she's singing, she's dancing and she's laughing at them | AMAURY

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Mer 19 Avr 2017 - 15:29
she is the red pain.


Une semaine. Deux semaines. Un temps en suspend, une petite éternité qui ne semblait vouloir mourir. Un fil en surprend, un fil de fer ne voulant se courber devant tant d’acharnement à la solitude. Il se tenait droit, il se tenait solide alors qu'il était sous le point de se fendre. Il le sentait. Cette petite faiblesse qui l’incitait à disparaître. Il la voyait, si minuscule, mais prenant tout le place devant ses yeux. Il la sentant, il pouvait la toucher. Du bout de ses doigts tremblant, il toucha les petites plumes dans son dos. Et il ressentait. Cette vive douleur lui tirant son sommeil durant la nuit. Cette vive douleur l’empêchant de se mouvoir avec aise. Cette vive douleur qui le terrorisait de l'intérieur. Avait-il fait quelques choses pour mériter un tel châtiment? Avait-il était désobéissant d'une quelconque manière pour que les dieux, si existait soit-ils, aient décidé de se défouler sur son pauvre corps? Lentement, la douleur commença à se saisir de son semblant de stabilité mentale. Il ne suivait plus les jours, il ne comptait plus les nuits. Dans son monde, cette entre de noirceur et se douleur aigu, il ne prenait plus le reste en compte.

Toutefois, en une petite mâtiné, une lumière de fit béante dans son atmosphère. Violente, n'étant absolument pas désirer, agressante comme mille soleil, elle s'imposa alors que son être se couvrait. Sa main allant allant brusquement se saisir de sa couverture tâcher de sang sécher et de sang frais, il se couva. D'un grognement de colère, il protesta. Il jura, il insulta, mais il ne le pensait pas. Son esprit torturer ne pensait plus. Son corps réagissait tout seul alors que quelques secondes s'écoula. Silence. Silence pressant, silence agaçant. Silence s'étendant, mais la lumière restant. Clignant quelques fois ses yeux sous la couverture, ses iris s'ajustant peu à peu à ce brusque changement, il s'extirpa. Son corps se dépliant, son corps semblant vouloir se casser suite au mouvement, il fit surface.

Ses yeux abordant de belle cerne noire démontant son grand manque de sommeil, ses cheveux n'ayant plus de direction précise, il ne souriait pas. Ses bras s'entourant toujours de son corps, le bout de ses doigts touchant à peine les plaies ouvrant son dos, Maximilian était là. Il ne ressemblait plus à celui qui avait toujours un sourire accrocher du visage d'avant. Il n'était plus celui qui voulait absolument sortir tous les soirs. Il n'était plus celui qui se levait tout les matins pour préparer le petit déjeuner. Il n'était plus lui et il le savait. Il avait hâte. Il voulait redevenir ce qu'il était. Il ne voulait point rester ainsi. Si pénible semblait-il, il n'avait tout de même pas perdu sa volonté. Bien loin dans ses tripes, mais tout de même présente, elle lui avait souvent demander de quitter son petit monde. Il eut peine et mal, mais ne réussit point. Toutefois, celle lumière sembla l'avoir réveiller alors que le blond en corps en miette cligna quelques fois des yeux vers cette ouverture inespéré avant d'y distinguer son frère.

Un boule se formant dans sa gorge, la salive passant de travers, le plus vieu des deux toussa quelques fois avant de lui adresser un mince sourire. Il se sentait coupable. Il s'en voulait que l'avoir ainsi laisser seul. Bien qu'il savait très bien que ce très cher Amaury savait s'occuper, il s'en voulait de l'avoir ainsi éviter. Ce n'était pas juste pour lui.

".....Je suis horriblement désolé Amaury. Je.....je ne voulais pas te laisser seul aussi....longtemps " siffla t-il à son frère entre deux grimasse. Si le temps lui avait semblé si long, ses ailes n'ayant point finir se pousser, il n'avait pas consience que cela ne faisait que deux semaines qu'il ne sortait plus. Si peu pour tant de douleur.
© ASHLING POUR EPICODE


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Jeu 20 Avr 2017 - 20:34
memories

Oskar Schuster - Les Sablons

L'impression de disparaître de la surface de cette terre. Si la douleur n'était pas présente, il aurait pu croire que son existence allait être réduite à néant, totalement rayé de ce monde. Il en avait peur de cette sensation, de ce qui lui arrivait, ça lui bouffait les tripes. Il était terrifié à l'idée de ne plus être là, de voir que ses mains et ses pieds devenaient translucides, petit à petit.  La souffrance lui rappelait qu'il était bien en vie, qu'il était bien rattaché à cette foutue planète. Il lui était impossible de bouger ses membres translucides sans étouffer un gémissement. Une autre partie de lui avait envie de rester dans un coin, ne plus avoir à se mouvoir et se laisser disparaître. Mais il persistait, il se raccrochait fermement à ce qu'il lui restait encore, avec peine. Le blond soufflait sans cesse : « Par Eir, pourquoi ? »  Il n'avait aucune explication à ce qu'il lui arrivait, à ce changement brutal, soudain.

Les rayons du soleil le couvait d'une douce chaleur, il ouvrait les yeux, doucement. La lumière agressait ses pupilles qui s'adaptaient avec peine. Par réflexe, sa main venait devant son visage pour filtrer ces rayons bien trop éblouissants. Il en avait oublié qu'ils passaient au travers de ce membre cristallin. Un soupir s'échappait de ses minces lèvres. Elles étaient si belles et pourtant bien ennuyantes, inutiles, elles n’apportaient que peine. Elles ne faisaient que torturer son corps au moindre mouvement. Avec peine, il se levait, ses iris bleutées posée sur ses doigts transparents. Cette vision légèrement troublée qui en passait au travers, il commençait à s’y habituer.

Comme à son habitude, il retournait près de la porte de la chambre de son jumeau, il déposait un plateau non loin de lui. L'odeur du petit déjeuner encore chaud chatouillait ses narines. En boule dans une couverture, son regard se perdait entre les lignes de L'Edda sous la lumière jaunâtre du corridor. Tourner les pages était une véritable souffrance, un supplice. La sensation que ses doigts allaient se décrocher, que ses poignets allaient voler en éclats. Les paupières lourdes, il cédait au sommeil. Valhalla et ses valeureux guerriers pouvait bien attendre encore un peu, ça n'était pas la première fois qu'Amaury lisait et relisait ce livre, et l’atmosphère pesante dans les rues semblait dire qu’il aurait encore tout le temps. Engourdi, dans les vapeurs du sommeil. Sommeil sans rêve.

Il n'avait pas entendu la porte s'ouvrir. La voix de Maximilian le tirait hors de son sommeil, il se frottait les yeux, baillant mollement. « Ne t’inquiète pas Max. » Sourire léger à la commissure des lèvres. « J'aurais attendu autant de temps qu'il le faudrait. » Doucement, il se relevait à la hauteur de son frère, grimaçant quelques peu sous son propre poids qui faisait grincer ses chevilles. Amaury glissait ses bras sous ceux de son frère, pour l'enlacer. Son regard se posait sur ces plumes de jais qui s'échappaient de ses plaies béantes qui parcouraient son dos. Il restait silencieux, imaginant la souffrance qu'il avait dû endurer, que ses journées devaient être longues, pénibles, insupportable. Amaury avait compris que sa douleur n'était rien face à celle que son frère supportait depuis ce jour où tout avait commencé. Il n’avait pas le droit de s’en plaindre, alors il endurait silencieusement, ce depuis le commencement. Un léger sourire taquin au coin des lèvres. « C'est valises sous tes yeux, c'est du Gucci ? » Rire gêné, sans doute aurait-il mieux fait de se taire.



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