. La jeune fille le fusille du regard sans même se gêner, ce à quoi le japonais répond un haussement de sourcil désintéressé. Ce n’est pas comme s’il constituait le moindre danger aux plans de la demoiselle — après tout, il était déjà occupé aujourd’hui, étant vendredi et leur séance de révision serait certainement organisée lundi.

Pourtant, alors que Elis tente de s’expliquer contrit, Ryū entend cette voix criarde, reconnaissante entre mille, annoncer joyeusement la participation du pauvre gars qui avait l’air tellement désespéré à l’idée de réviser. Le japonaise plisse les yeux un instant, réfléchissant à peine avant de se lever, de faire le tour de son bureau, et s’enlacer son bras autour de la nuque de l’américain qui n’avait rien demandé.
— « おい、だまれ糞ブス*!» aboya-t’il pour attirer leur attention. La jeune femme lui répondit sans tarder. « Nah mais qu’est-ce qu’il nous veut le chintok ? »

* « Oi, ferme-là putain de laideron »
Ryū, pour une fois décida de laisser couler l’insulter. Après toutes ces années, ces attaques sur son physique et sa nationalité n’étaient plus que des piqures d’insectes, ennuyantes mais pas vraiment importantes. Il lui offre alors son plus beau sourire moqueur, ses paupières légèrement abaissées, envoyant un regard sensuel. Il approche son visage d’Elis, ne lâchant pas des yeux la pimbêche furieuse.
— « C’est dommage, Emilie, mais Elis et moi on a déjà un truc de prévu ce soir. Il ne sera donc pas disponible pour votre petit rassemblement.» dit-il, rictus mutin au bout des lèvres.
Il n’attend pas leurs réponses pour attraper son sac, sa copie et trainer ce pauvre Elis vers la sortie, agitant joyeusement sa main vers la demoiselle et ses amis pour leur dire au revoir. Une fois la porte de la salle de classe fermée, son sourire disparaît et déjà il s’éloigne de l’américain, laissant tomber son masque.
— « Le vendredi je m’entraîne seul, donc je peux reprogrammer cette séance plus tard, mais tu avais vraiment l’air peu motivé à les accompagner ce soir, désolé de m’être impliqué. » murmure-t’il, se rendant compte qu’Elis ne souhaitait peut-être pas qu’il l’emmène ainsi dans son délire.


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Lun 18 Juin 2018 - 19:42


Le bonheur existe.
Dans ce lointain passé.
Sa sœur se moque souvent de sa façon de se laisser marcher dessus, de ce contraste impressionnant avec ce qu'il est au quotidien et ce monstre de violence qu'il peut devenir sur un terrain de foot. Après tout, elle n'a pas le souvenir de l'avoir vu s'énerver, pas une seule fois. Mais c'est seulement parce qu'elle ne l'a jamais su, seul son père a été mis au courant ce jour-là et il avait refusé d'en parler, peut-être parce qu'il avait trop honte de son fils, incapable de se contrôler. Il était alors venu payer les témoins et victimes afin que personne n'en entende plus jamais parler et depuis ce jour, Elis tente par tous les moyens de ne pas se laisser submerger par cette colère, pour que cela n'arrive plus jamais et surtout parce qu'au fond il a peur de ce qu'il pourrait faire si jamais il venait à craquer une nouvelle fois.

Voilà pourquoi le foot est si important pour lui. Une manière de se défouler sans blesser personne, ou presque. Voilà pourquoi il ne dit rien lorsqu'Emilie se moque ouvertement de lui. Voilà pourquoi il se laisse faire sans un bruit. Ce qui ne semble pas être au goût de tout le monde.

Elis ne comprend pas tout de suite, il entend Ryu parler, il le sent s'approcher, glisser son bras autour de lui, changer totalement de comportement face à la pompom girl. Il ne dit pourtant rien, son regard fixant d'abord le japonais avant de glisser en direction de sa voisine de classe, il semble confus, tout comme lorsqu'il avait tenté de comprendre les équations à deux inconnues. Son cerveau surchauffe alors qu'il n'arrive pas à assembler toutes les pièces du puzzle, tout va bien trop vite pour lui et soudain il est sorti sans même qu'il ait compris comment.

Puis les liens se font, se tissent, les mots s'entrelacent et il comprend, les raisons de son propre mouvement lui reviennent en tête et il referme sa bouche qui jusque là était resté à demi ouverte lui donnant un air bien plus idiot qu'il ne l'est en réalité, ou presque. C'est alors qu'il se met un rire, un fou rire qui fait tourner la tête de tout ceux passant dans le couleur à ce moment là, comment le louper, ce rire presque contagieux alors qu'il frappe sa cuisse du plat de sa main pour essayer de se calmer. Mais comment pourrait-il avec l'expression horrifié d'Emilie tournant en boucle dans sa tête ? Il avait rêvé de l'envoyer dans les roses et finalement Ryu l'avait fait pour lui. Il claque alors sa main sur l'épaule de son sauveur en ravalant ses derniers tressautement de rire.


C'était génial ! Vraiment … Tu es génial ! Merci, vraiment.

Sa main toujours sur l'épaule de Ryu il resserre un peu sa prise comme il l'aurait fait avec n'importe lequel de ses camarades footballeurs, un geste amical, peut-être trop amical pour une personne avec qui il vient juste d'échanger sa première vraie discussion.


Je te revaudrais ça, c'est promis, quand tu veux, où tu veux, tout ce que tu veux, demande moi et j'exaucerais ton vœu.

Et de nouveau son sourire mutin apparait. Il ne peut s'en empêcher alors que ses yeux bruns et brillant encore de ce rire incontrôlé se plonge dans le regard bien plus sérieux de son homologues, cherchant peut-être à les allumer de la même lueur.
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le monstre ne se cache pas forcément sous ton lit, il est peut-être celui qui te borde tous les soirs, celui qui vient en aide aux plus démunis, celui qui malgré son sourire enferme une colère infinie.
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