[LUCREZIA & KLEE] FRIENDSHIP IS THE HARDEST THING IN THE WORLD TO EXPLAIN. IT'S NOT SOMETHING YOU LEARN IN SCHOOL. BUT IF YOU HAVEN'T LEARNED THE MEANING OF FRIENDSHIP, YOU REALLY HAVEN'T LEARNED ANYTHING. [0.0]

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Jeu 23 Fév 2017 - 17:44


       

 
FRIENDSHIP IS THE HARDEST THING IN THE WORLD TO EXPLAIN. IT'S NOT SOMETHING YOU LEARN IN SCHOOL. BUT IF YOU HAVEN'T LEARNED THE MEANING OF FRIENDSHIP, YOU REALLY HAVEN'T LEARNED ANYTHING.

When we honestly ask ourselves which person in our lives mean the most to us, we often find that it is those who, instead of giving advice, solutions, or cures, have chosen rather to share our pain and touch our wounds with a warm and tender hand. The friend who can be silent with us in a moment of despair or confusion, who can stay with us in an hour of grief and bereavement, who can tolerate not knowing, not curing, not healing and face with us the reality of our powerlessness, that is a friend who cares.  
Il pleuvait depuis ce matin, et pourtant, Lucrezia voulait quand même sortir. Plus tard dans la journée, elle devrait travailler dans la boutique de fleurs de sa grand-mère, jusqu’à la tombée de la nuit probablement, et elle ne voulait pas rentrer trop tard non plus. Mais l’italienne ne voulait pas pour autant abandonner ses projets de dessiner aujourd’hui.

Alors elle avait regardé par la fenêtre, passé un bras dehors même, et frissonner alors qu’une pluie fine, à la limite de la simple brume, lui mouillait la peau. Elle éternua silencieusement, étouffant sa voix cristalline avec la manche de son pull de pyjama gris beaucoup trop grand pour elle. Un sweat qui appartenait autrefois à son père. Dernier souvenir de lui. Un pull qu’elle portait autant que possible et refusait de laver… Enfin, elle était un peu obligée de le laver, mais elle insistait pour que sa grand-mère le lave à la main et avec cette même lessive qu’elle utilisait il y a de cela des années, quand son fils habitait encore à New York. Quand il était encore en vie.
Quand elle portait ce vêtement, elle avait en quelque sorte l’impression qu’il était encore avec là, tout près. Qu’il l’enlaçait avec tendresse et amour, même si elle ne l’avait jamais vu porter autre chose que des chemises de costumes quand elle vivait encore en Italie. Même si elle avait du mal à se souvenir de chaque traits du visage du défunt.

Aujourd’hui, elle ne voulait pas le quitter, alors elle échangea seulement le pantalon de jogging qu’elle portait contre un jean délavé et enfila une paire de tennis blanche à la place de ses pantoufles. Attrapa une ardoise et un feutre effaçable violet -aussi violet que ses yeux- de sur son bureau de manière à pouvoir communiquer avec d’autres personnes si besoin et rassembla une trousse comportant quelques crayons graphites, une petite estompes, des morceaux de gommes multicolores et pas de taille-crayon (parce qu’elle les cassait sans arrêt), ainsi qu’un carnet de dessin dans un sac à dos à imprimés étoilés, qu’elle balança sur son épaule, prête à sortir.
D’habitude, ce n’était pas une ardoise qu’elle emportait avec elle, mais un bloc note à spirale sur lequel elle s’exprimait, mais avec la pluie, elle ne souhaitait pas abîmer le papier avec la pluie…

Elle toqua à la porte du salon, et lorsque sa grand-mère tourna la tête vers elle depuis le canapé, Lucrezia sourit, lui montrant l’ardoise sur laquelle elle avait marqué :

« Je sors un peu plus tôt, je rentrerais après le travail ! Passe une bonne journée Nonna ! Ti amo ♡ »

Elle aimait placer quelques mots d’italien dans ses phrases, enfin, elle avait un peu tout oublié… Il n’y avait pas grand monde avec qui elle pouvait parler italien… Pas qu’elle parle tout court de toute façon.

Enfin, elle sortit, hésitant à prendre son vélo mais finit par opter pour la marche à pied. Sautillant comme une enfant allant à l’école primaire, courant après Vivaldi qui voletait un peu plus loin, la jeune fille fit sa route dans le quartier, connaissant par coeur le chemin pour rejoindre l’endroit qu’elle souhaitait rejoindre. Un tout petit fleuve coulait à quelques kilomètres du quartiers résidentiels, à coté d’un espace vert. À un certain endroit se trouvait un pont, un pont gris sous lequel elle rencontrait souvent un adolescent de son âge à peu près. Elle le voyait aussi dans un certain jardin parfois, mais aujourd’hui elle se disait que ce serait plus probable qu’il soit à l’abris sous le pont. Ou chez lui en fait, si ça se trouvait ?

Il était en réalité bien sous le pont, de l’autre coté de la rive. Elle pourrait le rejoindre si elle le voulait, mais elle ne savait pas trop quoi lui dire. Souvent, elle lui souriait en le croisant, tout comme Vivaldi aimait saluer le familier du garçon. Les deux animas avaient l’air d’assez bien s’entendre, curieux l’un de l’autre comme Lucrezia était curieuse de ce garçon solitaire qu’elle voyait de plus en plus souvent.
Elle s’assit contre le mur, sortant son matériel de dessin, souriant rapidement au garçon de l’autre coté du cours d’eau. Elle prit un crayon, le plus léger possible et traça grossièrement les contours de l’adolescent, lui lançant des coups d’œils qu’elle voulait discrets, pour bien rendre tout les traits fins du roux en face. Elle était concentrée sur son dessin, ne se demandant même pas si c’était bien de dessiner un inconnu sans le lui demander, sans jamais lui avoir adressé la parole.  Elle se demandait quelle couleur elle utiliserait pour rendre compte des cheveux écarlates de ce jeune homme, si elle allait utiliser des petites paillettes dorées dans ses yeux, pour leur redonner un semblant d’éclat de vie.
Trop concentrée, elle ne se rendit pas compte que Vivaldi avait voleter de l’autre coté du fleuve, se changeant en un instant en une belette pour se battre gentiment avec l’anima de l’autre… Est-ce que c’était un Fennec ? Lucrezia n’était pas vraiment douée en éthologie.

« Vivaldi ! Ça suffit, reviens là immédiatement. Mhooo… Est-ce que c’est comme ça que je t’ai éduqué petit chenapan ! »

Écrit-elle sur son ardoise. Elle n’aimait pas communiquer uniquement par la pensée avec son anima, elle trouvait ça impoli envers les autres. Elle ne pouvait pas simplement parler avec Vivaldi, elle ne pouvait pas parler du tout… M’enfin, il entendait la voix de sa maîtresse dans sa tête, alors l’ardoise ne lui était pas adressée. Elle était pour l’adolescent. Une fois Vivaldi un peu calmée par le sermon de l’italienne, celle-ci effaça son ardoise, avant de reprendre son feutre.

« Désolée, je ne sais pas ce qu’il lui a pris… Il n’est pas aussi embêtant d’habitude          > /// <
Est-ce que ta petite va bien ? »


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Lun 27 Fév 2017 - 21:25

Friendship is the hardest thing in the world to explain it's not something you learn in school but if you haven't learned the meaning of friendship you really haven't learned anything
Un cassos & une cutie


Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville. C'était les premiers mots qui lui étaient venus à l'esprit quand ces gouttes d'eau tombèrent du ciel. Il les avait même prononcés à haute voix, passant pour un fou, un gamin à la rue qui citait du Verlaine sous la pluie. Kina l'avait méprisé. Depuis ce matin le mauvais temps déferle sur lui, a trempé sa capuche qu'il laisse sécher sous un pont. Il n'a pas vraiment eu le temps de chercher un autre abri, il reste seulement là à attendre que le temps passe. Il a l'habitude de venir ici, c'était un des coins de la ville qu'il trouvait agréable, mais bon, pour être honnête, en jour de pluie il ne pouvait qu'attendre, il ne pouvait pas faire grand chose. Il s'était assit là, un livre pris à la bibliothèque, il avait du négocier pendant des heures pour qu'on le laisse emprunter alors qu'il n'avait ni famille ni maison, d'habitude ils n'acceptaient pas. Mais un des bibliothécaires était Philia, et ça avait bien aidé, l'humain lui était bien reconnaissant. Bon, il se faisait toujours jeter quand il passait trop de temps là bas et n'avait le droit d'emprunter qu'un livre à la fois -ce qui était triste quand on lisait une encyclopédie en quelques heures, m'enfin, il faisait avec. Il feuilletait le bouquin, absorbant les mots, enchaînant les pages rapidement, il avait toujours lu vite, mémorisé facilement, appris soigneusement et était doué, c'était le moins qu'on puisse dire. Il fermait parfois le bouquin en gardant la page avec son doigt, récitait à voix basse quelques mots, puis rouvrait et un sourire apparaissait quand il s'était rappelé correctement de ces quelques lettres. Ce qu'il lisait ? Un simple livre pour apprendre l'allemand. Rien de bien passionnant pour la plupart des personnes, mais lui était absorbé par sa lecture. Il s'appelait Klee Engelhart, ça sonnait bien allemand, on était d'accord ? Pourtant, il ne s'y connaissait rien à la langue. Quelques notions simples, Auf Wiedersehen pour au revoir, Entschuldigung pour désolé, et... Non sérieusement, c'était le hobby des allemands de faire des mots super longs pour des notions simples ? Roh. M'enfin, c'était drôle de balancer des "Guten Tag" ici et là, en réalité, donc ça ne le dérangeait pas.

Kina râlait continuellement, "j'ai froid, j'aime pas la pluie, les autres prennent leur anima dans leurs bras dans ce genre de cas toi tu t'en fous, tu m'énerve à lire, ça va pas t'aider à vivre mieux, c'est moche l'allemand, tu préfère tes bouquins à moi c'est ça, tu m'écoute quand j'te parle ?" et pleeein d'autres trucs du genre, mais Klee prenait un malin plaisir à l'ignorer. Il leva les yeux pour saluer de loin... En réalité, il ne connaissait pas son nom. C'était juste une fille qui passait souvent par là, ils ne s'étaient jamais parlés mais s'étaient aperçus tant de fois qu'ils avaient fini par se saluer automatiquement. Son anima et Kina parfois se parlaient, eux, ou en tout cas traînaient ensemble. Mais on parlait de Klee, Klee allait jamais vers les autres, lui. C'était un boulet, donc bon. Même si cette fois ci, ça s'annonça différemment. Après le simple geste de la main, il avait replongé son nez dans son bouquin, quand, sans trop qu'il sache comment, il releva la tête à l'entente de bruits d'une petite bataille, la belette avait traversé le cours d'eau pour venir embêter Kina, et ils s'embêtaient mutuellement. Klee les regarda en arquant un sourcil, puis leva le tête, pour voir la jeune fille en face de lui... Une ardoise à la main, des mots écrits. Elle ne pouvait pas parler ? Klee n'eût pas le temps de lire, mais quand elle effaça pour écrire quelques phrases qui s'adressaient à lui, il les déchiffra sans peine cette fois ci.
« Désolée, je ne sais pas ce qu’il lui a pris… Il n’est pas aussi embêtant d’habitude  > /// < Est-ce que ta petite va bien ?
—Oh, euh... Ne t'inquiète pas, ils ont l'air de bien s'entendre, je crois. »
Il était un peu gêné pour être honnête, il avait pas l'habitude de parler à des gens, mise à part des commerçants désagréables ou des abrutis qui croyaient avoir trouvé leur cible du moment. L'esprit un peu embrouillé, il remarqua l'air interrogatif de la jeune fille et réaliser, ses neurones remis en marche. Elle communiquait par ardoise... Donc elle ne parlait pas. Peut-être qu'elle n'entendait pas non plus ? Sûrement. En réalité, il sourit quelques secondes en restant pensif. Si, si, il avait dévoré un livre avec quelques notions sur la langue des signes. Pas grand chose, et ça faisait longtemps, mais il s'en souvenait. Il la regarda, porta son index à l'oreille puis au menton, puis, n'ayant jamais appris comment signaler la forme interrogative, se contenta de hausser les sourcils comme s'il le demandait à haute voix, penchant un peu la tête sur le côté par la même occasion. Tu es sourde ? Demanda-t-il ainsi, ou à peu près en tout cas.
« Tu nous fait quoi, guignol ? »
Balança l'autre insupportable fennec. Tseuh. Aucun respect.
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Mer 1 Mar 2017 - 17:28


       

 
FRIENDSHIP IS THE HARDEST THING IN THE WORLD TO EXPLAIN. IT'S NOT SOMETHING YOU LEARN IN SCHOOL. BUT IF YOU HAVEN'T LEARNED THE MEANING OF FRIENDSHIP, YOU REALLY HAVEN'T LEARNED ANYTHING.

When we honestly ask ourselves which person in our lives mean the most to us, we often find that it is those who, instead of giving advice, solutions, or cures, have chosen rather to share our pain and touch our wounds with a warm and tender hand. The friend who can be silent with us in a moment of despair or confusion, who can stay with us in an hour of grief and bereavement, who can tolerate not knowing, not curing, not healing and face with us the reality of our powerlessness, that is a friend who cares.  
Lucrezia croisait souvent ce garçon, et à chaque fois, il était en train de lire. C’est pourquoi elle l’avait naturellement dessiné avec un gros roman à la main. Elle l’imaginait à lire des pléiades, de vieux bouquins reliés au cuirs… Le rouquin avait l’air intelligent, et elle se demandait bien pourquoi est-ce qu’il ne lisait pas chez lui aujourd’hui. Il faisait froid, rien ne l’obligeait à sortir. Bon, dans l’absolu, ça arrangeait vraiment la jeune fille, qui avait eu cette envie soudaine de le prendre pour modèle… En réalité, elle avait envie d’apprendre à le connaître. Il avait un air mystérieux, un peu, et Lucrezia voulait en savoir plus. Pourquoi était-il toujours dehors ? Pourquoi portait t-il toujours les mêmes vêtements ? Ce qu’il lisait ? Toutes sortes de questions plus insignifiantes et improbable les unes que les autres.

Mais elle ne savait pas comment engager la conversation. Ce n’était pas comme si l’italienne pouvait simplement l’interpelé comme ça. À la limite elle aurait pu agiter son ardoise devant lui, mais il l’aurait surtout prise pour une démente…
Au final ce fut Vivaldi qui fit le premier pas, se chamaillant d’un peu trop près avec l’anima du garçon qui intriguait tant Lucrezia. Elle sermonna Vivaldi, sourcils froncés, essayant de se donner un air sévère qui n’était absolument pas crédible alors qu’elle remerciait intérieurement la belette de lui avoir servie un moyen d’engager une conversation avec l’autre adolescent sur un plateau d’argent.

La petite s’excusa promptement, demanda même si l’anima du garçon allait bien. Pas de raison de s’inquiéter apparement. Elle allait retourner à son ardoise pour lui demander de parler un peu plus fort quand le roux se mit à signer… L’italienne resta bouche-bée un instant (bon, elle l’était souvent, mais façon de parler) avant de secouer la tête.

« Je ne dirais pas que je suis sourde, seulement muette, mais… Disons que j’ai du mal à entendre depuis la Lune Rouge. J’arrive à entendre quelques choses, parfois, quand on parle fort par exemple, où le tonnerre… J'aurais sûrement entendu les voitures avant. Aujourd’hui j’entends à peine la pluie (TT-TT). »

C’était dommage, Lucrezia avait toujours adoré le bruit de la pluie. Ça l’apaisait, la calmait. Bien plus que ce foutu silence dans lequel elle était plongé les trois quarts du temps. De nouveau, elle ramena l’ardoise vers elle. C'était tristement amusant, avant, elle ne supportait pas de s'endormir lorsqu'il y avait du bruit. Elle avait eu l'ouïe fine, il fut un temps. Elle aurait été capable d'entendre les discussions de la télé du salon depuis son lit, même avec les oreiller sur les oreilles. Elle s'en plaignait parfois, allant demander un peu de silence... Maintenant elle ne souhaitait que s'en débarrasser. Ce silence pesant lui donnait l'impression d'être seule... Elle ne l'était pourtant pas, il y avait sa grand-mère, Vivaldi, ses camarades de classe et... Il y avait bien ce garçon, Hiroshi, avec qui elle passait souvent du temps. Ils étaient sûrement amis. Oui, oui, elle avait un ami...

« Par exemple, je n’ai pas entendu ce que tu as dis toute à l’heure, tu veux bien repérer un peu plus fort ? Tu as bien parlé n’est-ce pas ? Je t’ai vu bouger les lèvres, mais si ça se trouve, tu ne me parlais pas à moi. »

Montrer. Attendre. Effacer. Réécrire. Les gestes étaient devenus automatiques.

« Où as-tu appris à signer comme ça ? À l’école ? C’est rare de voir des gens parler ma langue… Est-ce que tu connaissais quelqu’un de malentendant ? »

Aussi bien qu’elle vive son don, et bien qu’elle l’accepte totalement, ça la tuait toujours un peu de devoir considéré la langue des signes comme sa langue. Elle avait envie de parler. De réciter de vieux poèmes d’Edgar Allan Poe, de déclamer les lignes de Juliette dans la pièce de Shakespeare. Elle voulait chanter…

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Lun 6 Mar 2017 - 18:23

Friendship is the hardest thing in the world to explain it's not something you learn in school but if you haven't learned the meaning of friendship you really haven't learned anything
Un cassos & une cutie


Klee était persuadé que tout ce qu’on apprenait servait. Même les vieux poèmes de Verlaine et les vers déprimants de Baudelaire contribuaient à cette idée que son esprit était du coup plus intelligent, et puis ressortit ce genre de chose était amusant. M’enfin, après, quand il apprenait, il n’en cherchait pas l’utilité. C’était plus un plaisir de lire, qu’autre chose. Il apprenait l’allemand par curiosité, avait feuilleté le dictionnaire de la langue des signes plus parce qu’il était sur l’étagère que parce qu’il voulait réellement l’apprendre. Il prenait toutes sortes de livres, même si ceux qui lui permettaient d’apprendre passaient en première place, c’était vrai. Quelques romans, des classiques, et il s’amusait même à prendre deux trois trucs qui étaient censé être « de son âge », et ça l’amusait aussi. Il avait du mal avec les bandes dessinées/mangas après, c’était vrai. Il y en avait quelques uns qui passaient, mais rien ne valait de gros livres compliqués, il prenait grand plaisir à les dévorer, vraiment. Oh, il aimerait avoir un foyer juste pour la bibliothèque. S’il gagnait de l’argent, il savait déjà que tout partirait en livres – et en jus de litchi. M’enfin, en attendant, il allait se contenter de ce bouquin d’allemand. Dans son espèce de cape il avait toujours un livre de poche caché, les autres étaient bien souvent planqués dans la rue dans des endroits bien cachés mais aussi propres, abimer un livre merci mais non merci. Il tenait beaucoup trop à ces quelques feuilles de papiers reliées pour ça, réellement.

M’enfin, le fait était, oui, il lisait. Par ce temps là, protégé par le pont, la pluie formant une douce symphonie que ses oreilles ne pouvaient qu’apprécier. Et pourtant, cette tranquillité habituelle fut en quelques sortes interrompue – même s’il était loin de s’en plaindre. La jeune fille se tenant devant lui parlait avec une ardoise, ne pouvant visiblement pas ouvrir la bouche. Elle attisa sa curiosité, lui qui d’habitude ne parlait avec personne si ce n’était pour partager des paroles d’un sarcasme affligeant, commença à signer pour continuer la conversation. D’habitude, il restait silencieux et ne répondait qu’au strict minimum, parce qu’il avait peur de trop en faire, peur de déranger, d’être maladroit – parce qu’il l’était réellement quand il s’agissait de se lier aux autres. Mais là, la question s’était formée toute seule de ses mains. « Tu es sourde ? » avait-il demandé, il aurait peut-être du dire bonjour avant. Demander son prénom. Ou autre. Il n’en savait trop rien. Les livres n’apprenaient pas grand-chose à ce sujet. Dommage. Et puis même, pouvait-on vraiment apprendre comment agir avec les autres quand on avait toujours vécu seul, et… Non, sincèrement, on ne pouvait pas apprendre par des livres ce genre de chose. C’était bien dommage. Sinon il serait fort en relations sociales. Mais là, comment dire qu’il n’y avait littéralement personne dans sa vie, famille, amis, rien. Juste… Juste Kina, voila, mais bon, c’était Kina quoi, fallait pas s’emballer de l’avoir à ses côtés. Enfin.

Il déchiffra l’ardoise de la jeune fille.
« Je ne dirais pas que je suis sourde, seulement muette, mais… Disons que j’ai du mal à entendre depuis la Lune Rouge. J’arrive à entendre quelques choses, parfois, quand on parle fort par exemple, où le tonnerre… J'aurais sûrement entendu les voitures avant. Aujourd’hui j’entends à peine la pluie (TT-TT). »
Elle était mignonne à mettre des smileys. C’est comme, avant la Lune Rouge il y avait des téléphones, les gens s’amusaient à mettre ce genre de symboles dans leurs messages –il n’avait jamais eu d’objet du genre, mais il avait vu des personnes, ces personnes en utiliser. Mais bon, euh, il ne pensait pas vraiment qu’ils mettaient des smileys, bizarrement. L tenta de hausser le ton pour parler donc, si c’était ce qu’il fallait faire –c’était tout de même plus simple que signer, après tout.
« Tu m’entends, comme ça ? »
Demanda-t-il. Il n’avait pas l’habitude de parler fort, lui était du genre à garder le ton posé et monotone. A côté, Kina râla en rabattant ses oreilles.
« Tu me casse les oreilles, idiot ! »
Mais après un regard qu’on aurait pu remplacer par le simey « ._. », Klee se retourna pour l’ignorer avec un reniflement. Insupportable, ce fennec.
« Par exemple, je n’ai pas entendu ce que tu as dis toute à l’heure, tu veux bien repérer un peu plus fort ? Tu as bien parlé n’est-ce pas ? Je t’ai vu bouger les lèvres, mais si ça se trouve, tu ne me parlais pas à moi.
— Je disais que nos deux animas semblaient bien s’entendre, rien de plus. »
Répondit-il l’air gêné. Il avait balancé ça comme ça, ça faisait peut-être un peu idiot ? Il en savait rien, vraiment, il doutait de chacune de ses paroles, il était sur qu’il allait juste tout foutre en l’air au lieu de savoir converser normalement. Yep, vraiment, c’était un cas social.

« Où as-tu appris à signer comme ça ? À l’école ? C’est rare de voir des gens parler ma langue… Est-ce que tu connaissais quelqu’un de malentendant ? »

Malheureusement, c’était rare qu’un établissement enseigne ce genre de choses. Comme les langues étrangères d’ailleurs, étant donné que New York City était totalement fermée, quel était l’intérêt de parler autre chose que de l’anglais ? Non, si Klee parlait français, avait des notions d’allemand et d’espagnol et avait l’italien et le japonais sur sa liste des langues à apprendre, c’était uniquement parce qu’il en avait envie, aucun enseignement ne s’attardait sur ça de nos jours.
« Non, à l’aide de livres… Je ne connais personne non plus, je, euh… suis juste… trop curieux ? Il y avait un livre traitant du sujet et je l’ai lu, en réalité, rien de plus. »
Ah, il parlait trop fort. Et trop. Il posa son bouquin par terre sans garder la page. Tête baissée, c’était comme si ça le gênait de parler à voix haute –et du coup trop forte– alors qu’on répondait par des mots écrits. Oui, il trouvait ça gênant, demandez pas pourquoi. Kina l’engueula dans sa tête
« Eh. Oh. Tu vas pas te dégonfler, monsieur l’humain-le-grand, juste parce que tu parle fort. T’es sérieux là ? »
Oui, bon, hein. Pour ne pas laisser un blanc trop longtemps et sans pour autant prendre la parole. Il frotta sa main sur l’autre en formant trois petits ronds. Pardon formula-t-il ainsi. Il n’avait pas appris le signe de « embarrassant ». Roh. Donc il reprit à haute voix relevant la tête un peu par la même occasion.
« Je, euh… Suis pas doué pour discuter. Désolé. »

Et puis une voix hurla dans sa tête.
« Boulet, boulet, boulet, T’ES UN BOULET KLEE. »
AVENGEDINCHAINS
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Ven 17 Mar 2017 - 19:05


       

 
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Elle était triste, Lucrezia, d’avoir perdue l’audition. Elle avait beau savoir que son état pourrait être pire, elle ne pouvait tout simplement pas remercier la Lune Rouge de ne pas totalement avoir détruit ses tympans… Elle l’aurait peut-être fait si elle avait eu un pouvoir cool en échange, comme Hiroshi par exemple… Mais non, pas de super-vitesse pour elle, juste une voix à devenir fou et à vouloir se donner la mort. Génial. La petite avait bien finit par s’y faire, à être plus attentives aux détails… Elle devait encore apprendre à lire sur les lèvres, mais ce n’était pas la plus mince des affaires. « Tu m’entends, comme ça ? »
Très faiblement, la voix du garçon lui parvint. Elle ne s’y attendait pas, et elle sursauta légèrement. Il avait du parler très fort pour qu’elle l’entende, même si elle l’avait ressenti comme un faible murmure. Elle sourit, acquiesçant d’un signe de tête. Il avait l’air du genre discret, ça ne devait pas être son genre de hausser la voix.

« Tu n’as pas besoin de hurler tu sais, ça ne changera pas grand-chose dans des jours comme aujourd’hui… Tu vas juste te casser la voix. Mais ça te rends mignon de te voir tout gêné comme ça. Par contre si tu parles doucement je pourrais peut-être essayer de lire sur tes lèvres ? Je suis pas encore une pro, mais ça viendra avec l’expérience. »

Elle aurait rit si elle l’avait pu, sûrement que ça se voyait sur son visage, qu’elle se moquait gentiment de lui.

« Je ne dis pas ça méchamment hein ? Et je n’ai pas d’autres intentions que celles de te faire une peu de conversation… On se croise souvent, et je ne sais pas tu m’intrigues un peu, je dois te l’avouer. »

Elle précisa, sait-on jamais, le gamin en face aurait pu croire qu’elle voulait le draguer… Ce qui était totalement n’importe quoi, Lucrezia n’était intéressée par personne. Enfin, peut-être que si, mais pas par lui. « Je disais que nos deux animas semblaient bien s’entendre, rien de plus. »

« En effet, on dirait bien ! J’espère qu’on s’entendra bien nous aussi ! Où as-tu appris à signer comme ça ? À l’école ? C’est rare de voir des gens parler ma langue… Est-ce que tu connaissais quelqu’un de malentendant ? »

En lisant à moitié sur ses lèvres et en s’aidant de ce qu’elle arrivait à entendre, l’italienne appris que le gamin avait lu un livre sur le sujet, parce qu’il était curieux… Ça leur faisait déjà deux points communs, la rousse aussi était un peu trop curieuse et aimait la lecture.

« Ce n’est pas très grave, tu ne me connais pas, je comprends que tu sois un peu mal à l’aise… J’espère que ça je ne te dérange pas d’ailleurs… J’ai du interrompre ta lecture non ? Je voulais juste qu’on devienne amis ;-;
Je m’appelle Lucrezia, et cet insupportable là, c’est Vivaldi, comme le compositeur. Et vous? »

C’était un bon moyen de commencer là discussion ça, se présenter. Elle espérait que ça mettrait l’autre adolescent à l’aise.


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Sam 25 Mar 2017 - 2:56

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Un cassos & une cutie


Oui, c'est vrai qu'il était gêné. Mais fallait le comprendre aussi, il n'avait pas l'habitude de parler amicalement avec les gens, c'était pour ainsi dire... Jamais arrivé ? Il n'avait jamais connu que les remarques sarcastiques et désagréables lancées par des inconnus depuis qu'il vivait à la rue, au collège il se faisait juste haïr par tout le monde, et avant la Lune Rouge... N'en parlons même pas. Klee avait toujours été seul, il n'avait pas d'amis, mais aussi aucuns amis ni personne sur qui compter. Donc bon, qu'on vienne le voir comme ça un peu sur un coup de tête, et gentiment en plus ; c'était pas quelque chose à laquelle il était habitué. On ne dirait pas, en le voyant quotidiennement avec son sourire espiègle et ses remarques désagréables à l'égard de ceux qui lui en faisaient, mais en réalité, Klee n'était qu'un jeune adolescent qui n'avait jamais reçu d'amour, quelle que soit la nature de celui ci. Et il n'y connaissait rien, ni rien. Donc même s'il avait l'air d'un gamin un peu dur, provocateur, et je m'en foutiste, il était tout autre si on l'abordait d'une autre manière. Regardez le être tout gêné alors qu'il ne faisait que parler. Bon, certes, il parlait seul et d'un côté c'était embarrassant, surtout que du coup il parlait seul.

« Tu n’as pas besoin de hurler tu sais, ça ne changera pas grand-chose dans des jours comme aujourd’hui… Tu vas juste te casser la voix. Mais ça te rends mignon de te voir tout gêné comme ça. Par contre si tu parles doucement je pourrais peut-être essayer de lire sur tes lèvres ? Je suis pas encore une pro, mais ça viendra avec l’expérience. »

Attendez, blocage. « Mignon : Adjectif ; terme subjectif désignant ce qui est menu, délicat et gentil, aux formes souvent douces et fines ou bien enfantines. »
Lui ? Gêné ? Euuh non... C'était pas vrai. Il était très confiant ok. Bon en vrai on aurait dit un gamin tellement il bloquait sur un rien, mais fallait l'excuser. Ouais, il était perturbé pour un rien, mais fallait le comprendre ; en 15 ans d'existence, on lui avait jamais de choses du genre, c'était bizarre. Il avait un air « délicat et gentil » du coup ? Bon, et bien... Euh... Il en perdait un peu ses mots.

« D'accord... Et euh... Merci je suppose ? »

Elle sourit comme si elle se moquait gentiment, et Klee se rendit compte qu'il avait l'air d'un cas social ; ce qu'il était, c'était vrai, mais, voilà.

« Je ne dis pas ça méchamment hein ? Et je n’ai pas d’autres intentions que celles de te faire une peu de conversation… On se croise souvent, et je ne sais pas tu m’intrigues un peu, je dois te l’avouer. »

Klee répondit dans un sourire cette fois ci. Et en marchant lentement, articulant bien et toujours un peu fort, pour essayer de faciliter le travail

« Ne t'en fais pas. En y repensant, je... En fait, j'ai juste pas l'habitude de faire la conversation, pour être honnête.
— C'est dommage, j'ai cru un instant qu'elle avait eu un crush, te trouvait beau ou un truc du genre. Mais c'est vrai qu'avec ta tête y'avait peu de chance que ça arrive, désolé d'avoir espéré.
— Kina. Juste, tais toi.

Détestable, cet anima. Pourquoi il avait eu droit à un fennec pareil, sincèrement ? M'enfin. Ca changeait un peu de son quotidien de solitaire, de parler. Bon, il n'imaginait pas que ça puisse aller plus loin que la simple discussion occasionnelle, pour lui l'amitié n'existait pas vraiment, mais ça lui faisait plaisir. Et puis bon, c'était rare que Kina trouve un ami, avec son caractère de cochon rares étaient les animas qui la supportaient ; alors ceux avec qui elle s'entendait bien, comment dire... Elle devait avoir autant de connaissances que son lié en fait. Comme quoi, ils avaient tout de même pas mal de points communs.

« Ce n’est pas très grave, tu ne me connais pas, je comprends que tu sois un peu mal à l’aise… J’espère que ça je ne te dérange pas d’ailleurs… J’ai du interrompre ta lecture non ? Je voulais juste qu’on devienne amis ;-; 
Je m’appelle Lucrezia, et cet insupportable là, c’est Vivaldi, comme le compositeur. Et vous?

— Ne t'en fais pas, au contraire, on ne dirait pas mais... Ca me fait plaisir de converser. »
Il dissipa tout malentendu dès le début, même si le mot « ami » le perturba et qu'il fit mine de ne pas le calculer du coup ;
« Je suis Klee, Klee Engelhart. Et la petite boule de poil à côté c'est Kina.
— Mais la boule de poils elle t'embête ! Tu pourrais me présenter correctement au moins ! Je suis en fennec fen-nec. Tseuh. Lié indigne. »
Insupportable.
« Oui, oui. Sinon... »
Il tentait de trouver comment relancer un peu la conversation ; il avait jamais été doué pour ça, c'était une des raisons pour lesquelles il avait si peu d'amis : quand on savait pas tenir une conversation, bon...
« Lucrezia... Ca sonne italien, non ? C'est joli. »
Oui, c'était nul, et Kina se facepalmait intérieurement, mais c'était mieux qu'un blanc, ok.
AVENGEDINCHAINS
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st.litchi
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st.litchi
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Ven 7 Avr 2017 - 18:21


       

 
FRIENDSHIP IS THE HARDEST THING IN THE WORLD TO EXPLAIN. IT'S NOT SOMETHING YOU LEARN IN SCHOOL. BUT IF YOU HAVEN'T LEARNED THE MEANING OF FRIENDSHIP, YOU REALLY HAVEN'T LEARNED ANYTHING.

When we honestly ask ourselves which person in our lives mean the most to us, we often find that it is those who, instead of giving advice, solutions, or cures, have chosen rather to share our pain and touch our wounds with a warm and tender hand. The friend who can be silent with us in a moment of despair or confusion, who can stay with us in an hour of grief and bereavement, who can tolerate not knowing, not curing, not healing and face with us the reality of our powerlessness, that is a friend who cares.  
Oui, aucun doute là dessus, il était très mignon. Mais apparement il n’avait pas l’habitude que l’on le lui dise, ce qui, selon Lucrezia, était une honte. Tout enfant avait besoin d’amour et de quelqu’un pour le complimenter. Enfin, enfant, c’était vite dit, parce que du haut de seize ans, elle ne pouvait pas vraiment dire quoi que ce soit.

Quoiqu’il en soit, elle reprit son carnet en souriant.

« De rien (◡‿◡) ! Merci à toi de pas être parti en courant ! »

Elle aurait compris si il l’avait fait. Généralement les parents disaient des trucs du style 'Ne parle pas aux inconnus' non ? En tout cas, sa grand-mère le lui disait à elle. Peut-être qu’elle ne le disait que parce que Lucrezia était une fille et que du coup elle devait faire encore plus attention ?

Alors comme ça, il n’avait pas l’habitude de faire la conversation hein ? Et il se disputait avec son anima, Kina ? C’est ça ?
Ça rassurait un peu la rouquine de savoir qu’elle n’était pas la seule à se prendre la tête avec son anima insupportable.

« T’es plutôt un discret ? C’est totalement mal de juger au physique, mais avec cette dégaine que tu as, je croyais que tu serais entouré… La moitié des filles de ma classe ne te laisserais pas respirer .-. Pas que je le cautionne hein, à mon avis y’a pas d’intérêt à aller voir un garçon, juste parce qu’il est beau. Pas que tu sois pas intéressant hein, au contraire, tu as l’air très intéressant… »

Elle aurai voulu raturer la moitié de ses propos, mais bon. Si elle avait pu parler, elle aurait probablement tout débité sans réfléchir. Puis elle aurait rougit. Et se serait caché le visage dans ses mains. Là, elle se contentait de remonter son carnet sur ses joues, pour cacher leur rougeurs. Non, elle n’était vraiment pas en train de le draguer.

« Qu’est-ce qu’elle dit ? »

Non, elle n’a pas l’impression d’être indiscrète, et oui, elle est vraiment très curieuse. Vivaldi le lui fait remarquer d’ailleurs.

« De quoi tu te mêles ? Laisse les un peu non ? »
« Non. Ils ont l’air gentils. Et puis tu t’entends bien avec Kina non ? Avoue que tu l’aimes bien. En tout cas j’aime beaucoup son lié moi. »
« Mais qu’est-ce que tu racontes là ? Plutôt mourir que de dire ça. »
« T’es vraiment un tsundere toi, c’est pas possible. »

Désespérant cet anima, elle jurait. Même si il ne l’avouait pas, c’était évident qu’il appréciait Kina. Sinon, il serait toujours auprès d’elle, a dormir comme le gros paresseux qu’il était. Où à la taquiner sur le fait qu’elle dessinait un inconnu. Parce que ne l’oublions pas, au départ, son plan était de le dessiner incognito.

Plus sérieusement, elle était tout aussi désespérante. Avant, quand elle pouvait encore parler sans blesser qui que ce soit, elle était douée pour se faire des amis. Elle en avait beaucoup au lycée, mais elle semblait avoir perdue la main. Elle mettait sûrement l’adolescent dans la gêne à trop vouloir en savoir, non ?
Non. Apparement, ça lui faisait plaisir d’avoir quelqu’un avec qui 'converser'. Lucrezia n’avait jamais entendu personne utiliser ce mot là avant.

« Cool alors ! Nous sommes enchantés de faire votre connaissance ! »
« Parle pour toi. »
« Tu te tais Vivaldi. »

Elle fronça les sourcils en direction de son anima pendant qu’elle l’engueulait dans sa tête, puis elle sourit de nouveau à Klee.

« Oui, j’ai grandi à Florence ! Ma maman était italienne, et mon papa, Américain. Mais ils sont morts maintenant, alors je vis avec ma grand-mère. »

Elle espérait que ça ne mettrait pas trop de froid, parce que ça mettait toujours les gens dans le malaise quand elle disait être orpheline.

« Mais j’étais petite, hein ? Alors ça va. »

Non, ça n'allait pas, mas elle le dit quand même, au cas ou ça ferait mieux passer la pilule.

« Et Engelhart, c’est allemand non ? Tu viens de là-bas ? »

Un copain européen, c’était cool ça.

CODES BY MAY


   
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Friendzoneuse Perdue
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Sam 8 Avr 2017 - 16:14

Friendship is the hardest thing in the world to explain it's not something you learn in school but if you haven't learned the meaning of friendship you really haven't learned anything
Un cassos & une cutie


« De rien ! Merci à toi de pas être parti en courant ! »
C'est vrai que pour le coup, ça lui arracha un petit rire. Pourquoi serait-il partit en courant ? Ca lui semblait absurde, comme réaction. Des gens auraient vraiment fait ça ? Parce que même lui, en temps que personne a 2 000 lieues d'être à l'aise dans ce genre de situation, ne serait pas... parti en courant. Genre– un minimum d'estime de soi, de fierté, et puis, elle allait pas le manger, si ? Non, quand même. A moins que c'était genre, un Dué qui prenait l'apparence des autres pour faire un génocide. Bah quoi ? Dans ce monde, avec ces pouvoirs bizarres, là, fallait s'attendre à tout. Mais bon, ça ne semblait pas être ça a priorit. Et puis l'instint animal de Kina le lui aurait indiqué – comme lui, ça lui arrivait de servir a des choses, l'anima ingrat là.

« T’es plutôt un discret ? C’est totalement mal de juger au physique, mais avec cette dégaine que tu as, je croyais que tu serais entouré… La moitié des filles de ma classe ne te laisserais pas respirer .-. Pas que je le cautionne hein, à mon avis y’a pas d’intérêt à aller voir un garçon, juste parce qu’il est beau. Pas que tu sois pas intéressant hein, au contraire, tu as l’air très intéressant… »

Oulah. Attendez. Quéwa ? Genre. De quéwa ? Trop d'informations d'un coup. Kina regardait le tout, dubitative – si c'était pas fennec, elle aurait arqué des sourcils. Et pour Klee, il était un peu... un peu shook, disons le ainsi. Il resta silencieux quelques secondes, tentant de lire des mots que son esprit ne voulait pas analyser. Elle était en train de dire qu'il était beau, c'était ça ? Klee ne pu s'empêcher de jeter un œil à lui-même. Il avait pas l'habitude de se regarder dans un miroir, mais la dernière fois, il avait les cheveux ébouriffées, peut-être un peu sale. Et ses vêtements n'étaient pas fameux non plus. Surtout cette espèce de cape marron dégueulasse qu'il se trimballait depuis un bon moment, bon, comment dire. Non, vraiment, si Kina avait raison sur un point, c'était sur celui qu'il n'était sûrement pas très beau. Il en venait donc à dire que les filles avaient des goûts bizarres.

« Oui je suis pas du genre à aller vers les autres. Et, euh... merci du compliment. »
Sourit-il franchement. Ca lui faisait plaisir, c'était agréable, dans un sens.
« On ne m'a pourtant jamais parlé, quand j'étais au collège ou au lycée. Je devais faire fuir les gens, toujours dans mes bouquins. »
Rit-il légèrement. C'est vrai qu'il avait tout le temps le nez dans un livre, tant la bibliothèque de l'établissement était immense, fallait bien qu'il en profite, hm ? Kina en rajouta une couche, du coup.
« Klee est asociable. Cherche pas. »
Pour une fois, il ne pouvait rien rétorquer. Il se contenta de grimacer un peu, du coup.
« Oui, j’ai grandi à Florence ! Ma maman était italienne, et mon papa, Américain. Mais ils sont morts maintenant, alors je vis avec ma grand-mère. »
Ow... C'était triste, un peu. Klee était orphelin, dans un sens, lui aussi – en fait il n'en savait rien. Mais il se disait que c'était sûrement moins pire de n'avoir jamais connu ses parents plutôt sur d'avoir  vécu leur mort – si elle l'avait vécue. Par contre, une autre chose le frappait un peu ; elle se confiait comme ça ? Elle disait ce genre de trucs sans soucis, mais pourquoi à lui ? C'était ce genre de choses qu'on gardait un peu pour soi, non ? Lui n'avait pas de famille, mais ne le disait pas. Pas qu'il ai du mal à le dire, c'est plus qu'il n'en trouvait pas l'utilité, et qu'il ne voulait pas qu'on s'apitoie, ni rien... il ne savait pas trop, en fait. C'était un tout.
« Mais j’étais petite, hein ? Alors ça va. »
Il ne sait pas trop pourquoi il s'avance vers elle, ignorant sa dernière question sur l'origine d'Engelhart, mais il le fait, du coup. Il ne sait pas trop pourquoi, d'ailleurs. Il est à quelques centimètres d'elle à peine. Il sourit, un peu. Et lui caresse la tête.
« D'accord. Mais si ça ne va pas, ne fais pas semblant, ok ? »
Il ne savait toujours pas pourquoi il faisait ça. Peut-être l'idée qu'elle était orpheline ? Il en savait littéralement rien. C'était pas son genre, d'agir comme ça, pourtant, d'un coup, voilà. Il a du sentir que ce n'était pas totalement vrai ? Sans doute. Un silence s'installa, du coup. Un silence... Il ne savait pas vraiment. Gênant peut-être ? Bonne question. En tout cas, ce silence, Kina s'amusa à la casser, et bien fort, qu'on l'entende bien du coup/
« Bon, du coup je suis perdue, qui drague qui ? Non parce que, bon. Vivaldi, y'a un soucis entre les deux, là, va falloir les arrêter. »
Klee se met à rougir contre son gré. C'était quoi ça ? Il se demande si ce qu'il vient de faire n'était pas un peu déplacé, en fait. Il a agit sur un coup de tête, il a jamais, euh, enfin voilà, c'était bizarre.
« Mais ??? »
Laisse-t-il échapper alors que Kina sourit de manière espiègle devant lui semblant le narguer.
« Attends, non, c'était sans arrières pensées, je- roh et puis Kina, tais-toi !! »
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