il est grand temps de rallumer les étoiles — ft. hernando {1.2}

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Mar 4 Juil 2017 - 1:40
ft. hernando

Parfums de pluie ; rêves de morts.
Tu attends, fixe. Tes boucles ne sont que souvenirs, Camel. Tu attends, le regard un peu perdu. Perdu dans les couleurs du parterre de fleurs. Tu entends au loin les torrents de tristesse qui s’abattent du ciel ; jour de deuil pour beaucoup. Et pourtant, tu es là, tu sens les larmes qui ruissellent le long de ton corps ; tes vêtements te collent à la peau. Et il y a là ce vide.
Ce vide éternel ; celui dans lequel rien ne passe, celui dans lequel le silence et l’éternité s’entraînent dans une danse d’errances.
Étrangeté. Tu regardes ces fleurs, qui sourient malgré les douceurs grisâtres des cieux. Et, tu avances, tu attrapes un bouquet, ou peut-être une couronne, tu ne sais pas. Tu ne sais plus et les larmes de pluie bercent encore tes yeux, elles te sourient et te brouillent la vue. Tu attrapes ce qui est là, peu importe. Ce n’est peut-être pas si important ; ça n’est pas important. Il y a bien plus important que de choisir de simples fleurs bien trop ternes pour embellir une vie.
Mâchoire crispée.
Ta voix semble incertaine face au vendeur ; teint pâle. Peut-être que tu n’as jamais été aussi pâle, Camel.
Mort.
Vide. Et, au loin, la danse continue.
Et, au loin, les échos de pluie ne sont plus que ceux d’une absence.

Tu commences à marcher, lentement, doucement, à travers les rues, tes pieds ne semblent plus se soulever, mais peut-être se traîner derrière eux-mêmes, et ton regard n’est que danse ; et tes mains sont encore tremblantes de ces choses que tu ne peux qu’observer sans rien faire. Et, Camel, tu as ces sentiments, ceux de l’impuissance, ceux d’être condamné à vie, à regarder les choses que tu sembles apprécier, aimer, disparaître. Tu n’es pas sûr de comprendre ; tu ne comprends pas, tu le sais. Tu ne peux pas comprendre.
Sourire enfantin bercé par les rires de pluie.
Tu avances, comptant les pavés face à toi. Tu ne sais pas où tu pas, Camel. Tu n’as aucun lieu où aller ; aucun endroit où te recueillir, pas même un instant.
Mais tu ne devrais pas, tu ne devrais pas te laisser atteindre par cette absence, Camel. Tu as passé une vie à chercher à te cacher dans la foule, espérant que le silence laisserait les choses faires. Tu as passé une vie à être tranquille, à vivre, seul, peut-être. A ne pas montrer un quelconque lien, une lueur de tendresse dans le regard ; tu ne devrais pas.

Et là, voilà encore ces choses que tu repousses et qui restent accrocher sans que tu ne puisses rien faire, comme d’habitude ; comme d’habitude. Tu songes, peut-être.
Tu rêves, peut-être.
Et tu te demandes si tu ne ferais pas mieux de laisser les fleurs, là, au milieu de nulle part ; abandonnées, et tu sais déjà qu’elles y resteront, sans que personne n’y fasse attention. Tu sais qu’elles attendront, un long moment, avant de simplement s’éteindre d’une vie bien trop fragile. Alors, tu continues, doucereuse agonie qui résonne.

Tu sais où tu vas Camel ; tu l’as presque toujours su. Tu te caches derrière cette ignorance, derrière cet oubli. Tu te caches en disant que tu ne sais pas, plus, que ce n’est pas bien important, que tout ça n’est qu’un grain de sable, engrené dans l’immensité d’une vie, d’un destin, d’un univers sans fin. Tu te caches en pensant que rien tout est inchangeable, que l’ordre du monde n’a aucun raison de tourner comme il tourne, car il n’y a pas de raison, pas de sens, pas de logique, rien, rien rien.
Tu te caches derrière tes peurs en les justifiant par tes pensées, qui tournent, tournent et tournent, comme cette ritournelle que tu as entendue, là-bas, tels de lointains échos venus de souvenirs enfouis quelque part. Tu te caches, tu ne comprends pas, tu es encore un enfant, un vieil enfant qui a peur de tellement de choses, de souffrir.
Vide.

Doucement, tu t’en approches, de la cathédrale. Tu sais que c’est là que tu veux aller, que tu dois aller. Et au sol, il y a les dernières traces du sang que tu ne vois déjà plus ; imagination. Les larmes les ont déjà depuis bien longtemps effacées ; inexistence. Tu regardes cet être si sombre, si inquiétant, symbole de religion, qui surplombe la ville ; elle est là, inquiétante, menaçante. Plus menaçante que jamais ; tu entends presque les lueurs de la mort qui résonnent au loin. Et Camel, tu ne peux t’empêcher, quelques instants, de rester fixé, encore. Les yeux perdus dans le vague, inquiets ; la peur de quelque chose que tu ne verras pas.

Et te voilà, comme la première fois, à vouloir cacher ce tatouage qui marque ta peau. Mais personne n’est là pour te regarder Camel ; il n’y a personne pour fixer cette marque de honte qui leur sourit à tous, du haut de ta nuque, et qui les surplombe tous, comme si elle était fière d’être là.
Et, là-bas, il y a cet homme. Ta gorge se serre sans doute, Camel. Tu ne comprends pas ; car tu l’as bien vu. Tu l’as bien vu ; ce corps, sans vie, pantin de la mort ; de retour au départ. Tu cherches à comprendre, à imaginer, tu te demandes pourquoi.
Pourquoi est-ce qu’il est là ?
Pourquoi est-ce qu’il ne bouge pas ?
Il n’est pas mort ?

Et les questions tournent, encore, Camel. Elles virevoltent, elles s’entrechoquent et te crient d’avancer ; tu obéis.

L’instant d’après, tu es derrière lui, les fleurs à la main, presque gêné d’être là, presque gêné d’avoir ces boucles infernales qui te collent au front ; tu es trempé et lui aussi, sans aucun doute.
Et tu restes là, planté, le regard perdu sur cette silhouette qui semble à présent sans vie, inconnue, presque. Et tu n'oses pas t'approcher de plus, Camel.
Mais il est silencieux, aussi silencieux que les cieux.

Hernando ?



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Mar 4 Juil 2017 - 23:43




IL EST GRAND TEMPS DE RALLUMER LES ÉTOILES
E LUCEVAN LE STELLE
Hernando observe ses mains sans un mot. Poings serrés ; il ne sait pas pourquoi il reste ainsi ; planté. Cela fait des jours — des semaines peut-être, qu’il vient se recueillir, s’abstenir. S’abstenir d’hurler, de faire quelque chose qu’il aurait regretter. Il ne sait même pas pourquoi il vient ; contrôlé par une envie immodérée ; dompter par cet organe sacré. Palpitation endiablée ; sa gorge se sert sans qu’il ne puisse l’expliquer. Ses pas lourds l’amènent devant ce bâtiment sacré — teinté de souvenirs qu’il ne saurait expliciter. Perdu dans ses pensées il ne fait plus attention à rien ; ni à cet agapè qui vient de passer ; à ses pas précipités ; au ciel en train de se déchirer. Hurlement ; grognement ; grondement. Fissure dans cette voute cendrée ; perles salées qui glissent sur son masque immaculé. Larmes glacées qui n’ont pas de raison d’exister ; cette pluie entre dans ses os — entre dans son coeur. Il se sent geler ; statue de sel ; ange pleurer ; ange vengeur.

Il ne sait pas pourquoi il est là. Serait-ce cela le plus angoissant ; l’attente inexpliquée ? cette sensation à peine dissimulée d’un manque qu’on ne saurait combler ; d’un vide qui ne fait que s’amplifier à chacune de ses respirations hachées. Il ne sait pas — et le problème est bien là. Il ne sait pas ce qui lui est arrivé ; il ne sait pas si ce chérubin ; cet être divin qu’il s’est empressé de souillé a pu subsister. Il ne sait pas. Il ne sait rien. Il se sent impuissant ; comme si toutes ces années n’avaient servies à rien. Comme s’il n’était plus qu’un pantin qui ne servait à rien. Une marionnette brisée qu’on aurait jeté.
Maxwell lui a bien fait remarqué ; qu’il ne savait rien.
L’apparition de Damoclès lui a bien démontré ; qu’il ne savait rien.
L’absence de cet être qu’il ne saurait avouer lui a bien démontré ; qu’il ne savait rien.

Au final ils ont raison Hernando, tu ne sais rien.
Tu n’es rien. Qu’un grain de sable ; une poussière dans le grand schéma des choses. Tu n’es qu’un dommage collatéral ; quelque chose — pas même quelqu’un — que l’on oublie dès que tu n’es plus sur leur chemin. Toi qui te croyais au sommet, tu te rends compte que tu n’est qu’un insecte ; un cloporte ; que l’on hésite pas d’écraser pour atteindre un objectif donné.


Rire rauque ; rire brisé. Il secoue son être un instant avant de s’échouer au creux de ses espoirs oubliés. Oblitérés par le poids d’une certaine culpabilité. Par une certitude dont il n’arrive pas à se débarrasser. Une pensée — un fait, qui s’est logé au creux de ses pensées. Il se sent coupable ; coupable de son inefficacité. Coupable des faits qui se sont déroulés. Il se mort la lèvre et repense à ces quelques minutes ; à la rapidité à laquelle tout s’est développé ; écroulé ; juste avant qu’il ne pousse son dernier souffle pour se réveiller.

Ombre gigantesque dans ce ciel d’orage ; ombre aux ailes bordées d’éclairs. Le tonnerre roule alors que l’oiseau se pose prêt de son maître ; sur le cloché ainsi perché. Il observe de ses yeux furieux cet ersatz ; ce fantôme d’un être qui ne semble jamais avoir existé. Sa nuque craque ; la foudre vient de tomber. Il relève son visage masqué vers ce ciel enragé. Les gouttes glissent le long de son visage ; se mêlant aux perles qui ne veulent pas s’échapper. Il a l’impression d’étouffer ;  de sentir ses poumons se remplir d’eau jusqu’à en crever. Un sourire amer — amusé ourle ses lèvres à cette pensée. Ses dents se dé-serrent ; bouffée exaltée ; l’oxygène vient peu à peu à manquer. Tourbillon insensé ; tourbillon exalté.

Silence.
Il peut enfin penser.
Alors que sa vision se perle de blanc ; de noir ; de couleurs explosées ; sa tête se recouvre d’une neige immaculée. Le rideau qui s’abat sur lui n’est plus qu’un grésillement lointain ; le bruit d’un grillon sur le point de décéder.
— « Hernando ? »
Coup de foudre.
Ce nom à peine prononcé ; quelques syllabes perdues dans le torrent qui les entoure. Cette réalité ; cette nature déchainée ; cette construction gothique abimée. Retour d’un fantôme passé — pas celui qu’il aurait pensé croisé. Cette voix est trop jeune, trop peu assurée. Cette hésitation au creux de la gorge ne le laisse pas douter. Hernando offre un sourire fatigué au ciel, lui demande si c’est encore une de ses illusions qui le laisse brisé. Si c’est un nouveau sosie qu’il va croisé pour finir le coeur écharpé.

Il se retourne doucement ; presque délicatement. Ses bottes tournent alors que son manteau claque au vent — écho d’un tonnerre fulgurant. Le vent hurle dans ses oreilles ; la pluie résonne sur le pavé en un capharnaüm assourdissant. Ses yeux se posent sur cette silhouette à peine dessinée ; voilée par ces torrents de larmes que le ciel de déverser. Il n’ose n’y croire un instant ; la vie est une chienne et il est son obligé. Il est le jouet préféré des Moires. Cela ne l’étonnerait pas que ce soit une beast déguisée ; un dué amusé ou que sait-il. Mais, après tout, il ne sait rien. Malgré son coeur délavé ; sa gorge serré ; ses yeux plissés, une étincelle gagne sa poitrine ; né d’un espoir insensé. Sans qu’il ne puisse s’en empêcher ses lèvres s’ourlent autour d’un prénom qu’il a tant murmuré dans le confort de sa chambre privée.
— « Camel ? » répond-il en écho.
Au loin résonne le ricanement d’un anima délicieusement amusé en accord avec le tonnerre grondant. Son rire se fait plus menaçant alors que la foudre n’arrête pas de tomber. Pourtant aucun des deux ne bouge ; figés. Statues de sel ; leurs larmes les ont érodés. Ils ne sont plus qu’angle et arrêtes acérées. Ils ne sont que deux plaies à vif. Trop de temps — pas assez. Qui sait. Ils s’observent ; anges échoués ; ailes écorchées ; yeux brûlants et gorges serrées. Finalement le plus grand se met à bouger ; déployant ses ailes sombres pour abriter un instant le plus jeune. Il hésite un instant et fini par annoncer, âpreté dans sa voix, non dissimuée.
— « Rentrons. »
FT.  CAMEL
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Mer 5 Juil 2017 - 0:57
ft. hernando

Goutte à goutte, la pluie se répand.
Douceur d’été ; les rêves se croisent et les regards s’oublient. Tu attends, doucement, qu’il se retourne, Camel.
Silence.
Tes mains se serrent ; ton âme s’étreint. Ce nom qui résonne ; écho à tant de désirs inavoués, à tant de rêves mis de côté ; désirs futiles ; chairs maudites. Tu ne sais pas encore ce que tout cela fait là, tu ne sais pas ce que les larmes des cieux répandent sur vos deux âmes, perdues dans les méandres d’un monde encore bien trop brisé pour tes yeux, Camel.
Perdition ; douce perdition.
Ce sont de simples mots qui sont là, qui rêvent, sourient et promettent un avenir qui ne peut qu’être meilleur.
Deux êtres ; deux âmes voilées face au destin, qui attendent que les jours de pluie s’en aillent, doucement.
Deux êtres ; deux âmes qui résonnent et se creusent, rêvent et créent, attendent et patientent, puis se meurent.
Tout n’est que changement, Camel. Peut-être que tu aimerais t’y accrocher, t’accrocher et ne plus jamais te perdre, tenir cette main, ne pas l’abandonner ; ne pas te sentir oublié, encore une fois ; ne pas te sentir ailleurs, partout, là, perdu.

Et peut-être devrais-tu te laisser aller à ces choses que tu n’es pas capable de comprendre ; peut-être devrais-tu te laisser porter par la nuit, bercer par la pluie. Peut-être devrais-tu céder à ces rêves que tu ne peux plus garder ; douce volupté de la nuit. Et il y a tes doigts, incertains, pantois, qui restent là. Tu ne sais plus quoi faire, Camel.
Il ne voit pas ; personne ne voit ce combat intérieur, cette détresse qui se lit dans tes yeux. Déchirement, tiraillement. Tu as passé ta vie à repousser, Camel. A repousser la souffrance, à repousser ces gens, ces choses, ces émotions et sentiments que tu ne peux pas contrôler ; tu as passer ta vie à rejeter, trop incertain de pouvoir vivre une vie sans douleur. Et il y a là les douces ailes sombres d’un oiseau bien trop chargé par la vie.
Oisillon ; enfant.
Perdu parmi la tempête.

Rentrons. Le tonnerre gronde.

Et tu sais bien que c’est stupide, tu sais bien que tout est stupide. Que plus rien n’a de sens, que rien n’a jamais eu de sens. Ta gorge se serre ; ton choix est fait, Camel. Tu es prêt à te brûler les ailes, sans doute. Tu es prêt à te jeter au feu, s’il le faut ; tu es encore jeune et tu sais que la vie ne se résume qu’à quelques secondes, que les rêves s’oublient en une éternité et que ton âme s’éteindra. Tu sais que tout ça n’a aucun sens, aucune raison, et tu es prêt à te jeter dans les flammes Camel.
Ton coeur s’emballe, tes songes s’évanouissent.
Et ta main vient avec tendresse se glisser dans celle d’Hernando ; instinct ; simple désir.

Tu avances, le tirant avec toi, en direction de la cathédrale, lieu divin ; théâtre de votre rencontre. Et tu la sens, encore une fois, qui pose son regard carnassier sur vous ; elle sait. Elle sait les choses qui se trament, elle se souvient de ces regards échangés, de ces étincelles naissantes, flammes incontrôlables. Elle se souvient de ces brasiers en devenir, qui s’allument, doucement au creux du ventre.
Désespoir d’un condamné ; oubli d’un abandonné.
Et bientôt tu es là, face à l’immense porte qui t’a toujours effrayé ; le regard absent. Peut-être devrais-tu laisser les portes, fermées ; peut-être devrais-tu ne jamais les ouvrir, ne pas laisser les larmes de ton coeur s’y engouffrer. Peut-être devrais-tu laisser là, au seuil de l’existence, le poids bien trop chargé de ce passé oublié. Et tout cela tourne, encore et encore dans ton esprit. Et il y a cette main, calleuse, rugueuse. Cette main qui a traversé les temps, qui a connu plus de choses que les tiennes ne connaîtront jamais. Elle étreint, elle noie la tienne, te ramène là, enfant perdu que tu es.

Un instant, tu te retournes et tu le fixes, les yeux perdus dans les siens, profonds abîmes de noirceur. Tu attends, là, la pluie continue de battre l’air et tes yeux miel viennent s’accrocher aux siens. Silence dans ton âme. Tu n’as rien à dire Camel.
Sourire angélique ; tes yeux se plissent quelques instants. Ta tête se baisse ; tes boucles suivent le mouvement les voilà qui collent de nouveau à ton front.
Puis, tu pousses lentement la porte ; grincement ; tes portes s’ouvrent et le brasier s’allume.  

Et tu lâches la main pour t’avancer à travers le hall de la cathédrale. Tout est identique. Et l’étrange froideur du bâtiment semble t’inquiéter. Le silence, bercé par les cris de la pluie.
Et ces yeux, posés sur toi, ce regard bien trop profond.

Frisson.



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