Let's start w/ a bang ♦︎ ELIS [0.0]

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Lun 6 Mar 2017 - 21:26
LET'S START
W/ A BANG
FEAT CUPIDON
Elis est maladroit, il l'a toujours été, avec ses mots, avec son corps, un peu brute et trop franc pour son propre bien. Il n'a jamais su réconforter, consoler, préférant fuir les scènes gênantes où d'autres se laissent aller face à lui. Il ne craque pas. Jamais. Alors il ne sait pas ce qu'il faut faire dans ces moments là, il ne sait pas ce qu'il faut dire, une banalité ? Une blague ? Faut-il sourire ? L'accompagner dans sa douleur ? Il ne comprend pas et quand il ne comprend pas il panique. Les sentiments, ces choses trop complexes pour qu'il les laisse prendre le contrôle, trop imprévisibles pour qu'il les écoute. Elis ressent, mais ne laisse rien paraître, question de facilité pour lui. Souffrir en silence lui semble préférable, en tant que soldat, se montrer vulnérable ne fait pas parti de son caractère.

La remarque de Ryu ne lui tire qu'un vague sourire triste, il se sent impuissant, incapable et ça l'agace, bien plus qu'il ne le voudrait. Il se crispe, la douleur dans ses membres le faisant grimacer, mais il ne peut pas s'arrêter. Il a beau apprécier cet instant étrange avec Ryu, il ne veut pas s'éterniser, déjà parce que celui-ci se vide de son sang et aussi parce qu'il veut fuir avant que le japonais ne retrouve ses esprits et ne commence à parler. Elis ne veut pas parler. Il veut rentrer chez lui et dormir, dormir jusqu'à demain matin et oublier.

L'évocation d'Ayame le fait pourtant tilter, oublié la fatigue et les courbatures, sa tête se tourne dans un mouvement trop rapide vers le visage du japonais. Il ne peut pas refuser, il ne peut pas lui dire qu'il préfère éviter d'aller chez elle, dans leur ancienne maison. Et puisqu'il est obligé d'y aller il doit lui avouer quelque chose, une chose que Ryu sait déjà surement, mais ça l'angoisse quand même de le dire, de le prononcer à voix haute. Il sait qu'il ne devrait pas lui demander, après tout ce qu'il vient de se passer, après tout ce qu'il vient de lui faire subir en une journée, il n'a pas le droit de lui demander quoi que ce soit, pourtant malgré la culpabilité qui l'accable, il baisse les yeux.

"Ne lui dit rien … Elle ne sait pas, Xiél non plus, personne ne sait … S'il te plait."

Fini taquinerie et sourire, il n'y a plus que remord et inquiétude sur son visage et dans sa voix. Depuis des années il y a bien une chose qui lui fait plus peur que lui-même, la vision qu'Ayame peut avoir de lui. Elle a toujours été présente, du moins autant qu'Elis la laissait faire. Lorsqu'elle essayait de l'aider, lorsqu'elle essayait de savoir, il fuyait, la repoussait de plus en plus. Elle a toujours été bienveillante, douce et compréhensive, mais ça le rendait dingue qu'elle reste si parfaite alors que lui ne cessait de plonger, elle l'aimait toujours autant alors qu'il se montrait violent, colérique et pessimiste, c'est pour ça qu'il a fuit, qu'il est parti, il ne supportait plus de voir la vision qu'elle avait de lui. L'homme fort et qui pourrait remonter la pente, il avait fuit parce qu'il ne voulait pas être cet homme là, parce qu'il ne le serait plus jamais.

"Je ne veux pas qu'elle s'inquiète pour moi. Plus jamais."

Il ne mérite pas son inquiétude, pas après la façon dont il s'est comporté avec elle, bien sûr elle ne lui en a jamais voulu, pourtant lui s'en veut et ne se pardonnera probablement jamais son comportement. Dans un mouvement qui se veut calculer, il resserre son bras autour de Ryu afin de le remonter sur son épaule pour lui faciliter la marche.

"Désolé Ryu …"

Il a besoin de lui dire, besoin de s'excuser pour tout ce qu'il vient d'arriver, mais pas que, pour toutes ses années où Ryu était là malgré tout, mais surtout malgré Elis qui se faisait de plus en plus détestable. Et puis cette tension entre eux le rend dingue, il le sent, Ryu se crispe contre lui, il préférerait être autre part, surement loin de lui. Ne se haïssent-ils pas d'ailleurs ?

"Désolé pour tout …"

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- elis
#882222
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Sam 18 Mar 2017 - 19:25
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W/ A BANG
FEAT ばかコボユ
Ryû sent sa gorge se serrer ; inlassablement ; invariablement. Cette sensation amère au creux de sa bouche ; ces larmes qui montent et son nez qui se bouche. Il déglutit ; essayant de faire passer cette salive qui se transforme en béton armé. Essayant d’oublier toutes ces émotions qui enserrent son coeur et lui donne envie d’hurler. Il n’est pas de ceux qui pleurent à la moindre occasion ; il n’est pas de ceux qui se laissent ainsi aller. Mais Elis a toujours été cette unique exception ; cet être qui le transforme ; le change jusqu’à ce qu’il ne reconnaisse plus cet inconnu qui le regarde dans le miroir. Les mêmes cheveux d’encre ; les mêmes perles d’obsidiennes, ponctuées par deux perles argentées. Il se souvient encore, après toutes ces années. Il se souvient de ces papillons ; de ces sensations ; de ces yeux désespérés reflétés. Il aurait souhaité ; ô comme il aurait souhaité trouver quelqu’un d’autre ; confier son coeur à un être moins cruel et plus dévoué. Ô combien de douleur lui aurait été épargné. Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille ; la vie est fragile. Tout comme son coeur de verre qui s’est brisé après les paroles d’Elis ; sans pitié.

Il sent la bile remonter ; il sent son estomac se retourner. Il se sent affreux d’être ainsi aussi heureux. D’être le seul à savoir ; d’être le seul au courant de se secret si bien caché. Il a l’impression que pour une fois il a gagné ; que pour une fois ce n’est pas Ayame qui a tout raflé. Il sent une satisfaction malsaine ; désespérée. C’est bien trop tard ; ils sont toujours trop tard. Il aurait dû s’éloigner ; partir ; fuir et ainsi l’oublier. Comme toujours tant de regrets qui s’accumulent ; tant d’amertume. Et le voilà aujourd’hui ; blessé, dépendant de cet homme tant aimé, à jubiler d’avoir, pour une fois, l’avantage sur sa soeur bien aimé. Il se dégoute ; il a l’impression de se noyer dans tous ces sentiments néfastes desquels il ne peut pas s’extirper. Alors il hoche simplement la tête ; ne sachant pas quoi dire ; ne sachant plus parler. Sa propre nausée lui coupe la parole, incapable de prononcer la moindre pensée.

Ryû sent le métal glisser contre son flanc ; s’agrippant. Elis n’est pas conscient de sa force, il peu déjà sentir les bleus de former ; marqués sur sa hanche abimée. Il se crispe un instant avant de laisser sa tête rouler. Son front se pose contre l’épaule de l’agapè ; les yeux fermés ; les tempes humides et les cheveux emmêlés. Ses mèches se sont dispersées ; entre la sueur et le sang, elles pendent le long de son crâne comme des tiges que l’on aurait coupé.

— « Arrête .. »

Ces quelques mots quitte sa gorge enserrées ; rauques et abimés, alors qu’Elis n’arrête pas de s’excuser. Sa poitrine lui fait mal ; physiquement ; métaphoriquement. Il a du mal à respirer, parce qu’entend ce grand gaillard se rabaisser ; murmurer des pardons sans s’arrêter lui donne la nausée. Nausée qu’il n’arrivait pas à oublier depuis cette transformation ; depuis ces cris qui n’arrêtent pas de résonner.

— « Arrête, juste …. arrête. S’il te plait. »

Sa voix se fait murmure ; filament à peine prononcé. Ses cils humides papillonnent pour empêcher les larmes de couler. Il ne sait pas pourquoi il se sent si triste ; si épuisé. Pourquoi ses émotions sont à fleur de peau ; sur le point d’exploser. Ils se trainent ; claudiquant jusqu’au pont reliant les deux quartiers. Silence pesant ; cette boule dans la gorge n’a pas diminué. Il n’a qu’une envie, se retrouver chez lui ; loin de ses amis ; loin de ses responsabilités. Ils traversent enfin de le pont ; un instant il relève le visage soulagé. Son nez caresse sa peau bronzée, ses doigts s’accrochent aux bouts de métal sur sa hanche agrippés. Inconsciemment ils glissent sur cette prothèse, ils caressent les bosses et les imperfections ; le métal chante ainsi sous ses doigts et un sourire semi-béat prend ses lèvres. Il se perd un instant dans cette sensation ; ce petit bout de nirvana.

Il ouvre les yeux soudainement ; tournant la tête vers un pâté de maison.

— « Finalement, ce sera plus simple de passer par là. J’habite juste au coin, tu peux me laisser là. » dit-il à Elis, le regard baissé, ses doigts toujours fermement accrochés.  


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Lun 20 Mar 2017 - 19:34
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W/ A BANG
FEAT CUPIDON
Elis est fatigué, ses yeux se ferment par instant sans qu'il ne puisse se battre contre et voir Ryu dans cet état ne l'aide pas à se ressaisir. Il déteste ça, il déteste voir ses proches souffrir, il déteste les voir tristes. Il voudrait pouvoir aider Ryu, faire plus que seulement le porter, pourtant il sait qu'il ne peut rien faire, il sait qu'il est même surement la cause de sa tristesse et qu'il ferait mieux de partir, de le laisser se remettre seul de sa blessure. Alors il obéit, il se tait, ne se crispant pas lorsqu'il vient se glisser un peu plus contre lui. Il ne dit rien lorsqu'il glisse sa main contre sa prothèse, la sensation de son pouvoir est la seule façon qu'il a de sentir ses doigts glisser contre son bras de toute façon. Il ne dit rien et continue d'avancer.

"Ryu …"

Elis soupire, son bras libre venant essuyer son front et dégager les cheveux qui lui tombe devant les yeux.

"Je te laisserais pas là alors que tu te vides de ton sang. Sois pas idiot."

Son pas se fait plus décidé alors qu'il s'avance dans la rue, incapable de l'abandonner et il ne s'agit pas là que de sa culpabilité, parce que malgré tout ce qui a pu arriver, malgré tout ce qui a été dit et malgré les années, Elis a toujours considéré Ryu comme une personne importante dans sa vie, celui qui malgré tout était là et agissait toujours comme il l'attendait. Ryu était celui qui le poussait toujours à se sortir de la merde dans laquelle il finissait toujours par plonger. Celui qui le regardait avec haine lorsque les autres le prenaient en pitié. Celui qui même s'il ne le savait pas lui permettait étrangement d'aller un peu mieux aujourd'hui, qui avait su prendre sa place quand il ne le pouvait pas et qui par cette haine réciproque l'avait poussé à vouloir se relever quand le monde semblait s'effondrer autour de lui. Ryu a toujours été là, peu importe comment. Aujourd'hui il pouvait enfin l'aider à son tour, alors il n'allait certainement pas l'abandonner au milieu du chemin.

"Yong-Sun sera chez toi ?"

Elis plonge son regard dans celui fatigué de Ryu, se mord la lèvre, il ne l'a jamais vu dans cet état et cette vision l'énerve autant qu'elle l'attriste.

"Tu veux de l'aide pour recoudre ça ?"

Il baisse alors les yeux sur la plaie qui continue de saigner. Sa prise se refermant nerveusement autour du japonais par simple réflexe pour contrer ses propres sentiments qui tentent de l'envahir. Il n'aime pas ça, pas du tout, pourtant, son envie de fuir se tait, sa peur reste masqué par son inquiétude pour son ami, parce que quand il s'agit de ses proches Elis ne sait pas faire autrement que de les faire passer en premier, alors il oublie l'angoisse qui les futurs questions de Ryu provoquent en lui et il tente une nouvelle fois un sourire.

"Et puis comme ça je saurais où tu habites au moins."

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- elis
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Dim 2 Avr 2017 - 17:58
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W/ A BANG
FEAT ばかコボユ
Ryû siffle entre ses dents. La prothèse d’Elis s’ancre dans sa hanche malmenée ; ses doigts de métal se crispent ; impitoyables — incontrôlés. Il trébuche un instant sous la pression, son flanc se pressant contre celui de son aide du moment. Sa blessure se rappelle à lui en cet instant. Il l’aurait presque oubliée ; pressée au fond de ses pensées. Cachées par le tumulte qui règne dans son esprit agité. Par tous ces sentiments qu’il n’arrive pas à démêler. Par toutes ces émotions qui le prennent à la gorge et lui donnent envie de pleurer. Ses mèches d’encre collent à son front perlé de sueur. Le sang coulé vient à manquer ; sa perte se fait sentir alors que sa tête commencé à tourner. Il titube, aidé par la force fatiguée d’Elis à ses côtés. Ils forment un beau tableau ces deux-là ; blessés, fatigués, sur le point de pleurer, les cheveux emmêlés, marchant comme deux poivrots qui viennent de finir leur soirée. Sa respiration se fait saccadé alors que les points noirs envahissent sa vision troublée. Quelques pas ; quelques rues à travers ; quelques maisons à dépasser ; quelques marches à monter et il sera chez lui.

Ryû grogne ; gémit. Tel un animal troublé ; tel un animal blessé. Ce qu’il est ; il a été acculé et il ne peut compter que sur son prédateur pour l’aider. La sueur perle sur son front alors que son visage pâlit au fil des pas qui se succèdent ; inlassablement. Sa tête dodeline ; glisse ; ne sachant pas ou se poser avant de se positionner au creux du cou d’Elis. Sa respiration se fait hachée ; l’air peinant à arriver. Sa cage thoracique s’étend dans un geignement à peine dissimulé. Il n’a qu’une hâte ; enfin arriver. Il répond aux interrogations du cowboy en secouant la tête doucement. Il n’a même plus envie de parler ; d’ouvrir la bouche ; de se concentrer pour ne pas parler en japonais. Prendre la peine d’articuler quelques mots ; une simple réponse murmurée dans cette langue qu’il a pourtant tant parlé. Cette langue qu’il utilise chaque jour pour avancer. Pas maintenant, pas en cet instant. Il n’a qu’une envie ; murmurer au creux de son cou des やめって à peine prononcés.

Non. Il espère que son fils n’est pas encore rentré.
Non. Il n’a pas envie qu’Elis l’aide à panser ses plaies. Il ne fait pas confiance à ses doigts abimés ; maladroits et inexpérimentés. Il s’est déjà montré assez faible pour la journée. Les dernières paroles du cowboy le font sourire. Doucement ; douloureusement. Quelle idée d’ainsi retourner le couteau dans la plaie ; quel idiot qui souhaite améliorer la situation et qui ne fait qu’appuyer sur la blessure qu’il faudrait oublier. Alors il ne répond rien ; muet. Ses doigts s’accrochent ; spasmes ; à leurs homologues de métal. Simple mouvement pour lui signifier qu’il est toujours là ; qu’il peut toujours marcher ; qu’il est toujours bien conscient. Il rouvre les yeux un instant ; depuis quand les a-t’il fermés ? Il perd la notion du temps ; sa vision disparait l’espace d’un instant. Il est tel un nouveau-né ; titubant et aveuglé. Il sait à peine où se diriger. Il cligne ; une fois ; deux fois, tentant de se concentrer.

— « C’est là. » dit-il tout bas.

Ils arrivent enfin face à son immeuble ; la respiration sifflante, la vision troublée. Devant eux se dévoilent un escalier ; quelques dizaines de marches à surmonter. Ryûnosuke déglutit ; ravalant une fois de plus sa fierté. Il sait bien qu’il ne pourra pas les monter ; pas avec son flanc et sa prothèse dans cet état. Il est condamné à demande de l’aide à l’agapè fatigué.

— « Peux-tu .. hum … おねがいします» bafouille-t’il, troublé.

Les mots se mélangent sur sa langue ; les langues se mélangent dans ses mots.


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Dim 9 Avr 2017 - 13:49
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W/ A BANG
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Elis oublie, Elis est assez idiot pour arrêter de penser à ce qui fait mal, à ce qui dérange, à le coincer dans un coin de sa tête pour l'oublier l'espace d'un instant, lui permettant alors de sourire, de parler du tout et de rien alors que la situation est critique. Elis est maladroit, blessant sans même le savoir, dans ses gestes, dans ses mots, mais c'est parce qu'Elis ne sait pas, il ne sait rien. Il ne comprend pas qu'il blesse Ryu toujours un peu plus, il ne comprend pas à quel point son ami souffre à cause de lui. Il n'a jamais appris à lire dans les yeux, il n'a jamais appris à comprendre cette lueur dans les yeux fatigué de son ami. Si seulement il savait. Malheureusement il n'en ait rien.

Le soldat s'arrête aux mots du japonais. C'est donc ici ? Il est étrangement soulagé d'être enfin arrivé. Son dos le torture alors que ses cuisses le font grimacer à chacun de ses pas. Alors il se détend, ses bras se relâchent légèrement, mais pas assez pour laisser tomber Ryu.

Il ne répond pas à sa question qui paraît si idiote. Bien sûr qu'il va l'aider. Bien sûr qu'il ne va pas l'abandonner au pied d'un escalier qu'il serait incapable de gravir. Elis prend pourtant un instant, replaçant son bras autour du blessé et s'appuyant à la rambarde de son autre main pour le hisser marche après marche.

"Ca ira pour te déplacer avec tes jambes dans cet état ?"

Elis observe les morceaux de métal malmenés durant le combat.

"Enfin j'imagine qu'avec ton pouvoir tu dois pouvoir faire un truc pour ça."

Il l'aurait presque oublié, ce don qu'à Ryu pour modeler comme il le souhaite le métal, pour le contrôler comme un être animé et obéissant. Elis qui préfère toujours oublier les mutations que la Lune Rouge a apporté. Il gravit alors chacune des marches, oubliant sa douleur, oubliant que celle-ci est dû à son propre pouvoir, à son propre cauchemar. Il ne peut pas craquer maintenant alors que la culpabilité le ronge, le poussera à s'énerver contre lui-même, quand celle-ci le frappera en plein coeur alors qu'il sera ivre d'alcool et de colère et qu'il détruira tout ce qu'il aura à porter de main. Elis est violent et il le sait cela ne fera qu'augmenter avec le temps comme beaucoup d'autre chose, à cause de ses maudites transformations.

"On y est …"

Dernier effort et Elis s'adosse à cette rambarde, tenant toujours fermement Ryu contre lui de peur de le voir s'effondrer.

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- elis
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Lun 10 Avr 2017 - 15:28
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Ryū sent ses lèvres s’étirer en un sourire peiné. Peiné d’entendre Elis ainsi s’inquiéter ; peiné à l’idée que tout cela n’est dû qu’à sa culpabilité. Ils se hissent lentement ; difficilement ; le long des marches de son escalier. Ils arrivent au premier étage fatigués ; essoufflés. Son flanc le tiraille et sa prothèse abimée lui donne envie d’hurler. Il se sent frissonner ; sentant au fond des os les souffrances de ce métal déformé. Ses doigts s’agitent un instant ; il entend les 5 verrous de son appartement se délier un à un et la poignée se plier. C’est dans ce genre de moment qu’il remercie les dieux ; les démons ; même cette maudite Lune Rouge ; de ce don qui lui a été gracié. Il titube, entraînant avec lui le cowboy dans son appartement. Quelques pas et le voici sur son canapé ; la respiration coupée. Son regard ambré se relève vers celui de son compagnon ; observant son état délabré.

— « 大丈夫、ばかコボユ » lui dit-il, fatigué, la voix abimée. (ça va aller, stupide cowboy)

Sa respiration toujours hachée ; il ferme les yeux un instant, essayant de se recentrer. Il aurait bien proposé à l’idiot de rester ; de se reposer. Mais avant tout il doit se soigner ; désinfecter la plaie et la refermer. Il sait que les hurlements qu’il risque de pousser vont le déranger. Alors il sourire doucement ; difficilement.

— « Tu. Tu ferais mieux de rentrer chez toi. » finit-il par prononcer.

Il n’attend pas sa réponse pour faire glisser la petite boite métallique dans laquelle se trouve tout son équipement. Il n’a pas de temps à perdre ; plus il attend, plus la blessure risque de s’infecter. Il relève les yeux vers son ami et lui offre un énième sourire.

— « 行け » dit-il (va)

Coup de tête impérieux.


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Lun 10 Avr 2017 - 20:09
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Enfin. Ils y sont enfin. Elis relâche le corps de Ryu sur le canapé avec toute la douceur dont il peut faire preuve. Un long soupir passe ses lèvres alors qu'il passe sa main dans son dos douloureux. Son corps tout entier le tiraille, pourtant il ne prend pas le temps de s'asseoir, pas même le temps de montrer sa douleur. Un sourire orne pourtant son visage fatigué à la remarque en japonais de son ami. Il avait fini par s'habituer à cette appellation, si bien qu'il ne la reconnaissait que prononcé de sa bouche.

Il est pourtant incapable de partir comme ça, laissant Ryu dans cet état seul. Il voudrait l'aide un peu plus, le soigner d'une manière ou d'une autre, mais l'hématome dans son cou l'empêche de s'approcher du japonais. Parce qu'aujourd'hui ses mains l'ont blessé, parce qu'aujourd'hui de ses mains il a faillit le tuer. Alors il l'observe seulement de loin, incapable de partir comme incapable d'agir. Seulement bloqué entre son envie de l'aider et sa culpabilité.

"Tu es sûr ?"

Il n'aime pas l'idée de le laisser seul, de savoir qu'il va se recoudre seul et que personne ne sera là si jamais ça se passe mal.

"Très bien."

Alors il s'étire légèrement les membres puis le dos avant de se tourner vers la porte, sa main glisse contre la poignée.

"Mais si tu meurs, je te promets sur tombe ça sera écrit 'Mort parce qu'il était trop idiot pour demander de l'aide.' "

Dernier sourire avant qu'il n'ouvre la porte et ne quitte l'appartement où il venait de mettre les pieds pour la première fois de sa vie.

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