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[1.2] meet the truth - feat Her
Damoclès
Daddy Cool
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Métier : Leader des Eros
Mutation : Modification du réel
Daddy Cool
Dim 2 Déc 2018 - 14:27


meet the truth
Cela faisait quelque mois depuis son apparition publique, quelques mois où il tentait par tous les moyens d'être utile à sa cause, à Lamia qui avait réussi à le remplacer aussi bien qu'il le pouvait. Il sentait la folie qui s'insinuait doucement dans ces veines, entachant les quelques mots sensés qu'il arrivait à prononcer. Il n'en avait pas encore parlé à son bras droit, bien qu'il se doute que celui-ci connaisse déjà l'ampleur des dégâts. Il se tenait là aujourd'hui, à ses côtés, un air grave sur le visage, Lamia était toujours inquiet, bien trop inquiet pour lui, mais après tout cette inquiétude était réciproque.

Ce n'est qu'un rendez-vous, détends toi un peu, je ne pense pas qu'ils essayeront de nous tuer.

Lamia poussa un soupir, il n'a jamais su à quel point Damoclès était lié à ce nouveau monde, il n'a jamais su toutes les connaissances qu'il pouvait bien avoir sur tout cela et il n'avait jamais demandé, il lui faisait assez confiance pour savoir que s'il devait savoir quelque chose alors celui qu'il avait décidé de suivre le lui dirait. Et pourtant malgré toute cette sagesse masqué, le leader des Eros restait naïf face à la cruauté des hommes, peut-être parce qu'il n'en était pas vraiment un comme il aimait le rappeler si souvent.

Je ne crois pas aux mots de Maxwell, il a menti en disant que tu faisais parti de ses hommes et te faire disparaitre lui permettrait de se retirer une épine du pied.
Il a menti et choisi de me faire allié, me tuer reviendrait à tuer celui qu'il a engagé pour sauver la population, il n'a aucune bonne raison de le faire.

Les arguments de Damoclès était bon, mais Lamia était toujours aussi sceptique, il n'arrivait pas à faire confiance à ce Roi autoproclamé ou alors est-ce seulement son inquiétude pour son sauveur qui le rendait méfiant.

Les deux hommes étaient en marche, il traversait les couloirs du QG des Agapè comme si de rien n'était, le monde était sombre autour d'eux et les silhouettes des gardes patrouillant et des conseillers discutant ne semblaient pas les voir. Le pouvoir de Damoclès semble sans limite à cet instant, les rendant tous les deux invisibles en modifiant le monde réel. Pourtant Lamia savait très bien quelle était la limite à ce pouvoir, quelle était le prix à payer pour son utilisation.

Ils avançaient dans les couloirs sans se soucier réellement de ce qu'il pouvait s'y passer, ils auraient put se rendre dans le bureau de Maxwell, venir le menacer, mais ce n'était en rien les plans de Damoclès, bien qu'il n'aime pas particulièrement l'homme et ses idéaux, il le savait pourtant utile à l'ordre de ce nouveau monde, sans lui seuls l'anarchie et le chaos aurait régné à l'arrivée de la Lune Rouge.

Non, ce qu'il cherche aujourd'hui c'est bien un bureau, mais pas celui du Roi non, celui qui est en charge des soldats, celui qui pourra alors glisser un mot à Maxwell sans pour autant mettre en péril leur mission en faisant croire qu'ils sont dangereux : le bureau d'Hernando De La Cruz. Il se glisse alors dans le QG, invisible aux yeux du monde, trouvant enfin le vieux soldat en plein travail, Damoclès s'assoit la chaise face à lui, Lamia debout dans un coin de la pièce, les bras croisés pour bien montrer que contrairement à son ami, si jamais les choses viennent à dégénérer il est prêt à se battre.

Le fondateur des Eros croisent alors les jambes avant que la lueur dans ses yeux rouges ne palissent légèrement, sans pour autant disparaitre totalement. Ce n'est qu'une fois visible que Damoclès affiche un large sourire qui brillent d'une certaine provocation, presque trop fier de lui-même d'avoir réussi à s'introduire dans le QG des Agapè sans la moindre difficulté.

Bonjour, ne vous inquiétez pas, nous sommes ici pour discuter, nous ne sommes donc pas ici pour vous faire du mal ni à vous ni à qui que ce soit. Malheureusement, mon ami que vous pouvez voir juste derrière moi à un léger soucis de contrôle lorsqu'il s'énerve alors n'essayez pas d'appeler à l'aide, cela pourrait mal tourner pour le bâtiment. Les fondations ne sont pas en bois au moins j'espère … ?
code by nyx
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Métier : chef des gardes royaux
Mutation : nécromancien
Horny Maxwell
Lun 7 Jan 2019 - 3:18




MEET THE TRUTH
Grave digger, send me on my way
Release me to this earth within this shallow grave
Hernando  se sent glisser ; telles des cendres soufflées au vent ; telles des litres de mélasse sur le point de se déverser sur le sol. Seul le son de son stylo brise le calme de son bureau ; un léger brouhaha résonne en fond ; le bruit d’une fourmilière en pleine activité ; le bruit de la garde en train de patrouiller ; des conseillers en train de radoter ; de Maxwell en train de ronfler. Hernando se prend à rêver — un instant seulement — de lui aussi fermer les yeux pour profiter de cette après-midi pour se ressourcer. Un soupir éreinté sort de ses lèvres plissées ; ce n’est pas comme s’il pouvait abandonner ce navire en train de couler.

Il place sa signature sur le bas d’un document d’un mouvement de poignet travaillé. Toutes ces heures passées à gérer les affaires administratives du royaume ont enfin payées — pas que lui-même soit bien payé. Une fois le papier signé, celui-ci est glissé sur l’une des nombreuses piles qui parsèment son bureau débordé. Ce n’est pas ce qui avait été décidé au début ; lorsque Maxwell était venu le trouver afin de « créer un monde nouveau ». Il pensait s’occuper d’une simili-armée, des nouvelles recrues, des tactiques de guérilla avancées et non pas gérer l’alimentation en eau courante de certains quartiers défavorisés. Il pensait pouvoir botter des culs et casser des derrières ; actuellement il est plutôt occupé à se casser le derrière dans cette chaise à peine confortable — alors qu’il a déjà testé le trône rembourré dans la salle principale, un vrai délice pour les popotins malmenés.

Un nouveau soupir passe la barrière de ses lèvres alors qu’il signe un énième document ; devenu un robot pour un temps. Parcourir quelques lignes ; soupirer ; se gratter l’arrière de la tête d’un air agacé ; prendre son stylo pour signer ; ranger la feuille et recommencer. Encore. Et encore. Et encore. Sa routine est interrompue par la porte de son bureau qui s’ouvre sans que personne ne soit posté à l’entrée. Sourcils froncés, il arrête un instant de travailler alors qu’une forme apparaît, tranquillement installé dans la chaise placée devant son bureau pour les invités.

Dents serrées ; sa main se glisse sur le manche de son arme ; présence rassurante lorsque sa bulle personnelle est ainsi envahie par deux inconnus qu’il n’avait pas envie — mais alors vraiment pas envie — de croiser. Le sourire narquois de son invité lui donne envie de grogner ; de montrer les dents tel un chien enragé, mais la présence silencieuse ; telles les braises d’un bûcher sur le point de s’enflammer le retienne d’engager la confrontation. Les menaces à peine voilées de celui qui se fait appeler Damoclès — comment oublier le faciès de celui qui avait détruit le château de carte du roi pour les battre et les redistribuer— lui donnent envie de l’étranger. Une nouvelle inconnue dans une équation complexe qu’Hernando avait déjà du mal à gérer.

Malgré le discours de Maxwell suite aux évènements récents, Hernando sait pertinemment que ce Damoclès est un joker qu’ils ne peuvent contrôler ; un nouveau joueur dont ils ne connaissent pas les véritables capacités. Et accompagné d’un homme de main ; lieutenant ; bras droit — peu importe — à la moue froissée et aux cheveux sur le point de s’embraser, il ne veut pas attaquer. Du moins, il a appris à patienter. La dernière pique de Damoclès lui arrache un sourire moqueur et il s’empresse de répondre, essayant de paraître maître de la situation.
— « Uh, vos infos semblent bien dépassées, cela fait des millénaires que les fondations ne sont plus faites en bois vous savez. » lui répond-il, surveillant toujours du coin de l’œil celui connu sous le nom de Lamia.
Après tout, il ne pouvait pas ignorer un des plus grandes joueurs de New-York City, non affilié à la garde et avec le pouvoir de ravager des quartiers entiers. Ce qui l’inquiétait c’était ce Damoclès dont ils ne savaient presque rien, Maxwell avait agité la main l’air de dire qu’il maîtrisait la situation mais pourtant c’était bien Hernando qui leur faisait face ; sans infos et sans même savoir vers quelle direction la discussion pouvait bien les emmener.
— « Et puis votre .. compagnon est bien connu de nos services. Vous ne pensez tout de même pas que nous n’avons pas construit les bureaux des plus hauts gradés de la garde sans prendre en compte certains des pouvoirs les plus ... instables qui puissent exister.» dit-il, bluffant à moitié, son regard vissé sur celui de leurs « alliés ».
Sans jamais les quitter des yeux, Hernando se lève, faussement nonchalant, se tournant prêt du minibar, les observant dans le reflet de la ville dévoilant une bonne partie de Manhattan et même un bout des quartiers de l’autre côté des ponts surveillés par la Garde. Sortant deux verres et une bouteille de whisky, il se tourne vers son invité.
— « Vous prendrez bien un verre pour m’accompagner ? » demande-t’il à Damoclès, ignorant Lamia et servant sans attendre la réponse le liquide ambré.

FT.  DAMOCLÈS



When God is gone and the Devil takes hold, Who will have mercy on your soul? O Death, No wealth, no ruin, no silver, no gold. Nothing satisfies me but your soul. O Death. © jen titus + endlesslove
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