why do we get angry ? — ft. silhan {1.0}

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Ven 31 Mar 2017 - 21:13
ft. silhan

Ces silences, murmurés du bout des lèvres. Ces oreilles qui se dressent à chaque instant, à chaque son qui vient le briser. Ces crissements de chaises qui reculent, qui bougent. Ces rires qui s’envolent dans les airs, gras, lourds, inquiétants. Ces paroles, chuchotées dans la peur qu’un quelconque secret soit révélé. Toutes ces choses, toutes plus pesantes les unes que les autres, qui viennent entourer chacun d’entre vous, sur un fond de mélodie.
Et, elle t’emporte, elle t’emmène, loin, loin de tout ça. Elle t’amène, elle te rend rêveur. Elle te fait penser à ce quelque chose que tu faisais auparavant, à cette musique, qui parcourait le bout de tes doigts. Ces notes, qui glissaient, qui criaient, à chaque fois que tu appuyais sur les touches. Tes mains, qui étaient sans doute destinées pour jouer du piano, toute ta vie, toute ton existence, toute ton éternité, la musique.
Tes mains, qui, à présent, sèchent des verres, glissent entre les tables et nettoient celles qui sont vides. Tes mains, qui, à présent, passent avec un chiffon, sur les tables, qui se contentent de te maintenir en vie, de la meilleure façon que tu puisses espérer.

Et, alors que tout ce bruit t’entoure, tu continues à penser. A penser à tout cela. A l’avant et à l’après. A tout ce qui fait de ce monde ce qu’il est. Et parfois tu aimerais comprendre, tu aimerais saisir tous les mystères de ce monde bien trop grand pour toi comme pour n’importe qui d’autre. Ce monde rempli de mystères, de choses encore incompréhensibles et qui ne le seront jamais. Ces choses bien trop immenses, bien trop étranges, que tu ne saisiras jamais.
Vous n’êtes rien dans une immensité. Et certains d’entre vous continuent à penser qu’ils sont au-dessus. Et ton esprit soupire autant que tous ceux, qui aspirent à une vie meilleure, qui aimerait que tout cela cesse. Que ces castes ne soient rien de plus que des façons de décrire vos mutations, que ça n’a aucune importance, que ça ne mène à rien de plus. Car après tout, ça ne  devrait mener à rien de plus. Vous y êtes tous. Vous y êtes tous, dans ce bateau, celui de la mort, de la vie. Car après tout, vous y avez tous perdu quelque chose, au jeu du destin. Et aucun de vous n’aimerait que ça continue.

Et, pourtant.

Et toi, tu es là, à écouter la musique, à passer ton chiffon sur le comptoir, car tu dois travailler, encore. Toute ta vie, sans doute, pendant que d’autres vivront heureux et vieux. Rire amer. Ce son qui vient se poser sur ta langue avec une sensation de tristesse. Pas de jalousie, non. Car tu comprends. Tu comprends la loterie du destin, les choix des choses qui se passent. Tu comprends, tu crois peut-être même au karma, et tu imagines qu’il a quelque chose à voir avec tout ça.
Et tu continues, ces mouvements, réguliers, en cercle. Tel un automate, formaté par cette société, formaté pour n’être rien de plus qu’un serveur, un philia, un moins que rien. Tu es formaté pour te rabaisser sous terre, et accepter toutes ces personnes qui viennent bafouer les politesses. Tu te demandes, ce que tu fais là, parfois. Tu te demandes, pourquoi personne n’a jamais essayé de s’enfuir, de quitter ces murs, d’aller au-delà de la ville. Car il y a d’autres beasts, peut-être ? Car elles y vivent librement, car elles y seront dominantes ? Et toi, Camel ? Que pourrais-tu faire ?
Rien.

Et, la porte s’ouvre, t’arrêtant dans tes pensées.




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Sam 1 Avr 2017 - 2:18


why do we get angry ?
Camel & Silhan

Depuis maintenant trop de temps cette idée s'est encrée dans son esprit ; et refuse d'en sortir. Comme une graine empoisonnée dont l'arbre avait planté ses racines beaucoup trop profondément dans son être, alors que ses feuilles maudites continuaient de pousser une à une dans son esprit, fleurissant d'idéaux malsains et de pensées néfastes. Cet arbre qui avait prit de trop grandes proportions ; cette graine qui était venue là par une simple appellation. Mon Ange Ça n'aurait pas su germer si on ne l'avait pas arrosé chaque jour, de phrases trop belles et envoûtantes pour qu'un enfant ne s'y prenne guère. Un Ange.
Non. L'Ange. Le seul être de lumière dans ce monde corrompu. Quoique ; ne sait-on jamais. Peut-être y avait-il quelqu'un d'autre. L'Ange dans toute sa splendeur éloignait les hommes de sa lumière éblouissante. Mais la vérité moins flatteuse était que là lumière était trop forte pour tous. Et qu'au centre... Qu'au centre il y avait ni un Ange, ni un démon ; mais un humain. Un humain qui pleurait la solitude qu'il subissait quotidiennement. Solitude morale. Parce que les gens, il y en avait tout autour. Il y en avait trop, d'ailleurs. Toujours beaucoup trop. L'Ange les regardait passer, jugeant chacun d'entre eux, sans faire de distinctions. Il se fichait pas mal d'un tel ou d'un tel, de son histoire ou du mal qu'il faisait. Tous autant qu'ils étaient, ils étaient humains. Et ça suffisait pour que l'Ange ne les aime pas. Il avait toujours pensé qu'il était et serait toujours le seul à comprendre.
Parce qu'à force d'observer quotidiennement les hommes, il avait fini par être las de leur comportement si prévisibles, de leurs ambitions, de leurs... Volonté à changer le monde. Parce que l'humanité ne pouvait pas changer le monde – c'était eux qui l'ont transformé, et la transforment encore et encore. C'était cette humanité qui avait transformé le monde en l'enfer qu'il est aujourd'hui.

Et puis, peut-être pas. Peut-être l'exception. Peut-être celui qui lui permettra de ne plus marcher seul dans ce cauchemar. Il était bête d'espérer. Il avait été bête de croire en sa tante aussi. Mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir cette petite lueur d'espoir. Parce qu'il aimerait tellement qu'on le comprenne, dans le fond. Qu'on partage son point de vue, ou quoi que ce soit d'autre. Ca faisait tant d'années qu'il était seul. Qu'il ne parlait à personne de ce qu'il pensait tout au fond de lui, parce qu'il savait qu'on allait le détester. Pourtant... Pourtant, aujourd'hui, il était confiant.

Il ouvrit la porte. Sourire aux lèvres. Qui s'élargit quand il le vit ; qui ? Bonne question. Il ne savait pas vraiment son nom, ni qui il était. Comme tant d'autres, il l'avait juste observé, dans un élan d'ennui, et puis, il l'avait interpellé. Parce qu'on aurait peut-être pas dit un humain. Pourquoi ? Encore une interrogation sans réponses. On aurait juste dit qu'il semblait trop gentil pour un humain. Et que du coup ça ne fonctionnait pas. Alors il était allé à sa rencontre. Ils s'étaient parlés ; peu, mais ça avait suffit. L'Ange pensait avoir trouvé la personne idéale. Et aujourd'hui, il débarquait à l'endroit où il l'avait vu travailler. Il s'avança et s'assit à la chaise du bar, juste en face de lui, après l'avoir salué d'un sourire radieux et d'un léger geste de main. « Bonjouuur ~ Tu travailles ici, du coup ? » Laissa-t-il échapper. « Je suis content d'avoir pu te trouver. J'aime bien discuter avec toi. » Et c'était rare, un peu. Parce que l'Ange ne s'attachait plus. Ce n'était pas grand chose du tout, mais c'était la première fois depuis longtemps. « Oh ! Je peux avoir un sirop de grenadine, s'il te plaît ? Avec paille. » Une raison particulière à sa venue ? Pas vraiment. Il était juste heureux, l'Ange. Heureux d'avoir trouvé de la compagnie. Et pas cette compagnie humaine dont il avait droit chaque jour. Mais celle de quelqu'un d'autre qui, sans trop qu'il sache pourquoi, attirait son attention. Alors autant avoir espoir, non ? L'intuition d'un Ange ne pouvait pas se révéler fausse.

♡ ♡ ♡
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Sam 1 Avr 2017 - 16:39
ft. silhan

Blancheur.
Ces cheveux, illuminés, blancs comme l’est la lumière. Pureté angélique. Rêve de douceur. Tu le vois, rentrer, doucement. Il semble chercher quelqu’un. Il semble te chercher. Son regard parcourt la salle et finit pas se poser sur toi. Un sourire vient recouvrir ses lèvres. Et tu le fixes, le visage sans doute un peu fermé ; tu ne sais pas réellement comment agir face à lui ; tu ne sais pas ce qu’il veut ; tu ne sais pas ce qu’il voulait, quand il est venu te parler pour la première fois. Son regard intense, ses yeux sanglants, aux couleurs de la Lune, depuis qu’elle a abattu son sort sur vous tous, posé sur ton visage, avec peut-être une certaine … admiration ? Une impression d’être unique, à ses yeux, d’être différent, une impression de ne pas être comme les autres, et de sortir du lot. Impression que tu n’aimes pas, que tu n’as pas aimée, pas là, pas comme ça, pas de cette façon.

Et, il est de nouveau là ; tu as cette sensation d’être suivi, sans doute. L’impression qu’il a retenu cet endroit, pour venir te voir. Ca pourrait presque te faire plaisir, si tu n’étais pas un peu craintif, si ce regard ne te faisait pas peur, s’il n’était pas aussi jeune, si ces cheveux blancs te paraissaient plus naturels. En somme, ç’aurait été impossible. Et, tu hésites, entre un sourire renvoyé, ou détourner le regard. Si tu dois te retirer en arrière et demander une pause. Tu hésites, et pourtant, tu restes là, avec ton chiffon, et tu continues de nettoyer le comptoir, sans jeter un regard de plus dans sa direction.
Alors, quelques instants se passent, et une des chaises hautes se recule, tirée par une main d’une pâleur inquiétante, d’une pâleur de mort ; blanche comme la neige. Et il s’assoit, face à toi, face au comptoir et te fixe. Un grand sourire orne son visage, et, tu te contentes de hocher la tête, sans répondre à son sourire ou à son signe de la main.
Sa voix s’élève, et semble traîner, elle s’étend ;  il allonge les mots.  Et, en moins de quelques secondes, tu découvres qu’il a retrouvé le lieu où tu travaillais, et qu’il t’aimait bien. Tu ne sais pas quoi penser. Tu ne sais pas, si tu dois en être heureux, de savoir que l’on t’aime bien, de savoir que quelqu’un t’apprécie. Ou si tu dois prendre peur de savoir que c’est ce quelqu’un, bien trop étrange, avec la marque des Eros sur la nuque, qui t’apprécie. Il semble si jeune, Camel.
Sans doute aimerais-tu le repousser, lui faire comprendre que vous n’êtes rien, si ce n’est un client et un serveur, et que la relation s’arrêtera là, mais tu restes craintif de savoir ce qu’il pourrait faire, être, et dire.  

Rapidement, tu t’attèles à ta tâche. Tu attrapes un verre, pour lui préparer ce qu’il t’a demandé, toujours dans le silence des rires de la salle, et tu lui poses le verre en face de lui, y ajoutant une paille au dernier moment. Tu restes un instant dans ton mutisme, et lui annonces le montant à régler pour la consommation.

Ca vous fera trois dollars, s’il vous plaît.

Et tes yeux s’arrêtent sur les broderies qui parcourent son corps. Si étranges. Comme ce jeune homme.
Et, tu te dis que, peut-être, tu devrais sourire, car il n'est jamais facile de vivre avec des différences, car elles sont rejetées.
Sourire, léger.



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Sam 1 Avr 2017 - 21:33


why do we get angry ?
Camel & Silhan

L'Ange, on ne l'aime pas. On ne l'a jamais aimé. Depuis la mort de ses parents, la disparition de son frère. Jamais. On l'a vu comme une personne en trop, un sujet d'expérience, un ange. Jamais comme Silhan. Jamais comme un enfant qui délirait un peu trop et qu'il suffirait de mettre dans le droit chemin. A moins qu'il ne soit trop tard pour ça. Après tout, ses ambitions morbides allaient peut-être déjà trop loin pour être arrêtées. Peut-être qu'il détestait trop les humains et cette terre toute entière pour leur pardonner un jour. Qui sait.

Il ne s'attachait pas, il ne s'attachait plus. Parce qu'il savait que dans tous les cas, la part d'ombre de cette humanité les gagnerait tous. Et qu'il ne saura que souffrir, sans pouvoir les sauver ; parce qu'on ne peut vaincre ce genre de choses, c'était un fait. Tatie Alysa le lui avait prouvé – en faisant revenir en puissance ces pensées hurlantes qui pourtant avaient disparu si longtemps de son esprit. Mais bon. Il se dégoûtait de penser ça, mais il avait peut-être trouvé quelqu'un chez qui cette part d'ombre semblait inexistante. Il ne devrait pas espérer, il le savait. Mais il ne s'attachait plus aux gens depuis tellement longtemps à cause de ce qu'il estimait être cette « ombre ». Il était toujours un gosse joyeux qui souriait à tout le monde et faisait des blagues à l'humour discutable, mais ce n'était pas la même chose – et cet autre chose lui manquait, bizarrement. Alors il tentait.

Il s'assoit alors. Ne put retenir son sourire – il souriait presque tout le temps de toute façon. Il prend sa boisson, un peu vexé qu'on ne lui réponde pas. Alors ce rictus rétrécit, alors qu'il sirotait sa grenadine. Trois dollars sur la table. Il s'affala un peu, c'était limite s'il ne s'allongeait pas sur le comptoir. Il afficha un air boudeur, les joues un peu gonflées, on aurait dit un enfant – peut-être parce que c'était un enfant tout simplement. « Dis, tu veux pas me parler ? » Un enfant au cœur gelé, à l'âme disparue et à la raison abîmée. Mais un enfant.

Une gorgée. Une autre. « Désolé de venir te déranger pendant que tu travailles. Il n'y avait personne de libre, ce soir. Je me sentais un peu seul, du coup et – je sais pas. Je n'aime pas être seul. » C'était vrai. La solitude le faisait trembler. Ce froid ardent qui lui dévorait la peau, il ne s'y habituera jamais. Il avait besoin de quelqu'un avec lui ; c'était un fait qu'il ne voulait pas admettre. Parce qu'en tant qu'Ange il devait tout assumer seul. « Je m'en vais, si tu veux ? » Il ne voulait pas s'en aller. Vraiment pas. Parce que c'était vrai, il serait seul sinon ; et parce qu'il voulait parler un peu avec lui. Mais s'il disait non, il n'était peut-être pas un « Ange », remarquez. Donc peut-être ferait-il mieux de dire oui, pour ne pas lui faire plus de faux espoirs.

♡ ♡ ♡
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Dim 2 Avr 2017 - 15:33
ft. silhan

Parler. Parler. Parler. Pourquoi faire ? Parler pour refaire le monde ? Parler pour pleurer les morts ? Parler pour découvrir l’autre ; pour partager ; pour connaître ; pour passer le temps ? Parler. Le silence, parfois, tu aimerais l’atteindre. Et pourtant, il te fait peur. Il résonne, souvent, le soir, dans ton appartement. Il crie, il murmure, il pleure, et tu le recouvres tant bien que mal, tu tentes d’y échapper, et tu ne fais pourtant qu’y aspirer. Silence.
Et, tu le fixes, droit dans les yeux. Tu soutiens ce regard pourtant si intense, ces yeux de sang, de colère, de mort ; de passion, d’amour et de rage. Et tu y plonges. A la recherche, de quelque chose, d’un avenir perdu. Tu le fixes, juste, dans les yeux, ton propre regard dans le vide, tu ne sais plus quoi faire. Tu ne sais plus si tu devrais lui parler, si tu devrais juste t’en aller. Tu ne sais pas ce que tu fais ici Camel ; tu ne sais pas ce que tout cela fait ici.

Tu songes à t’échapper, à t’en aller ; à t’envoler. Tu songes à ces choses si lointaines, ces maigres souvenirs qu’il te reste des cultures que tu as pu connaître. Et tu aimerais partir, loin d’ici, partir. Partir. Et te voilà, coincé, face à un adolescent –tu crois, que tu ne connais pas, qui te regarde comme si tu pouvais le comprendre dans ce monde d’incompréhension. Qui te regarde, comme si tu étais le seul, et qui veut parler, parler. Peut-être parler toute la nuit. Mais tu ne sais pas de quoi, tu ne sais pas comment ni pourquoi.

Reste. Ca ne me gêne pas. C’est juste étrange, je dirais.

Hésitation, ta voix semble peu certaine de ce que tu dis, tu ne sais pas comment faire, pour lui expliquer que tu ne vois aucun inconvénient à ce qu’il reste là, que tu t’en moques presque à vrai dire. Mais que tu aimerais savoir les vraies raisons de pourquoi il vient te voir toi.
Être seul, c’est un bien grand mot, et tu en as conscience. Mais on ne l’est jamais réellement, à vrai dire. On n’est jamais vraiment seul, tu le sais, tu le vis, tu l’as vécu, sans doute, comme vous tous. Vous tous qui êtes là, derrière ou devant un comptoir, autour d’une table ou bien en train de jouer du piano sur la petite scène au centre de la pièce.

Tu t’assois, à ton tour, à une chaise. De l’autre côté du comptoir, face à ce jeune homme. Le visage toujours fermé, à la recherche d’une quelconque émotion, d’une quelconque réponse, sur cette image enfantine. Tu aimerais comprendre, parfois.
Tu aimerais comprendre.

Tu as quel âge ?




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Mer 5 Avr 2017 - 1:05


why do we get angry ?
Camel & Silhan

S'échapper encore et encore de ce monstre pour retomber à chaque fois entre ses griffes. C'était inévitable, comme écrit quelque part ; entre l'idéal « destruction de l'humanité » et l'idée « Ange », il y avait ce monstre qui faisait tout trembler. Qui avançait bruyamment, faisait raisonner ses pas, prêt à tout dévorer, à tout annihiler. Il pouvait tout détruire ; les réalités comme les idéaux. Face à cette créature, l'Ange n'était plus l'Ange, il ne tuait plus, il ne volait plus. Il était un vulgaire enfant humain qui tremblait, et qui ne pouvait faire que ça. Parce que la vérité était celle-ci. Seul, il y a cette chose qu'on ne peut combattre. Que même l'Ange, sa justice et ses ailes blanches ne pourront jamais annihiler.

Et c'était discrètement que lui la fuyait. C'était sans faire un bruit qu'il courrait loin, très loin. Qu'il la niait, tant et si fort, parce que la solitude c'était humain, et qu'il n'était pas humain. Alors doucement, il allait ici et là. Il cherchait compagnie éphémère et amitiés imaginés à longueur de journée, et il rêvait secrètement encore de trouver la personne qui le comprendra, l'épaulera et l'appréciera comme il est. Et y avait-il mieux qu'un autre Ange potentiel, pour ça ? C'était la raison de sa mine boudeuse, de son air peut-être un peu triste, ou déçu. L'espace d'un instant, il pensait s'être trompé. Mais l'espoir persista. « Reste. Ca ne me gêne pas. C’est juste étrange, je dirais. »

Etrange ? Pourquoi étrange ? C'était lui, ou la situation ? C'était si bizarre de venir dans un endroit pour voir quelqu'un ? L'Ange le regarde, une perle d'interrogation dans les yeux. « Etrange ? » Mais ne dit rien d'autre, finalement. Si on commençait à parler de ce qui est normal et ce qui ne l'était pas, on allait vite s'égarer, non ? Content qu'il prenne le temps de s'asseoir en face de lui, l'Ange retrouve son sourire. Ses jambes se balancent un peu sous la table, la chaise est haute et ses pieds sont loin de toucher le sol ; trop petit pour ça. Et pourtant, son âge, il le compte encore sur ses doigts. Il met un moment avant de répondre, du coup. « Je vais sur mes... 16 ans, je crois. » On ne dirait pas, pourtant. Son apparence, si l'on mettait de côté ce côté effrayant, rappelait celui d'un enfant de, quoi, une dizaine, une douzaine d'années ? Pas plus. « Ca fait quoi, d'être un adulte ? » Demande-t-il soudainement. Ce n'était pas prévu qu'il demande ce genre de choses. C'est venu, comme ça.

Ses jambes cessent de se balancer finalement. Bizarrement, il revient à la question d'avant. « Et ça fait quoi d'être 'normal'... ? Tu penses l'être, toi ? »

♡ ♡ ♡
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Mer 5 Avr 2017 - 18:12
ft. silhan

Etrange. Oui, c’est sans doute le mot. Une étrangeté, une bizarrerie, quelque chose qui n’est pas différent, quelque chose qui change, que l’on ne voit pas tous les jours, qui sort du commun des pauvres mortels que vous êtes ; oui, vous tous. De pauvres âmes en perdition, destinées, en finalité, à la mort ; cette mort, si persistante, si insistante, qui vous regarde, le sourire aux lèvres, et qui attend tranquillement son moment, pour sortir, surgir, et vous rendre fous, tous. Elle surgit, emporte, et vous laisse, vous autres, là, à attendre votre tour.
Une étrangeté, quelque chose que la société considère comment différent ; mais après tout, vous êtes tous différents. Et, parfois, c’est à ça que tu penses. Tu penses à vos différences, à chacun, au pourquoi vous êtes tous ainsi, pourquoi il y a des castes, pourquoi il y a des discriminations ainsi ; pourquoi Maxwell haït tant les philias, les hybrides ; le bas-peuple ; les pauvres que vous êtes. Et, tu te demandes, tu te demandes d’où lui vient cette haine, d’où lui vient ce désir de se venger, sans doute.
Alors, les plans s’échafaudent ; les idées germent ; les hypothèses naissent. Peut-être est-il un hybride, peut-être cherche-t-il à déverser le dégoût de lui-même sur ceux qui sont comme lui ; s’il existe de ces gens.

A présent, être un adulte ne change pas grand-chose. Je pourrais avoir ton âge que je serais dans la même situation.

Silence. Tu laisses le silence passer, quelques instants, à réfléchir à cette question d’étrangeté. A te poser les questions, à savoir ce que tu dis étrange et ce qui ne l’est pas. Tu réfléchis à cette notion pourtant si abstraite. Camel, tu aimerais comprendre ; tu aimerais comprendre les nuances de la vie ; les nuances des mots, celles que l’on ne comprend qu’après avoir passé son existence entière, à réfléchir, à tenter de comprendre les choses communes ; celles que l’on oublie une fois le vent qui passe.

Être normal, c’est convenir aux normes données par la société. Je ne pense pas appartenir aux normes de la société, aucun de nous, à vrai dire. On a tout perdu suite à la Lune Rouge. Ou alors il faudrait parler des normes présentes. Je ne sais pas vraiment à vrai dire.

Tu poses ton regard dans le sien, les lèvres pincées, il était là, à sourire il y a quelques instants. Et sans doute que ta remarque a dû le vexer.
Hésitation.





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Mer 5 Avr 2017 - 23:44


why do we get angry ?
Camel & Silhan

La société, Silhan se demandait souvent à quoi elle servait. Si elle tentait d'accroitre le « blanc » ou le « noir » de l'humanité. Dans l'idéal, ça même lui le savait, c'était censé rendre justice, arranger les choses, créer une vie meilleure. Mais bon. L'idéal n'existe pas dans le monde des humains ; il l'avait apprit à ses dépends, Silhan. A coup d'horribles choses et de faux espoirs, sans jamais personne pour lui montrer qu'il y avait du bien dans cette humanité. Si sa famille n'avait pas brûlé, elle aurait pu l'aider, même aujourd'hui. Il se demandait souvent, d'ailleurs, si ses parents et son frère avaient été des anges, eux aussi. Ils étaient tellement parfaits, tellement gentils, les seuls à avoir voulu de lui en tant que lui-même, et pas d'autres bêtises, alors on aurait pu croire que oui. C'était sûrement pour ça qu'on les avait tous brûlé, d'ailleurs. C'était comme ça qu'il voyait les choses. Il aurait bien aimé les avoir à ses côtés. Desfois, ils lui manquaient beaucoup, vraiment. Même s'il avait du mal à l'assumer ; ce « froid » dont il était victime constamment avait fait sa première apparition après leur mort, après tout.

Il était intrigué à l'idée de « devenir un adulte ». Pas forcément passer le cap de la majorité, juste... Être grand, quoi. Mais il ne le sera jamais, on le lui avait dit. Sa croissance s'était stoppée, et on avait arrêté sa puberté aussi, pas de voix graves, d'épaules larges ou autres trucs qu'il enviait parfois. Non, une apparence d'enfant pour le restant de sa vie. Mais c'était sûrement pour ça ; l'ange devait incarner la jeunesse, aussi, non ?

Il pensait que Camel se cassait un peu trop la tête, sur cette histoire de normalités. On rentrait dans "ces normes" ou pas, voila. Les humains étaient tous un peu pareils, dans le fond. Certains voulaient détruire le système de Caste, l'Ange trouvait ça plutôt pratique, même si pour lui il y avait juste deux grands blocs. L'humanité. Et lui. Toujours aussi seul. Mais bon. « Je pense que tu compliques un peu les choses. Ou alors que c'est juste compliqué à la base. La 'société' me semble idiote, un peu. » Lâcha-t-il. Elle était idiote parce qu'elle ne servait à rien. Elle tentait le bien mais faisait le mal en contrepartie, parfois sans même s'en rendre compte. Comme l'humanité en général. La société était humaine, après tout. « L'humanité, aussi, me semble dépourvue de sens. » Une autre gorgée. Il atteignait doucement le vif du sujet. Et il espérait de plus en plus. Après tout, il avait bien dit ne pas se penser normal, lui non plus.

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Jeu 6 Avr 2017 - 19:00
ft. silhan

Se compliquer les choses. C’est vrai. Tu t’es toujours compliqué les choses ; tu as toujours cherché à faire plus compliqué, ou tout simplement tu n’as peut-être jamais été capable de voir les choses simplement, car ça te dérangeait. Après tout, après avoir passé une vie à affronter ces choses, si compliquées, une fois arrivé face à quelque chose de simple, on doute. On doute, on réfléchit, on se demande si les choses sont bien comme on le pense, alors on se pose des questions, et tout devient bien plus compliqué ; car rien n’est simple, rien n’a jamais été réellement simple à tes yeux, Camel. Et ce n’est pas seulement ta faute, il a raison, lui, ce jeune homme face à toi. Il a raison ; les choses sont naturellement compliquées. La société, du moins, ce qu’il en reste, ou ce qu’elle est devenue, tu ne sais pas trop, est compliquée. Elle monte à la tête ; tout comme le pouvoir. Elle change les gens ; tout comme le temps. Elle renverse ; elle crée.

Et, alors qu’il continue à parler, tu commences à te poser ces questions, celles-là même qui rendent ces choses si compliquées.
Réflexion ;
Interrogation ;
Hésitation.
Tu le regardes, tu laisses les choses aller dans ta tête, Camel, alors que le brouhaha ne fait que s’intensifier autour de toi. Tu te poses des questions. Sur le sens, comme il le dit si bien ; sur le sens de l’Humanité. Et tu repenses à tous ces songes que tu as eus, à toutes ces réflexions que tu t’es faites. Tu repenses, à l’Humanité. Et, un instant tu aimerais le contredire. Car les choses ne sont pas telles qu’elles paraissent, car les humains ne sont pas aussi dépourvus de sens qu’il ne le pense lui.

Non.

Non, ils ne sont pas aussi dépourvus de sens. Ils en ont, parfois, sans doute. Ils vivent sous les impulsions, car après tout, ils sont eux aussi des animaux, car vous êtes tous des animaux, des bêtes, soumises à leurs passions, à leurs instincts primaires, bestiaux. Mais vous avez ce don, cette chose unique qu’est la raison, que certes, vous n’utilisez pas toujours de la bonne façon, à cause de ces pulsions, mais vous l’avez.
Et, Camel, tu t’égares, tu oublies le monde qui t’entoure. Quelques instants. Ton regard se vide ; tes lèvres restent entrouvertes à la conquête d’un quelconque silence intérieur ; à la recherche de la mélodie de ce sens duquel vous discutez. Et ton esprit s’en va. Ton menton s’appuie contre ton poing et tu regardes le vide, à la recherche d’une quelconque illumination, oui.

Les êtres humains ont leurs beautés, mais ils sont aussi laids. C’est complexe et on ne peut pas dire que l’Humanité est dépourvue de sens, je crois.

Camel, tu ne le sais pas, mais peut-être n’aurais-tu pas dû dire cela ainsi.
Il y a des choses, il y a des mots que l’on ne peut pas dire librement, pas avec tout le monde, du moins, et peut-être était-ce là des mots maladroits. Peut-être que tu t’aventures sur cette pente descendante. Et sans doute verras-tu bientôt ces yeux rouges, qui te fixent de cette façon si étrange, presque terrifiante, presque .

Peut-être.



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Ven 7 Avr 2017 - 13:54


why do we get angry ?
Camel & Silhan

Il ne voyait pas. Il réfléchissait, parfois. Les humains se protégeaient tellement, semblaient tellement s'apprécier, entre eux, ignorer leur part d'ombre, et s'aimer malgré tout qu'il arrivait à Silhan, même à Silhan, de se demander parfois. Il avait tellement observé les hommes, tous, qu'il avait été en proie au doute, s'était demandé, s'il décimerait aussi la gentille grand mère qui vendait ses fleurs avec le sourire, l'enfant qui jouait le loup avec ses amis, ou les deus adolescents amoureux qui se lançaient des regards timides.

Mais finalement, à chaque fois, les souvenirs venaient chasser sauvagement ces doutes, les annihilaient, même. Les adultes l'ont ignoré, les enfants détesté et sa chère tante avait tenté de le tuer, de lui arracher les ailes même. Alors il se mordait l'intérieur de la joue, pour se retenir de faire un carnage, ici, maintenant. Et pourtant, malgré tous ces souvenirs beaucoup trop envahissants, il lui arrivait de penser encore. Il espérait trouver quelqu'un qui n'était pas humain, quelqu'un qu'il ne devait pas tuer, en réalité. Mais il n'existait pas autre Ange que lui. Un fond de lui, cette voix, le lui hurlait d'un ton acerbe, elle lui disait que c'était peine perdue, qu'il ferait mieux d'exterminer tous ceux présents ici et basta. Et c'était cette voix qui hurla un rire sardonique dans sa tête, ce gros “HAHA” détestable, quand une syllabe traversa les lèvres du serveur.

Non ? Comment ça, non ? C'est à dire, non ? L'Ange arrête de siroter. Il sort la paille de sa bouche, regarde attentivement. « Les êtres humains ont leurs beautés, mais ils sont aussi laids. C’est complexe et on ne peut pas dire que l’Humanité est dépourvue de sens, je crois. »

Oui, c'est bien ça. Il n'aurait pas du espérer. Ils sont tous les mêmes, tous humains. Et lui est seul. Il sera toujours seul. Et il devrait arrêter d'espérer. Il devrait arrêter. Arrêter de ressentir des choses. L'Ange n'est pas fait pour ça. L'Ange n'est fait ni pour aimer, ni pour être aimé. L'Ange doit juste... L'Ange, l'Ange. Avec un A majuscule, et un article défini devant. « L'Ange ». Le seul. L'unique. Ce mot lui monte à la tête. Alors que son esprit forme une fanfare retentissant de ce maudit mot, de ceux du Philia et de cette voix toujours aussi sarcastique et désagréable, « j'ai raison, j'ai raison, j'avais raison depuis le début ». Il commence à s'affoler, il s'en veut, il en veut à lui, en face. Il en veut au monde entier. Il les extérminera tous.

Il souffle. Peut-être que discussion est toujours faisable. « Je... Ne comprends pas. » Souffle-t-il. « Tu ne la trouve pas dégoûtante, cette humanité ? Tous, tous les humains, ont cette part d'ombre immonde. En s'attachant à eux, on se fait juste faux espoirs sur faux espoirs. » Comme ce que tu es en train de faire, Silhan. « Tu ne crois pas ? »

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Sam 8 Avr 2017 - 15:56
ft. silhan

Décomposition. Tu le vois, tu le sens. Tu sais, Camel, cette douce intuition, parfois on l’appelle le sixième sens. Cette intuition que quelque chose ne va pas, n’ira pas ; que quelque chose est en train de dégénérer. Et tu ferais sans doute mieux de te taire, Camel. De te taire pour préserver ce lieu, et sans doute toi-même. Voire peut-être aussi lui, ce garçon en face de toi. Peut-être que si tu continues ainsi, tout va dégénérer. C’est sûr, Camel, et tu le sais au fond de toi, tu le vois déjà dans ses yeux, cette haine, ce dégoût qui résonne et semble prendre entièrement possession de son corps. Tu vois déjà presque le dégoût de son regard qui se pose sur toi, alors que quelques instants plus tôt, il te souriait et semblait heureux d’être là.

Et la peur que tu as jetée au fond de toi le temps de cet échange, elle remonte, doucement, elle te sourit et commence à s’emparer de tes tripes, à te serrer le cœur, et pourtant, tu ne te démontes pas, tu essaye de garder ce sourire ; celui-là, figé ; celui des hypocrites. Car tu ne veux pas que les choses en arrivent là. Mais tu n’es conscient de rien. Peut-être que quelqu’un qui vous voit se dirait que tout va bien, que vous vous connaissez –ou peut-être pas, et que vous discutez. Comme deux personnes civilisées ; comme deux humains.
Sombre espoir ;
Douce illusion ;
Tu ne la trouve pas dégoûtante, cette humanité ? ; oh, si bien sûr. Bien sûr que tu la trouves dégoûtante. Bien sûr que tu la hais celle-ci, celle que nous connaissons tous. Cette humanité si commune, celle qui se balade dans les rues, celle qui cède à la haine et qui a peur. Cette humanité dont tout le monde ici présent fait partie ; et allez trouver quelqu’un qui n’en fait pas partie. Cette humanité illusoire, où l’on se bat pour survivre et pour aimer ; où l’on rêve de vengeance et où l’on cède à la colère destructrice qui se nourrit, sans jamais plus s’arrêter. Elle se nourrit de chacun ; de chaque tristesse, et elle rend fous les plus humains.

Alors oui, cette humanité te dégoûte. Elle te donne des frissons de peur dans la nuque et elle te souffle sa souffrance dans le cou. Elle pourrait peut-être même te rendre fou, si tu n’étais pas aussi optimiste, Camel.

Il y a humanité et Humanité, celle avec un grand H, celle vers laquelle on tend  à devenir. Et il y a l’humanité de tous les jours, celle que l’on croise dans les rues tous les jours. Pause ; arrêt ; tu le fixes avec ce regard vide. Alors d’un côté elle me dégoûte, oui. D’un autre je la trouve belle et j’espère qu’on l’atteindra dans un avenir, même si je doute. Il y a bien de bonnes gens, non ?

Ton sourire a disparu ; peut-être n’aurais-tu pas dû ainsi parler.




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Lun 10 Avr 2017 - 0:09


why do we get angry ?
Camel & Silhan

Il ne comprenait pas. Et il était déçu. Déçu de tout. De lui-même, pour commencer, parce qu'il avait cru à l'impossible, et qu'encore une fois, il avait failli pour quelque chose d'aussi puéril que des sentiments déjà trop humains – il se demandait si l'Ange était censé ne pas en avoir du tout, de sentiments. Lui n'avait aucun attachement envers l'homme, mais ressentait encore cette solitude oppressante, donc il ne avait encore des efforts à faire. Et il était déçu de lui, l'homme donc il ne connaissait pas le nom, oui, l'homme et rien d'autre. Parce qu'on ne pouvait trouver belle l'humanité qu'en étant soi-même un homme. Ces êtres hypocrites qui faisaient mine de rien comprendre, ces êtres hypocrites qui jamais n'admettraient que leur extinction serait des plus bénéfiques. Hypocrites, et égoïstes, c'était de qu'étaient les humains. Lors de la Lune Rouge, ils ont tous vu la mort, la douleur et l'anarchie, pas à cause de cette Lune ; à cause d'eux même. Parce que cet astre sanglant ne change rien, elle révèle juste. L'humanité avait toujours été et sera toujours ainsi. Irrécupérable.

L'Ange trouvait toujours que l'homme en face réfléchissait trop. Cette voix à lui hurlait dans sa tête et il avait du mal à la supporter. Cette voix qu'il écoutait depuis toujours, cette voix qui l'incitait à le tuer, le serveur devant lui, parce qu'après tout il était humain. Mais Silhan n'avait pas vraiment envie de le tuer. Il voulait rentrer chez lui, et s'enrouler dans des centaines et des centaines de couvertures, en espérant qu'il n'aurait plus froid. Mais cette voix l'avait toujours commandé ; et en cet instant, elle lui hurlait qu'il était stupide d'avoir espéré. C'était vrai. Il s'énervait. Il s'énervait parce qu'il n'aurait jamais du penser, réfléchir, espérer, croire ne serait-ce qu'un instant que cette vulgaire créature devant lui pourrait être un allié.

Alors il s'énerve. L'Ange s'énerve, à chaque des mots de son interlocuteur. Pourquoi, deux humanités ? Un grand H, c'est à dire ? Il ne comprenait pas et ne voulait pas comprendre. La personne devant lui était un homme, et il n'avait rien à apprendre d'un homme, d'un vulgaire humain. « C'est bon, j'ai compris. Je ne veux plus rien entendre. » Mais la voix continuait d'hurler, elle. Elle hurlait qu'il était pathétique, elle le méprisait, et elle le rendait fou. Il se leva d'un coup, la rage perlait dans ses yeux, avec un soupçon de tristesse. Des couteaux sont cachés dans son gilet, il hésite à en sortir un. Sa main toucha quelque chose, mais la partie encore consciente de son esprit le mettait en garde ; si on le voyait ainsi, avec une arme et tout, il risquait d'avoir des soucis, non ? Même si visiblement, le serveur était Philia, parfois ça n'excusait pas tout. « Moi je pense que cette humanité ne devrait même pas exister. Il n'y a pas de bonnes personnes, chacun a une part d'ombre qui sortira dans tous les cas. L'humanité a un mauvais fond, souillé jusqu'à la moelle. Elle devrait périr, cette humanité. Elle n'a aucun sens, et ne sert à rien. Elle pourrit juste ces terres. Je la hais, moi. » Il était effrayant, maintenant. Plus de gamin un peu étrange aux sourires gentillets ; même si d'habitude, il tuait avec le sourire. Là, juste l'Ange en colère, qui se sentait trop trahi pour ne rien faire.

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Ven 14 Avr 2017 - 19:24
ft. silhan

On boit.
On boit pour oublier ses blessures. On boit pour oublier que les choses passent, sans s’arrêter, qu’elles passent avec le sourire et qu’elles blessent joyeusement. Elles laissent couler le sang sur leur passage.
On boit pour oublier son cœur qui se serre, à chaque fois qu’on se glisse dans les rues, qu’on doit affronter ces regards tristes, que l’on doit affronter ces corps meurtris par la lune rouge, par le doux sang des rayons d’un astre si étrange.
On boit pour oublier son cœur qui se tord de peur, de tristesse peut-être.
Juste ;
On boit ; et c’est pour ça qu’ils sont tous venus. Ils sont tous venus boire, se perdre, un instant, oublier les douloureux affres de la vie. C’est pour ça qu’ils sont tous venus, pour essayer d’échapper à une réalité trop dure, qui brise des rêves, qui fait mal au cœur, qui donne des coups dans le ventre. C’est pour ça qu’ils sont tous là, à discuter ; et c’est peut-être pour ça que lui aussi est venu. Peut-être pour oublier, ou peut-être pour rêver.

Tu ne sais pas trop, et il est là, le visage décomposé, le visage de colère. Il te fixe comme si tu étais un monstre ; comme s’il se devait de te tuer. Et tu y songes, Camel. A la mort, parfois. Tu y songes, comme si c’était quelque chose de normal ; car après tout ça l’est. Sans doute que si jamais elle devait arriver, tu laisserais les choses doucement faire, tu n’en sais trop rien. Tu ne dois pas trop être attaché à tout ça, tout ce bas monde, matériel, si solide, si inutile. Tu n’y crois sans doute pas. Tu ne crois pas qu’on puisse en tirer une quelconque bonne expérience ; tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas la finalité, le but, le sens de ces existences qui sont faites pour se rencontrer, se séparer, se battre, se haïr et, parfois, s’aimer. Tu ne comprends rien.
Et, peut-être que si un jour, tu te retrouvais face à quelqu’un qui en veut à ta vie, comme là, comme tu le sens à travers ces yeux de haine ; peut-être, oui, Camel, peut-être, que tu resterais planté là. Peut-être que tu le regarderais, le sourire aux lèvres, à te demander s’il compte agir, car tout cela, est pesant, de ne pas se souvenir, de ne pas comprendre ; car tout cela est pesant, de n’être qu’un être humain, sans but, sans raison, qui regarde, là, devant soi et avance chaque jour, sans savoir vers où il va.
Peut-être que, tu aimerais savoir où tu vas, Camel.

C'est bon, j'ai compris. Je ne veux plus rien entendre. C’est dur. C’est agressif. Sa voix claque, elle résonne dans ton esprit et ne veut pas en sortir. Peut-être que ça pourrait faire mal, si, toi-même tu n’avais pas été à sa place, à ne pas vouloir entendre l’autre, quelques instants plus tôt. Et tu te demandes, là, Camel, pourquoi ?
Les secondes d’avant, il semble se poser des questions, peut-être même pour te tester ;
Les secondes d’après, il semble vouloir te haïr et ne plus te voir, peut-être n’a-t-il pas aimé ta vision.

Anesthésie. Indifférence.
Petit sourire, doux, calme, qui aurait pu être apaisant, si le silence ne s’était pas lentement immiscé dans la salle et si maintenant, les regards étaient portés sur vous deux. Mais tu n’en as sans doute que faire, tu es là, absorbé par ces yeux sanglants ; avec une douce peur au creux du ventre, qui est juste là, latente, qui lui rit au nez, à lui, cet enfant, ce gamin, qui sans doute pourrait te tuer en un rien de temps. Sans doute.

Pourquoi me demander de me taire après m’avoir posé une question ?

Oh ; tu le provoques, Camel. Ta langue se délie, et peut-être que tu te fais un peu plus direct dans tes propos, tu doutes qu’il se décide à te faire du mal, ici, dans cette pièce bondée où le silence a fait taire les plus bavards. Tu te caches, derrière tout ça, derrière ton comptoir, derrière ton beau sourire aux airs de tristesse.

Il n’y a jamais rien de bon, ni de méchant. Il y a juste des mots qui se placent sur des choses inexplicables. Je pense qu’il y a quand même des personnes qui essayent de faire le moins de mal possible.

Et, tu aimerais peut-être lui dire d’arrêter de te regarder ainsi, comme s’il allait t’égorger sur place ; parce que ça voudrait dire qu’il n’est pas mieux, à vouloir ainsi faire du mal. Cela voudrait dire qu’il est une mauvaise gens. Petit rire, ton regard qui se baisse. Tu sais que tu t’aventures sur une pente dangereuse, que, peut-être, il se décidera à agir, ici, là, au milieu du silence.
Toi, tu es là, toujours avec ton chiffon à la main, et tu attends une quelconque réaction de la part de cet enfant aux regards de mort.  





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Mer 10 Mai 2017 - 20:52


why do we get angry ?
Camel & Silhan

Il n'a jamais été ouvert, Silhan. Ouvert aux pensées des autres, à leur vision du monde, aux autres tout simplement. On ne le lui a jamais apprit. Non, on lui disait juste qu'il était au dessus de tout cela. On lui disait juste de ne pas trop faire attention, que de toute façon il ne devait pas s'attacher. On ne l'a jamais considéré comme humain, comment pourrait-il les comprendre ? Ils étaient trop compliqué de toute manière. Compliqués pour un rien.

Il ne les supportait pas. Il avait beau s'y attacher pour des parties de loup ou de cache cache, rigoler en les embêtant, être intrigué par leur comportement ; il ne les supportait pas. Quand il pensait à ce qu'ils étaient derrière leur masque souriants – ou pas d'ailleurs – il avait envie de supprimer la terre entière si ça garantissait leur perte à tous. C'est ce qu'il ressentait, là. L'envie de tout détruire. De tout réduire à néant. Ce bar inutile, ces personnes nuisibles, et cette personne en face de lui... Il la détestait. Cet homme, il le haïssait du plus profond de son cœur. Il n'y avait plus de doute. Pourquoi tant d'espoirs ? Tout était vain. Il sera seul pour toujours. Il ne regardera jamais quelqu'un avec un sourire franc, sincère, un sourire qui venait du plus profond de son être ; un sourire qui ne cacherait rien. Il fallait qu'il s'y fasse, mais il avait du mal. Et pourtant, quand il avait espoir ; il enchaînait les déceptions. Entre Tante Alysa et lui... « Pourquoi me demander de me taire après m’avoir posé une question ? » Cette question lui tord le ventre. Lui-même ne sait pas trop. Il est perdu. Et triste. Et haineux. Et dangereux.

« Je – Je sais pas d'accord ? Je croyais. Je pensais, que... » Comment voulez vous formuler pareille chose. Même son esprit enfantin un peu trop simpliste se mélangeait et mourrait dans des tornades de mots trop compliquées. « Je suis fatigué, d'accord ? Fatigué de tout ça. » Il tape un peu son poing sur la table. Ses muscles se crispent, il a envie de frapper la personne en face. Il ne sait pas trop... Il ne sait pas. Il ne se sent pas bien. Il a espéré, c'est de sa faute, un peu. C'est vrai. Mais comme un enfant, il n'assume pas. Comme un enfant, il blâme quelqu'un d'autre. Et ce quelqu'un d'autre se retrouve juste en face.

Et alors qu'il est déjà à bout, le blond ne trouve rien d'autre de mieux à faire que de continuer. L'Ange frissonne. Il déteste les mots qu'il prononce. « Mais tu va TE TAIRE ? » Il a crié les derniers mots. Il ne sait même pas ce qu'il ressent. Au bord des larmes et une envie de génocide qui dépassait ces dernières. « Je te déteste, d'accord ? Je te HAIS ; toi comme tous les autres. » Il retient sa main qui le démange de sortir une arme. Si seulement ils n'étaient pas là, tout ceux là. Ou mieux ; si seulement il avait la puissance de tous les tuer. Mais non. Il n'avait pas encore les capacités. Même inconscient comme il était, il le savait. Alors il fit juste glisser un des couteaux cachées à l'intérieur de sa chemise jusqu'à sa manche. Il restait dissimulé. Seul l'abruti en face le voyait. « Tu es comme tous ces humains, en fait. Toujours à fermer les yeux, en pensant qu'il y a plus de bien que de mal. » Il le menaçait, le bras vers lui ; le bras portant la manche ; la manche portant le couteau. Pas de mouvement de panique, rien. Il attendra que les bruits et les conversations reprennent, avant de, qui sait, peut-être, faire encore autre chose ?

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Lun 29 Mai 2017 - 19:26
ft. silhan

Le désespoir. Jusque dans les âmes. Jusque dans les regards. Et tu es perdu. Il y a là les yeux de la rage. Les yeux de sang. Ceux à la recherche du liquide de la nuit, qui s’écoulerait lentement sur la table, inlassable, incessant. Ce liquide précieux, inconnu. Différent. Sanglant. Tu es perdu, Camel. Alors tu le regardes dans les yeux, le visage fixe, les yeux ternes. Tu sens cette profonde tristesse qui naît en toi. Celle-là, qui n’a aucun sens, celle qui apparaît face à la colère. Tu es las. Las de tout ça, Camel. Las, tellement las. Et tu aimerais que la colère se taise, car elle n’est là que pour apporter du mal.

Regard fixe ;
Gestes incertains.
Le chiffon continue à être doucement passer sur le marbre, alors qu’il n’y a plus rien à nettoyer depuis bien longtemps. Et bientôt voilà qu’un poing s’abat sur le comptoir. La colère rugit et les regards se tournent. Ils sont braqués sur vous et voilà que la voix s’élève dans une colère que tu ne connais pas, que tu ne comprends pas. Tu hausses un sourcil, tu commences à t’inquiéter, et tu cherches l’erreur, tu cherches ton erreur. Ton calme semble vaciller, il est là, au bord du gouffre, sur le fil d’un funambule.

Regard compatissant ;
Ta main se retire.
Puis vient la haine qui s’abat sur toi, ce regard qui rêve de te tuer. Et tu recules, Camel. Tu es las, mais tu ne veux pas encore mourir. Pas maintenant. Un jour tu passeras, certain, mais pas ce soir, pas cette nuit, pas de lui. Et bientôt une lame apparaît au creux de sa main, elle te menace, elle t’éblouit presque de sang, et la lumière s’y reflète doucement de façon agréable, peut-être. Sans doute. Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tu recules.
Doucement.
Lentement.
Pourquoi est-ce que tu es là ? Toi-même tu ne sais pas.
Sourire crispé.
Les regards sont braqués sur vous, et, quelque part, cela te rassure, tu n’es pas seul. Les gens agiront. Les gens ne resteront pas les bras croisés, ils ne regarderont pas une personne se faire ainsi tuer sous leurs yeux. Mais, Camel, l’être humain n’est-il pas capable de regarder des massacres sans broncher d’un seul millimètre ? L’être humain est-il aussi bon que tu essayes de le voir ?
Optimiste incertain.

La voix qui tremble doucement, presque imperceptible, seul toi le remarque, tu te connais assez pour savoir que la peur est présente, là, au fond, et qu’elle sourit, elle te sourit. Instinct de survie ; désir de prospérer.

Tu devrais ranger ce couteau. Si tu ne peux pas accepter le point de vue de quelqu’un d’autre, alors arrête de discuter avec lui plutôt que sortir ton arme à tout va comme si elle allait résoudre tes maux.

Imbécile. Tu te retiens de l’ajouter. Il semble si jeune ; si menaçant. Eh, Camel, tu le savais bien. Ce visage blafard, ces cheveux de pureté, ces broderies étranges le long de son corps ne pouvaient que t’inquiéter. Ce sourire crispé sur ce visage enfantin, cette voix si douce et pourtant si effrayante ne pouvaient que te donner envie de t’en aller face à ce gamin. Gamin.
Et un instant, tu te surprends à regretter ces quelques mots, car tu t'en doutes, ils ne feront que le mettre davantage à colère. Peut-être que l'instant d'après il se jettera sur toi et voudra t'égorger. Simple option, triste vie.






hrp:
 
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Jeu 20 Juil 2017 - 2:11


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Camel & Silhan

Il a sortit la lame et a fait rugir sa colère ; il est arrivé à sa limite de tolérance. Il ne peut faire plus, il ne peut entendre plus, il aimerait rompre cette gorge et ces cordes vocales à tout jamais. Cette voix qui l'a blessé il aimerait la faire taire ; et il ne se rend qu'à moitié compte que la véritable souffrance vient de lui-même et non pas de l'homme en face. Il ne tremble pas, Silhan. Il semble calme, serein, comme s'il tuait tous les jours ; et c'était presque le cas, disons qu'il sortait son couteau tous les jours au moins. Mais cette fois ci c'est avec une certaine colère qu'il la sort. Et pas son habituelle colère envers l'humanité, non, c'est plus...compliqué que ça.

Mais il ne supporte pas les regards et les murmures autour, Silhan. Alors il se tait. Il ne dit rien, garde l'arme cachée sans sa manche, la menace est discrète, et elle le restera, avec un peu de chance il sera assez rapide pour se fondre dans la foule et disparaître une fois que le triste liquide écarlate s'échappera abondamment d'un corps inanimé. Attendez ; il allait vraiment le tuer ? Il en avait l'intention, oui. L'envie, vraiment. Mais le courage ? Pas certain. Il était toujours un péu hypnotysé par l'homme en face, si simple, il reculait, semblait avoir peur, mais ça ne l'empêchait pas de continuer à parler. Il était étrange ; et l'énervait vraiment. « Tu devrais ranger ce couteau. Si tu ne peux pas accepter le point de vue de quelqu’un d’autre, alors arrête de discuter avec lui plutôt que sortir ton arme à tout va comme si elle allait résoudre tes maux. » Silhan avait horreur de ces mots, horreur de ce ton, horreur de cette morale qu'il essayait de lui faire. Silhan avait horreur de lui mais même si les regards autour retournaient à leur boisson et leurs discussions, il avait du mal à déplacer son bras. Est-ce qu'il se remettait en question ? Inconsciemment. Il ne voulait pas écouter, ni réfléchir, mais une partie de lui considérait les paroles de l'inconnu, mais, il refusait de les accepter, alors il se conteta de plisser un peu plus les yeux, ton agressif, mots tranchants. « Il n'y a pas de maux à résoudre. Enfin, il y en a qu'un seul ; l'humanité. Le monde se porterait bien mieux sans elle, c'est indéniable. » Silhan n'était pas écolo, ni autre, il adorait les animaux et détestait les voir souffrir à cause de ces pourritures d'humains mais ce n'était pas sa préoccupation première. Non, il haïssait tous les individus qui la formaient, cette humanité, et voulait juste qu'ils meurent tous. Mais ce n'était ni l'endroit, ni le moment, n'est-ce pas ? Alors son couteau, il le lance dans le mur au fond, tout droit. Il vise bien, Silhan, s'est entraîné ; et heureusement, parce que la lame frôle la joue du blond pour y faire une entaille légère mais relativement profonde ; et tout est allé trop vite pour qu'on remarque quelque chose.

Le tout jeune inspire ; expire. Et reprend ce même sourire du début de la conversation, ce sourire innocent et enfantin, mais qui cette fois ci ne sert qu'à cacher une haine trop profonde. « Bon, bah c'était amusant de discuter avec toi. » Non, sans blagues ? « oh », fit-il, allant chercher quelque chose dans une de ses poches. Un petit carnet avec un couteau mal dessiné, fait par ses soins ; et un stylo assorti. Il l'ouvre à la première page, le passe à son interlocuteur : « tu veux bien inscrire ton nom ici ? A la, hm, troisième place ! » tellement rassurant, surtout quand le titre de la page est « list des personne a tué ♥♥♥ » avec ces mêmes fautes, si si.

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