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[Event 1.2] Petit oiseau et Grand Patron (ft Damoclès)
Llewellyn ap Davy Rigby
The Nowhere Man.
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Métier : Chasseur de prime
Mutation : Suintements
The Nowhere Man.
Ven 7 Déc 2018 - 13:00
Son dernier contrat avait été rempli avec succès, une fois de plus. Lewy n’avait cette fois-ci pas eu à prendre une vie, sa cible ayant choisie d’être livrée vivante. Sûrement espérait-elle pouvoir s’enfuir des geôles de la garde royale, ou des différents laboratoires de Maxwell. Ou bien de quel-qu’endroit ou elle serait retenue.
La cible livrée, le rituel reprenait. Des questions, qui viennent dans la tête. Qu’avait-elle fait. Pourquoi est-elle un Dué. Qu’est-ce que ça veut dire. Qu’est-ce que ça veut dire être un Éros. Pourquoi faire ça. De quelle droit. Mais la durée pendant laquelle ces questions se bousculait dans la tête de Lewy se réduisait, petit à petit. Très vite la suite du rituel arrivait. Après tout, il fallait bien manger. Et il était illusoire de compter sur un quelconque geste gracieux et miraculeux des autorités. De toute façon, depuis quelques temps, l’ambiance était plus au rouge qu’au jaune.

Lewy avait donc comme d’habitude contacté Lamia, le « chef » des Éros, afin de faire son rapport, et donc de recevoir son paiement. Ils avaient convenu d’un rendez-vous dans un parc pour enfant du Queen’s Village. Étrange lieu de rendez-vous étant donné la nature du rendez-vous. Mais étant donné la situation globale, Lewy supposa que son « patron » n’avait pas d’autre endroit. Puis après tout, c’était triste à dire mais si ça pouvait lui permettre de manger jusqu’à la fin du moi…

Lewy avait atteint le parc. Wing, elle, s’était posté un peu en avance, soucieuse d’avertir Lewy si jamais un danger devait se profiler. Elle semait quelques plumes fantomatiques en battant des ailes au dessus du parc. C’était la seule chose qui pouvait éventuellement trahir sa présence, son vol étant d’un silence froid comme la mort. Elle s’était posé sur un arbre, au dessus d’un banc, quelques plumes au sol, un ou deux mètres avant le siège métallique.

Lewy s’assit sur le banc. Il était en vue, quelqu’un qui le cherchait l’aurait trouvé sans le moindre problème. Il était un peu en avance. Il fit passer le temps en fredonnant de façon inaudible à moins de deux mètres The langage of love, la version des Fliying Pickets bien sûr, la formation originale évidemment. Celle qu’il écoutait et chantait à tue tête dans la voiture familiale sur les routes. Il s’amusait à tenter de reproduire tout les sons de cette version acapella, jouant en particulier de sa voix grave pour donner une impériosité qui lui plaisait particulièrement à cette mélodie. Il répetta la chanson, en boucle, plusieurs fois. Nul doute pour lui que si quelqu’un devait l’entendre, les enfants qui jouaient là-bas, petites créatures innocentes, les passants passant d’un pas pressé de l’autre côté des barrières, il trouverait ce concert de fausses notes en série dérisoire voire désagréable à l’oreille humaine.

Futiles passe-temps, destiné à remplir des pages vides de sa vie, des moments sans son plaisant, des secondes vides de vie. Futiles notes sans intérêts, mais qui le prenait tout entier. Qui occupait son esprit, l’enfermai dans une bulle, sa bulle, fermant ses yeux et ses oreilles à l’aide d’un cache de son sans saveur. Une bulle impénétrable, imperméable, hermétique. Telle que l’on ne peut perturber Lewy. Et que lui même n’est plus aux aguets. Seule Wing était encore vigilante, et faisait attention à ce qui se passait autour. Mais Pas Lewy. Qui n’était plus attentif

Qui ne faisait plus attention. A rien, ni personne.

Qui ne pourrait détecter un homme de 2 mètres, un géant.
Qui s’approcherait.
Doucement.
Si c’était le cas.
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